Florence, une autre consoeur, m'avait envoyé le mail ci-dessous le 12 juillet dernier.
Je suis moi aussi CLP, et vient d'être contactée par L'URSSAF, je cherche donc des infos sur internet et 'tombe ' sur votre site - assez génial je dois le dire -, sur un autre je trouve 30.000 exploités ( pardon CLP en france ). S'il est vrai que ce ''travail? métier ? job? est sympa , même si difficile ( travail tard le soir, remplacement de journalites, pas de vacances, ni de weeks-ends car LA journaliste les prends tous!!) il est injuste de devoir être travailleur indépendant. Je viens de découvrir cela, car à aucun moment ( ni sur la pub du journal - recherche correspondants ) ni aprés il m'a été donné l'info (sinon je crois que j'aurai refusé ne sachant ou je mettais les pieds!!) j'ai dû achter un ordi (et me mettre à l'informatique) puis un appareil numérique aprés avoir acheté un argentique pour le boulot. Une simulation d'Urssaf me propose de payer 5200 euros pour l'an prochain avec un revenu déclaré de 5125 euros!!!!! je rêve ou j'me suis trompée !! je vous recontacte dés que j'ai un peu de temps. alors faut-il se syndiquer ?? bon courage.
Je viens de recevoir la suite -édifiante- aujourd'hui! la voici sous vos yeux ébahis!
Je reviens vers vous aprés quelques péripéties que je vais vous conter. Coté Urssaf, c'est toujours un peu pareil , rien de neuf, j'ai fait un peu 'la morte' mais ils se réveillent de temps en temps. Coté journal, j'ai assuré tout le mois d'août le remplacement de la journaliste en place et début septembre, subitement, je faisait de moins en moins l'affaire......... La nouvelle journaliste se plaignant de ne pouvoir me joindre (lorsqu'elle est là je fais deux trois articles par semaine, je ne vais donc pas rester plantée à la maison dans l'attente d'un éventuel coup de fil)! Puis vendredi dernier vers 22h je reçois un MAIL du chef d'agence disant que je ne fais pas le maximum, et que de ce fait IL pense préférable que nous cessions toute collaboration!!! Depuis pas un coup de fil, ni autre mail, mais ce matin dans le journal "''ils"" recherchent une personne sachant écrire et prendre des photos, travail non salarié, mais rémunéré à la pige .... j'ai bien sûr consulté de nombreux sites internet (dans le passé) parlant de correspondants et de pigistes (ce qui ne semble pas être la même chose ) J'aimerais un avis - si je contacte le ministère ou l'inspection du travail ?? un avocat ??les organismes de télé?? Ou pourquoi pas courbet ?? (non, je vous en prie ne rigolez pas ) pensez vous que j'aille me jeter dans la gueule DES loups ?? qui tous se tiennent la main?? bon là j'avoue que je suis un peu dans l'expectative - qui est au courant de ce statut particulier qui est un peu hors la loi ?? embaucher des gens pour remplacer les congés maternité etc et les jeter quand on en as plus vraiment besoin, qui plus est sans jamais les avoir prévenu de ce statut un peu particulier (avant ils ne mettaient pas - non salarié - j'ai gardé tous mes articles et quelques recherche de correspondants , car ils en usent beaucoup..... en général au bout de six, sept ans comme moi, ils virent ............
Et voilà! Quand je vous dis que les sociétés de presse qui "emploient" des correspondants locaux de presse sont des grosses machines à pognon esclavagistes, je ne le dis pas en l'air! Ce mail est là pour le prouver. La réponse à Florence, maintenant : Je ne pense pas qu'un avocat réglera ton problème, dans le sens où la loi qui régit le statut du correspondant local de presse est tout ce qu'il y a de plus officielle et légale. Le CLP n'est en aucun cas lié à l'entreprise pour laquelle il pige. Il peut cesser d'écrire de lui même, comme le journal peut cesser de faire appel à ses services, sans qu'aucune poursuite ne puisse être engagée de part et d'autre. L'inspection du travail te riera au nez, quant à Julien Courbet, lui même étant journaliste professionnel, travaillant pour un organisme de presse télévisuel employant aussi des CLP, je doute sincèrement qu'il ait envie de mettre ce sujet tabou sur la table... M'enfin, qui ne tente rien n'a rien... Pour moi, la seule réponse à ton soucis c'est le syndicat. Si tous les CLP s'unissaient pour faire des actions d'éclat ponctuelles, ceci afin de renégocier ce statut d'intermittence de la presse, on pourrait peut-être espérer obtenir quelque chose...
La suite : un nouveau mail de Florence :
j'ai reçu hier matin, mon inscription d'office à l'Urssaf et j'ai un joli numéro de siret et un numéro de cotisant pour une profession de travailleur indépendant.
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