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Bienvenue, heureux lecteur de correspondant-de-presse-64.over-blog.com. Plus qu'un simple CV détaillé, ce Blog vous permettra de pouvoir avoir accès à un large pannel d'articles et reportages en tout genre (écrits, radiophoniques, video...) ainsi que de dessins de presse réalisés par l'auteur (moi même, en l'occurence...), et publiés sur divers supports médias régionaux.  Une large section de ce blog comporte nombre de choses plus personnelles (illustrations, dessins, photo-montages, coup de gueules, expériences professionnelles, anecdotes, etc.) qui vous permettront de mieux cerner mon personnage, pour ceux que ça intéresse. 
Le but avoué de cet exercice de style : offrir mes services en Free-Lance, puisque je suis inscrit au registre des commerces (au départ bien malgré moi, il faut l'avouer) en tant que correspondant de presse, et/ou illustrateur. Autant profiter de l'aubaine!

Ce Blog a une autre fonction, celle de faire le point sur la profession (car ç'en est une), la condition et les réalités du Correspondant Local de Presse (CLP). Car bien trop souvent, le commun des mortels a la fâcheuse tendance à utiliser -à mauvais escient- le terme "journaliste", et à s'imaginer un salaire et des avantages mirifiques qui iraient avec!  
En outre, la vocation de ce blog, c'est d'essayer d'aider -toute personne désireuse de se lancer dans le monde des médias par la petite porte- à éviter les écueils inhérents à ce métier passionnant.

Bonne lecture et bon vent,

E.H.BOYER

Directeur de la publication de www.euskobizia.com, le webdo des basques d'ici et d'ailleurs...

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Mercredi 25 janvier 2006

Une interview réalisée par mail, en archive dans Euskobizia. C'est un de mes articles préférés de tout temps, car le sujet m'a doublement inspiré : Parler d'un gars "du coin" et de Metal... Que demande le peuple!

Musique/Musika

Kevin Codfert, un descendant de la famille Saint-Marc, de Mauléon, vient de faire son entrée dans les hautes sphères du petit monde du rock


Kévin a tout les atouts pour devenir une star, et le tapis rouge se déroule enfin sous ses pas depuis son entrée dans Adagio

Kevin Codfert est un jeune musicien de 21 ans. Il est issu de la famille Saint-Marc de Mauléon. Depuis peu, il officie comme clavier dans le groupe de Heavy Metal symphonique "Adagio", dont le deuxième album, "Underworld", sort aujourd’hui. S'il est certainement conscient de son talent, ce grand garçon est loin a su rester simple et accessible malgré cette promotion éclair.

 

Euskobizia : Kevin, tu es originaire de Mauléon, quels souvenirs gardes tu de la Soule?

Kevin Codfert : Mauléon, c'est toute mon enfance, et j’ai plein de souvenirs encore gravés dans ma mémoire. Je me rappelle -entre autre- la fois où j’ai gagné le concours de splash à la piscine municipale, et lorsque j’ennuyais les voisin parce que je faisais tous les jours des feux d’artifice ! J’ai aussi des liens de parenté avec des gens de là bas : je suis neveu de M. Bidart qui a été médecin à Mauléon, mais aussi le petit neveu d’Henriette Saint-Marc qui est une peintre très douée dont j’adore les peintures. Il y en a beaucoup chez mes grand parents ! Sinon, je suis cousin avec les Parel (Philippe Parel est le directeur d’Oroc-Bat – NDLR). Mais si je suis souvent retourné dans le Pays Basque, c’est surtout parce que mon arrière grand-mère Paulette Bacqué, qui vivait a Mauléon, m’a quasiment élevée et m’a toujours soutenue dans ma démarche musicale.

Euskobizia : Je crois savoir que tu la cites dans les remerciements de l'album d’Adagio?

