A propos...

Bienvenue, heureux lecteur de correspondant-de-presse-64.over-blog.com. Plus qu'un simple CV détaillé, ce Blog vous permettra de pouvoir avoir accès à un large pannel d'articles et reportages en tout genre (écrits, radiophoniques, video...) ainsi que de dessins de presse réalisés par l'auteur (moi même, en l'occurence...), et publiés sur divers supports médias régionaux.  Une large section de ce blog comporte nombre de choses plus personnelles (illustrations, dessins, photo-montages, coup de gueules, expériences professionnelles, anecdotes, etc.) qui vous permettront de mieux cerner mon personnage, pour ceux que ça intéresse. 
Le but avoué de cet exercice de style : offrir mes services en Free-Lance, puisque je suis inscrit au registre des commerces (au départ bien malgré moi, il faut l'avouer) en tant que correspondant de presse, et/ou illustrateur. Autant profiter de l'aubaine!

Ce Blog a une autre fonction, celle de faire le point sur la profession (car ç'en est une), la condition et les réalités du Correspondant Local de Presse (CLP). Car bien trop souvent, le commun des mortels a la fâcheuse tendance à utiliser -à mauvais escient- le terme "journaliste", et à s'imaginer un salaire et des avantages mirifiques qui iraient avec!  
En outre, la vocation de ce blog, c'est d'essayer d'aider -toute personne désireuse de se lancer dans le monde des médias par la petite porte- à éviter les écueils inhérents à ce métier passionnant.

Bonne lecture et bon vent,

E.H.BOYER

Directeur de la publication de www.euskobizia.com, le webdo des basques d'ici et d'ailleurs...

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"Mauvais berger!"
Un récit autobiographique illustré
-10 euros-
éd. "Astobelarra le grand Chardon"
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Mardi 22 avril 2008

Bah oui, où c'est-il qu'on le trouve ce chouette livre pas cher (10 euros), mais qu'est-ce qu'il est bien?

A Mauléon, chez Allande Etxart au magasin des produits régionaux,
A Bayonne, à Elkar Megadenda, et à la "Librairie de la rue en pente",
A Oloron Ste Marie, au centre E. Leclerc Loisirs, et à "la Petite Librairie",
A Pau, au Centre E. Leclerc "Parvis 3", dans le rayon "régionalisme",
A Garazi,
Maison de la Presse Carricart (en ville), et librairie Kukuxka, rue de la citadelle,
A Cognac (16), Maison de la presse, rue d'Angoulème,
A Saint-Palais, boutique Amikuze.

Vous pouvez aussi directement vous le procurer auprès de votre serviteur à Ordiarp, ou de Laurent Lurbeltz Caudine à Moncayolle.

Et bientôt à Navarrenx, à Orthez, à Tardets...

par E.H.BOYER publié dans : "MAUVAIS BERGER!"
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Lundi 21 avril 2008
Quoi? Il redevient correspondant local de presse, çui-ci?
Mais non, je vous rassure! C'est seulement la rubrique CLP qui réouvre sur ce blog. Pourquoi donc? Et bien parce que tel est notre bon plaisir, voilà tout!

Et puis, je ne peux décemment pas oublier mes ex-confrères dans le malheur, après tout ce travail de collectage et toutes ces envies de rébellion auxquelles je n'ai jamais cédé. Donc j'ai décidé que je continuerai à publier régulièrement quelques articles sur la "profession", ceci en fonction des news qu'on voudra bien me faire parvenir. C'est le moins que je puisse faire...

Aujourd'hui, j'ai reçu sur mon mail un méga article (cliquez sur la photo ci-contre pour le lire mieux) publié par PNMG sur "La Voix des Allobroges", un trimestriel savoyard...

Comme quoi, Il existe des journaux qui acceptent de donner la parole aux CLP qui osent dire la vérité!

par E.H.BOYER publié dans : CLP : Correspondant Local de Presse
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Jeudi 17 avril 2008
Et voilà, aujourd'hui, encore un "Mauvais berger!" dans Sud-Ouest, cette fois-ci. Merci à Maider, pour ce travail!

