Crottes de lapin (comestibles)...
Fête du chocolat... Heureusement, cet oeuf-ci ne nous a pas trompé... Je vous défie d'avoir envie de manger le lapin du dessus, maintenant!
La Nature fait les choses bien : même les arbres ont des couilles...
Et après, on dira que je suis scato! Mais pas du tout! C'est la nature qui montre l'exemple! Moi, je ne fais que la reproduire...
Ce Week-End, nous sommes rentrés en Charente, pour voir nos familles respectives et leur laisser les enfants pour les vacances de Pâques. Bien sûr, comme d'habitude, nous avons passé les trois jours à bouffer comme quatre, et à refaire le monde à table. Après un double Cognac-Schweppes, mon beau-père a encore une fois tenté de m'inciter à voter "utile"!
- "Oui, la dernière fois, on s'est bien fait baisés, j'ai voulu voter en fonction de mes idées (la LCR), et on a eu LePen au deuxième tour! C'est parce que les votes étaient trop dispersés à gauche. Ce coup ci je vais voter "utile" : pour Ségolène Royal", m'a t-il fièrement annoncé.
Ce à quoi je me suis empressé de répondre :
- "Oui, bin moi, aux dernières élections présidentielles, j'avais voté "utile" (pour Jospin), plutôt que pour mes idées! Résultat, on a quand même eu LePen au deuxième tour! Donc cette fois-ci, je vais voter pour mes idées, et peu importe ce que diront les gens!"
Parce que finalement, si on regarde bien, le premier tour des élections, c'est le seul moment où on peut vraiment faire valoir ses idées. Le second, en général, c'est le moment du choix du moins pire.
Mais si au second tour on se retrouve avec encore un duel droite/extrême droite, je voterai blanc cette fois-ci. Parce que donner le choix entre une jambe cassée et des bras de 9 mètres, ça va une fois... Pas deux!
Mon pote Xavy vient de faire l'acquisition d'une "belle-mère". Vous savez, ces petits cactus aux formes bizarroïdes, pleins de piquants, qu'on met sur le rebord de la cheminée... Celui-ci -aux formes (involontairement) particulièrement suggestives- a trouvé sa place près de l'écran de son ordinateur. Paraît-il que ces mini-plantes exotiques captent et rendent inoffensives les radiations néfastes émises par les écrans. Pourquoi pas?
En attendant, à la façon d'un Yann Arthus-Bertrand (de pacotille) et de sa "Terre vue du ciel", je ne pouvais pas passer outre ce surprenant phénomène de la nature, qui me rappelle -à bien des égards- que nous sommes peu de choses, en ce monde...
J'ai la sensation, depuis quelques années, que le temps me coule entre les doigts. Lorsque je me souviens de ma jeunesse, et notamment de l'école, j'y trouvais le temps long, très long... Les minutes étaient des heures, les heures des mois, les mois des années, les années des siècles, et les siècles, bin j'osais même pas imaginer! Alors on pourra me dire, comme mon pote Xavy, que c'est parce que je m'ennuyais... C'est possible.
A quinze ans, je trouvais déjà que le temps passait plus vite. A vingt ans, il était encore plus rapide! A trente ans, je me suis clairement rendu compte du phénomène, et surtout du fait qu'il était exponentiel.
Aujourd'hui, (depuis une dizaine d'années, en fait) je commence à vraiment aimer la vie. Je suis en pleine phase de création, de réalisation de moi même, et je trouve que le temps passe beaucoup trop vite. Même lorsque je fais des choses qui m'ennuient profondément, ou que je n'aime pas, le temps passe vite. Les minutes sont des millisecondes, les heures des minutes, les jours des heures, etc. Pour bien faire, il me faudrait des journées de 72 heures pour que j'aie l'impression que c'est resté comme avant!
Le pire, c'est que ça continue. Chaque jour est de plus en plus court. J'ai l'impression de me rapprocher à vitesse grand V de ma mort, à chaque instant qui passe. Je pense que la disparition de L. n'est pas pour rien dans ce sentiment étrange qui m'envahit. Comme tous les humains, je vais mourir, et je n'aurais pas eu le temps de faire tout ce que j'ai à faire sur cette terre... J'ai l'impression que je perds mon temps, que je délaisse l'essentiel à faire des choses que je n'ai pas envie de faire, parce que c'est la société qui l'impose, parce qu'on ne peut pas vivre sans cela.
Donnez-moi du temps, nom de Dieu!
Aujourd'hui, beau temps, vent de sud léger en plaine, anniversaire du meilleur copain de mon fils... On refourgue les chiards, et on en profite ma douce et moi pour se faire une petite randonnée en amoureux... L'objet de notre convoitise : le pic d'Etxekortia, entre Aussurucq et Ordiarp. Après 35 minutes d'une piste infâme, nous arrivons sur le plateau et garons la voiture au petit bonheur la chance. Un vent à décorner un cocu souffle au dehors. Mais chez Boyer, on n'est pas des tarlouzes! On est venus pour l'ascension, on va se la faire, nom d'une couille de babouin!
Donc, malgré les protestations féminines (ô combien justifiées), nous entamons la montée du pic. L'infatigable Pollux est là pour nous guider de sa présence rassurante entre le karst et les herbes glissantes. Au bout d'une petite heure et demi, nous approchons enfin du sommet, à bout de souffle. La neige est encore là par endroits, et le vent est encore plus violent. Au loin vers le sud, se profilent de noirs nuages annonciateurs de tempête. Mais il reste à peine une dizaine de mètres de dénivelée à franchir, et en cinq minutes nous y sommes. Je ne suis pas d'ordinaire particulièrement ambitieux, mais là, je veux y arriver! C'est la rançon méritée de l'effort dominical bisannuel, merde!
Plus que 5 petits mètres sur le dernier promontoire, et j'y suis enfin. La miss est 20 mètres plus loin, derrière, et lutte de tout son poids contre le vent. Mais moi, avec mon quintal inébranlable, je m'y vois déjà : vainqueur de la course contre les éléments déchaînés et la montagne inviolable!
Et là, c'est la catastrophe! Je me fais littéralement faucher par une rafale et me rattrape de justesse sur une vieille bouse qui traînait par là, comme par hasard. Erk!
Par réflexe, Je pivote sur moi même, pour amortir la chute. Ma tête offre une très bonne prise au vent pendant une fraction de seconde. J'ai compris trop tard ce qui allait arriver...
Cette saloperie de vent de sud de merde a agrippé mes nouvelles lunettes sans cerclage à monture en titane (que j'avais depuis à peine une semaine) de ses sales doigts crochus et glacés, et me les a embarquées je ne sais où!!! Nous avons passé au moins 20 minutes à chercher partout en contrebas, avec ma douce. Mais le vent, qui ne voulait visiblement pas que je lui reprenne son trophée du jour, redoublait de colère, manquant de nous emporter à notre tour. Et dire que si j'avais eu mes lunettes, je les aurais retrouvées en un clin d'oeil...
Bref... Avertissement divin, ou négligence étiennesque? L'histoire ne le dit pas, mais nous avons préféré rebrousser chemin plutôt que de tenter le diable plus avant...
Le retour à la bagnole, plus qu'hasardeux et flou -dans un jour déclinant en plus- n'a pu se faire que grâce au clébard astucieux qui a repris exactement le même chemin qu'à l'aller! J'en ai de la chance, d'avoir un copain pareil! C'est Scoubidou que j'aurais dû l'appeler!
Et merde! J'aurais pris 349 euros en liquide pour les fourrer dans le trou des chiottes que ça aurait fait le même effet! Je m'en rappellerais de cette balade à Etxekortia!
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