A propos...

Bienvenue, heureux lecteur de correspondant-de-presse-64.over-blog.com. Plus qu'un simple CV détaillé, ce Blog vous permettra de pouvoir avoir accès à un large pannel d'articles et reportages en tout genre (écrits, radiophoniques, video...) ainsi que de dessins de presse réalisés par l'auteur (moi même, en l'occurence...), et publiés sur divers supports médias régionaux.  Une large section de ce blog comporte nombre de choses plus personnelles (illustrations, dessins, photo-montages, coup de gueules, expériences professionnelles, anecdotes, etc.) qui vous permettront de mieux cerner mon personnage, pour ceux que ça intéresse. 
Le but avoué de cet exercice de style : offrir mes services en Free-Lance, puisque je suis inscrit au registre des commerces (au départ bien malgré moi, il faut l'avouer) en tant que correspondant de presse, et/ou illustrateur. Autant profiter de l'aubaine!

Ce Blog a une autre fonction, celle de faire le point sur la profession (car ç'en est une), la condition et les réalités du Correspondant Local de Presse (CLP). Car bien trop souvent, le commun des mortels a la fâcheuse tendance à utiliser -à mauvais escient- le terme "journaliste", et à s'imaginer un salaire et des avantages mirifiques qui iraient avec!  
En outre, la vocation de ce blog, c'est d'essayer d'aider -toute personne désireuse de se lancer dans le monde des médias par la petite porte- à éviter les écueils inhérents à ce métier passionnant.

Bonne lecture et bon vent,

E.H.BOYER

Directeur de la publication de www.euskobizia.com, le webdo des basques d'ici et d'ailleurs...

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Lundi 29 mai 2006

Comme je l'ai déjà spécifié à plusieurs reprises tout au long de ce blog, "correspondant local de presse", c'est un vrai métier. Nombreux sont ceux qui pourraient prétendre à l'exercer (bardage de diplômes, aisance dans l'écriture et l'orthographe, utilisation de logiciels de bureautique, bonne pratique de la photo numérique, etc...). Mais avoir des outils et savoir s'en servir, ça n'est pas suffisant. Il faut aussi aimer ça au point d'accepter d'être payé à la fronde toute sa vie! Voici une liste non exhaustive et dans le désordre de ce que vous devrez (savoir ou apprendre à) faire si jamais vous deviez débuter dans la profession :

- Avoir le contact facile avec les gens, peu importe leur position dans l'échelle sociale ou leur appartenance politique. Je ne vous demande pas de vous renier, mais de savoir mettre de l'eau dans votre vin!
- Une qualité essentielle, c'est de ne pas avoir d'ennemis (ou feindre de ne pas en avoir), ni de préjugés. Si ça vous pose des problèmes de conscience, ou si vous ne pouvez pas vous astreindre à cette règle de base, vous ne tiendrez pas longtemps...  Ou ce sera TRÈS difficile, car forcément, vous pourriez avoir affaire à votre ennemi un jour ou l'autre!!!
- Une autre qualité est de ne pas être timide!  N'ayez pas peur d'aller poser des questions au Conseiller Général du canton, aussi imposant soit-il! Dites-vous qu'il ne vous fera pas de deuxième trou de balles, et lancez vous dans l'arène, que diable! 
- Connaître votre "who's who"... (Qui est qui, que fait-il dans la vie, est-il dangereux, etc...)
- Être disponible 24h/24h ou presque. Si on rate un rendez-vous, il faut savoir rattraper le coup après.
- Savoir s'imposer et jouer des coudes (pour se placer idéalement pour les photos, par exemple), tout en n'oubliant pas de rester à sa place (ne pas s'insurger violemment contre les mesures -aussi injustes soient-elles- prises par les élus lors d'un conseil municipal, par exemple).
- Être prêt à affronter toutes les situations, même à patauger dans la bouillasse quand on a oublié de remettre les bottes dans la voiture et qu'on croyait qu'on allait assister à une banale réunion, au lieu d'un trek dans la gadoue... Et savoir rebondir, Même lorsqu'on vous interdit l'entrée à un spectacle (ou un meeting politique) que vous êtes sensés couvrir...
- S'intéresser à tout, même aux sujets tordus comme le compte rendu d'un match de rugby (alors qu'on déteste les sports collectifs depuis toujours), ou les conseils communautaires les plus rébarbatifs (alors qu'on n'y connaît rien de rien en politique).
- Savoir traiter tous les sujets, ou du moins en donner l'impression afin de se rendre incontournable, voire indispensable... La solution en cas de doute sur un thème mal maîtrisé : le papier d'ambiance agrémenté de citations (ou mini-interviews). ça marche à tous les coups!
- Ne pas se cantonner à une seule façon d'écrire un papier. Faire des beaux portraits, c'est bien, mais ça ne fait pas de vous un correspondant local de presse... Il existe des tas de recettes, et toutes fonctionnent plus ou moins bien. Pour trouver votre style et vous tenir au courant, je vous conseille de lire ÉNORMÉMENT la presse écrite. Pour ce faire, sachez qu'il existe de très bons sites web d'info gratuite en ligne!!! (Pas de prosélitisme ici!)
- Éviter (autant que possible) de dégommer systématiquement et "gratuitement" les gens et leurs actes. Soyons objectifs, plutôt que subjectifs! Respectons notre environnement en partant du principe "qu'il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne font pas d'erreurs". Organiser un spectacle, ou proposer des choses neuves et concrètes, ce n'est pas évident, même si c'est voué à l'échec selon vous. Cela n'empêche nullement d'insuffler son opinion dans l'article... Le tout étant de ne pas trop "assaisonner!"
- Toujours vérifier ses sources. La calomnie ou la diffamation sont très vite arrivées. On serait parfois très vite tentés de balancer un pavé dans la mare, surtout quand des gens qu'on n'apprécie pas en sont partie prenante; mais il ne faut jamais occulter les éclaboussures. De même, lorsque votre interlocuteur n'est pas tendre avec une tierce personne, ne pas avoir peur d'aller voir cette dernière pour lui proposer un droit de réponse dans le même article.
- Ne pas avoir une ambition démesurée... Quelles que soient vos aptitudes, ou votre abnégation à effectuer votre travail, n'oubliez pas que vous n'êtes qu'un pauvre petit correspondant local de presse (de merde) et que vous ne serez JAMAIS embauché en tant que journaliste salarié dans votre journal! Les seuls élus sont ceux qui ont été formatés par une école de journalisme reconnue (diplôme à l'appui), ceux qui ont eu la chance d'être là lors du passage aux 35 heures, ou ceux qui ont de très sérieux appuis (fessiers?)...
- J'allais oublier la ponctualité!  Débrouillez-vous pour être à l'heure à vos rendez-vous, sinon, vous y perdrez en crédibilité. N'oubliez jamais que si vous voulez passer pour un pro, il faut vous en donner les moyens...

Bien sûr, il y a bien d'autres règles à observer scrupuleusement, lorsqu'on veut être un "bon" correspondant local de presse, mais celles-ci me paraissent les plus importantes. Je complèterai au fur et à mesure... Bref, tout ça pour dire que ce n'est pas un métier facile, et qu'il faut pouvoir assumer un paquet de choses une fois qu'on s'est lancé, notamment les critiques acerbes des gens jaloux, les menaces (ça arrive parfois...), les amalgames, le mépris des gens de pouvoir et des professionnels du journalisme, le salaire de misère, et surtout la réduction (conséquente) du temps passé avec les proches...
Mais je ne me plains pas : Il y a un paquet d'avantages (que j'ai déjà plus ou moins énumérés par ailleurs), et puis j'aime ça! C'est un challenge pour qui s'en sent les tripes!
Bien sûr, tout ceci ne se rapporte absolument pas à ce blog perso pour lequel je n'observe quasiment aucune de ces règles!

par E.H.BOYER publié dans : CLP : Correspondant Local de Presse
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Mercredi 24 mai 2006