Du rêve à la réalité, par M.E.C (Photo aussi)
Etienne Boyer signe son premier ouvrage : « Mauvais berger »

Rien ne prédestinait Etienne Boyer à devenir berger. Issu d'un milieu d'enseignants charentais, il a pourtant choisi de venir vivre dans les Pyrénées afin de concrétiser son rêve. C'est sur cette période de sa vie qu'il choisit d'écrire son livre, totalement autobiographique. Pour parvenir à s'installer en tant que berger, Etienne suit une formation agricole qui le conduit à effectuer des stages dans l'exploitation d'un berger éleveur en estives. C'est dans ce cadre que se déroule l'essentiel du récit.

Au fil des pages, le rêve de notre héros « néo-rural » s'émiette. Les conditions de vie dans la bergerie sans confort sont difficiles, le travail harassant est nullement reconnu, mais tout ceci ne serait rien sans les brimades incessantes de? la bergère !

A travers un texte illustré par lui-même, plein d'humour et d'autodérision, Etienne Boyer nous fait vivre sa désillusion et sa rancoeur. L'écriture de ce livre lui a permis de tourner la page sur « sa vocation ratée » et, au-delà, du problème humain. Il reconnaît : « Je me suis laissé aveugler par un rêve d'adolescent attardé. »

Etienne Boyer a définitivement tiré un trait sur sa carrière dans le domaine agricole mais possède plus d'une corde à son arc. Co-créateur et directeur de publication d'un site Internet sur l'actualité au Pays basque, il a totalement intégré la vie Souletine.

« Mauvais berger » en vente à la boutique des produits régionaux, place des Allées à Mauléon.
par E.H.BOYER publié dans : "MAUVAIS BERGER!"
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Mardi 15 avril 2008
Dimanche, grand beau temps (le matin). On a décidé d'aller s'oxygéner en montagne et en famille. Rien de tel pour faire le vide en soi, pour retrouver les vraies valeurs de la vie.

J'adore le pic d'Etxekortia (Ci-contre, c'est par la face ouest que j'aime me mesurer à lui. J'en chie un peu, dans la rocaille et la pente raide, mais c'est un beau challenge, pour se remettre en condition!) Je le vois tous les jours depuis chez-moi, depuis Mauléon, et même à l'usine, et je n'ai de cesse d'aller le gravir. Pour l'instant, je n'ai pas encore réussi une seule fois à aller jusqu'au sommet. Pas que l'exercice soit particulièrement difficile, non! Mais chacune de mes tentatives s'est soldée par un échec retentissant à cause du temps abominable...
 
Il y règne très souvent un vent à décorner un cocu (ou à perdre des lunettes toutes neuves*), quand ce n'est pas l'orage ou la pluie. A chaque fois, j'ai dû rebrousser chemin. Mais je me suis juré de me le faire, et je me le ferai, ainsi que tous les autres pics alentours!

L'occasion semblait être enfin arrivée, dimanche, mais les nuages menaçants ont fini par obscurcir mes espoirs, une fois de plus... Alors on s'est rabattus sur une balade autour du pic, dans la forêt de hêtres des Arbailles, et jusqu'au dessus du magnifique plateau d'Eltzarre. J'ai pas perdu mon temps, et j'ai même pas pris la flotte!

J'ai pu faire tout un tas de clichés tous plus inutiles les uns que les autres
(ci contre, une "fleur bleue" pour Cyclotor le poète!), on a pas beaucoup vu d'animaux sauvages (Faut dire aussi que le gamin n'a pas arrêté de pousser des cris pendant toute la balade, ou de taper sur les arbres avec son bâton, tandis que la gamine pleurnichait qu'elle voulait rentrer à la maison regarder la télé...) mais le chien a quand même réussi "à lever" une horde de vautours, une fois que nous étions arrivés dans une clairière, tout près du pic d'Eltzarre, face au pic de Zaboze.

Le temps que je réalise l'affaire, j'ai pu sortir mon gros Zob numérique et réussir à en choper un seul au passage!

Ah! Encore un peu loin, mais avouez que ça a de la gueule, quand même, comme photo, non?
On a aucun mal à s'imaginer que ce grand charognard mesure plus de 1,80 mètres d'envergure, lorsqu'il flotte à 3-4 mètres au dessus de nos têtes!

