Bienvenue, heureux lecteur de correspondant-de-presse-64.over-blog.com. Plus qu'un simple CV détaillé, ce Blog vous permettra de pouvoir avoir accès à un large pannel d'articles et reportages en tout genre (écrits, radiophoniques, video...) ainsi que de dessins de presse réalisés par l'auteur (moi même, en l'occurence...), et publiés sur divers supports médias régionaux. Une large section de ce blog comporte nombre de choses plus personnelles (illustrations, dessins, photo-montages, coup de gueules, expériences professionnelles, anecdotes, etc.) qui vous permettront de mieux cerner mon personnage, pour ceux que ça intéresse.
Le but avoué de cet exercice de style : offrir mes services en Free-Lance, puisque je suis inscrit au registre des commerces (au départ bien malgré moi, il faut l'avouer) en tant que correspondant de presse, et/ou illustrateur. Autant profiter de l'aubaine!
Ce Blog a une autre fonction, celle de faire le point sur la profession (car ç'en est une), la condition et les réalités du Correspondant Local de Presse (CLP). Car bien trop souvent, le commun des mortels a la fâcheuse tendance à utiliser -à mauvais escient- le terme "journaliste", et à s'imaginer un salaire et des avantages mirifiques qui iraient avec!
En outre, la vocation de ce blog, c'est d'essayer d'aider -toute personne désireuse de se lancer dans le monde des médias par la petite porte- à éviter les écueils inhérents à ce métier passionnant.
Bonne lecture et bon vent,
E.H.BOYER
Directeur de la publication de www.euskobizia.com, le webdo des basques d'ici et d'ailleurs...
METALSTASE 17
Compte rendu de concert le Samedi 03/3/2001
Concert SACRED STEEL, CHILDREN OF BODOM, et PRIMAL FEAR du 26/02/2001 au BIKINI à toulouse :
Introduction :
C'est au bout de trois heures de voiture, épuisés mais ravis, que nous arrivons enfin à Toulouse. Philippe, Claude et moi même piaffons d'impatience à l'idée d'assister au concert de ce soir réunissant SACRED STEEL, CHILDREN OF BODOM, et PRIMAL FEAR sur la même scène du BIKINI. Après avoir repéré les lieux (le BIKINI se trouve à la sortie de Toulouse sur les bords de la Garonne), nous nous mettons en quête d'un endroit pour bouffer avant le concert... Toulouse, la ville rose, nous a beaucoup déçu sur ce coup là : un froid glacial à se geler les cacahouètes et surtout, pas un troquet décent d'ouvert le Lundi! Il faut dire que nous ne sommes pas tombés sur le bon quartier, mais ça reste tout de même décevant! On a fini par dénicher un pub irlandais au beau milieu de nulle-part, et après avoir englouti nos Kilkennys, pissé un coup et réintégré la voiture, nous sommes repartis vers le BIKINI à la recherche d'une hypothétique pizzeria restée ouverte, que nous avons fini par trouver à 8 km de la salle dans un village dortoir désert et glauque! On se serait cru dans les X-FILES!!! Au moins, on saura où manger si on revient au BIKINI un jour...
SACRED STEEL
Le groupe de Stuttgart est déjà sur scène depuis quelques minutes lorsque nous pénétrons dans la salle ou 400 personnes, visiblement amateurs de ce style musical -un True-métal résolument "germanique" et basique sans une once d'originalité- se préparent psychologiquement à affronter ce qui suit. Le son est proprement immonde, extrêmement saturé, à la limite de l'audible, et en plus, le chant est largement sous-mixé : et pour cause, le chanteur, bien que fort sympathique au demeurant, à une voix de vieille chaussette mouillée! Si le son est pourri, au moins peut on se régaler de l'image qui vaut son pesant de cacahouètes. Le look du groupe est assez poilant : le chanteur, crâne rasé, barbichette et lunettes de soleil pourrait poser pour le sosie-caricature de ROB HALFORD, surtout avec ses tatouages et ses bracelets à clous qui bardent son corps comme un rôti de boeuf, exhibant une bedaine velue qui doit déjà abriter quelques pintes de cette bonne vieille bière allemande! Beuglant des borborygmes ineptes sensés accompagner le chant, un bassiste obèse fait vibrer les murs de la salle en charcutant son instrument au gré de la frappe assourdissante du batteur. Je ne parle même pas des deux guitaristes, puisqu'en dehors d'une présence scénique évidente, on ne pouvait absolument pas distinguer leur jeux du brouhaha général. Agrémenté d'un light-show insignifiant, le sommet du ridicule a été atteint lorsque le chanteur, brandissant à bout de bras une épée gothique à la Conan-le-barbare visiblement très lourde, se met à balancer à tue tête des lignes vocales mi-hurlées, mi-voix death, achevant de nous crever les tympans pour le reste de la soirée! Il faut dire qu'à leur décharge, les SACRED STEEL n'ont pas vraiment pu nous donner la pleine mesure de leur talent en passant en premier avec un set ne dépassant pas la demi-heure, et un technicien du son foutable à la porte! Et le pire, les enfants, c'est qu'à la radio, on n'a pas un seul morceau (ni live, ni studio) de ce groupe de True-metal allemand à vous faire écouter, histoire que vous vous fassiez votre propre idée!
