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  • : Xiberoland - ex CLP64
  • Xiberoland - ex CLP64
  • : Ce blog est celui d'un ex-correspondant local de presse des Pyrénées Atlantiques vivant en Soule, écrivaillon, gribouilleur et web-addict à ses heures. Mais surtout très casse-pieds...
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Un peu de pub perso...

 l'infection

"L'infection T1 : Contage",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

EN SOLDE! 9 euros, 378 pages, format 11.5x20

Le blog officiel du livre


Genre : roman fantastique

 

Résumé : Patrice est tombé amoureux de Mathilde, une jeune femme qui vient d'arriver en Soule. Lui est tout sauf un Don Juan, mais il a plus d'un tour dans son sac, malgré les apparences...
Il va contourner ses défauts rédhibitoires grâce à Internet. Mais il va vite apprendre que tout se paie, en ce bas- monde.
Rencontré dans un monde virtuel en trois dimensions, un génie digital exauceur de voeux va se charger de le lui rappeler, en l'entraînant dans une spirale cauchemardesque sans fin...


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 mauvais-berger

"Mauvais berger!",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

10 euros, 90 pages, format A5

Le blog officiel du livre


Genre : tranche de vie

 

Résumé : Afin de s'installer en tant que berger, Etienne suit une formation agricole qui le conduit à effectuer des stages dans l'exploitation d'un berger éleveur en estives, dans les Pyrénées.
Mais petit à petit, le rêve de notre héros "néo-rural" s'émiette : les conditions de vie dans la bergerie sans confort sont difficiles, et le travail harassant est nullement reconnu.
Mais tout ceci ne serait rien sans les brimades de... la bergère!

 

Ce qu'en dit la presse :

 

Journal du Pays Basque, 12 avril 2008 : "(...) le style descriptif et le langage parfois cru donnent un ton réaliste à ce récit sans concession".

SudOuest, le 17 avril 2008 : "(...) un texte illustré par l'auteur lui-même, plein d'humour et d'autodérision (...)".

 

La Rébublique des Pyrénées, le 24 avril 2008 : "Une tranche de vie où toute ressemblance avec des personnages et des faits ayant existés n'est pas fortuite..."

Magazine Vent d'Oc, septembre 2008 : "Une lecture qui se fait à la vitesse de la lumière, tant l'on veut savoir à quelle sauce sera mangé ce néo-rural!!!"


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DARK XIBEROA

 

22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 14:00

Le logo des Anonymous porte une cravateC'est pas encore aujourd'hui que je vais me faire des amis. En effet, je vais vous entretenir céans d'un colifichet vestimentaire qui me fait horreur et que vous ne me verrez PLUS JAMAIS porter. J'ai nommé : la cravate

Encore une fois, ce n'est que mon opinion et comme vous le savez, "une opinion, c'est comme le trou du cul : tout le monde en a un". Donc inutile de faire vos mijaurées. Je ne prétends pas et n'ai jamais prétendu détenir la vérité universelle. Cela dit, si vous arrivez à me donner des arguments contradictoires qui prouvent que la cravate est un objet utile/non-élitiste/etc., je serais à l'écoute...

Et donc même si le logo officiel du collectif des Anonymous (que j'admire évidemment, en tant qu'anarcho-gauchiste) en porte une, je vais vous développer ma théorie contre cet ustensile qu'est la cravate en seulement 3 points : 

1) c'est un symbole phallique (et donc sexiste) très fort. Une grande tige avec un noeud au bout et qui pointe comme une flèche vers la braguette, désolé, mais c'est la description la plus simpliste qu'on puisse faire d'une grosse bite. Je vous laisse la responsabilité d'aller chercher dans Google Image à quoi correspond l'expression "cravate de notaire"...
Bref, on associe souvent la cravate à la virilité, et fort est de constater que très peu de femmes en portent... D'où mon second argument : 

Photos de L'express2) c'est parce que c'est moche, démodé et élitiste. Allons donc ! Pour que même Bruno Le Maire n'en porte pas lors du premier débat télévisé des primaires de la droite, c'est que franchement... C'est totalement Has Been.
La cravate, c'est LE symbole de la vieille France jacobine, bien coincée dans son Marcel, lui-même étant bordé au carré dans son slip kangourou, comme il se doit. Elle n'a plus rien de classieux, mais véhicule bien une image de "classe sociale supérieure", forcément aisée et bien insérée dans une société gérée "à la papa". Ce qui m'amène à mon troisième point :

3) C'est LE symbole de l'inféodation à notre système capitaliste, consumériste, productiviste, et tout cela au mépris de l'éthique et des règles élémentaires de la survie sur notre planète. La preuve : Gattaz, Sarkozy, Hollande, Macron, Valls, Obama, Trump, Hitler et jusqu'à Bill Gates en portent une. Ce qui ne veut pas dire que Steve Jobs, Richard Branson ou Al Baghdadi, qui n'en portent pas, sont (ou étaient, pour ceux d'entre eux encore en vie) de grand philanthropes altermondialistes, hein ? 
Mais la cravate, c'est la corde au cou qui nous pendra, la métaphore la plus parfaite de notre société occidentale onaniste jusqu'au suicide, obnubilée qu'elle est par les faux-semblants, l'apparence et les artifices.
La cravate, c'est le couteau suisse du gendre idéal. Dans nos codes sociaux, si tu mets une cravate (Armani) pour un entretien d'embauche ou pour rencontrer le père de ta future épouse, "tu fais distingué" et "on te respecte", même si tu n'es qu'une enflure psychopathe de la pire espèce. 

Moi, je suis comme Ronald McDonald (qui est bel et bien une enflure psychopathe mais qui n'a pas de cravate) ou comme Nirvana (je préfère cette référence, en fait) : c'est "come as you are".
Alors ôtez-moi cet accessoire d'un autre temps qui signifie exactement le contraire de ce qu'il voudrait encore nous faire croire. Libérez vos cous délicats de ce joug pesant, de cette extension de pénis flappi et laissez vous respirer pleinement l'air nauséabond du XXIème siècle. Amen.

Crédits photo : Wikipedia et L'express

EDIT : ai-je besoin de préciser que cet article est une brève de comptoir, donc une grosse connerie d'alcoolique ? 

Published by E.H.BOYER - dans BRÈVE DE COMPTOIR...
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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 20:00

Shawn Coss - trouble de dépersonnalisationPlus j’avance, et plus je me rends compte que tout ce qui existe a un nom. On peut passer sa vie à essayer d’expliquer, de décrire une chose, mais si on n’a pas les bons mots, on ne peut pas la comprendre ni la faire comprendre aux autres.

