A propos...

Bienvenue, heureux lecteur de correspondant-de-presse-64.over-blog.com. Plus qu'un simple CV détaillé, ce Blog vous permettra de pouvoir avoir accès à un large pannel d'articles et reportages en tout genre (écrits, radiophoniques, video...) ainsi que de dessins de presse réalisés par l'auteur (moi même, en l'occurence...), et publiés sur divers supports médias régionaux.  Une large section de ce blog comporte nombre de choses plus personnelles (illustrations, dessins, photo-montages, coup de gueules, expériences professionnelles, anecdotes, etc.) qui vous permettront de mieux cerner mon personnage, pour ceux que ça intéresse. 
Le but avoué de cet exercice de style : offrir mes services en Free-Lance, puisque je suis inscrit au registre des commerces (au départ bien malgré moi, il faut l'avouer) en tant que correspondant de presse, et/ou illustrateur. Autant profiter de l'aubaine!

Ce Blog a une autre fonction, celle de faire le point sur la profession (car ç'en est une), la condition et les réalités du Correspondant Local de Presse (CLP). Car bien trop souvent, le commun des mortels a la fâcheuse tendance à utiliser -à mauvais escient- le terme "journaliste", et à s'imaginer un salaire et des avantages mirifiques qui iraient avec!  
En outre, la vocation de ce blog, c'est d'essayer d'aider -toute personne désireuse de se lancer dans le monde des médias par la petite porte- à éviter les écueils inhérents à ce métier passionnant.

Bonne lecture et bon vent,

E.H.BOYER

Directeur de la publication de www.euskobizia.com, le webdo des basques d'ici et d'ailleurs...

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Vendredi 8 juin 2007

Estelle m'a contacté par e-mail. Mon blog lui a semble t-il ôté bien des illusions...
Voici le contenu de son courrier, sans équivoques!

Je suis écrivain public. Ce métier me laissant beaucoup de loisirs – la vérité, c’est que les affaires ne vont pas très fort en ce moment – j’ai répondu à une annonce qui demandait un correspondant local. Je pense être la seule à avoir postulé. Personne ne veut garder ce boulot.
Depuis deux mois, je suis donc CLP de mon canton pour le Journal d’Abbeville, qui appartient au groupe Ouest France. Lors de mon « embauche », j’ai eu quelques informations succinctes concernant les déclarations fiscales et sociales, le statut de travailleur indépendant, l’assurance du véhicule personnel...
En tant qu’écrivain public, je suis REELLEMENT inscrite comme travailleur indépendant. L’URSSAF, je connais. Mais j’imagine que quand on vous réclame des cotisations alors qu’on n’a rien demandé à personne, on doit l’avoir mauvaise.
En lisant votre blog, j’ai découvert bien des renseignements utiles. Gratiné, le coup de l’accident du travail non considéré comme tel ! J’ai mieux compris le passage concernant l’assurance. Merci pour les textes légaux complets, en tout cas.
On m’avait prévenu au départ qu’il ne fallait pas que je m’attende à toucher plus de 150 euros par mois. C’était tout à fait exact. J’ai vite réalisé en tout cas qu’il est inutile d’essayer de travailler plus pour gagner plus. Cela ne marche pas.
Bref, j’ai découvert au long des témoignages que vous avez recueillis de nombreuses similitudes avec mon propre cas. Nous aimons tous notre travail, rencontrer des gens, les écouter, écrire, raconter des événements... Et ce qui est vraiment dommage, c’est que nous voudrions nous investir à fond dans un métier qui nous passionne. Mais pourquoi faire ? C’est très mal payé, certains de nos papiers ne sont jamais publiés et d’autres sont sauvagement caviardés.
Avant de découvrir votre site, je nourrissais encore une illusion en ce qui concerne mon nouvel emploi. Une seule. Je croyais que je pourrai un jour monter en grade et être embauchée comme journaliste. Vous me l’avez ôtée.
Rien que pour cela, merci beaucoup ! ! !


