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  • : Xiberoland - ex CLP64
  • Xiberoland - ex CLP64
  • : Ce blog est celui d'un ex-correspondant local de presse des Pyrénées Atlantiques vivant en Soule, écrivaillon, gribouilleur et web-addict à ses heures. Mais surtout très casse-pieds...
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Un peu de pub perso...

 l'infection

"L'infection T1 : Contage",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

EN SOLDE! 9 euros, 378 pages, format 11.5x20

Le blog officiel du livre


Genre : roman fantastique

 

Résumé : Patrice est tombé amoureux de Mathilde, une jeune femme qui vient d'arriver en Soule. Lui est tout sauf un Don Juan, mais il a plus d'un tour dans son sac, malgré les apparences...
Il va contourner ses défauts rédhibitoires grâce à Internet. Mais il va vite apprendre que tout se paie, en ce bas- monde.
Rencontré dans un monde virtuel en trois dimensions, un génie digital exauceur de voeux va se charger de le lui rappeler, en l'entraînant dans une spirale cauchemardesque sans fin...


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 mauvais-berger

"Mauvais berger!",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

10 euros, 90 pages, format A5

Le blog officiel du livre


Genre : tranche de vie

 

Résumé : Afin de s'installer en tant que berger, Etienne suit une formation agricole qui le conduit à effectuer des stages dans l'exploitation d'un berger éleveur en estives, dans les Pyrénées.
Mais petit à petit, le rêve de notre héros "néo-rural" s'émiette : les conditions de vie dans la bergerie sans confort sont difficiles, et le travail harassant est nullement reconnu.
Mais tout ceci ne serait rien sans les brimades de... la bergère!

 

Ce qu'en dit la presse :

 

Journal du Pays Basque, 12 avril 2008 : "(...) le style descriptif et le langage parfois cru donnent un ton réaliste à ce récit sans concession".

SudOuest, le 17 avril 2008 : "(...) un texte illustré par l'auteur lui-même, plein d'humour et d'autodérision (...)".

 

La Rébublique des Pyrénées, le 24 avril 2008 : "Une tranche de vie où toute ressemblance avec des personnages et des faits ayant existés n'est pas fortuite..."

Magazine Vent d'Oc, septembre 2008 : "Une lecture qui se fait à la vitesse de la lumière, tant l'on veut savoir à quelle sauce sera mangé ce néo-rural!!!"


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DARK XIBEROA

 

18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 18:30

Si tu aimes lire des histoires de robots psychopathes qui massacrent des millions de personnes, ma trilogie fantastique "L'infection" est faite pour toi !
Je viens de terminer d'écrire le tome 2 : "Pandémie" (le tome 1 : "Contage" est sorti en 2012 aux éditions Astobelarra - Le Grand Chardon) et j'ai l'intention de le sortir pour l'automne 2017. Seul souci : ma maison d'éditions associative traverse en ce moment un creux de la vague financier et il est fort possible qu'elle ne soit pas sortie du marasme d'ici là. C'est la raison pour laquelle, en concertation avec le bureau de l'association, j'ai décidé de lancer cette campagne de souscription sur HelloAsso.com (clique sur le lien pour avoir toutes les explications et souscrire). 
Je vais maintenant répondre aux cinq questions que tu te poses sans doute, sans oser les poser : 

 

Pourquoi faut-il souscrire maintenant (là, tout de suite), plutôt que d'attendre que le livre soit sorti ? 
 

D'abord parce que sans argent, mon livre (ainsi que celui des auteurs qui suivent) ne sortira jamais. Et je parle bien d'une souscription (tu auras VRAIMENT le livre quand il sera publié) et pas d'un don désintéressé de type mécénat, même s'il t'est aussi possible de faire un don désintéressé avec HelloAsso !
Donc si tu as lu (et aimé) le premier volume et si tu attends la suite avec impatience (ça fait 5 ans quand même : l'attente n'a que trop duré, non?), il ne faut pas hésiter une seconde ! VA SOUSCRIRE ET VITE ! (merci)

 

Si tu fais ça, c'est que ça doit te rapporter du fric, non ?
 

Non : pas un radis ! Non seulement je n'ai jamais touché un centime sur mes oeuvres précédentes, mais en plus, si par hasard il y avait du bénéfice à la fin de la campagne, tout irait à l'association qui pourra ensuite le réutiliser pour aider les publications des autres auteurs. Ce sont les règles que j'ai choisies pour les divers contrats que j'ai signés avec Astobelarra.
Comprends-moi : dans l'absolu, je n'aurais rien contre quelques royalties, voire une juteuse avance sur contrat, hein? Mais il faut être réaliste : si je pouvais vivre de mes écrits, j'arrêterais de travailler et je n'aurais probablement pas besoin de lancer une campagne de souscription.
En fait, rien que le fait de savoir que je suis lu (et que mes élucubrations sont appréciées - même par un tout petit panel de lecteurs), ça suffit à mon bonheur.  
Mais si tu veux aider une petite asso (en sérieux danger de disparition) à poursuivre ses activités, alors ne te gêne pas : SOUSCRIS ! (merci)

 

Qu'est-ce qui va m'arriver si jamais il me prenait l'idée de ne pas souscrire à ton livre ? 
 

Sois sans crainte : RIEN.
Je ne vais pas te rayer de ma liste d'amis facebook, ni bloquer ton compte Twitter. Je n'irai pas raconter à ton voisin que tu es un gros enculé et que mieux vaut ne pas avoir d'ami du tout que d'en avoir un comme toi. Je ne vais pas brûler une poupée vaudou à ton effigie et te maudire sur 7 générations ni t'envoyer un email contenant un rançongiciel bien pourri qui détruira toutes tes photos de famille, même si tu raques. Je ne vais pas payer des thugs pour t'attendre avec des battes de baseball sur le parking à la sortie du boulot, tout comme je ne vais pas venir te trucider (toi et ta petite famille) à la machette (ou au couteau suisse - à défaut) pendant ton sommeil.
Et je ne donnerai pas non plus ton adresse IP à Beau Smart pour qu'il vienne te faire fondre le cerveau à grand coup de microondes pendant que tu mates du porno en cachette (quoi que ça, ce serait sûrement marrant ^^). 
Mais si tu souscris, en plus d'avoir le livre sur ta table de chevet avant Noël prochain, tu auras droit à ma reconnaissance éternelle (et ça te fera une super belle jambe !).

 

J'ai déjà acheté ton livre à l'avance, lors de ta première campagne de dons en 2013, tu veux quoi de plus ? 
 