Et donc hier, grâce à ce post qui n’arrête pas de tourner et retourner sur les réseaux sociaux, j’ai découvert que ces bizarreries que je vis de temps en temps ont aussi un nom. C’est même ce dessin de Shawn Coss (ci-contre) qui m’a ouvert les yeux, enfin… Ce que j’ai tenté plusieurs fois de vous expliquer dans ce blog en vous parlant de "mes absences" (au risque de passer pour un putain d’allumé du bulbe) s’appelle "troubles de dépersonnalisation" et "troubles de déréalisation". Les deux ont une définition très claire (pour le commun des mortels) dans Wikipédia.

Voici comment je les expérimente : le premier, trouble de dépersonnalisation, je le vis environ une à deux fois par mois. Il résulte généralement d’une période d’intense concentration (souvent quand j'écris), ou parfois d’un réveil difficile. Mais je ne contrôle absolument pas sa survenue. Je pose un œil sur mes mains, et tout à coup, il me semble que ce ne sont pas mes mains mais celles d’un mannequin, d'un pantin, d'un avatar, une enveloppe vide que mon esprit manipule à sa guise. C’est comme si j’étais hors de mon corps tout en y étant profondément accroché. Dans cette sorte d’état de transe, j’ai l’impression que rien de ce qui pourrait arriver dans le monde réel ne pourrait me toucher.

D’ordinaire, on a ce genre de vision pendant son sommeil, lorsqu’on rêve. Sauf que je suis bien réveillé et parfaitement conscient de l’être quand ça m’arrive. Le truc, c’est que c’est un instant très fugace. De l’ordre d’une fraction de seconde, puis c’est comme si j’étais aspiré dans la réalité, d’un seul coup. On est dans une espèce de mise en abîme tordue, dans laquelle je suis conscient d’être conscient et dans un état second à la fois. Et pile au moment où je constate que je me trouve dans cet état de grâce (oui, parce que même si ça fait un peu peur, on se sent super bien), je regagne mon corps et l’impression a disparu aussi vite qu’elle était venue, au point que je doute même de l’avoir vécue.

J’ai essayé à plusieurs reprises de me maintenir dans cette position pour voir jusqu’où je pourrais aller, mais impossible. Il y a toujours ce point de non-retour qui fait que je perds la sensation dès que j’en ai conscience. La seule fois où j’ai réussi à la faire durer plus longtemps, c’était au lycée, en cours de sport. Je m’étais isolé du groupe et mis en position du lotus, dans une des coursives du gymnase. J’étais en train d’inspirer et expirer profondément depuis quelques minutes, quand j’ai ressenti cet espèce de vide, de plénitude. La tête me tournait (l’afflux d’oxygène sûrement) et l’effet a duré quelques temps avant de se dissiper. Je n’ai jamais recommencé ce petit jeu depuis. Sans doute par peur de tomber dans les pommes, comme le concurrent japonais dans le Grand Bleu et de devoir expliquer à ceux qui me retrouveraient allongé et baignant dans ma bave à quel jeu stupide je jouais ?

Le second, qui s'apparente au trouble de déréalisation (mais qui dans mon cas est plus proche du premier), je l’expérimente TOUS LES JOURS en prenant la voiture pour aller au (ou rentrer du) travail. Je conduis et puis je laisse mes pensées voguer. En général, lorsque ça arrive, c’est que je suis coincé derrière un camion. Et alors c’est comme si je mettais mon corps en pause ou que mon esprit se désolidarisait de mon corps, que mon être physique et psychique se dissociaient. Je ne conduis plus : je roule. Je ne vois plus la route. Je sais qu’elle est là, quelque part, mais ce n’est pas elle que je regarde. Je vois des trucs qui me passent par la tête, mes propres histoires de vie, revues, parfois corrigées, des fantasmes, des projections d’avenir ou même des idées pour L'infection, mais pas le paysage qui défile. Et quand soudain "je me réveille", je me dis à chaque fois : "bon sang mais je suis déjà là !? J'ai rien vu passer !

Je sais, ça fait peur, hein ? Certains d’entre vous me croisent chaque matin et n’avaient jusqu’à maintenant jamais eu conscience de risquer leur vie, ce faisant… ^^
Si ça peut vous rassurer, cette transe ne m’a jamais causé un seul accident. Il semblerait que je sois quand même en état de veille dans ces moments-là, comme en pilote automatique. Je freine quand il faut, et je vois les obstacles, apparemment… D’ailleurs, quand je suis en "état dissocié", je ne fais rien de dangereux (genre doubler, ou me déporter sur le côté ou une autre voie…). Je suis, juste, celui qui est devant moi. Vous voilà rassurés, non ?

Ce trouble se manifeste également d’une façon un peu plus gênante pour moi (mais surtout pour les personnes qui me fréquentent) : on discute. Vous avez l’impression que je suis bien présent, que je vous écoute attentivement car j’acquiesce et je réponds aussi lorsque vous me posez des questions (jamais des réponses super développées, faudrait pas déconner non plus), mais en vrai, je ne suis pas là. Je suis un fil déroulé dans ma tête. Souvent à cause d’un mot que vous avez prononcé et qui m’a fait penser à un autre truc, puis à un autre, puis à un autre. Pourtant, mon regard n'a pas l'air fixe et vide... Vous avez l'impression que j'interagis, or c'est du bluff. Désolé... 
En fait, ce serait dû au stress de la vie quotidienne : une simple façon de s'extirper de la réalité, un twist du cerveau pour se protéger ou pour réparer des composantes abîmées ou mal ajustées. 

J’aime pas trop quand ça m’arrive, parce que d’abord, ça tendrait à prouver que je suis incapable de faire deux choses à la fois (le mal des mâles, paraît-il), et ensuite parce que j’ai peur d’être démasqué. Ma mère est experte à ce jeu. Elle sait tout de suite quand je suis aux abonnés absents. Ne vous méprenez pas : il ne s'agit pas d'irrespect ou de mépris pour mon vis-à-vis ou les sujets qu'il développe. C'est juste que mon taux de concentration est comment dire... quasi inexistant ou très limité en temps ? C'est un peu comme si une partie de mon cerveau prenait le reste de mon être en otage et l'enfermait dans une boite pendant quelques instants. Jamais très longtemps, heureusement. 

Bon, à part ça, ces deux troubles n’ont a priori rien d’extraordinaire. Ils ne font pas de moi un fou dangereux, ou un sociopathe potentiel. Beaucoup de gens les expérimenteraient à diverses fréquences. En vrai, c’est lorsque ça devient vraiment invivable (quand le trouble est compulsif, presque aussi fréquent - voire plus - que les moments de lucidité) que c’est dangereux. Ce n’est pas mon cas. J’arrive très bien à vivre avec ce qui s’apparente à de la distraction (très poussée). Et d’autant plus que je sais, maintenant, comment ça s’appelle réellement…

Alors pour ceux qui vivent avec moi au quotidien (qui me supportent), ceux avec lesquels je travaille, ceux que je côtoie souvent ou plus rarement, je vous remercie d’être indulgents avec moi.