De rien Estelle... Je ne sais pas trop comment je dois le prendre, mais bon...
Son site est visitable ici :
www.clairdeplume.com.

par E.H.BOYER publié dans : CLP : Correspondant Local de Presse
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Mercredi 14 mars 2007

De temps en temps, je reçois des nouvelles de correspondants locaux de presse avec lesquels je suis entré en contact, grâce à cet auguste blog. C'est le cas de Tireboulette, qui m'a envoyé ce mail hier. Effectivement, ce à quoi elle fait référence est proprement effarant! Ceci dit, et sans aucune généralisation, j'avais déjà constaté cet état de fait par moi même...

Je vous transmets un lien fort intéressant qu'on m'a passé sur l'idée que se font de soit-disants photographes professionnels sur notre petite condition :
http://www.forumphotorapsodia.com/ikonboard.cgi?act=ST;f=4;t=32 
Vous verrez, c'est consternant... En vérité, si tous les photographes qui se disent pro alignaient leurs tarifs, seuls les bons finiraient par avoir du boulot, et c'est bien ça qui leur fait peur et qui leur permet de cracher sur les CLP. Je trouve ça trop facile...

Tout est dit...

par E.H.BOYER publié dans : CLP : Correspondant Local de Presse
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Lundi 26 février 2007

Ce texte ci-dessous est mon nouvel édito du 25/02/07 sur Euskobizia. Il illustre parfaitement les pressions que l'on peut subir en tant que correspondant de presse, et en tant que directeur de publication d'un webdo. Il est à rapprocher de celui ci : le quatrième pouvoir, puisque, vous l'aurez deviné, il s'agit toujours du même personnage dont je parle...  
Je ne pense pas que le fait de publier ce texte changera grand chose à la situation. Positivement parlant, j'entends.
Car nous avons affaire à quelqu'un qui veut se persuader qu'on le harcèle, qui est sûr de son bon droit (puisque pétri de pouvoir), et qui n'hésite pas à employer des techniques maffieuses (comme l'intimidation sur le lieu de travail, la menace de violences physiques, etc.) et de lobbying (faire circuler des rumeurs à partir de contre-vérités qui l'arrangent bien, afin de recueillir l'adhésion d'un public qui n'aura eu qu'un son de cloche : le sien) pour arriver à ses fins.
Non, tout ce que j'espère, en publiant cet édito, c'est que les souletins s'en souviendront lors des prochaines élections, et sauront le récompenser à l'aune de sa valeur morale, de son respect de la démocratie et des Libertés d'expression et de la presse...

Euskobizia : l’affaire des caricatures...

Un politicien local (que je ne citerai pas, mais qui se reconnaîtra) prétend à tout vent qu’Euskobizia s’est rendu coupable d’atteinte à la vie privée à son égard. En réalité, Ce monsieur a fait les frais de plusieurs de nos dessins de la semaine en 2006, et n’a pas supporté la caricature. Il s’évertue à nous faire passer pour des monstres à qui veut bien l’entendre, un peu comme les islamistes intégristes attaquent Charlie Hebdo pour ses caricatures sur le prophète. Sauf que lui n’attaque pas judiciairement parlant (par manque d’arguments crédibles sans doute ?) mais préfère essayer de ruiner notre réputation aux yeux du grand public, en répandant le mensonge et la menace, au gré de ses pérégrinations.
Le problème, c’est que les lecteurs d’Euskobizia savent parfaitement que nos dessins n’ont pas d’autre vocation que de faire rire par la dérision, et que ce monsieur n’est pas le seul a avoir été gentiment croqué plusieurs fois... Il est toutefois le seul à avoir eu une réaction aussi excessive ! Les autres nous ont félicités, ont rit jaune, ou sont restés cois, mais n’ont jamais parlé de diffamation, de harcèlement, ou d’atteinte à la vie privée (manquerait plus que ça !), et ne sont en tout état de cause jamais venus nous menacer physiquement sur notre lieu de travail pour tenter de nous dissuader de poursuivre nos activités...

