A propos...

Bienvenue, heureux lecteur de correspondant-de-presse-64.over-blog.com. Plus qu'un simple CV détaillé, ce Blog vous permettra de pouvoir avoir accès à un large pannel d'articles et reportages en tout genre (écrits, radiophoniques, video...) ainsi que de dessins de presse réalisés par l'auteur (moi même, en l'occurence...), et publiés sur divers supports médias régionaux.  Une large section de ce blog comporte nombre de choses plus personnelles (illustrations, dessins, photo-montages, coup de gueules, expériences professionnelles, anecdotes, etc.) qui vous permettront de mieux cerner mon personnage, pour ceux que ça intéresse. 
Le but avoué de cet exercice de style : offrir mes services en Free-Lance, puisque je suis inscrit au registre des commerces (au départ bien malgré moi, il faut l'avouer) en tant que correspondant de presse, et/ou illustrateur. Autant profiter de l'aubaine!

Ce Blog a une autre fonction, celle de faire le point sur la profession (car ç'en est une), la condition et les réalités du Correspondant Local de Presse (CLP). Car bien trop souvent, le commun des mortels a la fâcheuse tendance à utiliser -à mauvais escient- le terme "journaliste", et à s'imaginer un salaire et des avantages mirifiques qui iraient avec!  
En outre, la vocation de ce blog, c'est d'essayer d'aider -toute personne désireuse de se lancer dans le monde des médias par la petite porte- à éviter les écueils inhérents à ce métier passionnant.

Bonne lecture et bon vent,

E.H.BOYER

Directeur de la publication de www.euskobizia.com, le webdo des basques d'ici et d'ailleurs...

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Vendredi 27 juin 2008
Lundi soir, on a dormi avec la fenêtre de la chambre ouverte. On a pris un risque phénoménal, pour qui connaît ma haine absolue pour les insectes qui piquent la nuit...

Vers 23h30, on a entendu un genre de feulement bizarre, entre le félin et le rapace...

Alors on s'est approchés de la fenêtre, sans bruit, et on a pu distinguer des formes bizarres qui bougeaient et semblaient s'appeler dans l'un des chênes, juste à côté de la maison.

J'ai pris mon zob numérique, au cas où, et tchac!

Voilà ce que ça a donné...
A mon avis, faisait pas bon être une musaraigne en chasse, cette nuit là!
par E.H.BOYER publié dans : DIVERS
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Mardi 24 juin 2008

- Septembre 1975. J’ai à peine quatre ans. Je suis en seconde année de maternelle à l’école Jean de La Fontaine, à Cognac. Mon institutrice s’appelle Madame Rouchette. Je ne l’aime pas, je trouve qu’elle est méchante avec moi. Pour me venger, je l’appelle « Madame Fourchette » dans son dos. Je trouve que ça va mieux avec son visage anguleux !
Et puis d’abord, je n’aime pas l’école, c’est décidé ! Il y a tellement de choses plus intéressantes à faire dans la vie, que d’aller s’enfermer dans une salle de classe puant la colle et la craie ! Heureusement qu’il y a la récréation. J’y retrouve ma copine Caroline, et mon copain Raynald, et on peut s’amuser, sans se soucier de l’autorité des maîtresses, qui discutent tranquillement entre elles. A l’école, il y a un petit nouveau qui sent mauvais, qu’est pas beau, qu’est fagoté comme un as de pique, qu’a toujours la morve au nez, et qui pleure tout le temps, tout seul dans son coin.
Ça m’énerve, et j’ai envie de le taper. J’en parle à Caroline et Raynald. Eux aussi ils ne l’aiment pas. On décide d’aller lui casser sa figure à la prochaine récrée. Quand l’heure vient, on l’attire dans un recoin de la cour, loin du regard des adultes, et on le frappe tous. Bien sûr, comme c’est moi qui commande, c’est moi qui frappe le plus. C’est normal, c’est moi le chef !
Le petit garçon pleure sous la pluie de coups. Sa vilaine moukère coule de plus belle de son nez, et ça m’énerve encore plus ! Alors je le frappe encore. Claque, coup de pied, coup de poing, griffure, mordasse !
Voilà qu’il se met à genoux, puis en boule comme un hérisson, maintenant ! Et il pleure à gros sanglots, comme jamais ! Je crois qu’il a eu son compte.
Avant de partir, quand même, on lui dit qu’il n’a pas intérêt à raconter ça à sa maîtresse, sinon on recommencera encore plus fort ! Et puis on repart jouer dans la cour avec les autres enfants, comme si de rien n’était… On rigole entre nous de notre bon coup ! On est content de nous : « Bien fait pour lui ! Il était trop vilain ! » Pour le coup, il va pleurer pour quelque chose, au moins! Vraiment, on a l'impression d'avoir fait une bonne action...
Et puis on oublie…