On va dire que TOI, tu es dispensé ^^.
Quoi que tu sais : j'en connais qui l'ont acheté en double (si, si ! Merci à eux, d'ailleurs) !  Donc si tu le veux vraiment (même en triple ou en quadruple exemplaire), TU PEUX SOUSCRIRE, je ne vais pas t'en empêcher... (merci)

 

OK, mais quelles sont les contreparties, si je souscris ? 
 

Il y en a cinq possibles (six avec le montant libre - sans contrepartie : je suis généreux, hein?). Je les mets ci-après. A toi de voir celle que tu préfères. Mais surtout, outre la "super belle jambe" spécifiée plus haut, tu auras la satisfaction du devoir accompli. De celle qu'éprouve le bon samaritain lorsqu'il a fait une bonne action, une action qui compte pour la communauté, pour l'humanité, pour l'univers.
L'effet papillon, tu connais? Eh bien voilà : tu vas permettre à des auteurs locaux d'être publiés (et lus) alors que sans Astobelarra, leurs livres seraient sûrement restés à jamais coincés dans leur tête. Sans ton petit coup de pouce, qui sait... peut-être que ça aurait fini par les aigrir et qu'ils auraient tué des gens en vrai, pour se venger ? 

Hum... Voilà, voilà... (Va souscrire, va... et encore merci !) ^^
 

Propulsé par HelloAsso
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Published by E.H.BOYER - dans "L'INFECTION" ÉCRITURE
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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 13:30

Mes collègues ne perdent jamais une occasion pour se foutre de ma gueule (gentiment). En même temps, je leur tends beaucoup la perche. Si je voulais éviter ça, il me suffirait de ne jamais leur parler de ma vie privée, comme le font les autres, Yannick ou Henri, par exemple. Pette est un des premiers à m'avoir dit que je n'avais "pas de jardin secret" (ce qui est faux, bien entendu : je ne leur raconte pas tout - ni même dans ce blog - loin de là...).

Mais j'ai beaucoup trop d'anecdotes croustillantes pour les garder silencieuses et je sais que ça les fait rire. Si ça égaye leur journée, ça égaye la mienne ! Et puis en les racontant ou en les écrivant, je me libère de la mémoire pour autre chose. Enfin, je préfère que les gens sachent plutôt qu'ils ne découvrent par eux-même mes "honteux petits secrets". De fait, je suis toujours en train de me couper moi-même l'herbe sous les pieds. 

Il y a quelques temps, j'ai avoué à Simon (un autre de mes collègues de boulot) que j'avais en permanence dans mon coffre de voiture un sac contenant une tenue de rechange complète (en plus de tout un tas de petits trucs utiles comme une trousse de premiers secours, des ampoules neuves pour mes phares, des sacs de shopping, un rouleau de PQ, du paracétamol, etc.). Par complète, j'entends des sous-vêtements (caleçon et chaussettes), un pantalon, un tee-shirt, un sous-pull, un pull en polaire, une paire de chaussures et une chèche. Simon a ri. Il pense (et dit à qui veut l'entendre) que je suis un survivaliste. Mais je m'en défends carrément ! 

Même si le sujet m'intéresse (ne serait-ce que parce que ça peut me servir pour mes romans...), je ne suis pas un survivaliste. Il y a deux raisons principales à ce sac : 

1) ce sont des vêtements pratiques, confortables, secs et chauds qui pourraient se révéler utiles dans le cas où je rentrerai humide d'une randonnée, par exemple. Je sais, ça fait un bail que je ne suis pas allé marcher, mais je n'ai pas dit que j'y renonçais... Le fait que je les aie choisis dans des teintes plutôt kaki, terre ou sable ne tient pas du hasard. J'aime ces couleurs et en dehors du fait qu'elles ne sont pas spécialement remarquables dans la civilisation, elles sont aussi super efficaces pour passer inaperçu en pleine la nature. Bref, ce sont mes vêtements de tous les jours, mais en rab.

2) j'essaye d'être le plus autonome possible en cas de pépin. Et par "pépin", je ne veux pas dire - comme Francis Heaulme - que je compte massacrer de façon aléatoire des gens croisés sur ma route, avec cette possibilité de malencontreusement me salir avec leur sang et tripes. Je veux plutôt parler d'une de ces petites choses honteuses qui me sont déjà arrivées et qui font que la condition humaine est telle qu'elle est... (lire le 5ème paragraphe de ce billet). Comprenez-moi : je ne vis pas avec la peur absolue de me chier dessus à la suite d'un pet foireux. Mais comme c'est arrivé une fois (il y a 23 ans, certes), rien ne dit que ça n'arrivera pas une deuxième fois un jour. Un accident est si vite arrivé...

Ce n'est donc pas un sac de survie que j'ai dans ma voiture, ni un EDC (everyday carry - les objets qu'on porte tous les jours sur soi car ils sont utiles au quotidien, ou par simple croyance) ou un BOB (Bug Out Bag - sac d'évacuation en cas de catastrophe). Mon EDC, comme son nom l'indique, je l'ai en permanence sur moi, sauf le soir quand je rentre à la maison. Je vide tout dans un petit plat à gratin en grès qui trône sur l'îlot central de ma pièce à vivre. Mais sinon, chacun d'entre nous en porte un très personnel, et même Simon, ne l'en déplaise.

Les vêtements qu'on choisit font partie de l'EDC. Par exemple, moi, je porte des chaussures confortables pour la marche, généralement montantes. J'aime particulièrement les pantalons amples à poches (de type Cargo et pas forcément les treillis militaires ou les pantalons tactiques) parce que c'est confortable, ça laisse libre de ses mouvements et que ça permet d'y glisser le reste de mon EDC. Exit la banane ridicule que je portais au début des années 2000. Exit le baise-en-ville la sacoche qui ressemblait plus à un sac à main de femme (de par le bordel infâme qui y régnait) qu'à un véritable EDC. Aujourd'hui, tout cela est optimisé et loge dans mes poches.
Enfin, comme je suis un grand frileux, j'ai souvent, en plus de tout ça, une chèche et des gants à portée.

Qu'y a t-il d'autre, justement, dans mon EDC ? Il y a mes lunettes de vue, mes lunettes de soleil adaptées à ma myopie, ma montre, mon portefeuille avec mes moyens de paiement et mes pièces d'identité. Il y a aussi mon trousseau de clés diverses avec une clé USB (qui contient des sauvegardes - un truc de geek), un paquet de Fisherman's friend, un petit canif (avec de quoi ouvrir des bouteilles si besoin), mon smartphone et un carnet avec un stylo. Voilà pour les objets "utiles".
Ensuite, vient la partie "décorative" et/ou "superstitieuse", diront les mesquins. Je porte une chevalière en acier chirurgical qui représente l'emblème du crâne du Punisher (encore un truc de geek) et un collier porte bonheur tout simple (acheté à des indiens navajos sur le site de Monument Valley) avec un pendentif en os de buffle gravé représentant une pointe de flèche. 

Voilà. Vous voyez : pas de tarp, pas de machette Gator ni de katana, pas d'arbalète, pas de fusil à pompe, même pas un petit Jungle King 2 qui traîne... Pas de quoi faire un survivaliste, si ? 

Sinon, j'ai aussi un "EDC d'écrivaillon". Je vous le détaillerai dans un autre post sur l'autre blog, parce que là, c'est du lourd ^^

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 13:00

Philippe Poutou - Source Le MondeVoilà des mois que je me dis que je ne vais pas aller voter aux présidentielles parce que c'est inutile et que les candidats sont tous corrompus. Mais, au risque de passer pour un cyclothymique dont on se fout carrément de l'avis, il me semble que la donne a sensiblement changé, depuis la semaine dernière... Il y a désormais 11 candidats officiels. 

Et hier soir, a eu lieu sur TF1 un premier débat entre les "5 plus gros candidats" : à savoir Fillon, Mélenchon, Macron, Hamon et Lepen. A ce propos, je ne comprends pas comment une chaîne de télé peut donner autant de crédit à ces gens, au détriment des autres candidats. Evidemment, je l'ai boycottée car c'est un vrai scandale : les trois candidats de la droite et du centre (Macron, Fillon et Lepen) sont grillés par leurs affaires respectives. Ils n'ont donc plus aucune légitimité à mes yeux, s'ils en avaient eu une auparavant. Hamon est le digne successeur de ("mon ennemi c'est la finance") Hollande. Il a de bien beaux discours, des beaux idéaux, mais il sera vite rattrapé par la logique de son parti jacobin, comme tous ses prédécesseurs. Quant à Mélenchon, il est détestable, égocentrique et méprisant. Le simple fait de regarder sa chaîne Youtube me donne le "Myötähäpeä", comme quand je tombe malencontreusement sur un épisode de "Pascal le Grand Frère" ou "Super Nanny" : obligé de zapper viteuf avant le malaise. Il m'est viscéralement impossible de voter pour lui, tellement son capital sympathie est nul. 
Force est de constater qu'aucun de ces cinq tocards n'est digne de recevoir ma voix ni - à mon avis -  d'être élu président(e). 

Restent les six autres : Arthaud (trop ultra-travailliste pour moi), Asselineau, Cheminade, Dupont-Aignan et Lassalle (tous beaucoup trop à droite pour moi), et enfin, le petit dernier : Philippe Poutou ! 

Je n'ai jamais caché mon inclinaison vert-et-rouge, et donc j'ai toujours eu des affinités avec le NPA, même si je n'ai jamais voté pour ce parti auparavant (ne l'ayant jamais vraiment pris au sérieux). Mais à ma décharge, nous n'avions pas encore subi ni les attentats ni le #FillonGate et autre #LerouxGate, décrédibilisant à jamais les politiques professionnels. Le pire que nous ayons eu à souffrir jusque-là (depuis la Vème République), c'était le calamiteux quinquennat de Sarkozy. Mais tout a changé depuis 2012. L'espoir s'en est allé, le cynisme s'est installé, le racisme ordinaire et tout ce qu'il y a de mauvais et d'égoïste chez l'homme s'est subitement décomplexé. Quant aux écolos qui d'ordinaire ont ma préférence, ils bouffent sans vergogne à tous les râteliers. EELV est une cause perdue, désormais...

C'est ainsi que, petit à petit, j'ai réalisé que les idées développées par Olivier Besancenot sont relativement proches des miennes, en fait.
Bien sûr, j'ai bien conscience qu'elles vont être difficiles à appliquer dans le monde d'aujourd'hui, avec des Trump, Poutine et autres Erdogan en face. Et je ne parle même pas de leur financement qui me semble limite utopique, dans un monde gouverné par l'argent roi et les multinationales... Mais au moins donnent-elles de l'espoir, de l'envie, du rêve. Le programme du candidat Philippe Poutou est tout à fait dans cette veine. Il est positif, optimiste, ouvert, égalitaire, plein de sens, juste et donc très salutaire au regard des propositions obsolètes et imbitables des autres candidats.
Poutou, c'est LE SEUL candidat du petit peuple, et lui, il incarne le renouveau, le vrai changement, la vraie rupture. Poutou, c'est le printemps à lui tout seul !

En résumé, le programme de Poutou fait bander ; lui-même a une bonne bouille, le sens de l'humour et même un gag pour patronyme. Et surtout, LUI, il sait ce que c'est que de travailler toute sa vie pour gagner sa croûte.
Il aura donc ma voix.

Ainsi soit-il. 

Source photo : Le Monde.

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 14:00

Le logo des Anonymous porte une cravateC'est pas encore aujourd'hui que je vais me faire des amis. En effet, je vais vous entretenir céans d'un colifichet vestimentaire qui me fait horreur et que vous ne me verrez PLUS JAMAIS porter. J'ai nommé : la cravate

Encore une fois, ce n'est que mon opinion et comme vous le savez, "une opinion, c'est comme le trou du cul : tout le monde en a un". Donc inutile de faire vos mijaurées. Je ne prétends pas et n'ai jamais prétendu détenir la vérité universelle. Cela dit, si vous arrivez à me donner des arguments contradictoires qui prouvent que la cravate est un objet utile/non-élitiste/etc., je serais à l'écoute...

Et donc même si le logo officiel du collectif des Anonymous (que j'admire évidemment, en tant qu'anarcho-gauchiste) en porte une, je vais vous développer ma théorie contre cet ustensile qu'est la cravate en seulement 3 points : 

1) c'est un symbole phallique (et donc sexiste) très fort. Une grande tige avec un noeud au bout et qui pointe comme une flèche vers la braguette, désolé, mais c'est la description la plus simpliste qu'on puisse faire d'une grosse bite. Je vous laisse la responsabilité d'aller chercher dans Google Image à quoi correspond l'expression "cravate de notaire"...
Bref, on associe souvent la cravate à la virilité, et fort est de constater que très peu de femmes en portent... D'où mon second argument : 

Photos de L'express2) c'est parce que c'est moche, démodé et élitiste. Allons donc ! Pour que même Bruno Le Maire n'en porte pas lors du premier débat télévisé des primaires de la droite, c'est que franchement... C'est totalement Has Been.
La cravate, c'est LE symbole de la vieille France jacobine, bien coincée dans son Marcel, lui-même étant bordé au carré dans son slip kangourou, comme il se doit. Elle n'a plus rien de classieux, mais véhicule bien une image de "classe sociale supérieure", forcément aisée et bien insérée dans une société gérée "à la papa". Ce qui m'amène à mon troisième point :

