Je suis physiquement harrassé! Depuis quatre jours, je travaille chez Emac Élastomères, une entreprise qui fabrique du caoutchouc à Viodos-Abense. Eh oui, j'ai changé de taff! En fait, ça s'est fait très vite. Une annonce dans le journal, et hop, me v'la parti du bureau d'études où je travaillais depuis presque 4 ans à mi-temps comme concepteur PAO.
Pourquoi ce changement subit? Non non, n'y voyez pas une énième histoire de vilain patron harceleur qui pousse ses employés à la démission. En tout cas pas pour mon cas personnel. Moi, j'ai décidé de prendre la tangente parce que j'ai soudainement eu besoin de thunes... Et comme un mi-temps, ça rapporte des nèfles, il a bien fallu que je prenne une décision difficile.
Difficile parce que finalement, l'un dans l'autre, et malgré mes dissensions relativement fréquentes avec le PDG, j'aimais bien ce boulot. Trafiquer des photos, faire des petits dessins, écrire des articles, je ne pouvais pas trouver mieux! Mais voilà... Rien n'est acquis dans cette vie de merde!
Mon employeur n'a pas pu me trouver un autre demi-poste pépère (ou pas pépère) pour combler mon porte monnaie désespérément vide. Et comme je suis un père de famille responsable, j'ai décidé de démissionner pour retourner à l'usine travailler en 3/8.
Je donne le change à tous, mais en réalité, je le vis comme un semi-échec, un retour à zéro. Je ne me vois pas faire ça pendant 25 ans (voire plus...)! En même temps, je me dis que l'impression finira sans doute par passer, tout comme mes courbatures aux poignets...
Mon nouveau patron n'est pas dupe. Il sait que c'est de l'alimentaire, mais il sait aussi que je ferai tout ce que je peux (avec les moyens du bord) pour faire mon boulot correctement. Un arrangement qui satisfait pleinement les deux partis, en somme... De mon côté, pour faire passer la pillule, je me dis que ce taff, il faut bien que quelqu'un le fasse, non? Pourquoi ce ne serait pas moi? Après tout, je ne suis pas sorti de la cuisse de Jupiter! Et ça tombe bien, ce n'est pas la condition sine qua non pour faire ce qu'on me demande à l'usine...
Parallèlement, je compte toujours faire quelques piges en tant que correspondant local de presse pour Sud-Ouest, et continuer de faire pousser mon bébé (dont je suis l'un des quatre heureux pères) Euskobizia.
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Je ne me souviens pas souvent des rêves que je fais la nuit. Pourtant, il arrive parfois que certains rêves soient tellement réalistes (pas dans leur fond mais dans leur forme) qu'ils finissent par s'incruster. Paraît il que rêves et cauchemars sont conditionnés par ce que nous vivons, mais aussi par ce que nous mangeons...
Être correspondant local de presse, ça ne veut pas forcément dire qu'on est un grand intellectuel, ni un être supérieurement cultivé refusant les bassesses et les niaiseries de ce monde. 
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