A propos...

Bienvenue, heureux lecteur de correspondant-de-presse-64.over-blog.com. Plus qu'un simple CV détaillé, ce Blog vous permettra de pouvoir avoir accès à un large pannel d'articles et reportages en tout genre (écrits, radiophoniques, video...) ainsi que de dessins de presse réalisés par l'auteur (moi même, en l'occurence...), et publiés sur divers supports médias régionaux.  Une large section de ce blog comporte nombre de choses plus personnelles (illustrations, dessins, photo-montages, coup de gueules, expériences professionnelles, anecdotes, etc.) qui vous permettront de mieux cerner mon personnage, pour ceux que ça intéresse. 
Le but avoué de cet exercice de style : offrir mes services en Free-Lance, puisque je suis inscrit au registre des commerces (au départ bien malgré moi, il faut l'avouer) en tant que correspondant de presse, et/ou illustrateur. Autant profiter de l'aubaine!

Ce Blog a une autre fonction, celle de faire le point sur la profession (car ç'en est une), la condition et les réalités du Correspondant Local de Presse (CLP). Car bien trop souvent, le commun des mortels a la fâcheuse tendance à utiliser -à mauvais escient- le terme "journaliste", et à s'imaginer un salaire et des avantages mirifiques qui iraient avec!  
En outre, la vocation de ce blog, c'est d'essayer d'aider -toute personne désireuse de se lancer dans le monde des médias par la petite porte- à éviter les écueils inhérents à ce métier passionnant.

Bonne lecture et bon vent,

E.H.BOYER

Directeur de la publication de www.euskobizia.com, le webdo des basques d'ici et d'ailleurs...

Publicité

"Mauvais berger!"
Un récit autobiographique illustré
-10 euros-
éd. "Astobelarra le grand Chardon"
Commander le livre
Voir le blog officiel du livre



W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Lundi 15 mai 2006

Ça faisait un bail que je n'avais pas balancé un peu de fiel sur ce blog. Je répare cet affront aujourd'hui en vous parlant de tous ces gens qui ne sont jamais content, quoi qu'on fasse! Ce qui m'a décidé à en parler? Mon épouse, qui a mis le doigt sur une vraie problématique de notre métier. Je m'explique :
- Lorsque vous êtes correspondant de presse (ou journaliste, c'est pareil dans ce cas là), votre tâche consiste à aller au devant de l'information afin de présenter -ou de rendre compte- des évènements qui se déroulent sur votre zone de couverture. Jusque là, rien d'anormal...
- Là où ça se corse, c'est lorsque vous couvrez un spectacle et que, faute d'avoir du matériel performant face à un éclairage sommaire, vous êtes obligés de faire un paquet de photos afin d'en avoir au moins une seule de bonne... Il m'arrive fréquemment de faire 100 clichés pour seulement 15 images d'exploitables (Heureusement qu'on est en pleine ère du numérique!!!). Où en étais-je?

Ah oui, donc, imaginez un gros type qui n'arrête pas de tourner devant la scène avec un minuscule appareil qui fait des flashes monstrueux toutes les 30 secondes*... C'est chiant quand on est venu assister à un concert de la chorale locale, hein?
Bin oui Mesdames (parce que là, je m'adresse aux mémères qui se permettent de faire des petits commentaires cruels et qui me balancent des regards lourds de haine) mais voilà, vous, vous venez vous éclater comme des bêtes en écoutant vos sempiternels chants traditionnels, tandis que moi, je viens parce que c'est mon gagne pain, et mon rôle social de rapporter les faits.
Je ne sais pas quel était votre boulot avant la retraite, mais je ne me serais jamais permis de dire des méchancetés sur votre savoir-faire. Parce que moi, je respecte le travail des gens, aussi idiots soient-ils...

Mais le pire dans tout ça, vous voulez savoir ce que c'est? C'est que ces mêmes rombières seront les premières à critiquer ouvertement l'indigence de la page publiée le lendemain, avec bien entendu les légendes photos inversées, et les textes tronqués à mon insu... C'est aussi pour cette raison que j'ai voulu créer Euskobizia : pour pouvoir contrôler moi même ce qui sera publié, et de quelle manière ça le sera...
Faut bien avoir au moins une petite satisfaction dans ce boulot d'intermittent de la presse, hein?