Kevin Codfert : Oui car c’est la première personne à qui je pense quand je réussis quelque chose, musicalement parlant. C’était quelqu’un de dévoué, et qui se passionnait pour ce que je faisais. Il y avait une véritable complicité entre nous, même si j’étais peut être trop jeune encore pour le réaliser. Je ne peux pas dire qu’elle aimait le Metal, mais disons qu'elle s’y est ouverte, puisque son arrière petit fils en faisait. Et puis je pense qu'elle ressentait quand même les influences classiques de ma musique.

Euskobizia : Comment en es-tu venu à la musique ?

Kevin Codfert : J’ai commencé le piano très jeune, à l’âge de 5 ans, au conservatoire de Salon de Provence, où j’habite. Cela a duré jusqu’à mes 15 ans, lorsque j’ai obtenu ma médaille d'or de fin d’études. Ce fut un parcours difficile vue la rigidité de la pédagogie des profs dans les conservatoires ! En plus, parallèlement, la mode était à l’époque au "True-Metal", et il était humiliant à l’époque d’avoir un clavier dans un groupe de Hard-Rock. C’est pour ça que pendant quelque mois, j' ai quasiment essayé de renier mes origine en apprenant la batterie, la guitare et la basse. Certainement d’ailleurs afin de mieux me faire intégrer au sein de mes amis musiciens…

 

De père en fils

Euskobizia : Qui t’a donné la fibre musicale et t’a fait découvrir le Metal ?
Kevin Codfert : ma mère (Nicole) est professeur d'économie et mon père (Jean-Luc) est directeur des ressources humaines chez Elf Atochem, mais tous deux sont fans inconditionnels de musique. Mon père était fan de Metal et de rock progressif dans les année 80 (Deep Purple, Yes, Rush, Pink Floyd et Marillion, pour ne citer qu’eux…). Et depuis que j’en fait, il se remet au goût du jour ! (rires) J’ai hérité de sa passion du Metal Progressif. On peut dire que c’est presque dans le sang ! 
Euskobizia : Dans le Rock comme le Metal, c’est quand même la Guitare électrique qui prime. Alors pourquoi avoir choisi le clavier ?
Kevin Codfert : A mon sens, le clavier permet -contrairement à d’autres instruments- de composer plus facilement. D’ailleurs, puisqu’on aborde le sujet, mon premier groupe en tant que compositeur s appelait "Melting preachers". J’avais 16 ans je crois. Ça a été une sorte de déclic : je m’exprimais enfin en tant que leader d’un groupe ! Nous avions même fait une démo, mais ce n’était pas vraiment mûr…Le groupe a duré deux ou trois ans et s’est séparé du jour au lendemain. Ensuite  il y a eu "Biomech Race". Ce fut une expérience inoubliable : les musiciens étaient bons, et les compositions commençaient à s’affiner. Malheureusement, je n'ai vite plus eu le temps de m’en occuper sérieusement, puisque la musique est devenue ma profession. Pourtant, il n’est pas dit que Biomech Race ne renaîtra pas : le groupe est en stand-by prolongé, mais dès que j’aurai du temps pour faire un album, je le ferais.

Euskobizia : Tu es intermittent du spectacle ?

Kevin Codfert : Oui. Outre des apparitions dans le groupe Cymoril, je joue chaque été dans un orchestre de variété nommé "Cocktail de Nuit" avec danseuses et cuivres. Nous sommes vingt sur scène, et nous avons environ 35 concert à notre actif.

Euskobizia : Et puis un jour tu as rencontré Stéphan Forté, leader du groupe Adagio, et déjà auteur d’un premier album "Sanctus Ignis", au succès que l’on sait…

Kevin Codfert : J’étais allé assister à un master-class de Stéphan, et je lui ai fait écouter une maquette en lui demandant s’il ne connaissait pas un groupe avec qui je pourrais jouer. Il m'a rappelé quelques semaines après en me disant : "ça y est je t’ai trouvé un groupe ! C’est Adagio !". J’ai halluciné car il m’invitait à rejoindre son propre combo ! J’ai eu du mal à y croire, même si j' attendais un truc comme ça depuis longtemps. On pourra toujours arguer que c’est une ascension rapide, mais j’avais quinze années de musique derrière moi, et je me sentais vraiment prêt à assumer ce challenge. 

