A propos...

Bienvenue, heureux lecteur de correspondant-de-presse-64.over-blog.com. Plus qu'un simple CV détaillé, ce Blog vous permettra de pouvoir avoir accès à un large pannel d'articles et reportages en tout genre (écrits, radiophoniques, video...) ainsi que de dessins de presse réalisés par l'auteur (moi même, en l'occurence...), et publiés sur divers supports médias régionaux.  Une large section de ce blog comporte nombre de choses plus personnelles (illustrations, dessins, photo-montages, coup de gueules, expériences professionnelles, anecdotes, etc.) qui vous permettront de mieux cerner mon personnage, pour ceux que ça intéresse. 
Le but avoué de cet exercice de style : offrir mes services en Free-Lance, puisque je suis inscrit au registre des commerces (au départ bien malgré moi, il faut l'avouer) en tant que correspondant de presse, et/ou illustrateur. Autant profiter de l'aubaine!

Ce Blog a une autre fonction, celle de faire le point sur la profession (car ç'en est une), la condition et les réalités du Correspondant Local de Presse (CLP). Car bien trop souvent, le commun des mortels a la fâcheuse tendance à utiliser -à mauvais escient- le terme "journaliste", et à s'imaginer un salaire et des avantages mirifiques qui iraient avec!  
En outre, la vocation de ce blog, c'est d'essayer d'aider -toute personne désireuse de se lancer dans le monde des médias par la petite porte- à éviter les écueils inhérents à ce métier passionnant.

Bonne lecture et bon vent,

E.H.BOYER

Directeur de la publication de www.euskobizia.com, le webdo des basques d'ici et d'ailleurs...

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Jeudi 10 janvier 2008
Je parlais hier après-midi avec mon confrère -et néanmoins ami Gilles Choury- du courrier officiel que j'ai reçu du service des correspondants locaux de presse de Sud-Ouest il y a quelques mois, concernant les élections municipales (et cantonales, je suppose...). Et voilà ce qui y était écrit :

"Tel(le) ou tel (le) d'entre vous est parfois déjà un élu ou envisage de se présenter aux prochaines élections, parce qu'il est sollicité ou de son propre chef. Nous ne saurions critiquer les ardeurs citoyennes mais la règle de base, nous concernant, est qu'il ne doit y avoir aucune confusion entre le journal dont vous êtes les représentants et la gestion de la vie municipale.
Il en découle une conséquence simple : un correspondant doit faire un choix entre se porter candidat, et donc s'engager, et continuer à assurer la chronique du journal.
Certes tous les engagements ne sont pas identiques et la situation peut, ici ou là, s'apprécier localement. Mais il est indispensable que vous portiez à connaissance, le cas échéant, de votre chef d'agence départementale votre projet de vous présenter aux suffrages de vos concitoyens."

Tu vois, Gilles, Sud-Ouest est un journal sérieux qui ne peut pas s'accommoder de CLP élus du peuple, c'est une question d'éthique... Eh oui, presse et politique ne font pas bon ménage!
Sauf certaines exceptions qui confirment la règle, ou cas privilégiés, comme à Saint-Palais, par exemple...
par E.H.BOYER publié dans : CLP : Correspondant Local de Presse
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Jeudi 29 novembre 2007

Etant considéré comme un "membre de la grande presse" (comme dirait notre cher député Jean Lassalle), je reçois régulièrement tout un tas de communiqués par e-mail, mais aussi par courrier postal. La mairie de Mauléon (qui possède tous mes e-mails) est d'ailleurs spécialiste dans l'utilisation à outrance de timbres et de papier à lettres. 
Mais foin de tergiversations; j'ai reçu hier un communiqué sur lequel figurait ceci : 

TROUVÉ dimanche en fin de matinée devant l'hôpital,
chienne de race Epagneul âgée de plus de 7 ans.
Pour tous renseignements : Mairie de Mauléon (05.59.28.18.67),
Mauléon le 27 novembre 2007.


J'ai appelé la rédaction de Sud-Ouest Béarn et Soule ce matin. La réponse fut catégorique et teintée d'ironie : "pas de publication pour ce type de communiqué dans les colonnes du journal. A la rigueur dans le supplément annonces, et en service payant..."
Bin oui, quand on dit que Sud-Ouest ne publie que des "chiens écrasés", ce n'est pas à prendre au sens littéral, mais métaphorique, du terme!

par E.H.BOYER publié dans : CLP : Correspondant Local de Presse
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Mardi 20 novembre 2007
Nous ne sommes plus seuls! Je viens d'être contacté par un certain "Mounik", qui vient de lancer un forum fédérateur à l'intention de tous les CLP.   Voici son projet :

"Suite à de nombreuses recherche sur le web, et ayant trouvé des infos qui ne sont peut être plus d'actualité, je me suis décidé à monter un petit portail communautaire afin de concentrer toutes les infos concernant les correspondant de presse, du statut de correspondant à l'obtention, pour certains de la carte de presse.
En effet à part des sites pour les journaliste ou les pigiste, je n'ai trouvé que quelques blogs qui traitent de ce "métier", et encore, ils datent un peu.
Donc pour tous les anciens et pour tous les nouveaux, voici quelques renseignement, et si vous souhaitez participer n'hésitez pas, inscrivez vous et faites de ce site la bible du correspondant.

Projet du site :
- Renseigner un maximum de correspondants qu'il soit novice ou éxpérimenté.
-
Réussir à avoir des relations de bon sens avec toutes les administrations qui nous dirigent.
-
Alerter tout ces braves gens qui imagine que le métier que nous exerçons est celui de journalistes (hé non, la personne qui vous à sans doute "interwiever" la semaine dernière lors de la manif est peut être un correspondant local (payé en BOUNTY, ou SNICKERS, c'est au gout du correspondant).
-
Tenter, et là je vais me faire descendre en flèche par les patrons de la presse, de monter un syndicat exclusivement réservé aux correspondant de presse. Ceci afin de pouvoir donner un statut autre que l'actuel statut de "profession libérale" qui nous colle à la peau et qu'aucun gouvernement ne veut changer (surtout avec l'actuel) :'( ."

Bon, les CLP, on se bouge son petit fion, pis on va s'inscrire d'urgence! Et on participe activement, on se révolte, on rue dans les brancards, on manifeste, et on obtient gain de cause! Allez, hue!
par E.H.BOYER publié dans : CLP : Correspondant Local de Presse
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Lundi 19 novembre 2007
J'ai beau me targuer d'avoir de l'imagination, il est un sujet sur lequel je sèche lamentablement! Celui de trouver une solution pour améliorer la condition des CLP! Voici cependant mon analyse toute personnelle de la situation : pour moi, l'idéal serait sans doute de se grouper en syndicat pour faire poids afin de faire modifier ce statut vers le haut. Mais le problème, c'est que les jeunes comme nous (je m'inclus d'office dans la catégorie...) sont moins nombreux -en pourcentage-  que les retraités. Ces derniers n'ont pas (ou plus) l'esprit combattif, ni l'envie de modifier quoi que ce soit. Et pour cause : ce statut leur convient parfaitement! Il leur permet de mettre du beurre dans leurs épinards, et de copiner avec les élus locaux.
Et puis... Sans vouloir généraliser, les vieux, ils veulent "qu'on en chie pour y arriver, comme eux en ont chié en leur temps!" Ils ne veulent pas d'un nivellement vers le haut. Donc on est seuls contre les magnats de la presse, une grande majorité de confrères, et les politiques (le nivellement vers le haut, c'est pas trop la tasse de thé de M. Sarkozy et de son gouvernement, si j'ai bien compris le sens des grèves actuelles).

Conflit de générations?
 
Et les syndicats, me direz-vous? Ils sont complètement incompétents au sujet de notre statut! D'abord parce que nous ne faisons pas partie de l'entreprise à proprement parler, et que nous sommes considérés comme des travailleurs indépendants. Les syndicats de journalistes savent bien quelle est notre situation (il n'y a qu'à lire les articles qui circulent sur le Web à ce sujet), mais ils n'ont pas envie que de vulgaires CLP non diplômés prennent la place des vrais journalistes encartés. Et il n'existe pas de syndicat de CLP pour les raisons que j'évoquais au début du premier paragraphe, mais aussi parce que nous sommes isolés, trop loins les uns des autres pour pouvoir agir efficacement.
Organiser une grève une journée ne servira à rien. Les agences auront toujours assez d'infos en stock pour palier au problème, et je vous dis pas les représailles, puisque nous sommes tous des éléments isolés! Vous n'imaginez pas tous ceux qui attendent, là, dehors, pour avoir une place qu'ils imaginent extraordinaire! Organiser une grève de plusieurs jours, voire plusieurs semaines? Qui pourra la tenir? Pas ceux d'entre nous qui ne vivent que de leurs honoraires! Quant aux vieux, ils sauteront sur l'occasion pour nous montrer du doigt une fois de plus, et se montrer indispensables auprès de leurs agences...

C'est sans espoir...
 
Non, à moins d'un miracle, (je n'ai jamais cru au père Noël) je ne vois pas comment nous pourrions changer les choses! Désolé si j'ai l'air cynique et désabusé, mais après cinq années de piges, et trois années de vaines contestations, je me sens impuissant et inutile.
par E.H.BOYER publié dans : CLP : Correspondant Local de Presse
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Lundi 19 novembre 2007
Les cas de CLP en détresse ne manquent pas. Après y avoir eu droit moi même, je ne peux que constater que je ne suis pas un cas isolé. En témoigne cet échange de mails (qui date de pas plus tard que ce matin), entre un correspondant local de presse de la République du Centre, qui vient tout juste de se rendre compte dans quel piège il était tombé, et moi même...

Par hasard je tombe sur ton blog (je suppose qu'entre compagnons de galère on se tutoie) après avoir entré "correspondant de presse+urssaf" dans google. Je n'ai pas trouvé de réponse à ma question, ni ici, ni ailleurs. Peut-être pourrais-tu m'indiquer ou m'adresser pour trouver cette réponse. Ma question est la suivante : comment faire reconnaître à mon ursaff de quartier le fait qu'en tant que clp, je suis dispensé de cotisation sociale durant mes deux premières années d'activité? Ici, à Chartres (Eure-et-Loir)  il ne sont pas très au  
fait de ces questions et semblent décidés à me faire cracher 850€ pour commencer (revenus déclaré de 2006 :  6550€, première année d'activité), avant que les autres (retraite...) ne mettent la main sur ce qui reste. J'ai jusqu'à mercredi (21 novembre 2007)... Je te remercie par avance pour les pistes que tu pourrais m'indiquer.

Je l'ai donc renvoyé vers la plaquette  officielle de l'URSSAF visible ici : http://gbr.info.free.fr/clp/clp.pdf , et en lien permanent sur cet auguste blog. Voici sa réponse :

Je connaissais la plaquette. C'est sur la foi de celle-ci que j'ai consenti a dépasser les 15% du plafond de la sécu... Mais  voici plutôt la réponse que j'ai reçu par mail de la chef de l'urssaf :

"Monsieur,
 Vous êtes immatriculé à l'Urssaf d'Eure et Loir depuis le 1er janvier 2006 pour une activité de correspondant local de la presse écrite.
Lors de votre passage à notre accueil le 15 novembre 2007 vous avez souhaité obtenir des précisions sur la régularisation de cotisations qui vous a été appelée pour cette date, calculée sur votre revenu de l'année 2006.

Je vous informe que, conformément aux dispositions de la circulaire ministérielle n°DSS/AAF/A1 93-90 du 1er décembre 1993 relative au statut des correspondant locaux de la presse, vous avez été dispensé du versement de la cotisation personnelle d'allocations familiales et de la CSG/CRDS pendant vos deux premières années d'activité (cotisations trimestrielles du 1er trimestre 2006 au 4ème trimestre 2007).

Cependant, les textes prévoient que lorsque les revenus professionnels de la première année d'activité sont connus, une régularisation des cotisations intervient ."

En clair cela signifie que je dois payer a partir du moment ou l'urssaf connaît mes revenus (que je suis bien contraint de communiquer), ce qui n'a rien à voir avec une dispense de cotisation... D'ailleurs, interrogée oralement par une agent de guichet, quelques jours plus tôt, cette responsable avait répondu "il a gagné de l'argent : il doit payer, comme les autres". Donc tu l'auras compris, mon problème est de savoir comment je peux franchir cet écueil, à qui je peux m'adresser? Si tu as une idée...
Par ailleurs, la circulaire ministérielle en question est introuvable sur le net (Ministère, Légifrance...), tous les liens sont morts. Mon  souci c'est que si je paye ce que l'urssaf demande, le reste va suivre : assurance maladie, retraite... Au total pas loin de 3000€  pour 2006 autant voir plus pour 2007 et le prévisionnel 2008... Vu la façon dont nous sommes payés, ça devient vraiment du sous-sous prolétariat (environ 3€ de l'heure une fois les charges payées). En plus j'ai une tête de page à préparer pour demain...

Ceux qui lisent ce Blog savent que j'ai déjà goûté aux joies des cotisations de l'URSSAF, et de la taxation d'office à cause de ce statut aberrant et esclavagiste. La seule solution que je puis apporter à ce CLP c'est, s'il veut vraiment continuer à faire ce job, de ne pas dépasser le plafond de revenus imposé par la sécu (et de trouver un emploi "alimentaire"). Et de consulter un juriste, accessoirement, afin d'espérer trouver une solution à son problème actuel...
par E.H.BOYER publié dans : CLP : Correspondant Local de Presse
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