Dimanche, j'assistais à la fête de la musique d'Ordiarp (Müsikaren Egüna, le compte rendu de cette journée sera très prochainement sur www.euskobizia.com). Le premier groupe, Kaderideko Benta ne m'a pas énormément inspiré, alors je me suis mis sur le coté de la scène (sous les platanes en pleine pollenisation : Aaatcha!) pour rédiger un semblant de papier d'ambiance. Quand tout à coup, je distinguais une ombre qui se profilait sur mon bloc notes. Je levais les yeux, pour me trouver nez à nez avec trois très jeunes demoiselles qui me regardaient, tout sourire, en s'échangeant des clins d'oeils...
"Bonjour"
, leur ai-je fait.
"Vous êtes journaliste?", m'a demandé la plus hardie des trois, que je connais un peu de vue.
Et moi de fanfaronner : "Moui, pourquoi?"
"On pourrait avoir un autographe, s'il vous plait?"
a poliment repris la demoiselle, comme si ça coulait de source!
Ne pouvant retenir un éclat de rire gêné, je me suis exécuté de bonne grâce, car après tout, c'est pas tous les jours que je suis une star adulée des foules, aussi jeunes soient-elles!
J'ai eu d'autres expériences de ce type dans ma courte carrière de correspondant local de presse, avec des adolescentes feignant d'être transies d'amour, ou des attachées de presse délurées et collantes, têtons dressés; mais aucune ne m'aura fait autant plaisir. Ce fut un court, mais intense moment de bonheur.
Lorsqu'ensuite je me suis relevé pour aller me chercher une bière, j'avais l'impression d'être très grand... Un peu comme le jour où je suis sorti du cinéma après avoir regardé Hulk! ;-)
C'était une impression très fugace... Le soir même, je me suis pris le plus bel engueulon de toute ma carrière par un très bon ami. Mais bon... ça ne compte pas tellement, puisque c'était dans le cadre d'une conversation sous l'empire de l'acool!

par E.H.BOYER publié dans : CLP : Correspondant Local de Presse
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Mercredi 24 mai 2006

Correspondant local de presse n'est pas un métier de tout repos. Il exige un minimum de sérieux et d'intégrité afin d'être le plus crédible possible. Cela sous-entend bien sûr de toujours vérifier ses sources afin d'éviter de colporter une rumeur infondée, mais aussi de ne pas s'impliquer dans n'importe quelle activité annexe, ou sinon, gare aux amalgames!
Ce post, qui concerne cette deuxième remarque, tend à rétablir la vérité et à rassurer en quelques points tous les lecteurs de ce blog à mon sujet.

1) Le E.H.B qui fait des piges pour Sud-Ouest et Euskobizia est aussi (physiquement) celui qui a pour pseudo ZolZtiZz, et qui sévit un peu partout sur le web. Ceci n'était pas un secret pour personne...

2) ZolZtiZz n'est pas foncièrement E.H.B, mais plutôt une manifestation de son coté provocateur, un peu comme Darth Vader serait le pendant obscur d'Anakin Skywalker. Un "bon petit Diable", en somme. Petite précision au cas où : EHB n'est pas schisophrène.

3) E.H.B a effectivement collaboré à plusieurs numéros d'Astapito avant la création d'Euskobizia. Cela ne veut pas dire qu'il fasse effectivement partie du collectif qui rédige ce fanzine, ni qu'il continue à contribuer à son contenu, ni même qu'il cautionne tout ce qu'il contient.

4) S'il travaille pour Sud-Ouest, E.H.B n'est absolument pas "de droite", et se situerait plutôt dans la mouvance Gauche, tendance verte. Un fait qui doit très certainement transparaître dans ses écrits ou ses dessins, qu'il soient signés ZolZtiZz ou EHB, (et ce malgré sa vigilance à essayer de rester le plus neutre possible, pour ce dernier du moins).

5) Ce n'est pas parce que ZolZtiZz est le chanteur d'un groupe de heavy Thrashdeath que EHB n'aime que la musique "Metal", et qu'il cautionne la violence. De même, ce n'est pas parce qu'il arbore (fièrement) quatre boucles d'oreilles qu'il est homosexuel, ou basquisant (eh oui, on en est là!). Ce n'est pas parce qu'il fait un refus devant l'autorité qu'il est ingérable.  Etc.

6) Enfin, E.H.B ne veut pas s'imposer en modèle, et n'est pas le dernier des surhommes purs de la planète (même si le fait de parler à la troisième personne du singulier tendrait à prouver le contraire). Ce n'est qu'un être humain qui n'est pas exempt d'erreurs, avec ses quelques qualités et ses nombreux défauts.

par E.H.BOYER publié dans : COUP DE GUEULE...
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Mercredi 24 mai 2006

Voici le tout nouveau tout beau dessin de la semaine sur www.euskobizia.com, le webdo des Basques d'ici et d'ailleurs. En exclusivité, le blog du correspondant de presse du 64 vous offre (gratuitement) ce dessin en fond d'écran (1024X800px)! Cliquez sur l'image ci-dessous pour le télécharger...