Maintenant que vous savez, vous aussi ! ^^

Published by E.H.BOYER - dans BITS OF MY LIFE
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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 11:23

Une fois n'est pas coutume, je vais à nouveau écrire au sujet des élections... 
Mais cette fois-ci, ce n'est pas pour vous vanter les mérite d'untel ou d'untel, ou de vous dire qu'il faut aller voter, quitte à aller voter blanc ou nul. Cette fois-ci, je vais vous expliquer en 5 points pourquoi je n'irai pas voter en 2017. Eh oui, je ne vais même pas me déplacer. Je n'arrive pas encore à définir si je prends cette décision parce que je muris ou à l'inverse, parce que je régresse... 

Je n'irai pas voter aux présidentielles parce que : 

1) Aucun candidat ne propose de rompre avec le système en place. Tous, je dis bien TOUS, de droite comme de gauche cautionnent ce système pyramidal qui ne me convient pas. Pour moi, il faudrait le renverser, comme une mauvaise construction en Légo et reconstruire autre chose de plus juste, plus équilibré, plus respectueux de la planète et des hommes. Et cela ne se fera ni avec la droite et ni avec la gauche qu'on connaît car ils sont tous aux ordres de ce système broyeur d'individus, fabriquant de masses stupides et incultes à la solde des lobbies, des banques, des grands groupes industriels et des religions.
Dans la configuration actuelle, c'est un peu comme si on me demandait de choisir entre des bras de 9 mètres ou une jambe cassée... Si bien qu'objectivement : voter ne sert à rien. Comme aurait dit Coluche "si ça servait à quelque chose, il y a longtemps que ça aurait été interdit !"

2) Les candidats sont TOUS malhonnètes. Ils voudraient nous faire croire qu'ils se présentent aux élections présidentielles pour aider le pays, que leur vocation est de se mettre au service de ses habitants, mais en réalité, c'est eux-même les premiers bénéficiaires de leur élection. Ils veulent TOUS aller manger à la cantine de l'Elysée. Y'en a même qui ont tellement aimé la bouffe (et qui veulent tellement se soustraire à la justice, surtout) qu'ils veulent y retourner à tout prix (même à celui de leurs mensonges et du déni de la réalité). Il n'y a qu'à voir le nombre d'encravatés qui postule aux primaires de droite et de gauche, se tirant dans les pattes les uns des autres pour que tout ce petit monde finisse par adouber un champion (généralement le plus corrompu d'entre eux). Ecoeurant. 
Alors pensez donc !

3) C'est mon droit le plus strict, de ne pas le faire. Il n'y a aucune obligation. Et qu'on ne me ressorte pas les arguments éculés habituels : "Ouiiiii, c'est ton devoir de citoyeeeeeen... Pense à tous ceux qui sont mooooorts pour que tu aies le droit de voteeeeer...", ou encore le sempiternel "Ouiiiii, si tu ne vas pas voteeeeer, tu vas faire élire Marine Lepeeeeen..." Les plus forts me diront : "Que je ne t'entende pas te plaiiiindre, si les élus ne font pas ce que tu veuuuux..." T'inquiète : je m'en fous. Aucune de ces canailles ne fera jamais ce qu'il faut.
Et ceux qui éliront le Front National sont ceux qui votent pour le Front National, pas ceux qui refusent de se prononcer parce que tout cela n'est que du pipeau de bas étage, en fin de compte. On a les dirigeants qu'on mérite. 
Quant à mon devoir de citoyen, je crois que je le fais déjà bien assez en payant mes impôts et la TVA, qui servent entre autre à financer le train de vie de tous ces clowns, puis leurs retraites et autres privilèges scandaleux. 

4) Les élections, ça devient vraiment du n'importe quoi à l'américaine : publicité à outrance, montagnes de pognon dépensées en conneries, tout ça pour la gloriole (non mais sérieux : il leur faut même des hymnes de campagne !!!). Dans les médias, on s'entoure désormais de pléïades d'experts et on convie des politiques (candidats ou soutiens, qui souvent ne représentent qu'eux même) pour débattre de sujets de société super importants, comme le burkini, la "théorie du genre" ou le braquage de Kim Kardashian... 
Mais ça, c'est que la partie la plus légère. Le pire, c'est les petites phrases des uns et des autres, débitées comme des vérités universelles, fruits d'une réflexion qu'on imagine très profonde. Abyssale, même. C'est à celui ou celle qui sera le plus populiste, celui ou celle qui dégainera une connerie plus grosse et plus rapidement que les autres. Tout ça pour avoir une chance de faire le buzz, voire de remonter dans les sondages (truqués, ou auxquels on peut faire dire ce qu'on veut)! Ils rivalisent TOUS de bêtise pour racler le fond de la France moyenne, peu importe qu'ils passent pour des demeurés congénitaux avec leurs approximations, leur xénophobie malodorante, leur homophobie rampante et leurs idées réactionnaires moisies. C'est lamentable. 
Et ça me fait penser à ce sketche des Inconnus, qui n'a pas vieilli d'un pouce.

5) Je ne comprends pas la notion de "nation", ou de "patrie". Les frontières, pour moi, sont une hérésie. Pour moi, ce n'est pas le chef de la France ou de l'Allemagne, ou de la Syrie ou des USA qu'il faudrait élire, mais LE REPRESENTANT DE L'HUMANITE. Car en vérité, nous sommes tous frères (et soeurs), qu'on le veuille ou non.
Et les grandes religions (quelles qu'elles soient) qui font
 soit-disant partie de nos racines, elle n'ont pas 3000 ans (pour la plus ancienne). L'homme moderne (homo sapiens) existerait depuis 150 000 ans et notre espèce proviendrait du grand rift (en Afrique). Donc chez les "français", il n'y a pas plus de racine chrétienne que d'ancêtre gaulois. Nos racines, c'est l'humanité. Tout le reste est venu bien après. Très tardivement, même, si on regarde attentivement la chronologie. Quant à ce qui fait la spécificité de "notre peuple", c'est à dire sa langue, elle est le fruit de l'évolution, de l'histoire et ses conquêtes. Rien de glorieux, rien de divin, rien qui ne nous définit comme le peuple élu. Notre chance, c'est d'être né sous un climat tempéré sur une terre fertile (enfin... tant qu'on ne l'a pas encore trop pourrie de pesticides et de radiations nucléaires). 

Bref, tout cela n'est que du cinéma, du cirque, des fadaises, des postures politiciennes et c'est vain.
Je ne voterai pas. Et je crois même que je ne voterai plus. Jamais.