*Il est fortement conseillé de porter des vêtements sombres pour accomplir ce travail, car le blanc ou les couleurs réfléchissent la lumière des projecteurs, et peuvent effectivement constituer une gêne pour les spectateurs. Autant éviter de tendre le bâton pour se faire battre...

par E.H.BOYER publié dans : CLP : Correspondant Local de Presse
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Jeudi 16 mars 2006

On va encore croire que je crache dans la soupe, et que je n'arrête pas de me plaindre... Et pourtant, le nouveau coup fourré de Sud-Ouest dépasse les bornes! Qu'à donc trouvé mon employeur pour encore plus traire les vaches à lait que sont ses correspondants locaux de presse? Rien de mieux que d'inventer le paiement des frais au forfait, sur le sophisme suivant : les frais découlent des actes de façon proportionnelle... En gros, plus vous écrivez/prenez de photos, et plus vous avez de frais...

Les frais des correspondants locaux de presse ont donc été recalculés "à la proportionnelle", après examen de l'historique personnel de chacun sur deux années d'exercice. Cet examen des chiffres a permis au service des correspondants d'établir un coefficient pour chacun d'entre nous.
J'ai donc été (Dieu sait comment) classé dans la tranche des 15%. C'est à dire que mon coefficient de frais par rapport à mes honoraires est de 0.17. A titre d'exemple, si je présente une note d'honoraires de 100 euros, Je recevrais 17 euros de frais.
Le comble, c'est que pour faire passer la pilule amère, Sud-Ouest a pensé à augmenter -de manière très substancielle, ne rêvons pas- le coefficient des honoraires (passé de 0.77 à 0.80), qui n'avait pas évolué depuis plus de 5 ans. Joli geste digne d'un parfait petit Villepin!

Fossé entre théorie et pratique

C'est bien beau la théorie. Passons à la pratique : ce mois ci, après avoir longuement râlé, j'ai décidé de faire le calcul au réel, histoire de prouver par A+B qu'on nous enfile sans vaseline...
Je me suis trouvé 274.4 euros d'honoraires. Si j'applique la méthode Sud-Ouest, cela donne : 274.4 x 0.17 = 46.64 euros de frais.
Si je calcule mes kilomètres au réel, j'obtiens (sans tricher) 206 Km. Mon coefficient de kilométrage était jusqu'à présent de 0.28. Donc 206 x 0.28 = 57.68 euros... Et ce ne sont que les kilomètres. Je n'ai pas encore compté le forfait Internet, le téléphone mobile, les photocopies, etc. que l'on se décomptait avant le premier janvier 2006. CQFD.
Bien sur, on pourra toujours arguer que les impôts vous défalqueront toujours 37% de frais sur la somme globale perçue, il n'en reste pas moins qu'au final, les sommes que vous avez réellement engagées pour exercer votre travail ne vous seront plus remboursées totalement, comme avant... Je dis "vous", car cette tendance à la baisse s'observe dans toutes les sociétés de presse.

Dans ces conditions, travailler pour Sud-Ouest n'est absolument pas rentable. Et après on se demande pourquoi les correspondants locaux de presse  ne sont plus motivés, n'écrivent plus, ou arrêtent aussi vite qu'ils ont commencé... A quand le bénévolat?

Laissez-moi rêver qu'un jour, les correspondants locaux de presse se constitueront en syndicat, et pourront se battre pour leurs intérêts, qui sont aussi, par extension, ceux de leur journal...
Une donnée essentielle qui est bien souvent -et trop facilement- oubliée par nos décideurs!

(Pour répondre à mon ami David Castéra, qui s'inquiète de me voir rendre publiques mes revendications, je précise que je sais parfaitement ce que je dois à Sud-Ouest. J'en suis conscient, et je leur suis reconnaissant de m'avoir laissé ma chance en 2001.
Maintenant, au bout de 5 ans de bons et loyaux services, et à presque 35 balais,  j'aspire à la reconnaissance de mon travail et de mon investissement . Je ne pense pas avoir un égo surdimensionné, mais je sais ce que je vaux, et ce dont je suis capable. Je pense que c'est mon droit d'exiger d'être récompensé à l'aune de ma production, que j'estime de qualité!)

par E.H.BOYER publié dans : CLP : Correspondant Local de Presse
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 19 janvier 2006

Les frais du CLP sont les sommes perçues dans le cadre de son travail en tant que frais de fonctionnement.
On compte dans ces frais le téléphone, l'abonnement Internet, les timbres, le kilométrage effectué dans le cadre du travail, éventuellement les fournitures de bureau, et même parfois le matériel informatique (et tout ce qui s'y rapporte), ou encore l'appareil photo, etc. (ceci sous réserve que la société qui vous emploie l'ait prévu au départ avec vous...).