Dans la cour des grands

Euskobizia : Comment cela se passe t-il avec Stéphan ? Te laisse t-il une marge de manœuvre dans les compositions et l’interprétation ?
Kevin Codfert : On va dire qu'il me laisse plus de marge sur l’interprétation, même si j'ai donné quelques idées sur le morceau intitulé "Next profundis". Mais je pense qu' il aime ma façon d’interpréter sa musique, puisqu’il me laisse de plus en plus de marge de manœuvre. Le tout est de ne pas sortir de l’esprit d’Adagio !
Euskobizia : Justement, la musique d’Adagio a évolué depuis le premier album. Correspond t-elle toujours à ce que tu recherchais initialement ?
Kevin Codfert : Je préfère cent fois le deuxième album. Pas parce que j’y ai collaboré, mais parce qu’il est plus mûr, plus déjanté, et surtout moins cliché. Stéphan a vraiment fait un énorme pas en avant avec ce deuxième opus.
Euskobizia : Selon Stéphan, qui commencerait déjà à avoir une idée précise de comment sonnera le troisième album, Adagio se rapprochera du courant extrême. Ca te conviendra toujours ?
Kevin Codfert : Oui, je trouve ça fun ! J’aime pas trop les groupes qui sortent dix albums qui se ressemblent tous… Il n'y a pas de recette toute faite dans la musique ! Par exemple, Sur Underworld, il y a une incursion vocale typée Black-Metal. C’est le chanteur d’Anorexia Nervosa qui s’en est chargé. On a fait ça par Internet : on lui a envoyé les passages musicaux où il devait crier, et lui nous a renvoyé les pistes de chant isolé. Le résultat fait vraiment peur ! (rires)
Euskobizia : Actuellement, tu es en phase de préparation de la tournée, avec onze dates prévues en France, mais aussi à l’étranger…
Kevin Codfert : Pour le moment, il est prévu que nous allions jouer un peu partout en Europe, mais aussi en Israël. Je pense que la tournée va nous permettre de nous rapprocher de notre public, de discuter avec les fans, mais aussi de s’amuser sur scène. J’espère surtout que nous allons assurer en concert et que de plus en plus de gens apprécieront notre musique.
Euskobizia : Adagio va jouer à Saint Armou le jour de la Saint Valentin... Une ultime preuve d'amour envers ton pays d'origine?
Kevin Codfert : (Rires), la coïncidence est frappante, c’est sûr. Et j'ai vraiment hâte de faire cet date avec les palois de "Manigance", et "Malédiction"!
Euskobizia : Une dernière pour la route, Adagio et Kevin Codfert, c'est pour la vie?
Kevin Codfert : Je n’aime pas les engagements à vie , mais c’est bien parti pour être le mariage du siècle! L'ambiance est excellente, même en ces heures de répétitions effrénées. on s’entend tous vraiment très bien , il y a une réelle complicité de tous les instant entre nous, que ce soit musicalement ou affectivement.

Propos recueillis par E.H.BOYER


Actualité

Adagio sort son deuxième album "Underworld" aujourd’hui, lundi 29 septembre chez NTS-Wagram. Un album toujours dans la veine Heavy-Metal symphonique, mais beaucoup plus sombre, ambiant et original que le premier opus. Pour en savoir plus sur les groupes de Kévin, les internautes curieux peuvent consulter les sites www.adagio-online.com et www.cocktaildenuit.com .

 
Le groupe Adagio, emmené par le guitariste/auteur/compositeur Stéphan Forté (à gauche) et où officie Kévin Codfert, est promis à un avenir grandiose

par E.H.BOYER publié dans : PRESSE ECRITE
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