C'est donc avec un certain soulagement que nous accueillons le quart d'heure d'entracte qui suit, le temps pour moi de discuter le bout de gras avec Stéphane LABORDE (dit "Rodger") bassiste et leader du groupe de Heavy-metal Palois STORMBLAST, et Pascal DAVANT (dit "La Huche") sonorisateur d'OKPLOÏDE et leader d'un autre groupe Palois (plutôt Hardcore oldschool) du nom de SELDON, venus spécialement pour PRIMAL FEAR; et le temps pour CHILDREN OF BODOM, attendu comme le messie ce soir là, de se préparer à affronter le public qui commence déjà à scander "Children, Children..."
CHILDREN OF BODOM
Le groupe apparaît dans une ambiance sombre et enfumée, comme émergeant des flots noirs, glauques et stagnants du lac BODOM, à travers une brume pénétrante et glaciale, une nuit de pleine lune. La musique d'introduction, carrément flippante achève de compléter ce fantastique et macabre tableau! Alexi LAIHO, guitar-hero extraordinaire âgé de 21 ans seulement et lead-singer du groupe accueille le public hystérique en tirant royalement une langue impudique d'au moins quinze centimètres (ce sera d'ailleurs son gimmick de la soirée!!!). La salle commence alors à se déchaîner littéralement alors que, tout en rugissant, il se met à branler le manche de sa JACKSON comme un Dieu! Le son est parfait, malgré un tout petit problème de retour pour Alexi, réglé en deux secondes! Les fans survoltés arborant tee-shirts à l'effigie du groupe et autre accoutrements hétéroclites ne dépareillent pas à l'ambiance très "black-metal"! (je revois l'image fugitive d'une nymphette tatouée et percée en minijupe, soutien-gorge et grandes bottes en cuir cloutés, portant en guise de cache-nibards une armure d'orque avec les épaulettes en plastique noir, et laissant traîner sur son passage les relents d'un parfum entêtant rappelant celui du coin des bêtes sauvages au zoo! On en rêverait la nuit!!!) Même si au départ, le light-show n'est pas transcendant (c'est mieux vers la fin du concert), on retiendra au final, un souvenir très agréable d'un concert succulent et époustouflant, quoi qu'un poil trop court peut-être? Et dire que j'ai raté le concert à BERGARRA! Vivement qu'ils repassent! Pendant l'entracte, qui a duré cette fois près d'une demi-heure (installation du décor de PRIMAL FEAR oblige), je me suis rendu au stand "marketing" des groupes, pris d'assaut par les fans en pleine frénésie d'achats où j'ai pu interviewer le chanteur de SACRED STEEL (tout en essayant de rester très "diplomate") qui m'a assuré que tourner avec CHILDREN et PRIMAL FEAR était un grand plaisir, et qu'ils partageait le tour-bus d'Alexi, qui est un type très simple et très sympa! En voilà une bonne nouvelle!
PRIMAL FEAR
L'ami Philippe et l'ami Claude, tous deux grands fans de true-metal devant l'éternel sont venus tout spécialement pour ce groupe allemand fortement influencé par le courant New-Wave-Of-British-Heavy Metal et en particulier par JUDAS PRIEST période Halford. Le début du concert promet déjà : on a l'impression que ce n'est pas le même public qui assiste à cette partie du concert : celui-ci semble plus euh... posé, mature, voire plus adulte sans vouloir être péjoratif, que le public de CHILDREN OF BODOM! Mais ce n'est sans doute qu'une impression... Je ne suis pas très objectif là! La salle du BIKINI se transforme en clip-vidéo grandeur nature avec des couleurs psychédéliques qui virevoltent au gré des morceaux que le groupe enchaîne de manière très chaleureuse et professionnelle. Les deux guitariste se livrent à des joutes musicales de très haut niveau, tandis que le célèbre bassiste Matt Sinner accompagne Ralf Scheepers de sa voix grâve et puissante. Aux trois-quart du set, les musiciens s'auto-présentent, et chacun y va de sa prouesse technique ou mélodique au choix. Seul le nouveau et jeune guitariste Henny Wolter, avec son physique de jeune premier du Rock n'roll emprunté à Jon BON JOVI nous a laissé de glace avec son ridicule erzatz de solo provocateur... Il n'en reste pas moins que PRIMAL FEAR a refait ses preuves ce soir, avec ce line-up soudé, et techniquement comme musicalement irréprochable! Et même si ça sent le JUDAS PRIEST à plein pif, PRIMAL FEAR n'a rien à leur envier... Un grand groupe de true-heavy-metal à suivre assurément!