On l'a vu en article "honoraire" Les émoluments perçus par le CLP sont peu élevés, il est donc normal qu'il soit défrayé pour toute dépense concernant son travail.
Il arrive que frais et honoraires soient comptés ensembles par l'agence qui vous emploie, mais c'est tout de même de plus en plus rare. Et ce n'est pas gênant pour un correspondant local de presse dont les revenus globaux sont faibles. En revanche, lorsque vous êtes un gros correspondant, ce serait même une façon de faire absolument illégale, voire criminelle. Je m'explique : Lors de la déclaration d'impôts, frais et honoraires sont ajoutés. 37% du montant total est ensuite déduit (montant qui est sensé correspondre au total des frais selon le Fisc). Reste un bénéfice non commercial net qui sera pris en compte pour votre imposition. Jusque là, tout est clair. Seulement si votre agence ne sépare pas les sommes lorsqu'elle les déclare à l'URSSAF (je rappelle qu'elle soumise à déclaration de par la loi si les honoraires du correspondant dépassent le plafond des 15% de la sécurité sociale, ce qui fait peu ou prou 2400 francs par mois) votre total d'honoraires sera beaucoup plus important qu'il ne devrait l'être. Or -et fort heureusement- les frais ne sont pas inclus dans le calcul des cotisation URSSAF, retraite, et maladie...

J'évoquais dans divers articles précédents le fait que certains CLP n'hésitaient pas à réduire leurs honoraires pour mieux gonfler leurs frais, et ainsi échapper aux cotisations. Ceci bien souvent avec la complicité des agences. Ne vous y risquez pas : c'est un mauvais calcul. Vous pourriez échapper à l'Urssaf, mais le Fisc verrait très vite la supercherie, et vous y perdririez au final. On est très vite aux 37%, pour peu que le territoire à couvrir soit large...

par E.H.BOYER publié dans : CLP : Correspondant Local de Presse
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 19 janvier 2006

Si vous êtes tombés sur ce site, c'est que vous recherchiez de la documentation sur ce dur métier qu'est celui du correspondant local de presse. Vous remarquerez au passage combien il est difficile d'obtenir des renseignements dignes de ce nom à ce sujet sur Internet. Ni les professionnels de la comptabilité, ni les services de l'état -que vous serez peut-être amené à rencontrer- ni même vos employeurs ne seront capables de vous donner des précisions exactes quant à certains points d'ordre légaux, ou fiscaux. A croire que tout est fait pour laisser les gens croupir dans l'ignorance...

Correspondant local de presse, ça ne s'invente pas!
Lorsque vous aurez parcouru ce site (qui ne détient pas la vérité absolue , loin s'en faut, mais tend à s'en approcher tout de même au plus près), vous aurez une idée un peu plus nette de ce qu'est réellement cette profession (car ça en devient une à un certain niveau).

Que vous ayez planifié de devenir correspondant local de presse, ou que vous soyez simple lecteur de journaux, ce que vous trouverez dans cette rubrique vous aidera à comprendre ce qui vous attend si vous acceptez cette tâche (qui peut vite devenir ingrate), ainsi qu'à mieux cerner les difficultés rencontrées par ces hommes et ces femmes que l'on persiste à appeler "journalistes", alors qu'ils n'en sont pas aux yeux de la loi, encore moins à ceux de leurs employeurs...
Pour devenir correspondant local de presse, point n'est besoin de bagage universitaire ni même de QI démesuré. Un simple Baccalauréat (pas obligatoire, mais ça fait toujours bien de mentionner un diplôme général, même inutile...), de bonnes facultés d'expression écrite, une pincée de culture générale et une maîtrise sommaire de la photo numérique peuvent suffir. Si en plus vous avez déjà eu l'occasion de vous exprimer régulièrement dans le journal de l'école, ou celui de la paroisse locale, vous êtes l'homme (ou la femme) de la situation! Un book texte et photos peut également jouer en votre faveur.
Si votre profil réunit ces quelques qualités de base, alors vous pouvez répondre à l'annonce parue dans votre quotidien régional préféré. Ce dernier, quel qu'il soit (et paradoxalement en cette période de crise profonde de la presse écrite), peut aussi se montrer un peu plus exigeant en matière de recrutement. On a récemment vu un grand quotidien régional ajouter dans ses désidératas le fait de posséder un ordinateur, une connexion Internet, ainsi qu'un appareil photo numérique... Un bon ouvrier a toujours de bons outils, cela va de soi. Ou alors il est toujours temps d'investir!

