Ça faisait un bail que je n'avais pas balancé un peu de fiel sur ce blog. Je répare cet affront aujourd'hui en vous parlant de tous ces gens qui ne sont jamais content, quoi qu'on fasse! Ce qui m'a décidé à en parler? Mon épouse, qui a mis le doigt sur une vraie problématique de notre métier. Je m'explique :
- Lorsque vous êtes correspondant de presse (ou journaliste, c'est pareil dans ce cas là), votre tâche consiste à aller au devant de l'information afin de présenter -ou de rendre compte- des évènements qui se déroulent sur votre zone de couverture. Jusque là, rien d'anormal...
- Là où ça se corse, c'est lorsque vous couvrez un spectacle et que, faute d'avoir du matériel performant face à un éclairage sommaire, vous êtes obligés de faire un paquet de photos afin d'en avoir au moins une seule de bonne... Il m'arrive fréquemment de faire 100 clichés pour seulement 15 images d'exploitables (Heureusement qu'on est en pleine ère du numérique!!!). Où en étais-je?
Ah oui, donc, imaginez un gros type qui n'arrête pas de tourner devant la scène avec un minuscule appareil qui fait des flashes monstrueux toutes les 30 secondes*... C'est chiant quand on est venu assister à un concert de la chorale locale, hein?
Bin oui Mesdames (parce que là, je m'adresse aux mémères qui se permettent de faire des petits commentaires cruels et qui me balancent des regards lourds de haine) mais voilà, vous, vous venez vous éclater comme des bêtes en écoutant vos sempiternels chants traditionnels, tandis que moi, je viens parce que c'est mon gagne pain, et mon rôle social de rapporter les faits.
Je ne sais pas quel était votre boulot avant la retraite, mais je ne me serais jamais permis de dire des méchancetés sur votre savoir-faire. Parce que moi, je respecte le travail des gens, aussi idiots soient-ils...
Mais le pire dans tout ça, vous voulez savoir ce que c'est? C'est que ces mêmes rombières seront les premières à critiquer ouvertement l'indigence de la page publiée le lendemain, avec bien entendu les légendes photos inversées, et les textes tronqués à mon insu... C'est aussi pour cette raison que j'ai voulu créer Euskobizia : pour pouvoir contrôler moi même ce qui sera publié, et de quelle manière ça le sera...
Faut bien avoir au moins une petite satisfaction dans ce boulot d'intermittent de la presse, hein?
*Il est fortement conseillé de porter des vêtements sombres pour accomplir ce travail, car le blanc ou les couleurs réfléchissent la lumière des projecteurs, et peuvent effectivement constituer une gêne pour les spectateurs. Autant éviter de tendre le bâton pour se faire battre...
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Si votre profil réunit ces quelques qualités de base, alors vous pouvez répondre à l'annonce parue dans votre quotidien régional préféré. Ce dernier, quel qu'il soit (et paradoxalement en cette période de crise profonde de la presse écrite), peut aussi se montrer un peu plus exigeant en matière de recrutement. On a récemment vu un grand quotidien régional ajouter dans ses désidératas le fait de posséder un ordinateur, une connexion Internet, ainsi qu'un appareil photo numérique... Un bon ouvrier a toujours de bons outils, cela va de soi. Ou alors il est toujours temps d'investir!
* Ci-contre, voici un ordre des prix pratiqué par mon quotidien. A savoir que parmi de nombreux autres journaux, mon employeur est bien connu dans la région des Pyréénes Atlantiques pour payer le mieux ses correspondants... (et ce n'est pas de l'ironie!) 

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