Conclusion :
Il est minuit et quart lorsqu'on regagne la voiture après avoir vainement tenté de rencontrer Alexi LAIHO près de son tour-bus déjà assailli par les fans! Philippe s'est entre temps offert un tee-shirt de PRIMAL FEAR assez cocasse avec sur le devant la pochette de "Nuclear fire" et au dos, une photo assez rigolote du groupe posant dans des postures rappelant celles des Biomen! Bah, ça aurait pu être pire, ils auraient pu se la jouer Chippendales ou se déguiser en Casimirs! Le retour est plus rapide que l'aller quoique laborieux : je luttais contre une irrépressible envie de dormir. Philippe et Claude, eux, ne luttaient plus! Vivement le prochain concert, qu'on s'éclate encore!
Head-banging obligatoire, et quelques fous-furieux en transe et hystériques s'essayent même au stage-diving et sont portés triomphalement à bout de bras pendant tout le concert par la foule complaisante! Ca c'est la rock n'roll attitude! Je profite de ce que tout le monde est bien occupé pour zieuter l'assistance, à la recherche de Kimberly GOSS, la jolie petite amie asiatique d'Alexi (elle est aussi accessoirement chanteuse et leader du groupe SINERGY à ses heures), mais non, là, pas de Kim dans la salle! RHHHAAA, dommage!
On assiste à des duels guitare/claviers assez impressionnants dans un registre toujours assez death-metal mélodique où presque la totalité du génial dernier album "follow the reaper" (que je vous conseille au passage) y passe, et notamment les excellents "hate me, bodom after midnight" et bien sûr le titre éponyme "follow the reaper", sans oublier le superbe "mask of sanity" qui en version live et dans cette ambiance rock n'roll déjantée à souhait m'a presque fait voir Dieu, le temps du morceau!
On a du mal à croire qu'une voix aussi puissante que criarde puisse sortir d'un tout petit bonhomme comme Alexi! Quelle endurance, quel artiste!
Le décor est planté : deux panneaux au premier plan de la scène représentant des champignons atomiques (le troisième et dernier album de PRIMAL FEAR s'appelle "Nuclear fire") laissent présager ce qui nous attend...
Le groupe nous accueille avec un gros flash lumineux qui nous aveugle le temps qu'apparaisse le chanteur Ralph Scheepers, immense, imposant et surtout, salement baraqué! Le genre de type qui ferait peur à un gang de ch'tites mémés dans le métro à trois heures du matin! (Entre nous, qu'est-ce qu'elles pourraient bien foutre dans le métro à cet heure là? En plus, c'est fermé la nuit! Ce serait bien chercher le bâton pour se faire mettre!) Le son est parfait là aussi. Le set de PRIMAL FEAR débute avec "Angel in black" et finira par "Angel in black"! Y se sont pas trop foulés, dites-vous? Mais si, au contraire; des tubes monstrueux en passant par une inévitable et non moins excellente reprise de JUDAS PRIEST "you've got another thing coming", aux puissants morceaux du dernier album comme "Fight the fire", PRIMAL FEAR s'est donné à fond à son public ce soir là! Il faut le voir pour le croire, l'énorme Ralph arpente la scène de long en large, micro à deux mains, en véritable émule du grand Rob; en deux pas et demi il franchit l'espace d'une coulisse à l'autre, scandant de sa voix sur-aigüe les premiers mots de la chanson "frère Jacques", nous invectivant à chanter à sa suite!
Le light-show est époustouflant : des lasers aux quatre coins de la scène n'en finissent pas de projeter des lames de scie circulaire lumineuses dans la foule héberluée et sur les murs. Entre trois ou quatre malabars tatoués head-bangans à tout va, j'aperçois Philippe, bouche bée et quasiment en transe, qui ose le pied qui tape sur le sol; et plus loin, Claude lui, semble tétanisé, comme pris d'une subite et glaciale envie de chier! Voilà à quoi ça ressemble quand on apprécie un concert à sa juste valeur!
(je me moque, mais je n'ose à peine imaginer la tronche que je tirais face à CHILDREN OF BODOM une demi-heure plus tôt!)
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