Published by E.H.BOYER - dans VERT DE RAGE
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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 13:30

Si vous ne connaissez pas encore Thomas Ponté, retenez bien ce nom, car un jour, il sera célèbre. Thomas est venu aux éditions Astobelarra il y a trois ans avec son premier manuscrit intitulé "Les parties honteuses". Dès que je l'ai lu, j'ai su que cette histoire trash à souhait se déroulant à "Mon-Con-Sur-Glissière", nous allions la publier.
C'est bien simple : c'est le livre que j'aurais dû écrire, si j'avais eu du talent. 

Aujourd'hui, Thomas revient avec "Essences ordinaires", un nouveau roman avec une histoire sensiblement différente du premier opus, mais dans laquelle on reconnait bien la patte et l'humour noir de son auteur.

Cette fois-ci, exit la violence, le sang et les morts : on suit les tribulations d'un pauvre type qui se laisse flotter sur les eaux glauques de la désespérance jusqu'à ce qu'il finisse, dans les toutes dernières pages, par trouver sa rédemption.

(Merde, je vous ai spoilé! Mais non, je rigooOole!)

Ici, on oscille entre le road-trip et le récit introspectif psychédélique (sous influence de substances diverses) où l'ironie et la dérision sont toujours omniprésentes, mais avec cette fois-ci un happy ending inespéré qui fait qu'on se surprend à trouver que la vie est belle, finalement. Un chef d'oeuvre, je vous dis ! 

Figurez-vous qu'Astobelarra est une maison d'édition sympa ! Jusqu'à la date de sa sortie officielle (le 28 septembre 2016), elle vous propose d'acquérir ce grand roman en souscription à 11€ au lieu de 14€ (Si vous préférez envoyer un chèque, imprimez, remplissez et renvoyez-nous le bon de souscription ci-dessous).

Si j'étais vous, je profiterais de cette affaire... Ce faisant, non-seulement vous allez encourager l'auteur à poursuivre sa carrière d'écrivain, mais en plus, vous allez aider notre association a obtenir les finances nécessaires pour sortir cette merveille (et les suivantes) dans les meilleures conditions.
Donc merci à vous, et en attendant d'avoir enfin ce livre entre vos mains, je vous souhaite de bonnes vacances d'été ^^ 

 

 

 

Published by E.H.BOYER - dans COUP DE CHAPEAU!
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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 10:50

Je vais vous raconter une petite histoire, qui date du début des anneés 90. A cette époque, j'étais gendarme auxiliaire à Saujon, en Charente Maritime, dans le cadre de mon service militaire obligatoire (voir ici et ici et ). J'aurais plein d'autres anecdotes à raconter sur cette période, tellement elle a été un tournant dans ma vie. Mais bon, ce sera pour une autre fois.

Cet épisode s'est déroulé un soir d'automne. J'étais affecté de patrouille de nuit avec le MDL-chef (Maréchal-Des-Logis-chef) Bertrand X. (affectueusement surnommé "Trambert" par les collègues). C'était une de ces nuits de pleine lune où on dirait que le commun des français moyens se donne le mot pour faire connerie sur connerie. C'était généralement lors de ces nuits qu'on avait une recrudescence d'appels pour viols, agressions et autres crises de paranoïa. C'est d'ailleurs depuis cette période que je suis intimement persuadé que la lune a un effet sur le comportement humain, qu'il soit physique ou entièrement psychologique...

Bref, ce soir-là, nous avions eu un certain nombre d'appels de civils et nous avions dû intervenir à plusieurs reprises. Nous étions fatigués. Or, le Centre Opérationnel de Gendarmerie (COG) nous a contacté une ultime fois aux alentours de minuit afin que nous nous rendions en pleine campagne, au secours d'une famille en plein divorce et dont le père, visiblement en crise de nerfs avait quitté le domicile à grands bruits, menaçant de revenir faire un carnage avec son fusil. J'avais 23 ans. La perspective de me retrouver face à un forcené armé en plein milieu de la nuit ne m'enchantait guère, mais bon... J'avais une mission. 

Nous sommes donc partis avec le Renault Trafic, "Trambert" et moi. Il nous a fallu une quarantaine de minutes pour arriver à destination. La maison de famille était située à une centaine de mètres au bout d'un chemin boueux à souhait, sur lequel mon chef n'avait pas eu coeur de s'engager. Il ne pleuvait pas, mais la couverture nuageuse épaisse, assortie du manque cruel de luminaires à cet endroit rendait l'atmosphère encore plus noire et poisseuse. Trambert avait coupé le moteur de la camionnette. Seules les diodes du tableau de bord éclairaient l'habitacle. Au fond du chemin, on distinguait une minuscule fenêtre éclairée.

Bon, Boyer, vous ne bougez pas d'ici, je vais voir sur place. J'emmène la radio. Au moindre problème, vous m'appelez.

Euh... OK chef...

ça va aller ? Ne vous inquiétez pas, il ne va rien se passer. 

J'ai esquissé un sourire en coin, gêné qu'il ait pu suspecter un début de trouille dans mon hésitation, et puis il est parti. Du coup, j'ai éteint le tableau de bord. Pas la peine de servir de cible si le fou revenait en douce. J'ai remonté les vitres assez haut, histoire de laisser passer un petit filet d'air dans l'habitacle sans trop m'exposer à une attaque surprise.

La silhouette de Trambert ne mit pas longtemps à être engloutie par la nuit. Je voyais à peine le faisceau de sa lampe se balancer au milieu du chemin. Il devait bien s'amuser à éviter les ornières et les flaques, dans ses petites chaussures basses en cuir réglementaires. Eh oui, car à l'époque, l'uniforme des gendarmes était tout sauf fonctionnel, comme celui qu'ils portent aujourd'hui. Finalement, je m'estimais chanceux de pouvoir rester tranquillement à l'abri dans le Trafic. Mais l'ennui de tarda pas. L'envie de fumer non plus. Un petit regard à droite, un petit regard à gauche, derrière aussi au cas où, et je me suis risqué à ouvrir ma porte, puis à descendre du véhicule... Il régnait un silence incroyable dans cette cambrouse charentaise. Pas un oiseau, pas un criquet, pas un seul battement d'aile de chauve-souris. De là où j'étais, il était impossible d'entendre le moindre son provenant de la maison. Trambert se serait fait trucider  à la petite cuiller que je ne l'aurais jamais su. Je tirais une cigarette de mon paquet de "Phimorons" et l'allumais. Le bruit de la braise que j'aspirais goulument me tirait du néant et me redonnait confiance.

Au bout de quelques minutes, j'entendis distinctement un bruit de pas lourd s'approcher sur le côté, suivi d'un long souffle fatigué. Il y avait aussi un genre de grincement sinistre, une genre de "groumpf-groumpf". Le mégot tomba de mes lèvres entrouvertes. Je sentais comme une main glacée autour de ma colonne vertébrale. J'avais la raie des fesses en sueur. Les mains tremblantes, je déclipsais mon Beretta et le sortis de son étui. J'enclenchais la culasse et mettais l'arme en joue vers le vide, là d'où semblait provenir le bruit qui se rapprochait inéxorablement. Je me voyais déjà égorgé dans ce cul de basse-fosse, les tripes à l'air. Un son que je ne reconnus pas sortit de mon gosier enrayé : 

Pas de geste brusque, c'est la gendarmerie. Montrez-vous, doucement !

Ridicule : on aurait dit un ado en mue. L'autre, imperturbable, continuait d'avancer. Je l'entendais souffler de plus en plus près. Le grincement m'évoquait le bruit de bottes en caoutchouc d'un paysan alcoolique s'enfonçant dans la gadoue à chaque pas. La panique m'étreignit. J'avais comme un réacteur nucléaire en surchauffe dans l'abdomen. 

Halte ou je fais feu ! (La phrase réglementaire à prononcer en sommation d'usage. On est censés le faire deux fois avant de tirer...). Le type n'obtempérait toujours pas.

Bordel ! 

Je gardais mon interlocuteur invisible en joue de ma bonne main, balayant hystériquement l'air dans toutes les directions tout en tentant d'attraper, de la main gauche, la torche Maglite posée sur le tableau de bord du trafic. Je me disais que le forcené allait profiter de l'aubaine pour me sauter dessus avec son fusil de chasse et qu'il allait me faire deux beaux trous à la place des yeux... Je finis par saisir la lampe que je braquais illico vers où venait le bruit, maintenant à quelques mètres de moi. Lorsque la lumière jaillit enfin, je découvris le monstre sanguinaire à quelques centimètres du fil de fer barbelé qui nous séparait. Il me regardait placidement, ruminant pour la énième fois je ne sais quel monceau d'herbe baveux et puant. Le flash de ma lampe se reflétait au fond de ses yeux vides, leur donnant un éclat verdâtre de cauchemar. Ma vessie faillit lâcher tout ce qu'elle contenait, mais tint bon, contre toute attente. Mon doigt ne se crispa pas sur la gachette. Seules mes lèvres se remirent à fonctionner :

Putain de saloperie de merde, j'ai eu la trouille de ma vie ! Espèce de connasse !

Soulagé, je respirais un grand coup. Je retirais mon index du pontet de l'automatique et appuyais frénétiquement sur la manette qui permettait d'escamotter le percuteur en toute sécurité. Puis je retirais le chargeur et actionnais la culasse de l'arme pour éjecter la cartouche logée dans le canon. Je le refis une deuxième fois, au cas où... (Sacro-saintes consignes de sécurité !)
J'avais failli coller un pruneau dans la tête d'un bovidé ! Bon sang mais quel idiot ! Un peu plus et je passais le restant de mon service militaire avec le doux sobriquet de "Mort aux vaches"...

Vexé de n'être qu'un petit froussard avec un pistolet, je remis tout en place puis rangeais le pétard dans son fourreau sur ma hanche droite et remontais dans le camion, que je pris soin de bien verrouiller, résolu à attendre le plus sereinement possible le retour de Trambert. 

Ce dernier revint d'un pas traînant un quart d'heure plus tard, clope au bec, sourire aux lèvres. 

Bon, tout va bien, ils se sont calmés... On peut aller se coucher. Tout s'est bien passé, ici ? 

Au poil, chef !

Je restais coi tout au long du trajet du retour. Je me suis évidemment bien gardé de lui raconter ce honteux épisode. D'ailleurs, personne à la brigade n'en a jamais rien su. On m'aurait retiré mon flingue illico et ça, il n'en était pas question.

Cela dit, cette petite histoire montre à quel point le fait de porter une arme peut être un poids, par moment... En fait, rétrospectivement, je m'aperçois que je n'aurais jamais pu être gendarme, justement à cause de ce poids. 

Published by E.H.BOYER - dans BITS OF MY LIFE
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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 13:00

Depuis quelques temps, "sévit" en Soule une WebTV du nom de Xibero Telebista.

Xibero Telebista, c'est un peu l'aboutissement de ce que j'aurais voulu faire pour Euskobizia, il y a quelques années. Je suis très heureux que quelqu'un se soit donné les moyens d'aller au bout de l'idée.

Cela dit, en relisant certains articles de ce blog, je m'aperçois que cette chaîne est un peu son antithèse. Je veux dire par là que Philippe Etchegoyhen (photographe de la rue Victor Hugo à Mauléon et directeur de ce projet) s'attache à ne montrer essentiellement que les points positifs de la vallée, avec un oeil poétique, je dirais même presque "amoureux". Les reportages de son équipe (souvent axés sur la culture et le sport) sont très rafraichissants, souvent amusants et montrent une Soule vivante, pleine d'énergie et d'entrain. L'usage de la caméra sur drone permet par ailleurs de donner un point de vue inégalé sur les trésors extraordinaires de la vallée, ses villages encaissés, ses paysages magiques... Bref, rien à voir avec mon dossier photo "Dark Xiberoa", qui serait plutôt la poussière cachée sous le tapis de verdure par une femme de ménage pas très scrupuleuse... 

Mais moi aussi j'aime la Soule, à ma manière... Un peu comme un grand frère légèrement psychotique, adepte du comique de répétition et qui passerait son temps à cacher des mygales en plastique dans la chambre de sa petite soeur arachnophobe. Mais si : c'est une forme d'amour (un peu perverse, je vous l'accorde) ! ;-)

Alors oui, ça se sent bien que Philippe et son équipe aiment la Soule et veulent la porter vers le haut. Et c'est tout à leur honneur, car la Soule le mérite, vraiment. Je vous recommande donc chaudement leur chaîne sur Facebook, si vous avez besoin de baume au coeur, ou juste de prendre une décision concernant vos futures vacances.  

Le reportage suivant fait la part belle à Radio Mendililia, la radio souletine "francophone" qui fête ses 30 ans cet été. 

 

2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 22:23

Je viens de terminer la série Jordskott, qui passait ces dernières semaines sur Arte. Franchement, quand je lis les critiques des journalistes autorisés (c'est à dire les gens qui savent ce qui est bien pour vous), dès fois, je me dis qu'ils feraient mieux d'aller se faire enculer. Oui, je suis vulgaire et oui, si ça vous déplait, vous savez ce que vous avez à faire...

Jordskott, c'est cette série télévisée suédoise un peu barrée à base de policier et de fantastique qui parle d'enfants enlevés dans une forêt. Un mélange des genres subtil qui n'est pas sans me rappeler Twin Peaks. Vous avez remarqué? Je reviens toujours souvent à cette série... C'est comme qui dirait une obsession... Allez comprendre? 

En gros, c'est l'histoire d'Eva Thörnblad, une négociatrice de la police qui retourne dans son village d'origine pour enquêter sur la disparition d'un enfant, comme ce fut le cas pour sa fille 7 ans auparavant. Dès le premier épisode, on pense à l'oeuvre d'un psychopathe. Et puis très vite, des éléments fantastiques apparaissent. Joséphine, La fille d'Eva revient. Elle est mutique et semble atteinte d'une maladie étrange, inconnue. 