Le pic de Zaboze surplombe le plateau d'Eltzarre. Sa face Est, constituée de falaises agencées comme des colonnes m'évoque (de loin, et en louchant) une cité aztèque en ruines. Ou alors un gros nichon poilu, mais c'est tout de suite moins poétique...
C'est aussi un endroit que je rêve de fouler. L'accès semble plus facile par la face ouest, mais il faut passer par les sources de la Bidouze. Et là, c'est tout un programme! A moins de grimper direct depuis le plateau jusqu'à la falaise, puis de la contourner pour atteindre la cime...

En fait, ce qui m'intéresse dans ce pic ci, ce n'est pas le sommet. Le haut du panier, c'est souvent surfait. Ce que je veux, c'est juste atteindre la falaise. Je suis sûr que ça va me casser le mythe, de la voir en vrai, à deux pas de moi, mais c'est comme si une force me poussait à y aller sans que je puisse résister à cet appel. Ce sera donc ma prochaine cible (une fois que j'aurais indiscutablement fait Etxekortia)!

Ci contre : c'est une verrue prise en macro, une taupinière protohistorique, un gros nichon poilu et vergeturé? Non, c'est juste le pic de Zaboze, vu de sa face nord.

Toujours le même, avec le pic de Behorleguy (et ses quelques résidus de névés) à l'arrière plan.

La forêt de hêtres qui entoure les estives d'Etxekortia... Magique, avec ses karsts moussus, semblables à des pierre tombales de lamiñaks! Par endroit, la terre est retournée, signe que les sangliers viennent y fouir régulièrement, une fois la nuit tombée...

Une "Erythrone dent de chien" Il y en avait un paquet qui poussait ça et là, sur les pentes d'Etxekortia. Il y avait aussi des Asphodèles (pas encore fleuries), des Jonquilles (sur la fin), des buissons de Rhododendrons, ou de Serpolet. C'est trop beau, et ça sent trop bon, la montagne! J'ai hâte d'y retourner... (c'est cucul ce que je dis...)

Pour les estrangers qui seraient intéressés par la balade (accessible à des familles avec jeunes enfants.  Attention, l’ascension du pic est un peu plus hasardeuse…), et pour ces souletins de ma connaissance (et ils sont nombreux) qui vivent au pays sans le connaître, voici un mémento pour accéder au pic d’Etxekortia depuis Mauléon.

Avant de partir, vérifiez les pneus de votre véhicule, munissez-vous de chaussures de randonnée montantes (qui protègent la malléole) emportez votre carte IGN 1/25 000ième (la boussole est un petit plus), un peu de nourriture et de l’eau et une trousse de premiers secours (au cas où…). N’oubliez pas les chapeaux, ponchos, et la petite maille polaire (parce qu’en haut du pic, ça peut cailler dru, parfois…).

Ah oui, faites attention où vous mettez les pieds, les Arbailles sont percées de petites dolines et de gouffres un peu partout ! Mais rassurez-vous, rien d’ingérable, pour peu qu’on soit prudent.

Enfin, n’oubliez pas d’emporter vos déchets avec vous ! (Un conseil qui vaut aussi pour certains  chasseurs indélicats qui laissent traîner leurs cartouches vides, comme autant d’avertissements funèbres que la planète leur appartient…)

 

1)       Depuis Mauléon, prendre la direction Saint-Jean Pied de Port / Garazi.

2)       Suivre vers Ordiarp / Urdiñarbe.

3)       A Ordiarp, tourner à gauche, direction Garaïbie.

4)       Au bout de quelques kilomètres, suivre la direction des filets de Gategorena sur la gauche.

5)       La piste est très longue, mais assez praticable pour une voiture non surbaissée.

6)       Au bout de 10 minutes de montée chaotique, vous arrivez aux estives d’Etxekortia.

7)     Trouvez un endroit qui ne gène pas le passage, et garez votre voiture. Évitez le stock-car sur le plateau en période d'estives... C'est jamais très bien vu par les bergers...