 

Mais attendez... Le pire est à venir, comme le prouve la délicieuse annonce ci-dessous récoltée sur le site du journal Sud-Ouest le vendredi 27 août 2004 (Par ailleurs -et de manière absolument fortuite- le jour de mon anniversaire! Comme quoi, le destin....)

 "JEUNES REPORTERS. -- Vous avez envie de publier vos articles dans Sud-Ouest, permettant ainsi à vos camarades de recevoir gratuitement le journal dans lequel vos productions figurent ? Il vous suffit simplement de demander l'accord et le soutien d'un de vos professeurs et de nous envoyer vos écris.
Devenez "jeunes reporters"
Vous êtes collégiens ou lycéens ? Vous pouvez désormais publier vos articles dans le journal Sud-Ouest !
Pour cela, envoyez-nous vos productions à l'adresse suivante :
jp.spirlet@sudouest.com

N'oubliez pas de préciser :
Votre nom, votre prénom, l'adresse de votre établissement scolaire, ainsi que le nom du professeur ou documentaliste responsable".

Comme il le demande lui même, je vous engage fortement à envoyer vos commentaires à l'adresse indiquée par ce charmant bienfaiteur de l'humanité...

L'agence que vous allez contacter va vous délimiter un secteur à couvrir, correspondant à une certaine "voilure" de la pagination du journal. (Si vous avez une page complète à fournir chaque jour, -ce qui correspond à une assez grande voilure- cela sous entend que votre secteur, s'il n'est assez large géographiquement parlant, est une cible commerciale privilégiée pour votre agence.) C'est cette voilure qui déterminera votre importance stratégique au sein de la société. Car n'oubliez jamais que vous avez affaire à des sociétés de presse dont le but, outre d'écraser la concurrence, est de vendre, et donc de faire un maximum de profit...
Sachez enfin que la profession de correspondant local de presse ne peut en l'état actuel des choses absolument pas se concevoir comme un travail seul à temps plein : si vous écrivez peu, vous mangerez des nouilles à l'eau car la rémunération est extrêmement faible pour le temps passé (entre la collecte de l'information et sa rédaction). Si vous écrivez beaucoup, vous mangerez aussi des nouilles à l'eau car vous travaillerez comme un forcené (plus de 10 heures par jour), Il n'est même pas sûr que vous touchiez l'intégralité des honoraires facturées (puisque les rédactions n'ont qu'un budget correspondant très restreint), et pour finir, l'état vous reprendra 51% de vos gains par divers biais, sans compter les impôts sur le revenu! Vous constaterez vite que la quantité d'information que vous pourrez produire peut assez vite devenir l'instrument de votre perte.
Lorsque l'on est en âge de travailler, l'idéal est sans doute d'avoir à côté une profession à plein (ou 3/4) temps, et de couvrir un petit secteur. Le retraité, lui, aura en plus le temps de couvrir un secteur plus grand, et la possibilité matérielle de se montrer en tous lieux et toute circonstance. Sachez toutefois que point trop n'en faut : aussi plaisant soit ce métier, il ne faut jamais donner des habitudes aux gens, car tels des enfants gâtés, ils finissent invariablement par croire que tout leur est dû. Et puis, n'oubliez pas que Big Brother vous surveille...
Mais ne paniquez pas, l'avenir n'est pas si obscur. Vous en saurez plus en lisant les autres posts de cette rubrique!

par E.H.BOYER publié dans : CLP : Correspondant Local de Presse
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 19 janvier 2006