Au fur et à mesure des épisodes se greffent une galerie de personnages un peu bizarres, entre la rouquine douée d'une sorte de telékinésie, le gros flic aux yeux globuleux, dont on suppute qu'il sait des choses hors de la compréhension du commun des mortels, la vieille SDF et son caddie qui abrite des créatures hurlantes, le type louche qui semble obéir à des industriels locaux et qui tue... on ne sait quoi... on ne sait pourquoi...
Bref, On est bien dans un mystère dans lequel la forêt joue le rôle principal. 

Oui, car cette forêt suédoise dont les conifères craquent et dans laquelle flotte toujours un brouillard anxiogène assorti de nuées de moustiques semble abriter des créatures mythologiques en voie de disparition, qui luttent contre la destruction inéxorable de leur habitat naturel. Destruction orchestrée par l'homme cupide, qui a repéré un gisement d'argent dans le sous-sol caverneux et compte s'en mettre plein les poches, sans réfléchir aux conséquences de ses actes, comme d'habitude. 

Certains critiques de presse ont trouvé à y redire. Oui, il y a quelques longueurs. Oui, le mystère semble épais comme un litre d'huile de vidange usagée jusqu'aux 3 derniers épisodes (la série en compte 10). Oui on se demande souvent ce que foutent les personnages principaux. Oui on râle après des raccourcis scénaristiques un peu faciles... Mais à côté de ça, il y a les images, la musique, l'ambiance générale, et tout cela forme une entité unique et pourtant si proche de Twin Peaks, la série originelle par laquelle tout est venu. 

Vous l'avez compris : j'ai adoré ce feuilleton, malgré ses défauts, malgré ses incohérences, malgré les critiques. Pas seulement parce qu'il s'agit d'une métaphore écolo qui n'est pas sans me rappeller la mienne (ma trilogie L'infection), mais aussi parce qu'il me rappelle le pays où je vis depuis presque 20 an (Je viens de réaliser que dans quelques années, j'aurais vécu ici plus longtemps que dans ma terre natale) : la Soule. Cette saga m'a rappelé la forêt de des Arbailles et ses créatures mythologiques : Laminak, Basajaun et autres Tartalos (que je n'ai moi même jamais vus - et pour cause : elle n'existent pas!). Cela dit, on ressent quand même quelque chose en se baladant entre les arbres qui poussent sur la route d'Ahusky, pour moi, ça c'est indéniable. Je pense que ça n'a aucun rapport avec la magie ou les esprits mais plus avec la vie elle-même de ces arbres qui nous entourent. On ressent la vie dans les Arbailles...

Mais venant d'une "autre terre", je n'ai pas cette culture basque ancrée en moi. Je suis un étranger qui vient d'un pays qui a perdu ses légendes. En visionnant Jordskottj'ai revu ces hêtres rasés de frais pour le profit de l'industrie humaine. Et j'ai revu ses karst écrasés sans pitié par des machines tout-terrain obéissant au dieu du fric et du pétrole. Jordskott est une métaphore de ce qu'on vit en Soule. De ce qu'on vit tous, sans forcément en avoir conscience, peu importe où l'on habite sur cette merveilleuse planète... 

Regardez Jordskott... Ecoutez sa musique. Laissez-vous imprégner par son atmosphère. 

 

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 20:30

Les jeux sont faits! Enfin je ne crois pas qu'on puisse changer quoi que ce soit, maintenant (je parle de notre société). C'est du moins mon état d'esprit actuel. 

Je vais encore avoir l'air de râler, mais ça fait quand même des semaines qu'on nous casse les couilles avec l'arrivée de la télé HD et qu'on nous enfume avec des pubs et des reportages à foison : "han, si t'as pas le petit symbole HD quand tu vas sur Arte, ça veut dire que ton téléviseur n'est pas aux normes. Si tu veux continuer à recevoir la télévision, il faut que tu achètes un petit appareil qui va faire la conversion..."

Je n'aime pas ça : ça me donne l'impression de me trouver à l'horizon d'un trou noir, tandis que quelqu'un s'amuse à me pousser pour que je tombe dedans. Je trouve que ça ressemble un peu trop au dealer de crack qui t'offre (de force) ta première dose pour que tu deviennes un bon client, docile et dépendant. Dans les différents messages, on dirait qu'on ne nous laisse pas le choix : il TE FAUT la télé et TU DOIS mettre ton appareil en conformité. 

Or, à part quelques rares émissions dites "de découverte", je trouve que la programmation télévisuelle se rapproche de plus en plus du contenu malodorant d'une fosse septique bouchée.
J'ai déjà écrit mille fois (au moins) que ça m'insupportait de ne pas avoir vraiment la possibilité de choisir (étant donné qu'on paie la redevance télé). Mais les contenus se dégradent, et ça, c'est vérifiable, quantifiable. On nous abreuve d'émissions toutes plus médiocres et débilitantes les unes que les autres (Les marseillais, Les anges, The voice, Top chef, Retour au service militaire, L'amour est dans le pré, The bachelor, Pascal le grand frère... il y en a tant et tant que ça donne la nausée!!!), quant aux informations, elles sont le plus souvent vides et orientées (merci TF1, BFMTV, M6...). Et je ne parle pas des rediffusions de vieux films ou de téléfilms idiots qu'on a déjà vus et revus à s'en faire vomir ni des dangereux "documentaires" (dangereux car pris très au sérieux par Mr et Mme ToutLeMonde - si, si!) à la limite du complotisme sur les thèmes éculés des OVNIS, des météores géants ou des phénomènes paranormaux (sur RMC Découverte, entre autres)...

Notez bien que je n'ai rien contre les "divertissements", hein? Il y a quand même de bons trucs, parfois. Des séries originales, notamment. Mais globalement, la télé d'aujourd'hui n'éduque pas, n'enrichit pas. Elle fait tout le contraire et en "prime time" en plus : elle ment, elle abrutit, elle aliène, elle tue le dialogue et la famille. C'est une télé superficielle qui rend débile, raciste, sexiste, crédule. Une télé facile qui empêche de réfléchir, qui tue l'esprit critique et la volonté. Elle est le miroir d'une société désabusée en perdition, sans valeur, sans idéal et sans intérêt.
Et après, on se demande pourquoi rien ne va plus... La réponse, je vous la livre ici même : la télé d'aujourd'hui, C'EST DE LA MERDE EN TUBE (même plus cathodique, en plus!). J'ai pas d'autre mot.

Alors pourquoi essayer de nous refourguer la Haute Définition à tout prix? Comme dirait très justement @Francisdelo sur Twitter, la merde, qu'elle soit floue ou nette, ça reste de la bonne grosse matière fécale qui pue. 