Nous comprenons parfaitement que la caricature puisse ne pas plaire à tout le monde (en particulier aux personnes visées), mais elle reste ce qu’elle est : une caricature ! De l’humour potache qui ne vise pas nécessairement une personne dans sa personne, mais plutôt dans sa fonction ! Néanmoins, si la personne a de grands pieds, l’art de la caricature exigera une déformation nettement visible de la réalité. De même pour une personne avec de l’embonpoint : il est évident que nous n’allons pas la dessiner aussi fine qu’un phasme (quoi que...) !

Les dessins de la semaine d’Euskobizia ne sont absolument pas à interpréter comme une tentative de nuire, une vengeance personnelle, une atteinte à la vie privée, ou quoi que ce soit d’autre que de l’humour. Sans compter que la caricature est aussi -et paradoxalement- une forme de reconnaissance de l’importance de la personne qui en est "victime" dans le tissu social. Et puis une république sans caricature, n’est plus une république, mais une dictature !
Il y a là, dans l’attitude de cet élu une forme d’incohérence comportementale, alors même qu’il se réclame de la démocratie...

Bref, peu importent les menaces de violences ou de procès (nous nous réservons le droit de répondre avec les armes de la république en cas de passage à l’acte), je tenais à dire à ce politicien local (que je ne citerai pas, mais qui se reconnaîtra) que, au nom de la Liberté de la Presse, et de la Liberté d’expression, nous ne changerons pas notre ligne éditoriale pour ses beaux yeux, que nous sommes un des derniers organismes indépendants de presse régionale, et entendons le rester. Qu’il ne s’étonne donc pas si un jour prochain, il se retrouve à nouveau sujet principal du dessin de la semaine. C’est le lot de tous les hommes publiques qui choisissent la lourde charge de représenter le peuple : pour le meilleur et pour le rire...

E.H.BOYER

J'ai volontairement supprimé la possibilité de laisser des commentaires parce que je pense que cette triste histoire s'en passe, justement, de commentaires...
NOTA : de récents évènements me laissent à penser qu'une (ou plusieurs) personne(s) prennent un malin plaisir à utiliser Euskobizia et mon blog afin d'envenimer la situation. Quitte à en rajouter, en inventant des "bons mots" que j'aurais eu. Je n'ai pas de preuves formelles, seulement quelques faisceaux de présomption, et je ne peux encore accuser personne, mais le cercle se resserre...  

par E.H.BOYER publié dans : CLP : Correspondant Local de Presse
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Lundi 22 janvier 2007

Voilà l'exemple typique d'un article de CLP sabré par un journaliste pour (officiellement) raison de "longueur incompatible avec le format du journal et/ou bavardage inutile" (voir l'article publié dans Sud-Ouest Béarn et Soule lundi 22 janvier 2007)... Vous remarquerez (dans le texte original publié sur Euskobizia, et reproduit ci-dessous) que je me suis permis de mettre en rouge les phrases qui m'ont été sucrées! Bizarrement, ce sont pour bonne part des propos qui ne sont pas "politiquement corrects" (mais qui ont été tenus par des gens que je cite nommément). De là à affirmer que j'ai été sabré pour ne part faire de tort aux élus souletins, il y a un pas que -par respect pour l'intégrité de mon confrère qui s'est rendu coupable de ce méfait- je ne franchirais pas!
Ceci juste afin d'illustrer les raisons qui m'ont poussées à créer Euskobizia, puis ce blog... Quand je disais (dans un article précédent) que la liberté de la presse n'était plus d'actualité, je ne croyais pas si bien dire. Peut-on toujours dire que "les faits sont sacrés, et les commentaires sont libres", après ça? 

La soirée projection-débat autour de "Une vérité qui dérange", le film d’Al Gore, a fait salle comble au Maule Baitha

ÇA FAIT FROID DANS LE DOS !