C’est l’heure de rentrer en classe. Madame Rouchette a l’air plus en colère que d’habitude. Elle me regarde avec un œil noir. Je sens que je vais en prendre pour mon grade, mais je ne sais pas trop pourquoi, puisque je suis certain que le petit garçon n’a rien dit, de trouille… Puis, une autre maîtresse vient dans la classe, et surveille mes petits camarades pendant que Madame Rouchette m’emmène sèchement dans le bureau de Madame Gaillard, la directrice de l’école. Maman est là qui m’attend, avec le petit garçon qui sent pas bon, et son nez qui coule toujours. Sa maman est là aussi. Elle a l’air triste.
Et là je comprends tout ! Le petit a évidemment tout raconté aux maîtresses ! Ça va être ma fête…
Madame Gaillard a l’air désolée et presque déçue. Pensez-vous : on ne s’attend jamais à ce qu’un brave gosse blondinet avec une coupe au bol, bien éduqué comme moi -issu d’une famille d’enseignants qui plus-est- et à qui on donnerait le bon Dieu sans confession se comporte comme un vulgaire voyou de banlieue !
Maman, elle, est furieuse. Plus encore que Madame Rouchette ! Et là j’ai honte. Je n’arrive pas à expliquer aux adultes qui me pressent pourquoi j’ai tapé ce garçon. Et j’ai beau me creuser la tête, je ne trouve pas de raisons valables… A part qu’il n’est pas beau, qu’il sent toujours comme s’il avait crotté son slip, et qu’il m’énerve…
Alors Maman me fâche très fort. Elle crie, me secoue par le bras, et je pleure à mon tour. J’ai été méchant. Je vais être puni ! A l’école, et à la maison… Les punitions, ça vient toujours par deux, c’est bien connu !
Maman veut que je demande pardon au petit garçon, devant sa mère et les institutrices. Elle veut même que je lui donne mon jouet préféré pour le consoler ! Elle me force à promettre de ne plus jamais recommencer. Ça me fait mal au ventre, j’en pleure de rage, mais je sais que je n’ai pas le choix. Maman est intraitable…

A la maison, Elle m’explique que si le petit garçon pleure souvent et fait caca dans sa culotte, c’est parce que son papa et sa maman se disputent beaucoup, chez lui, et qu’il est malheureux. Le lendemain, je lui donne mon joli camion-betonnière jaune, que j’ai eu pour mon anniversaire.
Je ne suis pas certain d’avoir bien tout compris tout de suite, mais une chose est sûre : plus jamais je ne taperai quelqu’un sans raison, ni même avec raisons, d’ailleurs… Ce qui me vaudra d’être à mon tour pris pour cible par les autres élèves dès le collège et jusqu’à la terminale!
Tel est pris…

- Milieu d’année 1991. Je suis en première année de fac d’anglais à l’université de Bordeaux III. Enfin, c’est un grand mot, puisque je ne vais plus en cours deux mois après la rentrée…
Je loge à Pessac, rue Nancel Pénard, à l’étage de la maison de Mme Bachelard, avec trois autres étudiants. Lâché en pleine nature, j’en profite pour entreprendre les 400 coups que je n’osais faire chez mes parents.
Je « m’autogère » comme on dit… Je claque tout le fric que mes vieux me donnent pour manger et subvenir à mes besoins estudiantins en loisirs, en totale liberté et insouciance. CD, bédés, coups à boire avec les potes, boites de nuit branchées, cinéma… Tout y passe ! Et quand je suis à sec, c’est le commodore 64 de mon colloc’ Florent qui me distrait, ou la minitélé noir et blanc (branchée sur les séries neuneus de la 5) de mon autre colloc’ Samantha, qui prend le relais ! Je bouffe des nouilles et des céréales, et ça me suffit… C’est bien meilleur qu’au Restau U, où le menu ne varie jamais du vomitif combiné pizza-fayots.
Un soir, je me retrouve à l’UGC avec Anna, ma troisième colloc’ (avec qui j’étais en term’ au Lycée Jean Monnet de Cognac l’année précédente). On décide de s’offrir une petite frayeur en allant voir « Flatliners » (« l’expérience interdite », en français dans le texte), avec Julia Roberts, Kiefer Sutherland et Kevin Bacon.
Ça raconte l’histoire d’un type qu’est hanté par le souvenir d’un garçon qu’il a tué « accidentellement » (en le lapidant) lorsqu’il était adolescent. Ce souvenir revient brusquement à lui alors qu’il tente de se provoquer des NDE (Near Death Experience) avec un groupe d’amis pseudo-scientifiques, et surtout complètement fêlés. Il finit meurtri corps et âme, et s’absout en demandant pardon à l’esprit du garçon qu’il a tué, et qu’il avait oublié.
Ce film, pas si mauvais, si l'on écarte les habituelles scènes de "bondieuseries" à l'américaine me fait le coup de la madeleine de Proust ! Je revois subitement l’image de ce petit garçon qui sentait la crotte, avec son ignoble gourmelle luisante sous le nez… Et là, je me dis : « Putain de merde ! »
Aussi loin que je me rappelle, c’est le premier souvenir distinct de la petite enfance que j’ai !