Voilà pourquoi dans ma maison, il n'y a pas et il n'y aura pas - JAMAIS - de télévision.

EDIT 06/04/2016 : le plus drôle dans tout ça, vous savez, c'est qu'en passant toutes les chaînes en HD, le débit de celles qui l'étaient déjà a diminué, donc les images sont de moins bonnes qualité... CQFD

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 19:45

J'aime la viande. Je l'ai toujours aimée. Toutes les viandes, même celle de cheval (que je ne mange plus depuis plus de 10 ans, parce qu'un cheval, c'est tellement plus que de la viande ^^ - marrant comme culturellement, on arrive à faire la différence entre un chien ou un chat ou un cochon d'inde, et un boeuf ou un poulet ou un putain de mouton).
On pourrait même dire que la viande sous toute ses formes fait partie intégrante de mon régime alimentaire. A tel point que mon ex-épouse - qui voulait réduire la consommation de viande de notre ménage et qui m'avait pour ce faire plus ou moins forcé à stopper le saucisson, le steak, le canard au profit de quinoa, boulgour et autres tofus répugnants - avait dû jeter l'éponge au bout de quelques mois. Car en vérité, il n'y a rien qui me fasse autant plaisir que d'aller déguster une bonne côte de boeuf de 500g bien juteuse chez Tintin (à Mauléon-Licharre, en Soule, province du Pays basque dans laquelle je rappelle à mes lecteurs que je vis), ou encore un méga steak tartare parfaitement assaisonné, préparé par le cuistot du Trinquet (à Oloron), le tout accompagné d'un gouleyant trois-quart de vin rouge.

Oui mais voilà. Pour faire une bonne viande, il faut d'abord tuer un animal. Et pour le tuer dans les règles d'hygiène imposées par les normes européennes et surtout le faire dans "le respect de l'animal" (les règles de l'art de tuer quoi), il faut un abattoir agréé. Et il faut des mecs payés à tuer et découper la bête, bien avant que les sucs poivrés qui s'écoulent de ce morceau d'onglet bien charnu revenu un aller-retour à la poêle ne viennent embaumer dans mon assiette. C'est comme ça : on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs ; et la faim justifie les moyens...

Soyons honnêtes, pour une fois : que celui qui croyait que les tueurs en abattoir sont des gens délicats emplis de compassion envers les animaux (qui recommandent l'esprit de  chaque agneau au grand manitou avant de le saigner et qui l'étripent avec tendresse) aille se jeter immédiatement dans le gave. A commencer par Stéphane Le Foll, qui s'offusque et fait comme s'il ne savait pas... Il croyait quoi, le ministre de l'agriculture, sous son casque poivre et sel? Qu'un abattoir intercommunal, c'est mimi comme une agence matrimoniale? Et après, on traite les écologistes de bisounours? Mais même les gosses le savent, qu'un abattoir, c'est pas Disneyland!

Tuer, ce n'est JAMAIS propre. C'est un acte violent pour la bête qui se débat parce qu'elle sait, parce qu'elle sent qu'elle va crever dans d'atroces souffrances et violent pour l'homme qui l'égorge sans autre forme de procès. Et c'est JAMAIS facile, même si ça le devient techniquement parlant, avec le temps, avec l'expérience... Soyez sûrs que dans certains contextes, un honnête père de famille finit par banaliser la violence et perdre très vite son sens de la normalité et de la morale, ainsi que toute notion de respect pour la vie, toutes les vies. Croyez-en mon témoignage d'ancien ouvrier agricole!
J'ai l'air blasé quand j'écris ça, non? Mais en fait, je ne suis pas surpris. Quand les conditions sont réunies, quand l'exemple est montré, n'importe qui peut péter un câble et tomber dans l'extrême. Surtout quand en plus des caractéristiques déshumanisantes du job, la pression de l'encadrement et du rendement s'en mêlent... 

Ce qui m'amène à cette réflexion : clairement, là, les responsabilités sont partagées. Comment cela pourrait-il en être autrement? 
Car enfin, on ne me fera pas croire que dans cet abattoir (comme dans tous les autres qui ont été incriminés ces derniers mois), l'encadrement ne savait pas que le pistolet d'abattage ne permet pas de tuer l'animal sans le faire souffrir mais ne fait que l'étourdir, ce qui fait qu'il est égorgé vif et conscient de l'être. De même qu'on ne me fera pas croire que la direction ne savait pas que ses salariés entassaient plusieurs animaux paniqués dans une cage avant de les étourdir les uns à la suite des autres, pour aller encore plus vite. Les vidéos sont plus que parlantes sur ce point...
 Mais bon... Pas vu à la télé, pas pris!

BOURREAUX ET VICTIMES DANS LE MÊME PANIER

Mais la majorité des amateurs de viande cloisonne cet état de fait dans un coin de son cerveau. On se délecte de chair fondante et gouteuse à souhait tant qu'on ne voit pas les immondes images tournées en caméra cachée par L214. Or, la réalité, c'est celle-là, mec : avant, ton roti façon Orloff, c'était un petit veau qui caracolait joyeusement aux pieds de sa mère. Et ta tranche de gigot pascal bien saignante, ben c'était un agneau qui têtait vigoureusement et qui ne s'imaginait pas une seconde qu'on allait l'enlever, puis le malmener comme un sac à patates avant de l'écarteler vif. Car avant, c'était un être vivant, comme toi, comme moi. Oh, pas une lumière, hein? Peu de chances qu'il soit un jour capable d'inventer le fil à couper l'eau chaude, évidemment, mais enfin une vie quand même et qui ressentait des choses, fussent-elles très basiques. 

La sagesse populaire a coutume de dire qu'il n'y a pas de sot métier, mais il y a bien des boulots de merde. Je le sais : j'en ai commis ma part, en mon temps. Tuer en abattoir, ce n'est pas ce qu'on peut appeler une activité professionnelle épanouissante, sauf si on a autant de sensibilité que notre Francis Heaulme national, ce Dieu de l'opinel. Mais voilà : ça paie les factures. Et vue la demande (et l'offre) grandissante(s) de barbaque, il en FAUT un paquet de gens qui n'ont pas les moyens de se poser trop de questions d'éthique, pour exercer ce métier ingrat qui ne devrait être réservé qu'à des machines sans état d'âme...
La frontière entre l'être humain et le monstre est très ténue : il s'en faut de peu pour la traverser, parfois même sans en avoir réellement conscience... 

Reste que ce scandale, qui est du même niveau que celui de la viande de cheval dans les lasagnes au boeuf, constitue un coup dur pour la Soule. Si l'abattoir ferme, c'est une trentaine de personnes qui perdent leur job directement, mais aussi l'activité de centaines d'agriculteurs qui pâtira de sa disparition. Sans compter l'image négative que cette triste affaire va véhiculer dans l'inconscient collectif. Notre petite vallée enclavée n'avait vraiment pas besoin de ça...