Al Gore se présente lui même comme le futur ex-président des États Unis d’Amérique. Après sa défaite controversée -lors des élections qui ont placé son rival George W. Bush à la maison blanche en l’an 2000- il s’est attaché à sillonner le monde afin de sensibiliser l’opinion publique au réchauffement climatique, et à ses conséquences pour la Terre et l’humanité. Le film "Une vérité qui dérange" -projeté en série toute la journée au cinéma Maule Baitha mardi dernier, et qui a attiré plus de 600 personnes, dont plus de 200 lors de la soirée-débat- est en quelque sorte autobiographique, et retrace tout particulièrement cette quête planétaire d’Al Gore et son combat contre le scepticisme un brin hypocrite de ses contemporains. Si l’on peut toujours reprocher au film de ne pas trop s’étendre sur la partie qui concerne les solutions au problème du réchauffement climatique, qui ne dure qu’une quinzaine de minutes, que le documentaire semble monté comme un show "à l’américaine", et donc en priorité à destination du peuple américain, il n’empêche que le fond du message, agrémenté de nombreuses preuves scientifiques irréfutables est indéniablement juste et fait mouche. Loin du scénario catastrophe d’un autre film "Le jour d’après" (de Roland Emmerich), Al Gore se veut pourtant très clair : "continuons à polluer comme ça, et la Terre nous rendra bientôt la monnaie de sa pièce ! Que fera t-on lorsque le Groenland et l’Antarctique auront fondu, et que le niveau de la mer aura monté de 6 mètres de haut ? Comment accueillerons-nous les 100 millions de personnes qui fuiront ces zones sinistrées où ils habitaient avant ? Quel monde allons nous laisser à nos enfants ? C’est maintenant qu’il nous faut agir !"

Le silence des élus

Trois personnes (Remy Morel, de Lacq-Odyssée ; Allande Erreçaret, de Euskal Herriko Laborantxa Ganbara ; et Philippe Méau d’Ékhigéo) avaient été recrutées par l’association Maule Baitha afin d’animer le débat qui a suivi la projection. Comme d’habitude, les premières questions ont eu un peu de mal à fuser, car les souletins semblaient encore pris dans le film qu’ils venaient de voir, mais bien vite, le dialogue a pu s’établir. "J’aimerais savoir si nos élus se sentent concernés par le problème. D’ailleurs, y’a t-il un élu dans la salle ?", s’est enquis Pascal Oliarj, vétérinaire à Tardets. "Au moins c’est clair : leur silence parle pour eux...", a t-il lancé à la cantonade, alors que la réponse tardait à arriver. "Je me garderai de parler en leur nom", a répondu Philippe Méau, "mais je peux vous parler du groupe Ekhigéo, qui est piloté par la communauté de communes Xiberoa, et qui planche pour faire avancer au plus vite les énergies renouvelables en Soule. Le Conseil Général est même venu prendre exemple sur nous pour établir ses propres actions. Il est bon de rendre cet hommage aux élus souletins qui se sont sentis concernés depuis longtemps ! "
Allande Erreçaret a quant à lui fait un résumé de la situation au Pays Basque, une des régions de France les plus touchée par le réchauffement climatique selon lui : "le niveau de l’eau a énormément chuté ces dernières années. La température change aussi : on prévoit 1 degré de plus l’été, et trois de plus l’hiver ! Pour le secteur d’Iraty, il est prévu un jour de neige de moins par an... Un manque à gagner pour le ski, mais aussi pour les ressources en eau. " Toujours selon le technicien de la chambre d’agriculture basque, le réchauffement de la planète serait dû à l’activité humaine journalière, aux industriels, mais aussi à l’agriculture et l’élevage, qui sont de grands pollueurs.
"La surfertilisation du sol est la principale cause d’émission de protoxyde d’azote, un gaz extrêmement agressif pour l’atmosphère. Il en va de même pour les émanations de méthane, provenant des matières fécales des élevages, qui est largement plus offensif que le CO2".

Société schizophrène

Popol Dalgalarondo a tenu à mettre en évidence la contradiction entre les propos écologiques tenus par les dirigeants, et la formidable incitation à la surconsommation en parallèle : "regardez tous ces 4x4, tous ces quads qui fleurissent à chaque coin de rue, ces climatiseurs dont on nous rabâche l’utilité à longueur de journée ! " Nicole Lougarot a quant à elle fustigé les illuminations de Noël : "Puisqu’un service qui travaille sur les énergies renouvelables existe au sein de la Communauté de communes, ne peut-il rien faire contre ses stupidités, encouragées par les communes qui organisent des concours relayés par les médias ?" Pour Philippe Méau, c’est à nous de montrer l’exemple, de rayonner autour de nous, et de faire changer les choses. Ce sont les gouttes d’eau qui forment l’océan.
Rémy Morel, qui parle de "société schizophrène", pense qu’il y aurait nombre de décisions politiques à prendre afin d’infléchir la course. "Regardez le transport de marchandises, qui se fait essentiellement et de plus en plus par voie de route..." Et Daniel Hegobürü, président des Verts du Pays Basque venu soutenir les Verts de Soule avec son équipe, de sauter sur l’occasion pour s’exprimer : "La seule issue, c’est de s’engager politiquement pour faire changer les choses autrement qu’en proposant des pactes écologiques. On peut choisir une politique de solidarité, ou y être contraint par la force des choses. Le film est très clair là dessus".
Certes, "mais nous, à 13 ou 15 ans, que peut-on faire ? ", ont demandé deux jeunes filles au premier rang, restées coites tout au long du débat. "Parlez-en autour de vous", a répondu Philippe Méau, leur conseillant d’accomplir quelques petits gestes écologiques à leur niveau. Comme par exemple d’éviter les trajets en voiture si ce n’est pas nécessaire, opter pour des ampoules à faible consommation, ou poser des interrupteurs sur les appareils électroménager qui restent en veille...

CQFD...

par E.H.BOYER publié dans : CLP : Correspondant Local de Presse
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Samedi 13 janvier 2007

Ce matin, j'ai particulièrement apprécié un article de Sud-Ouest écrit par Pierre-Marie Cortella, mon ancien responsable du service des correspondants recyclé en médiateur. Voici copié/collé pour vous -et sans aucune autorisation préalable- la partie qui m'a le plus intéressée:

Puisque c'est encore la période des voeux, revenons un instant sur la une de « Sud Ouest » daté du 1er janvier. On pouvait y reconnaître le président sortant, caricaturé par Michel Iturria. Et dans la bulle, notre célèbre dessinateur maison de faire tenir à Jacques Chirac les propos suivants : « Mes chers compatriotes, vous me connaissez... Pendant douze ans, je vous en ai couverts... J'arrive au bout... Mais je peux encore en faire une... une belle... mon ultime promesse... Bonne année 2007 ! »
Plusieurs lecteurs ont réagi. Pierre Deblais, d'Hossegor (40), parle d'« irrespect profond » et précise : « En dehors de toute sensibilité politique, il me semble inacceptable que la fonction soit traitée de cette façon. » Mme Severin, de Bordeaux, va dans le même sens, trouvant ce dessin « d'un goût douteux ».

Impertinence. Les protestations concernant les dessins d'Iturria, qui pratique avec maestria le devoir d'impertinence et ne se prive pas d'égratigner tout ce qui bouge et tous azimuts, sont assez rares. Il est bien clair que la caricature politique (un bon dessin vaut mieux qu'un long discours) est un genre parfaitement admis dans notre pays, une tradition même. Et, fort heureusement pour nous et surtout pour eux, les personnages publics, victimes du trait et de la férocité des dessinateurs, sont vaccinés. Mieux, la plupart apprécient la caricature car elle fait partie du jeu et constitue un baromètre de notoriété. Pourquoi certains d'entre eux chercheraient-ils à collectionner les originaux ? Bref, dans le cas présent, l'Elysée ne nous a toujours pas fait de remarque courroucée.

N'empêche, ça fait du bien d'être défendu par ses pairs! A méditer tranquillement chez soi, et d'autant plus si l'on est conseiller général d'un tout petit canton des Pyrénées Atlantiques (relire cet article pour ceux qui ne suivent pas).

par E.H.BOYER publié dans : CLP : Correspondant Local de Presse
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