3) C'est LE symbole de l'inféodation à notre système capitaliste, consumériste, productiviste, et tout cela au mépris de l'éthique et des règles élémentaires de la survie sur notre planète. La preuve : Gattaz, Sarkozy, Hollande, Macron, Valls, Obama, Trump, Hitler et jusqu'à Bill Gates en portent une. Ce qui ne veut pas dire que Steve Jobs, Richard Branson ou Al Baghdadi, qui n'en portent pas, sont (ou étaient, pour ceux d'entre eux encore en vie) de grand philanthropes altermondialistes, hein ? 
Mais la cravate, c'est la corde au cou qui nous pendra, la métaphore la plus parfaite de notre société occidentale onaniste jusqu'au suicide, obnubilée qu'elle est par les faux-semblants, l'apparence et les artifices.
La cravate, c'est le couteau suisse du gendre idéal. Dans nos codes sociaux, si tu mets une cravate (Armani) pour un entretien d'embauche ou pour rencontrer le père de ta future épouse, "tu fais distingué" et "on te respecte", même si tu n'es qu'une enflure psychopathe de la pire espèce. 

Moi, je suis comme Ronald McDonald (qui est bel et bien une enflure psychopathe mais qui n'a pas de cravate) ou comme Nirvana (je préfère cette référence, en fait) : c'est "come as you are".
Alors ôtez-moi cet accessoire d'un autre temps qui signifie exactement le contraire de ce qu'il voudrait encore nous faire croire. Libérez vos cous délicats de ce joug pesant, de cette extension de pénis flappi et laissez vous respirer pleinement l'air nauséabond du XXIème siècle. Amen.

Crédits photo : Wikipedia et L'express

EDIT : ai-je besoin de préciser que cet article est une brève de comptoir, donc une grosse connerie d'alcoolique ? 

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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 20:00

Shawn Coss - trouble de dépersonnalisationPlus j’avance, et plus je me rends compte que tout ce qui existe a un nom. On peut passer sa vie à essayer d’expliquer, de décrire une chose, mais si on n’a pas les bons mots, on ne peut pas la comprendre ni la faire comprendre aux autres.

Et donc hier, grâce à ce post qui n’arrête pas de tourner et retourner sur les réseaux sociaux, j’ai découvert que ces bizarreries que je vis de temps en temps ont aussi un nom. C’est même ce dessin de Shawn Coss (ci-contre) qui m’a ouvert les yeux, enfin… Ce que j’ai tenté plusieurs fois de vous expliquer dans ce blog en vous parlant de "mes absences" (au risque de passer pour un putain d’allumé du bulbe) s’appelle "troubles de dépersonnalisation" et "troubles de déréalisation". Les deux ont une définition très claire (pour le commun des mortels) dans Wikipédia.

Voici comment je les expérimente : le premier, trouble de dépersonnalisation, je le vis environ une à deux fois par mois. Il résulte généralement d’une période d’intense concentration (souvent quand j'écris), ou parfois d’un réveil difficile. Mais je ne contrôle absolument pas sa survenue. Je pose un œil sur mes mains, et tout à coup, il me semble que ce ne sont pas mes mains mais celles d’un mannequin, d'un pantin, d'un avatar, une enveloppe vide que mon esprit manipule à sa guise. C’est comme si j’étais hors de mon corps tout en y étant profondément accroché. Dans cette sorte d’état de transe, j’ai l’impression que rien de ce qui pourrait arriver dans le monde réel ne pourrait me toucher.

D’ordinaire, on a ce genre de vision pendant son sommeil, lorsqu’on rêve. Sauf que je suis bien réveillé et parfaitement conscient de l’être quand ça m’arrive. Le truc, c’est que c’est un instant très fugace. De l’ordre d’une fraction de seconde, puis c’est comme si j’étais aspiré dans la réalité, d’un seul coup. On est dans une espèce de mise en abîme tordue, dans laquelle je suis conscient d’être conscient et dans un état second à la fois. Et pile au moment où je constate que je me trouve dans cet état de grâce (oui, parce que même si ça fait un peu peur, on se sent super bien), je regagne mon corps et l’impression a disparu aussi vite qu’elle était venue, au point que je doute même de l’avoir vécue.

J’ai essayé à plusieurs reprises de me maintenir dans cette position pour voir jusqu’où je pourrais aller, mais impossible. Il y a toujours ce point de non-retour qui fait que je perds la sensation dès que j’en ai conscience. La seule fois où j’ai réussi à la faire durer plus longtemps, c’était au lycée, en cours de sport. Je m’étais isolé du groupe et mis en position du lotus, dans une des coursives du gymnase. J’étais en train d’inspirer et expirer profondément depuis quelques minutes, quand j’ai ressenti cet espèce de vide, de plénitude. La tête me tournait (l’afflux d’oxygène sûrement) et l’effet a duré quelques temps avant de se dissiper. Je n’ai jamais recommencé ce petit jeu depuis. Sans doute par peur de tomber dans les pommes, comme le concurrent japonais dans le Grand Bleu et de devoir expliquer à ceux qui me retrouveraient allongé et baignant dans ma bave à quel jeu stupide je jouais ?

Le second, qui s'apparente au trouble de déréalisation (mais qui dans mon cas est plus proche du premier), je l’expérimente TOUS LES JOURS en prenant la voiture pour aller au (ou rentrer du) travail. Je conduis et puis je laisse mes pensées voguer. En général, lorsque ça arrive, c’est que je suis coincé derrière un camion. Et alors c’est comme si je mettais mon corps en pause ou que mon esprit se désolidarisait de mon corps, que mon être physique et psychique se dissociaient. Je ne conduis plus : je roule. Je ne vois plus la route. Je sais qu’elle est là, quelque part, mais ce n’est pas elle que je regarde. Je vois des trucs qui me passent par la tête, mes propres histoires de vie, revues, parfois corrigées, des fantasmes, des projections d’avenir ou même des idées pour L'infection, mais pas le paysage qui défile. Et quand soudain "je me réveille", je me dis à chaque fois : "bon sang mais je suis déjà là !? J'ai rien vu passer !

Je sais, ça fait peur, hein ? Certains d’entre vous me croisent chaque matin et n’avaient jusqu’à maintenant jamais eu conscience de risquer leur vie, ce faisant… ^^
Si ça peut vous rassurer, cette transe ne m’a jamais causé un seul accident. Il semblerait que je sois quand même en état de veille dans ces moments-là, comme en pilote automatique. Je freine quand il faut, et je vois les obstacles, apparemment… D’ailleurs, quand je suis en "état dissocié", je ne fais rien de dangereux (genre doubler, ou me déporter sur le côté ou une autre voie…). Je suis, juste, celui qui est devant moi. Vous voilà rassurés, non ?

Ce trouble se manifeste également d’une façon un peu plus gênante pour moi (mais surtout pour les personnes qui me fréquentent) : on discute. Vous avez l’impression que je suis bien présent, que je vous écoute attentivement car j’acquiesce et je réponds aussi lorsque vous me posez des questions (jamais des réponses super développées, faudrait pas déconner non plus), mais en vrai, je ne suis pas là. Je suis un fil déroulé dans ma tête. Souvent à cause d’un mot que vous avez prononcé et qui m’a fait penser à un autre truc, puis à un autre, puis à un autre. Pourtant, mon regard n'a pas l'air fixe et vide... Vous avez l'impression que j'interagis, or c'est du bluff. Désolé... 
En fait, ce serait dû au stress de la vie quotidienne : une simple façon de s'extirper de la réalité, un twist du cerveau pour se protéger ou pour réparer des composantes abîmées ou mal ajustées. 

J’aime pas trop quand ça m’arrive, parce que d’abord, ça tendrait à prouver que je suis incapable de faire deux choses à la fois (le mal des mâles, paraît-il), et ensuite parce que j’ai peur d’être démasqué. Ma mère est experte à ce jeu. Elle sait tout de suite quand je suis aux abonnés absents. Ne vous méprenez pas : il ne s'agit pas d'irrespect ou de mépris pour mon vis-à-vis ou les sujets qu'il développe. C'est juste que mon taux de concentration est comment dire... quasi inexistant ou très limité en temps ? C'est un peu comme si une partie de mon cerveau prenait le reste de mon être en otage et l'enfermait dans une boite pendant quelques instants. Jamais très longtemps, heureusement. 

Bon, à part ça, ces deux troubles n’ont a priori rien d’extraordinaire. Ils ne font pas de moi un fou dangereux, ou un sociopathe potentiel. Beaucoup de gens les expérimenteraient à diverses fréquences. En vrai, c’est lorsque ça devient vraiment invivable (quand le trouble est compulsif, presque aussi fréquent - voire plus - que les moments de lucidité) que c’est dangereux. Ce n’est pas mon cas. J’arrive très bien à vivre avec ce qui s’apparente à de la distraction (très poussée). Et d’autant plus que je sais, maintenant, comment ça s’appelle réellement…

Alors pour ceux qui vivent avec moi au quotidien (qui me supportent), ceux avec lesquels je travaille, ceux que je côtoie souvent ou plus rarement, je vous remercie d’être indulgents avec moi.

Maintenant que vous savez, vous aussi ! ^^

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Published by E.H.BOYER - dans BITS OF MY LIFE
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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 11:23

Une fois n'est pas coutume, je vais à nouveau écrire au sujet des élections... 
Mais cette fois-ci, ce n'est pas pour vous vanter les mérite d'untel ou d'untel, ou de vous dire qu'il faut aller voter, quitte à aller voter blanc ou nul. Cette fois-ci, je vais vous expliquer en 5 points pourquoi je n'irai pas voter en 2017. Eh oui, je ne vais même pas me déplacer. Je n'arrive pas encore à définir si je prends cette décision parce que je muris ou à l'inverse, parce que je régresse... 

Je n'irai pas voter aux présidentielles parce que : 

1) Aucun candidat ne propose de rompre avec le système en place. Tous, je dis bien TOUS, de droite comme de gauche cautionnent ce système pyramidal qui ne me convient pas. Pour moi, il faudrait le renverser, comme une mauvaise construction en Légo et reconstruire autre chose de plus juste, plus équilibré, plus respectueux de la planète et des hommes. Et cela ne se fera ni avec la droite et ni avec la gauche qu'on connaît car ils sont tous aux ordres de ce système broyeur d'individus, fabriquant de masses stupides et incultes à la solde des lobbies, des banques, des grands groupes industriels et des religions.
Dans la configuration actuelle, c'est un peu comme si on me demandait de choisir entre des bras de 9 mètres ou une jambe cassée... Si bien qu'objectivement : voter ne sert à rien. Comme aurait dit Coluche "si ça servait à quelque chose, il y a longtemps que ça aurait été interdit !"

2) Les candidats sont TOUS malhonnètes. Ils voudraient nous faire croire qu'ils se présentent aux élections présidentielles pour aider le pays, que leur vocation est de se mettre au service de ses habitants, mais en réalité, c'est eux-même les premiers bénéficiaires de leur élection. Ils veulent TOUS aller manger à la cantine de l'Elysée. Y'en a même qui ont tellement aimé la bouffe (et qui veulent tellement se soustraire à la justice, surtout) qu'ils veulent y retourner à tout prix (même à celui de leurs mensonges et du déni de la réalité). Il n'y a qu'à voir le nombre d'encravatés qui postule aux primaires de droite et de gauche, se tirant dans les pattes les uns des autres pour que tout ce petit monde finisse par adouber un champion (généralement le plus corrompu d'entre eux). Ecoeurant. 
Alors pensez donc !

3) C'est mon droit le plus strict, de ne pas le faire. Il n'y a aucune obligation. Et qu'on ne me ressorte pas les arguments éculés habituels : "Ouiiiii, c'est ton devoir de citoyeeeeeen... Pense à tous ceux qui sont mooooorts pour que tu aies le droit de voteeeeer...", ou encore le sempiternel "Ouiiiii, si tu ne vas pas voteeeeer, tu vas faire élire Marine Lepeeeeen..." Les plus forts me diront : "Que je ne t'entende pas te plaiiiindre, si les élus ne font pas ce que tu veuuuux..." T'inquiète : je m'en fous. Aucune de ces canailles ne fera jamais ce qu'il faut.
Et ceux qui éliront le Front National sont ceux qui votent pour le Front National, pas ceux qui refusent de se prononcer parce que tout cela n'est que du pipeau de bas étage, en fin de compte. On a les dirigeants qu'on mérite. 
Quant à mon devoir de citoyen, je crois que je le fais déjà bien assez en payant mes impôts et la TVA, qui servent entre autre à financer le train de vie de tous ces clowns, puis leurs retraites et autres privilèges scandaleux. 

4) Les élections, ça devient vraiment du n'importe quoi à l'américaine : publicité à outrance, montagnes de pognon dépensées en conneries, tout ça pour la gloriole (non mais sérieux : il leur faut même des hymnes de campagne !!!). Dans les médias, on s'entoure désormais de pléïades d'experts et on convie des politiques (candidats ou soutiens, qui souvent ne représentent qu'eux même) pour débattre de sujets de société super importants, comme le burkini, la "théorie du genre" ou le braquage de Kim Kardashian... 
Mais ça, c'est que la partie la plus légère. Le pire, c'est les petites phrases des uns et des autres, débitées comme des vérités universelles, fruits d'une réflexion qu'on imagine très profonde. Abyssale, même. C'est à celui ou celle qui sera le plus populiste, celui ou celle qui dégainera une connerie plus grosse et plus rapidement que les autres. Tout ça pour avoir une chance de faire le buzz, voire de remonter dans les sondages (truqués, ou auxquels on peut faire dire ce qu'on veut)! Ils rivalisent TOUS de bêtise pour racler le fond de la France moyenne, peu importe qu'ils passent pour des demeurés congénitaux avec leurs approximations, leur xénophobie malodorante, leur homophobie rampante et leurs idées réactionnaires moisies. C'est lamentable. 
Et ça me fait penser à ce sketche des Inconnus, qui n'a pas vieilli d'un pouce.

5) Je ne comprends pas la notion de "nation", ou de "patrie". Les frontières, pour moi, sont une hérésie. Pour moi, ce n'est pas le chef de la France ou de l'Allemagne, ou de la Syrie ou des USA qu'il faudrait élire, mais LE REPRESENTANT DE L'HUMANITE. Car en vérité, nous sommes tous frères (et soeurs), qu'on le veuille ou non.
Et les grandes religions (quelles qu'elles soient) qui font
 soit-disant partie de nos racines, elle n'ont pas 3000 ans (pour la plus ancienne). L'homme moderne (homo sapiens) existerait depuis 150 000 ans et notre espèce proviendrait du grand rift (en Afrique). Donc chez les "français", il n'y a pas plus de racine chrétienne que d'ancêtre gaulois. Nos racines, c'est l'humanité. Tout le reste est venu bien après. Très tardivement, même, si on regarde attentivement la chronologie. Quant à ce qui fait la spécificité de "notre peuple", c'est à dire sa langue, elle est le fruit de l'évolution, de l'histoire et ses conquêtes. Rien de glorieux, rien de divin, rien qui ne nous définit comme le peuple élu. Notre chance, c'est d'être né sous un climat tempéré sur une terre fertile (enfin... tant qu'on ne l'a pas encore trop pourrie de pesticides et de radiations nucléaires). 

Bref, tout cela n'est que du cinéma, du cirque, des fadaises, des postures politiciennes et c'est vain.
Je ne voterai pas. Et je crois même que je ne voterai plus. Jamais.

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 13:30

Si vous ne connaissez pas encore Thomas Ponté, retenez bien ce nom, car un jour, il sera célèbre. Thomas est venu aux éditions Astobelarra il y a trois ans avec son premier manuscrit intitulé "Les parties honteuses". Dès que je l'ai lu, j'ai su que cette histoire trash à souhait se déroulant à "Mon-Con-Sur-Glissière", nous allions la publier.
C'est bien simple : c'est le livre que j'aurais dû écrire, si j'avais eu du talent. 

Aujourd'hui, Thomas revient avec "Essences ordinaires", un nouveau roman avec une histoire sensiblement différente du premier opus, mais dans laquelle on reconnait bien la patte et l'humour noir de son auteur.

Cette fois-ci, exit la violence, le sang et les morts : on suit les tribulations d'un pauvre type qui se laisse flotter sur les eaux glauques de la désespérance jusqu'à ce qu'il finisse, dans les toutes dernières pages, par trouver sa rédemption.

(Merde, je vous ai spoilé! Mais non, je rigooOole!)

Ici, on oscille entre le road-trip et le récit introspectif psychédélique (sous influence de substances diverses) où l'ironie et la dérision sont toujours omniprésentes, mais avec cette fois-ci un happy ending inespéré qui fait qu'on se surprend à trouver que la vie est belle, finalement. Un chef d'oeuvre, je vous dis ! 

Figurez-vous qu'Astobelarra est une maison d'édition sympa ! Jusqu'à la date de sa sortie officielle (le 28 septembre 2016), elle vous propose d'acquérir ce grand roman en souscription à 11€ au lieu de 14€ (Si vous préférez envoyer un chèque, imprimez, remplissez et renvoyez-nous le bon de souscription ci-dessous).

Si j'étais vous, je profiterais de cette affaire... Ce faisant, non-seulement vous allez encourager l'auteur à poursuivre sa carrière d'écrivain, mais en plus, vous allez aider notre association a obtenir les finances nécessaires pour sortir cette merveille (et les suivantes) dans les meilleures conditions.
Donc merci à vous, et en attendant d'avoir enfin ce livre entre vos mains, je vous souhaite de bonnes vacances d'été ^^ 

 

 

 

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 10:50

Je vais vous raconter une petite histoire, qui date du début des anneés 90. A cette époque, j'étais gendarme auxiliaire à Saujon, en Charente Maritime, dans le cadre de mon service militaire obligatoire (voir ici et ici et ). J'aurais plein d'autres anecdotes à raconter sur cette période, tellement elle a été un tournant dans ma vie. Mais bon, ce sera pour une autre fois.

Cet épisode s'est déroulé un soir d'automne. J'étais affecté de patrouille de nuit avec le MDL-chef (Maréchal-Des-Logis-chef) Bertrand X. (affectueusement surnommé "Trambert" par les collègues). C'était une de ces nuits de pleine lune où on dirait que le commun des français moyens se donne le mot pour faire connerie sur connerie. C'était généralement lors de ces nuits qu'on avait une recrudescence d'appels pour viols, agressions et autres crises de paranoïa. C'est d'ailleurs depuis cette période que je suis intimement persuadé que la lune a un effet sur le comportement humain, qu'il soit physique ou entièrement psychologique...

Bref, ce soir-là, nous avions eu un certain nombre d'appels de civils et nous avions dû intervenir à plusieurs reprises. Nous étions fatigués. Or, le Centre Opérationnel de Gendarmerie (COG) nous a contacté une ultime fois aux alentours de minuit afin que nous nous rendions en pleine campagne, au secours d'une famille en plein divorce et dont le père, visiblement en crise de nerfs avait quitté le domicile à grands bruits, menaçant de revenir faire un carnage avec son fusil. J'avais 23 ans. La perspective de me retrouver face à un forcené armé en plein milieu de la nuit ne m'enchantait guère, mais bon... J'avais une mission. 