Pourquoi est-ce que je vous ai raconté tout ça ? Sans-doute parce que j’ai dû intervenir samedi après-midi, à la piscine de Mauléon, parce qu’un gang de petits caïds même pas pubères s’en prenait sans relâche à un autre pauvre gosse. J’ai dû menacer de donner des paires de baffes pour que ce petit jeu mesquin ne cesse. (Ils ont certainement senti que je ne bluffais pas et que je les avais à l’oeil, alors ils se sont tenus à distance le reste de l’après-midi…)
Fort heureusement, la maître-nageur –qui ne pouvait pas être au four et au moulin (vu l’affluence en ce premier week-end de beau temps) a pris le relais, histoire d’enfoncer le clou…

Tout ça pour dire que je rigole doucement lorsque j’entends des naïfs ou de furieux optimistes m’affirmer qu’ils croient en l’humanité ! Je pense au contraire que le genre humain naît intrinsèquement mauvais, idiot, violent, jaloux, vaniteux, xénophobe, intolérant, vicieux, radin, couard et au final : bien vide. Il y en a toujours un pour monter les uns contre un autre, peu importe l'âge! C’est seulement l’éducation (parentale, culturelle, scolaire…) puis l’expérience de la vie qui le rendent meilleur, ou pire qu’il n’est au départ.

par E.H.BOYER publié dans : COUP DE GUEULE...
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Mercredi 18 juin 2008

Et voilà, faut pas chercher loin pour retrouver l’inspiration… Vous connaissez mon aversion absolue pour les sports collectifs (le football en particulier), et celle que je nourris pour notre bien-aimé président et ses idées à la mords moi le nœud.
C’est le nouveau dessin de la semaine sur
Euskobizia. Comme promis, le webdo prend une couleur un peu plus militante, tout en restant ancrée dans la satire. Alors allons-y gaiement pour le taclage direct!

EURO 2008 : LA PILULE NE PASSERA PAS !

L’équipe de France qualifiée "d’équipe de la mort" par ses détracteurs vient d’être éliminée de la coupe d’Europe sur un dernier match calamiteux contre l’Italie...
Ça, c’est fait !
On va -peut-être- enfin pouvoir passer aux choses sérieuses, avant la trève estivale ?
Le dessin
au format fond d’écran ici !
par E.H.BOYER publié dans : DESSINS DE PRESSE communauté : Correspondants de Presse
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Lundi 16 juin 2008
Après des semaines de pluie, de froidure, d'orages à répétition, bref de temps de merde, nous avons enfin eu droit à un week-end digne de ce nom! Oh, pas le grand beau temps qui réchauffe les corps et les coeurs, non, mais du soleil quand même... Et croyez-moi, ça commençait à manquer...


Bon, c'est pas parce qu'il y a eu une accalmie que nous nous sommes jetés sur la piscine de Mauléon, hein? On attend un peu que ça se réchauffe, avant d'aller exhiber nos graisses hivernales...


Nous avons reçu la famille charentaise, alors comme d'habitude, nous avons beaucoup bu, et beaucoup bouffé... Et après de telles agapes, rien ne vaut une bonne petite balade familiale, pour digérer! Qui dit balade familiale, dit niveau de difficulté zéro, kilométrage et dénivelée faibles pour éviter de se traîner et d'entendre les gamins rechigner. Bref, c'est juste une promenade de santé, pour ne pas rester affalés sur le canapé du salon, comme des goinfres romains, à buller en attendant l'apéro et le repas du soir!