 Coécrit par Beñat Quéheille et Jean Etchart, "Pusa Maule", le nouvel hymne du SAM rugby (qui risque de rester longtemps accroché à nos malheureux tympans) a porté chance aux Reichel B et aux cadets qui viennent de décrocher ce week end le titre de Champions de France, mais aussi à l’équipe sénior qui vient de repasser en F1. Bravo à eux.
Le CD single est en vente un peu partout en Soule pour 6 euros ! Un must, qu’on vous dit ! ! !

par E.H.BOYER publié dans : DESSINS DE PRESSE
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Mardi 23 mai 2006

Enormissime! Vous voulez vous battre? On vous vire sans état d'äme, et en plus, on vous grille partout. (l'éternelle punition à deux volets...) Voici (ci dessous*) un article proprement édifiant collecté sur ce site web (http://www.terra-economica.info/CLP-comme-Correspondant-Local-de.html)... On comprend mieux maintenant pourquoi la bataille est rude!

* Je précise -au cas où- que si je me permet de copier/coller des textes publiés un peu partout, je donne toujours mes sources auxquelles je joint -dans la mesure du possible- les URL correspondants. Je fais ceci dans le seul intérêt de collecter un maximum d'informations sur le statut de correspondant local de presse afin d'alimenter ma guéguerre (Il arrive assez fréquemment que les URL finissent par disparaître, ainsi que leur précieux contenu). En outre, mon blog est GRATUIT, et je ne vends absolument rien (à part moi même)...

"CLP" comme Correspondant Local de Précarité

De l’art d’employer de vrais journalistes pas chers et corvéables à merci sous un faux statut de correspondant local amateur.

Le pot de départ à la retraite du capitaine des pompiers, l’installation d’un nouveau boucher ou bien l’élection de miss Camembert... Autant d’événements relayés par des journalistes occasionnels qu’on appelle correspondants locaux de presse : les CLP, dans le jargon de la presse régionale. Traditionnellement, ces derniers sont instituteurs, curés ou élus locaux. Les journaux les rémunèrent en honoraires pour chaque prestation effectuée, comme des travailleurs indépendants classiques. Avantage pour l’employeur : il ne paie pas de cotisation sociale. Dès lors, la tentation est grande de faire travailler de vrais journalistes sous un statut de CLP... "Les rédactions régionales emploient des milliers de journalistes à plein temps en tant que CLP, en toute illégalité", dénonce Myriam Guillemaud, responsable du pôle pigistes du Syndicat national des journalistes. Le Syndicat de la presse quotidienne régionale évalue le nombre de CLP à 25 000. Sans toutefois distinguer les vrais correspondants des journalistes déguisés.

Corvéable à merci

Paul Jegat fut l’un d’entre eux. Treize ans après son licenciement par le Télégramme de Brest, il garde un souvenir cuisant de son expérience de correspondant local à Auray, dans le Morbihan. Paul Jegat assumait en solitaire la charge de la locale, il devait produire une page par jour, 7 jours sur 7, toute l’année. "Je suis resté trois ans sans prendre un seul jour de congé", explique-t-il. Tout ça pour 4 500 francs de l’époque, soit deux à trois fois moins qu’un journaliste en poste. Jusqu’au jour où il a eu envie d’officialiser sa situation de journaliste professionnel, en demandant sa carte de presse. Erreur funeste. 24 heures à peine après avoir informé son rédacteur en chef qu’il avait obtenu le précieux sésame, il était viré. S’il a fait son deuil du Télégramme, Paul Jegat n’en finit pas de payer pour son acte de rébellion. "En brisant la loi du silence, je me suis grillé auprès de la profession, c’est ce qu’on m’a fait comprendre lorsque j’ai postulé auprès du grand concurrent Ouest-France". Aujourd’hui rédacteur en chef du Paysan morbihannais, Paul Jegat sait qu’il ne fera jamais carrière dans la "grande presse" régionale.

17/02/2005, par David GARCIA pour http://www.terra-economica.info

par E.H.BOYER publié dans : CLP : Correspondant Local de Presse
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