Nous sommes donc partis avec le Renault Trafic, "Trambert" et moi. Il nous a fallu une quarantaine de minutes pour arriver à destination. La maison de famille était située à une centaine de mètres au bout d'un chemin boueux à souhait, sur lequel mon chef n'avait pas eu coeur de s'engager. Il ne pleuvait pas, mais la couverture nuageuse épaisse, assortie du manque cruel de luminaires à cet endroit rendait l'atmosphère encore plus noire et poisseuse. Trambert avait coupé le moteur de la camionnette. Seules les diodes du tableau de bord éclairaient l'habitacle. Au fond du chemin, on distinguait une minuscule fenêtre éclairée.

Bon, Boyer, vous ne bougez pas d'ici, je vais voir sur place. J'emmène la radio. Au moindre problème, vous m'appelez.

Euh... OK chef...

ça va aller ? Ne vous inquiétez pas, il ne va rien se passer. 

J'ai esquissé un sourire en coin, gêné qu'il ait pu suspecter un début de trouille dans mon hésitation, et puis il est parti. Du coup, j'ai éteint le tableau de bord. Pas la peine de servir de cible si le fou revenait en douce. J'ai remonté les vitres assez haut, histoire de laisser passer un petit filet d'air dans l'habitacle sans trop m'exposer à une attaque surprise.

La silhouette de Trambert ne mit pas longtemps à être engloutie par la nuit. Je voyais à peine le faisceau de sa lampe se balancer au milieu du chemin. Il devait bien s'amuser à éviter les ornières et les flaques, dans ses petites chaussures basses en cuir réglementaires. Eh oui, car à l'époque, l'uniforme des gendarmes était tout sauf fonctionnel, comme celui qu'ils portent aujourd'hui. Finalement, je m'estimais chanceux de pouvoir rester tranquillement à l'abri dans le Trafic. Mais l'ennui de tarda pas. L'envie de fumer non plus. Un petit regard à droite, un petit regard à gauche, derrière aussi au cas où, et je me suis risqué à ouvrir ma porte, puis à descendre du véhicule... Il régnait un silence incroyable dans cette cambrouse charentaise. Pas un oiseau, pas un criquet, pas un seul battement d'aile de chauve-souris. De là où j'étais, il était impossible d'entendre le moindre son provenant de la maison. Trambert se serait fait trucider  à la petite cuiller que je ne l'aurais jamais su. Je tirais une cigarette de mon paquet de "Phimorons" et l'allumais. Le bruit de la braise que j'aspirais goulument me tirait du néant et me redonnait confiance.

Au bout de quelques minutes, j'entendis distinctement un bruit de pas lourd s'approcher sur le côté, suivi d'un long souffle fatigué. Il y avait aussi un genre de grincement sinistre, une genre de "groumpf-groumpf". Le mégot tomba de mes lèvres entrouvertes. Je sentais comme une main glacée autour de ma colonne vertébrale. J'avais la raie des fesses en sueur. Les mains tremblantes, je déclipsais mon Beretta et le sortis de son étui. J'enclenchais la culasse et mettais l'arme en joue vers le vide, là d'où semblait provenir le bruit qui se rapprochait inéxorablement. Je me voyais déjà égorgé dans ce cul de basse-fosse, les tripes à l'air. Un son que je ne reconnus pas sortit de mon gosier enrayé : 

Pas de geste brusque, c'est la gendarmerie. Montrez-vous, doucement !

Ridicule : on aurait dit un ado en mue. L'autre, imperturbable, continuait d'avancer. Je l'entendais souffler de plus en plus près. Le grincement m'évoquait le bruit de bottes en caoutchouc d'un paysan alcoolique s'enfonçant dans la gadoue à chaque pas. La panique m'étreignit. J'avais comme un réacteur nucléaire en surchauffe dans l'abdomen. 

Halte ou je fais feu ! (La phrase réglementaire à prononcer en sommation d'usage. On est censés le faire deux fois avant de tirer...). Le type n'obtempérait toujours pas.

Bordel ! 

Je gardais mon interlocuteur invisible en joue de ma bonne main, balayant hystériquement l'air dans toutes les directions tout en tentant d'attraper, de la main gauche, la torche Maglite posée sur le tableau de bord du trafic. Je me disais que le forcené allait profiter de l'aubaine pour me sauter dessus avec son fusil de chasse et qu'il allait me faire deux beaux trous à la place des yeux... Je finis par saisir la lampe que je braquais illico vers où venait le bruit, maintenant à quelques mètres de moi. Lorsque la lumière jaillit enfin, je découvris le monstre sanguinaire à quelques centimètres du fil de fer barbelé qui nous séparait. Il me regardait placidement, ruminant pour la énième fois je ne sais quel monceau d'herbe baveux et puant. Le flash de ma lampe se reflétait au fond de ses yeux vides, leur donnant un éclat verdâtre de cauchemar. Ma vessie faillit lâcher tout ce qu'elle contenait, mais tint bon, contre toute attente. Mon doigt ne se crispa pas sur la gachette. Seules mes lèvres se remirent à fonctionner :

Putain de saloperie de merde, j'ai eu la trouille de ma vie ! Espèce de connasse !

Soulagé, je respirais un grand coup. Je retirais mon index du pontet de l'automatique et appuyais frénétiquement sur la manette qui permettait d'escamotter le percuteur en toute sécurité. Puis je retirais le chargeur et actionnais la culasse de l'arme pour éjecter la cartouche logée dans le canon. Je le refis une deuxième fois, au cas où... (Sacro-saintes consignes de sécurité !)
J'avais failli coller un pruneau dans la tête d'un bovidé ! Bon sang mais quel idiot ! Un peu plus et je passais le restant de mon service militaire avec le doux sobriquet de "Mort aux vaches"...

Vexé de n'être qu'un petit froussard avec un pistolet, je remis tout en place puis rangeais le pétard dans son fourreau sur ma hanche droite et remontais dans le camion, que je pris soin de bien verrouiller, résolu à attendre le plus sereinement possible le retour de Trambert. 

Ce dernier revint d'un pas traînant un quart d'heure plus tard, clope au bec, sourire aux lèvres. 

Bon, tout va bien, ils se sont calmés... On peut aller se coucher. Tout s'est bien passé, ici ? 

Au poil, chef !

Je restais coi tout au long du trajet du retour. Je me suis évidemment bien gardé de lui raconter ce honteux épisode. D'ailleurs, personne à la brigade n'en a jamais rien su. On m'aurait retiré mon flingue illico et ça, il n'en était pas question.

Cela dit, cette petite histoire montre à quel point le fait de porter une arme peut être un poids, par moment... En fait, rétrospectivement, je m'aperçois que je n'aurais jamais pu être gendarme, justement à cause de ce poids. 