Là, j'en vois plein qui se demandent où je veux en venir... 

Eh bien en fait, je ne sais pas trop moi même. Bien sûr que j'ai été choqué par les vidéos tournées dans l'abattoir de Mauléon-Licharre. Mais je ne suis pas dupe : c'est dans la nature humaine que de traiter les animaux (et très souvent ses semblables) comme quantité négligeable, comme du consommable, du corvéable à merci. Et les salariés qui se sont rendus coupables de ces maltraitances intolérables ne sont que les conséquences de notre société productiviste, le reflet négatif de ce que nous sommes tous plus ou moins, au fond : des hypocrites, des rois de la mauvaise foi, des sangsues qui transforment tout ce qu'elles touchent en cadavres et vident la terre qui les porte de ses ressources. Tout ça pour produire plus, faire plus de business et plus de pognon. C'est notre modèle socio-économique et nos habitudes qu'il faudrait revoir intégralement.
Si on voulait faire preuve d'humanité, pour une fois, nous qui nous croyons supérieurs au reste de la création, peut-être devrions-nous tout simplement arrêter de manger de la viande, et également arrêter d'esclavagiser des animaux et des hommes pour produire de l'Etorki ou des blousons en cuir en série... C'est pas comme si on ne savait pas remplacer les protéines animales par autre chose d'aussi nourrissant, ni comme si on n'avait pas la connaissance technologique suffisante pour créer une fibre synthétique capable de nous faire affronter les affres de l'hiver aussi bien que dans une doudoune en plumes d'oie, hein? 

Je dis ça alors que je ne sais même pas ce que je vais faire à manger ce soir... Tout ce boniment de branleur écolo alors qu'au frigo, il reste une bonne grosse part de ce succulent boeuf bourguignon cuisiné avec amour par ma compagne... Je vais quand même pas tout jeter parce que j'ai des scrupules, ce serait gâcher!

Mais demain j'arrête la viande...

Ou pas...

 

 

PS : pour vous montrer à quel point j'ai de la volonté, Après 6 mois d'abstinence, je reprends les commandes de mon compte Facebook! Et ça va envoyer du steak! ^^

4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 13:00

Peut-on vivre sans Facebook? Une question qui ne devrait même pas se poser mais qui fera sens pour ceux qui, comme moi, sont d'incorrigibles web-addicts
Depuis que je me suis créé mon profil (ce devait être en arrivant chez Immersive Lab, autour de septembre 2008), je n'ai eu de cesse que d'y publier, commenter, et batailler encore - en vain - sur mes sujets de prédilection ou tchatter avec des amis retrouvés, si bien que ma vie réelle ainsi que ma vie créative s'en sont trouvées diminuées. Logique : j'avais moins de temps et moins d'énergie à leur consacrer... 

En 2012, j'ai tenté un premier sevrage. Il n'aura duré qu'un mois, mais pendant ce mois-là, j'ai fait du sport, j'ai écrit, je suis sorti de devant mon écran, je me suis mieux occupé de mes enfants... Pourquoi juste un mois? Tout simplement parce que je venais de me faire larguer par mon ex et se fermer des portes - même virtuelles - n'était vraiment pas une bonne idée pour faciliter les rencontres. 
Fort de ce constat, je m'y suis remis et c'est plus ou moins grâce à Facebook que le premier contact a été pris avec ma compagne, presque un an plus tard. Donc tout n'est pas à jeter au feu avec Facebook... :-)

Cela dit, deux ans ont passé et j'ai l'impression d'avoir fait le tour de ce site-réseau. C'est vrai que c'est bien parce que ça permet de retrouver et garder le contact avec des amis qui vivent loin, c'est vrai que c'est parfois marrant de lire certaines publications (mais moins que certains comptes sur Twitter : Freud is alive, Jean Moundir, LANDEYves et Nain Portekoi en tête de mes favoris) et que c'est parfois un bon espace de travail collaboratif (notamment avec mes potes d'Astobelarra). Mais c'est aussi et surtout pénible (de lire tous ces commentaires décomplexés racistes, homophobes, sexistes ou les trois en même temps), envahissant (tous ces jeux à la con, ces images des Minions, ces citations de merde, ces pubs ciblées, ces tentatives de racolage, et toutes ces photos de gosses à faire saliver tous les pédophiles du net, etc.), chronophage (la timeline qui se renouvelle toutes les 10 secondes avec du nouveau contenu qu'il est TROP tentant de lire, évidemment...), et insupportable (de voir que dès qu'on "aime" un truc, toute la facebooksphere est au courant en temps réel, ou qu'une vieille photo oubliée revienne sur le devant de la scène juste parce qu'un ami l'a "likée", aussitôt "relikée" voire commentée par tous ceux qui ne l'avaient pas déjà vue)... Sans compter que Facebook est un instrument ultra efficace pour "stalker" (espionner, traquer, piéger, pourrir la vie de...) certains amis d'amis d'amis, qui ne sont pas forcément les nôtres. J'en connais qui sont passés maîtres en la matière... Je ne citerai pas de nom, mais ils se reconnaîtront.
Qu'ils aillent se faire enculer bien profond, d'ailleurs! <3 <3 <3

Bon, c'est un peu pareil avec Twitter, certes, mais l'avantage c'est que c'est sur 140 caractères seulement (enfin jusqu'à aujourd'hui...). Forcémment, on s'y dévoile moins!

Enfin voilà, le premier décembre dernier, j'ai décidé de fermer mon compte Facebook. Du moins l'ai-je mis en stand-by à durée indéterminée. J'ai quand même gardé ma page L'infection et ma page auteur (faut pas déconner, hein?) sur lesquelles je publie très sporadiquement. Une clôture temporaire qui fait marrer mes collègues puisqu'ils ont parié sur le temps que ça me prendrait de le réouvrir. Pour l'instant, après 3 mois et 4 jours, je tiens le choc, ne leur en déplaise. 

Aussi, puis-je le dire haut et fort : ON PEUT TOUT A FAIT VIVRE SANS FACEBOOK! Je suppose qu'on peut aussi survivre sans Twitter, sans LinkedIn, sans blog1 et blog2 et même sans connexion Internet, tout court, mais c'est plus compliqué, surtout quand on est rédacteur web de métier... ^^

Reste la question du jour à poser : combien d'années, de mois, de semaines, de jours Facebook durera-t-il encore? Quand on voit que la plupart des ados (dont les miens) sont actuellement en train de délaisser cette plateforme pour d'autres applicatifs comme Snapchat, il faut s'attendre à ne bientôt plus s'y retrouver qu'entre quadras, papis et mamies...
Un jour, Facebook risque d'être racheté par Badoo, si ça continue!

Published by E.H.BOYER
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