*J'offre une bouteille de Pineau des Charentes fait maison à qui retrouvera mes lunettes, perdues sur le flanc nord, proche du sommet d'Etxekortia l'an dernier!
par E.H.BOYER publié dans : BALLADES EN SOULE
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Lundi 14 avril 2008
J'ai appris ce soir au boulot que le journal du Pays Basque avait publié samedi un article sur "Mauvais berger!" J'ai raté l'édition papier, mais voici l'article tel qu'il a été publié dans l'édition web du quotidien. Merci à Sarah pour ce travail!

L’histoire vraie d’un homme qui voulait devenir berger

"Il fallait que ça sorte!", clame le jeune auteur, visiblement soulagé d'avoir couché sur le papier cette "tranche de vie"». Etienne H.Boyer est arrivé en Soule en 1998 avec son épouse afin d'y suivre une formation agricole. Mais après deux stages réalisés dans les estives, il s'est rendu à l'évidence, il ne sera jamais berger.

Ce récit autobiographique illustré, édité par l’association Astobelarra, parle de la dureté du métier, mais aussi et surtout de harcèlement moral et de désillusion. Si les caricatures dessinées par l'auteur lui-même apportent une touche d'humour, le style descriptif et le langage parfois cru donnent un ton réaliste à ce récit sans concession.

Originaire de Charentes, Etienne H.Boyer a vécu sept ans à Bordeaux avant de venir s’installer en milieu rural. Comme beaucoup de citadins qui passent leurs vacances dans les Pyrénées, il avait une vision idyllique du métier de berger transhumant. Tenté par le "retour à la terre", Etienne a suivi une formation de berger à Menditte, dans le canton de Mauléon. "C'est là que j'ai commencé à me rendre compte que ce n’était pas un métier facile, reconnaît l'écrivain: travailler 16heures par jours et être payé au raz des pâquerettes... Mais j’aurais peut-être supporté la dureté du travail si j’étais tombé dans un milieu plus accueillant".

Ainsi commence l'histoire du "mauvais berger": Etienne trouve un stage dans une exploitation béarnaise, chez "Nanette", la bergère acariâtre et son fils Christophe, avec qui il avait, au départ, un projet d'association*. Les noms des protagonistes et des lieux sont d’emprunt.

Humilié

"Je suis mal tombé, mais cela aurait pu se passer n’importe où", remarque l’auteur. En dépit des difficultés rencontrées lors du premier stage, Etienne y fera une deuxième session l'année suivante, avant d’obtenir son diplôme, preuve d'une certaine volonté d'aller jusqu’au bout. "J’ai eu la sensation d’être humilié en permanence, d’être ridicule, d’être exploité. C’était du harcèlement moral et physique. Voilà comment je suis passé du p’tit gars optimiste au gars cynique". Il lui a fallu plusieurs années pour mettre des mots sur ce qu'il a vécu.

Ce premier livre est un exutoire qui lui a permis de régler ses comptes avec sa famille d’accueil, mais aussi avec lui-même, avec ses échecs et ses utopies. L’ouvrage est illustré par ses dessins et par des photos remontant aux faits, comme pour donner encore plus d’authenticité au récit. Aujourd’hui, Etienne se veut résolument combatif et parle de cet épisode douloureux avec philosophie: "Ce qui ne tue pas te rend plus fort" est un proverbe nietzschéen qu’il aime citer.

Devenu correspondant de presse en 2001, il a commencé par rédiger une version courte de cette histoire sur son blog. Puis il a trouvé un partenaire, Le Grand Chardon - Astobelarra, une association qui édite des textes courts en français et en euskara. "Les produits de la vente du livre reviennent intégralement à l'association pour la publication d’un prochain ouvrage dans les deux langues, Paroles de chef Seattle, explique l’auteur. Je suis heureux de contribuer à cette occasion au développement de la langue basque". Car si Etienne n’a pas réussi son intégration dans le milieu agricole, il a réussi son intégration en Soule où il vit toujours avec sa famille.

Mauvais berger! Artzain txarra, Astobelarra, 10euros.

*C'est la seule petite imprécision de cet article globalement bien ficelé, et très respectueux de ce qui a été dit le jour de l'interview : ce n'est que plus tard, vers la fin de la première saison que nous avons discuté de l'opportunité (ou non) de s'installer ensemble. Et ce fut le "ou non" qui l'a emporté, pour les raisons que je décris dans le livre...
par E.H.BOYER publié dans : "MAUVAIS BERGER!"
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