Bienvenue, heureux lecteur de correspondant-de-presse-64.over-blog.com. Plus qu'un simple CV détaillé, ce Blog vous permettra de pouvoir avoir accès à un large pannel d'articles et reportages en tout genre (écrits, radiophoniques, video...) ainsi que de dessins de presse réalisés par l'auteur (moi même, en l'occurence...), et publiés sur divers supports médias régionaux. Une large section de ce blog comporte nombre de choses plus personnelles (illustrations, dessins, photo-montages, coup de gueules, expériences professionnelles, anecdotes, etc.) qui vous permettront de mieux cerner mon personnage, pour ceux que ça intéresse.
Le but avoué de cet exercice de style : offrir mes services en Free-Lance, puisque je suis inscrit au registre des commerces (au départ bien malgré moi, il faut l'avouer) en tant que correspondant de presse, et/ou illustrateur. Autant profiter de l'aubaine!
Ce Blog a une autre fonction, celle de faire le point sur la profession (car ç'en est une), la condition et les réalités du Correspondant Local de Presse (CLP). Car bien trop souvent, le commun des mortels a la fâcheuse tendance à utiliser -à mauvais escient- le terme "journaliste", et à s'imaginer un salaire et des avantages mirifiques qui iraient avec!
En outre, la vocation de ce blog, c'est d'essayer d'aider -toute personne désireuse de se lancer dans le monde des médias par la petite porte- à éviter les écueils inhérents à ce métier passionnant.
Bonne lecture et bon vent,
E.H.BOYER
Directeur de la publication de www.euskobizia.com, le webdo des basques d'ici et d'ailleurs...
Ce récit autobiographique illustré, édité par l’association Astobelarra, parle de la dureté du métier, mais aussi et surtout de harcèlement moral et de désillusion. Si les caricatures dessinées par l'auteur lui-même apportent une touche d'humour, le style descriptif et le langage parfois cru donnent un ton réaliste à ce récit sans concession.
Originaire de Charentes, Etienne H.Boyer a vécu sept ans à Bordeaux avant de venir s’installer en milieu rural. Comme beaucoup de citadins qui passent leurs vacances dans les Pyrénées, il avait une vision idyllique du métier de berger transhumant. Tenté par le "retour à la terre", Etienne a suivi une formation de berger à Menditte, dans le canton de Mauléon. "C'est là que j'ai commencé à me rendre compte que ce n’était pas un métier facile, reconnaît l'écrivain: travailler 16heures par jours et être payé au raz des pâquerettes... Mais j’aurais peut-être supporté la dureté du travail si j’étais tombé dans un milieu plus accueillant".
Ainsi commence l'histoire du "mauvais berger": Etienne trouve un stage dans une exploitation béarnaise, chez "Nanette", la bergère acariâtre et son fils Christophe, avec qui il avait, au départ, un projet d'association*. Les noms des protagonistes et des lieux sont d’emprunt.
Humilié
"Je suis mal tombé, mais cela aurait pu se passer n’importe où", remarque l’auteur. En dépit des difficultés rencontrées lors du premier stage, Etienne y fera une deuxième session l'année suivante, avant d’obtenir son diplôme, preuve d'une certaine volonté d'aller jusqu’au bout. "J’ai eu la sensation d’être humilié en permanence, d’être ridicule, d’être exploité. C’était du harcèlement moral et physique. Voilà comment je suis passé du p’tit gars optimiste au gars cynique". Il lui a fallu plusieurs années pour mettre des mots sur ce qu'il a vécu.Ce premier livre est un exutoire qui lui a permis de régler ses comptes avec sa famille d’accueil, mais aussi avec lui-même, avec ses échecs et ses utopies. L’ouvrage est illustré par ses dessins et par des photos remontant aux faits, comme pour donner encore plus d’authenticité au récit. Aujourd’hui, Etienne se veut résolument combatif et parle de cet épisode douloureux avec philosophie: "Ce qui ne tue pas te rend plus fort" est un proverbe nietzschéen qu’il aime citer.
Devenu correspondant de presse en 2001, il a commencé par rédiger une version courte de cette histoire sur son blog. Puis il a trouvé un partenaire, Le Grand Chardon - Astobelarra, une association qui édite des textes courts en français et en euskara. "Les produits de la vente du livre reviennent intégralement à l'association pour la publication d’un prochain ouvrage dans les deux langues, Paroles de chef Seattle, explique l’auteur. Je suis heureux de contribuer à cette occasion au développement de la langue basque". Car si Etienne n’a pas réussi son intégration dans le milieu agricole, il a réussi son intégration en Soule où il vit toujours avec sa famille.
Mauvais berger! Artzain txarra, Astobelarra, 10euros.
*C'est la seule petite imprécision de cet article globalement bien ficelé, et très respectueux de ce qui a été dit le jour de l'interview : ce n'est que plus tard, vers la fin de la première saison que nous avons discuté de l'opportunité (ou non) de s'installer ensemble. Et ce fut le "ou non" qui l'a emporté, pour les raisons que je décris dans le livre...
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