La balade de Saint Antoine (sur la route de Saint-Jean Pied de Port, entre le village de Muskuldi et le col d'Osquich, à une dizaine de kilomètres de Mauléon) est tout à fait indiquée pour ce cas de figure. Il suffit juste d'avoir des jambes et la volonté d'aligner un pas devant l'autre sur un kilomètre et demi, et l'affaire est dans le sac! Point n'est besoin de chaussures à haute technicité pour s'y promener : une bonne vieille paire de baskets suffit pour ceux qui ne quitteront pas la piste ultrabalisée, accessible même à une poussette!
Et pour ceux, plus aventureux, qui choisiront les "chemins de traverse", des semelles agrippantes seront indiquées (mais pas d'une absolue nécessité) afin de ne pas glisser sur les herbes couchées (première cause de mortalité en montagne, d'après les spécialistes!).


Cette balade en moyenne-basse altitude (706 mètres maximum) offre un avant-goût des grandes randonnées sur les zones d'estives, mais avec une prise de risque zéro (ou quasiment), et très peu d'efforts physiques à fournir. On y trouve des animaux domestiques en liberté (blondes aquitaines, brebis, et juments à éviter d'approcher de trop près), mais on peut aussi y observer l'impressionnant ballet des vautours fauves qui planent à quelques mètres au dessus de nos têtes.
Il est grisant le bruit du vent qui froisse leurs plumes à chacun de leur passage! Mais rassurez-vous, ce n'est pas à vous que le grand charognard en veut!
D'ailleurs, en veut-il vraiment à quelqu'un? Faut pas croire ce qu'on dit à la télé...


En haut, autour de la jolie chapelle blanche, visible depuis presque toute la Soule, le paysage alentours est grandiose. On peut y observer toute la vallée et en particulier le massif des Arbailles, tout proche, avec le pic d'Elaudi, les falaises du pic des vautours, celles -non moins imposantes- d'Etxekortia, ou encore le vallon des sources de la Bidouze, surplombé par le splendide et sauvage plateau d'Eltzarre. De l'autre côté, trône le mamelon de Beltxu, puis, plus loin, la vallée et les montagnes de Garazi.

Avantages de la promenade : facile, rapide, jolie, dépaysante.
Inconvénients : c'est un peu un genre de lieu de pélerinage, et il y a toujours des gens pour se rendre à la chapelle en voiture... Et comme la piste est en très bon état, il n'est pas rare d'en croiser, et pas seulement des 4X4.
En résumé, une petite balade facile "de fainéant" oserai-je dire, mais qui a quand même son charme!


A noter pour les randonneurs férus d'endurance, il est possible d'inclure cette balade dans le cadre d'une randonnée des crêtes, en partant depuis Mauléon. Il faut pour cela passer par la colline Hitta Borda, puis rallier la chapelle Saint-Grégoire, les crêtes de Pagolle, puis la chapelle Saint-Antoine, et redescendre sur Muskuldi par le Pic d'Elaudi. Mais là, il vaut mieux s'équiper (bonnes chaussures, bâton, changes, ponchos, chapeaux, trousse de secours, etc), prévoir de l'eau et de la nourriture pour la journée, parce que pour le coup, on change de registre!


Merci à ceux qui pique-niquent de remporter avec eux leurs déchets. Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de poubelles sur le trajet qu'il faut laisser traîner ses poches de chips, ses canettes de bière ou ses vieux mouchoirs! J'en ai encore retrouvé samedi!!!
Aidez-nous à garder la montagne souletine propre et accueillante, d'autant qu'il y a des containers-poubelle sur le parking...
par E.H.BOYER publié dans : BALLADES EN SOULE
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Vendredi 13 juin 2008
Allez, nouveau dessin de la semaine sur Euskobizia... J'ai tapé un peu plus dans le local (et le bon goût), ce coup-ci... ça devrait parler à ceux qui les reconnaissent!
"S’il pleut à la saint Médard (8 Juin), il pleut encore 40 jours plus tard (18 Juillet)" dit le proverbe...

A la décharge de la communauté de communes Xiberoa, qui a fait en sorte que la piscine municipale de Mauléon ouvre ses portes pour sa poignée d’administrés, c’est encore une fois le temps, qui n’est pas au rendez-vous ! Ne serait-il pas temps, justement, de réfléchir sérieusement au concept de la piscine couverte ?
Non, Parce qu’au rythme où ça part, il va bientôt falloir ouvrir en hiver, et fermer en été...
L’image au format fond d’écran ici !

par E.H.BOYER publié dans : DESSINS DE PRESSE
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