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 13:00

Depuis quelques temps, "sévit" en Soule une WebTV du nom de Xibero Telebista.

Xibero Telebista, c'est un peu l'aboutissement de ce que j'aurais voulu faire pour Euskobizia, il y a quelques années. Je suis très heureux que quelqu'un se soit donné les moyens d'aller au bout de l'idée.

Cela dit, en relisant certains articles de ce blog, je m'aperçois que cette chaîne est un peu son antithèse. Je veux dire par là que Philippe Etchegoyhen (photographe de la rue Victor Hugo à Mauléon et directeur de ce projet) s'attache à ne montrer essentiellement que les points positifs de la vallée, avec un oeil poétique, je dirais même presque "amoureux". Les reportages de son équipe (souvent axés sur la culture et le sport) sont très rafraichissants, souvent amusants et montrent une Soule vivante, pleine d'énergie et d'entrain. L'usage de la caméra sur drone permet par ailleurs de donner un point de vue inégalé sur les trésors extraordinaires de la vallée, ses villages encaissés, ses paysages magiques... Bref, rien à voir avec mon dossier photo "Dark Xiberoa", qui serait plutôt la poussière cachée sous le tapis de verdure par une femme de ménage pas très scrupuleuse... 

Mais moi aussi j'aime la Soule, à ma manière... Un peu comme un grand frère légèrement psychotique, adepte du comique de répétition et qui passerait son temps à cacher des mygales en plastique dans la chambre de sa petite soeur arachnophobe. Mais si : c'est une forme d'amour (un peu perverse, je vous l'accorde) ! ;-)

Alors oui, ça se sent bien que Philippe et son équipe aiment la Soule et veulent la porter vers le haut. Et c'est tout à leur honneur, car la Soule le mérite, vraiment. Je vous recommande donc chaudement leur chaîne sur Facebook, si vous avez besoin de baume au coeur, ou juste de prendre une décision concernant vos futures vacances.  

Le reportage suivant fait la part belle à Radio Mendililia, la radio souletine "francophone" qui fête ses 30 ans cet été. 

 

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 22:23

Je viens de terminer la série Jordskott, qui passait ces dernières semaines sur Arte. Franchement, quand je lis les critiques des journalistes autorisés (c'est à dire les gens qui savent ce qui est bien pour vous), dès fois, je me dis qu'ils feraient mieux d'aller se faire enculer. Oui, je suis vulgaire et oui, si ça vous déplait, vous savez ce que vous avez à faire...

Jordskott, c'est cette série télévisée suédoise un peu barrée à base de policier et de fantastique qui parle d'enfants enlevés dans une forêt. Un mélange des genres subtil qui n'est pas sans me rappeler Twin Peaks. Vous avez remarqué? Je reviens toujours souvent à cette série... C'est comme qui dirait une obsession... Allez comprendre? 

En gros, c'est l'histoire d'Eva Thörnblad, une négociatrice de la police qui retourne dans son village d'origine pour enquêter sur la disparition d'un enfant, comme ce fut le cas pour sa fille 7 ans auparavant. Dès le premier épisode, on pense à l'oeuvre d'un psychopathe. Et puis très vite, des éléments fantastiques apparaissent. Joséphine, La fille d'Eva revient. Elle est mutique et semble atteinte d'une maladie étrange, inconnue. 

Au fur et à mesure des épisodes se greffent une galerie de personnages un peu bizarres, entre la rouquine douée d'une sorte de telékinésie, le gros flic aux yeux globuleux, dont on suppute qu'il sait des choses hors de la compréhension du commun des mortels, la vieille SDF et son caddie qui abrite des créatures hurlantes, le type louche qui semble obéir à des industriels locaux et qui tue... on ne sait quoi... on ne sait pourquoi...
Bref, On est bien dans un mystère dans lequel la forêt joue le rôle principal. 

Oui, car cette forêt suédoise dont les conifères craquent et dans laquelle flotte toujours un brouillard anxiogène assorti de nuées de moustiques semble abriter des créatures mythologiques en voie de disparition, qui luttent contre la destruction inéxorable de leur habitat naturel. Destruction orchestrée par l'homme cupide, qui a repéré un gisement d'argent dans le sous-sol caverneux et compte s'en mettre plein les poches, sans réfléchir aux conséquences de ses actes, comme d'habitude. 

Certains critiques de presse ont trouvé à y redire. Oui, il y a quelques longueurs. Oui, le mystère semble épais comme un litre d'huile de vidange usagée jusqu'aux 3 derniers épisodes (la série en compte 10). Oui on se demande souvent ce que foutent les personnages principaux. Oui on râle après des raccourcis scénaristiques un peu faciles... Mais à côté de ça, il y a les images, la musique, l'ambiance générale, et tout cela forme une entité unique et pourtant si proche de Twin Peaks, la série originelle par laquelle tout est venu. 

Vous l'avez compris : j'ai adoré ce feuilleton, malgré ses défauts, malgré ses incohérences, malgré les critiques. Pas seulement parce qu'il s'agit d'une métaphore écolo qui n'est pas sans me rappeller la mienne (ma trilogie L'infection), mais aussi parce qu'il me rappelle le pays où je vis depuis presque 20 an (Je viens de réaliser que dans quelques années, j'aurais vécu ici plus longtemps que dans ma terre natale) : la Soule. Cette saga m'a rappelé la forêt de des Arbailles et ses créatures mythologiques : Laminak, Basajaun et autres Tartalos (que je n'ai moi même jamais vus - et pour cause : elle n'existent pas!). Cela dit, on ressent quand même quelque chose en se baladant entre les arbres qui poussent sur la route d'Ahusky, pour moi, ça c'est indéniable. Je pense que ça n'a aucun rapport avec la magie ou les esprits mais plus avec la vie elle-même de ces arbres qui nous entourent. On ressent la vie dans les Arbailles...

Mais venant d'une "autre terre", je n'ai pas cette culture basque ancrée en moi. Je suis un étranger qui vient d'un pays qui a perdu ses légendes. En visionnant Jordskottj'ai revu ces hêtres rasés de frais pour le profit de l'industrie humaine. Et j'ai revu ses karst écrasés sans pitié par des machines tout-terrain obéissant au dieu du fric et du pétrole. Jordskott est une métaphore de ce qu'on vit en Soule. De ce qu'on vit tous, sans forcément en avoir conscience, peu importe où l'on habite sur cette merveilleuse planète... 

Regardez Jordskott... Ecoutez sa musique. Laissez-vous imprégner par son atmosphère. 

 

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