Les honoraires du CLP sont les sommes perçues dans le cadre de son travail. Ces sommes constituent rémunération pour les articles (le prix de base varie en fonction de la taille et de l'importance de l'article*, mais aussi en fonction du journal pour lequel on travaille) et photos publiées (prix différent selon si la photo se trouve en page locale ou en page de Une), les alertes (lorsque le correspondant local de presse appelle un professionnel pour s'occuper d'un sujet qu'il juge trop "important" pour lui. Exemple : un gros fait divers avec mort d'homme), les collectes (rassemblement d'informations -souvent chiffrées- concernant un même sujet. Exemple : résultats sportifs, élections...) ou l'astreinte (qui consiste en un remplacement de salarié seul en poste. Attention, certains chefs d'agence précisent que l'astreinte n'est percevable que pour le cas d'un remplacement dans une agence... Tout l'art de jouer avec les mots...) Ces honoraires sont déclarées automatiquement à l'URSSAF et au Fisc par votre employeur. Ce dernier se doit de vous faire parvenir à partir du mois de juillet de l'année en cours un récapitulatif des sommes perçues (histoire que vous puissiez redresser la barre avant la fin de l'exercice en cas de dépassement...).

* Ci-contre, voici un ordre des prix pratiqué par mon quotidien. A savoir que parmi de nombreux autres journaux, mon employeur est bien connu dans la région des Pyréénes Atlantiques pour payer le mieux ses correspondants... (et ce n'est pas de l'ironie!)

Bénéfice, ou salaire?
A savoir aussi que de nombreux "gros correspondants" (qui ont au moins une page par jour à remplir) se retrouvent vite à un niveau d'honoraires situé au dessus du plafond de 15% de la sécurité sociale. Ce plafond équivaut à un revenu bénéficiaire (eh oui, c'est le terme employé par le Fisc) annuel de 4400 euros par an, soit à peine 2400 francs par mois...
Certains, afin d'éviter d'être appelés à cotiser- tout en effectuant leur tâche quotidienne à la même fréquence- se sont résolus à descendre d'eux même l'évaluation de leur travail.
Le résultat est certes réussi au niveau taxation, mais sur le plan social, il s'agit d'une régression qui, en plus de soulager le patron d'une réflexion de base à mener, et lui éviter de payer une poignée d'Euros de trop, montre un très mauvais exemple... La réponse que l'on m'a donnée pour justifier ce comportement simpliste ( la limite du suicidaire) est celle-ci : "Oui, mais j'ai d'autres compensations tout aussi appréciables. Je rentre partout gratuitement, je suis connu de tous, et mon utilité est reconnue." Certes, mais après ça, le chef d'agence aura beau jeu de dire aux autres CLP: "pourquoi vous payerai-je à ce prix là, alors que votre collègue fait le même job pour trois fois moins cher?" Dans ce cas précis, on peut fort bien arriver à une rémunération de 17 francs de l'heure, sans avoir à payer de taxes...

CLP, roi de la gruge malgré lui?
D'autres ont trouvé une astuce "audacieuse" et totalement illégale, afin d'échapper à la vigilance de l'URSSAF. En accord avec la direction de leur journal, ces derniers, qui ont encore un peu de fierté, font un échange de bon procédé. Au lieu de percevoir des honoraires pour le travail effectué, ils font passer ces sommes dans le poste "frais". Ces derniers, comme vous le constaterez dans la rubrique qui leurs est consacrée, n'entrent pas en compte dans le calcul des cotisations à l'URSSAF. Mais c'est reculer pour mieux sauter, dans le sens où dans ce cas là, c'est sur la déclaration sur le revenu que le problème se déplace.

L'astuce que l'état a trouvé afin de parer aux fraudeurs, est d'imposer un plafond de 37% de frais par rapport aux honoraires perçus. Si ce plafond est dépassé, vous y perdrez au final. On voit que le filet est sans faille...

Aucune réflexion n'est en cours afin réhabiliter la profession de correspondant local de presse. quoi de plus normal : le statu quo est bien pratique, et il y a tellement d'autres sujets plus préoccupants...

par E.H.BOYER publié dans : CLP : Correspondant Local de Presse
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander

Recherche

Calendrier

Août 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>
Blog : Société sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus