A propos...

Bienvenue, heureux lecteur de correspondant-de-presse-64.over-blog.com. Plus qu'un simple CV détaillé, ce Blog vous permettra de pouvoir avoir accès à un large pannel d'articles et reportages en tout genre (écrits, radiophoniques, video...) ainsi que de dessins de presse réalisés par l'auteur (moi même, en l'occurence...), et publiés sur divers supports médias régionaux.  Une large section de ce blog comporte nombre de choses plus personnelles (illustrations, dessins, photo-montages, coup de gueules, expériences professionnelles, anecdotes, etc.) qui vous permettront de mieux cerner mon personnage, pour ceux que ça intéresse. 
Le but avoué de cet exercice de style : offrir mes services en Free-Lance, puisque je suis inscrit au registre des commerces (au départ bien malgré moi, il faut l'avouer) en tant que correspondant de presse, et/ou illustrateur. Autant profiter de l'aubaine!

Ce Blog a une autre fonction, celle de faire le point sur la profession (car ç'en est une), la condition et les réalités du Correspondant Local de Presse (CLP). Car bien trop souvent, le commun des mortels a la fâcheuse tendance à utiliser -à mauvais escient- le terme "journaliste", et à s'imaginer un salaire et des avantages mirifiques qui iraient avec!  
En outre, la vocation de ce blog, c'est d'essayer d'aider -toute personne désireuse de se lancer dans le monde des médias par la petite porte- à éviter les écueils inhérents à ce métier passionnant.

Bonne lecture et bon vent,

E.H.BOYER

Directeur de la publication de www.euskobizia.com, le webdo des basques d'ici et d'ailleurs...

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Mardi 1 juillet 2008

Arf! voilà un truc que j'aurais pu classer dans la rubrique Vert de rage... Mais bon, comme c'est une bédé, j'ai décidé qu'elle aurait plus logiquement sa place dans Bédévore...

« AutoBio », par Cyril Pedrosa, chez Fluide Glacial.

Genre : suite de gags sur une ou deux pages.

Résumé : Cyril Pedrosa est auteur de bandes dessinées. Il met à profit son talent pour se mettre en scène, avec sa famille, autour du thème de l’écologie. On y retrouve un certain nombre de pratiques écolos très « clichés », tels que l’utilisation des noix de lavages, le tri des déchets, la préférence au vélo, les écoles alternatives, le jardinage bio, ou encore les « bobos » ; le tout traité avec une pointe d’autodérision et beaucoup d’humour. Même les assemblées générales des Verts sont plus vraies que nature !

Avis : J’aime bien quand ma femme va acheter des livres à Pau, pour la bibliothèque. Il lui arrive fréquemment de nous ramener des petits cadeaux du Parvis 3 ou de la librairie Bachi-Bouzouk. Ce coup-ci, elle m’a rapporté cette bédé « bio » que j’ai trouvée très drôle et bien ficelée, quoi qu’un peu courte... Le trait de Pedrosa est typique de l’école Fluide Glacial, et convient parfaitement à cet exercice de style. Mais pour une fois, le traditionnel « niveau de gris » cher à Binet, Gaudelette, Coyote ou Ferry laisse sa place à de vraies couleurs flashy qui rajoutent au comique de situation. Une bédé pour (presque) tous les âges (car il y a quelques écarts de langage tout à fait pardonnables, si l’on est habitué aux publications de l’éditeur…), qui offre de quoi se réconcilier définitivement avec les idées vertes, ou relativiser avec tous les petits travers de la vie du militant écologiste de base…

par E.H.BOYER publié dans : BÉDÉVORE
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Vendredi 6 juin 2008

Décidément, entre « monsieur » et « Cyclotor » qui me donnent accès à leurs bédéthèques respectives, j’ai de quoi lire en ce moment. Je viens à peine de terminer la saga de "Lone Wolf & Cub", que m’avait conseillé « Pepelo Mirande » dans un billet précédent, mais il faudrait plusieurs jours pour décrire ce monument mieux et plus concis qu’il ne l’a fait lui même. Je vais donc faire ma feignasse et chroniquer « Daredevil », qui dans un autre genre, est aussi une réussite.

Daredevil 14, « Le diable dans le block D ». Série « Marvel Knights », collection 100% Marvel, par Kevin Smith & Joe Quesada, puis Brian Michale Bendis & Alex Maleev, puis divers auteurs, chez Panini Comics.

Genre : comic book plutôt pour adultes… 14 épisodes publiés en France à ce jour.

Résumé : Matthew Murdock est avocat à la cour. Suite à un accident qu’il a eu enfant, en voulant sauver d’un camion fou un vieillard qui traversait la rue, il est devenu aveugle. Une partie du contenu (radioactif) du camion évité de justesse s’est déversée dans ses yeux. Matt ne voit plus, mais ses autres sens se sont développés au delà du naturel. Si bien qu’au final, il « voit » mieux -et plus- que ses concitoyens ! Dès lors, entraîné tel un gymnaste de haut niveau, et rompu à toutes les techniques de combat rapproché, il a décidé de servir la justice sous ses deux facettes, celle de l’avocat respectable le jour, et celle -plus controversée- du justicier masqué qui revêt son costume de diable rouge, la nuit venue…
Mais a New York, il est difficile de garder la tête sur les épaules lorsqu’on combat les caïds de la pègre et toute une panoplie de supervilains tous plus pourris les uns que les autres. Surtout lorsque ceux-ci ont découvert votre secret, et l’utilisent pour mieux vous briser.
Après des années à lutter contre lui même, à essayer de se construire une vie entre le bien et le mal, voici que tout se détraque pour Matthew. Un méchant coup monté par un vilain de seconde zone (mourant, mais désireux de finir en beauté) va le jeter subitement dans la fosse aux lions. Et au fil des 14 épisodes, le héros va tomber de Charybde en Scylla. A tel point qu’on se demande quand, et comment il va bien pouvoir remonter la pente…
Le dernier épisode sorti en France à ce jour ne fait pas exception, puisque Matthew se retrouve enfermé à la super-prison de Riker’s Island, où il a envoyé la plupart de ses ennemis (dont Wilson Fisk, Hammerhead, la tarentule noire, et le féroce Bullseye), pour une ultime épreuve en compagnie… Du Punisher !

Avis : Moi qui dans ma prime jeunesse, avait toujours considéré le « Daredevil, l’intrépide » comme « Dard débile, gras du bide », il a bien fallu que je revienne sur mes préjugés, une fois de plus ! Globalement, la série originale des Marvel Knights éclaire les héros de notre enfance sous un nouveau jour. C’est le cas pour le Punisher, qu’on a fait renaître de ses cendres pour l’occasion, mais aussi pour l'extraordinaire descente aux enfers de la tête à corne aveugle de Hell’s Kitchen.
Scénarii et dessins sont plus matures que dans les comics des kiosques, même si on assiste comme toujours au sempiternel changement d’équipe créatrice au fil de ces épisodes, qui constituent probablement la période la plus noire de la vie -pourtant habituellement assez sombre et dépressive- de Daredevil. On n’est jamais à court de rebondissements, de suspense, d’action, d’émotion, et de psychologie.
Contrairement à la plupart des comics américains, Daredevil (sous le format Marvel Knights en particulier) est probablement un des seuls superhéros qui ne ressemble pas au final à un « abruti immortel en collants ridicules », pour peu qu’on se prenne au jeu de ses aventures.
A redécouvrir, au moins pour rattrapper une image gâchée par l'un des plus mauvais films du style, avec "Batman et Robin", et "Spawn"!

par E.H.BOYER publié dans : BÉDÉVORE
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Dimanche 4 mai 2008
Personnellement, je n'aimais pas trop les Mangas, jusqu'à très récemment. Je trouvais que les dessins se ressemblaient trop, et que les scénarii bagarreurs étaient plutôt indigents. Mais j'ai appris à mes dépens que, tout comme les chasseurs (euh...) et le Hard-Rock, il y a les bons et les mauvais mangas! Tout n'est pas aussi nul que la série télé "Pokémons" (qui n'est pas originellement un manga, mais qui a quand même ses fans invétérés...)!
D'ailleurs pour vous le prouver, je chroniquerai sous peu dans cette même rubrique "Le sommet des Dieux", "Real", et "Monster".


Vagabond
, de Takehiko Inoué, chez les éditions Tonkam.


Genre : manga (noir et blanc), samouraï-saga. 26 épisodes publiés en France à ce jour.

Résumé : Takezo Shinmen est un jeune ronin arrogant mais très talentueux dans l'art d'occire ses semblables. Il est possédé par le désir d'être la meilleure lame du Japon. Son nom de guerre, "Musashi Miyamoto", résonne dans l'esprit de ses contemporains comme une lourde menace. Sa force phénoménale, son regard démoniaque, et sa ténacité légendaire en font un combattant hors pair, capable de river leur clou à tous les pseudos samouraïs qui croisent sa route. Et il y en a un paquet...
Ses seules faiblesses : le souvenir de son violent guerrier sans rival de père, et un amour refoulé pour la belle Otsu qui assaillent ses pensées aux moment les moins opportuns!

Kojiro Sazaki a le même âge que Takezo. Il est taillé pour l'épée. Son corps, son esprit ne font qu'un avec sa lame. Son visage d'ange, son sourire inaltérable, sa rapidité fulgurante et sa technique imparable déroutent ses adversaires. Sa seule faiblesse, c'est sa surdité. Mais il a su en faire une force en développant tous ses autres sens au delà des limites de la normale. Un jour, au gré de leurs tribulations respectives, les deux héros se croisent...
Vont-ils croiser le fer? Nous le saurons fatalement dans un prochain épisode!

Avis : "Vagabond", c'est l'histoire parallèle de ces deux personnages hauts en couleurs, chacun d'eux représentant le coté clair-obscur de l'humanité, l'un handicapé par ses pensées, l'autre physiquement. Comme dans de nombreux mangas, c'est surtout le scénario qui frappe de prime abord, malgré les répétitions inhérentes au style "cliffhanger". Le trait très "adulte" (et très violent) de Takehiko Inoué fait mouche lui aussi. En lisant "Vagabond", on se dit qu'il ne faisait sans doute pas très bon vivre au Japon, au temps des samouraïs! Mais au fur et à mesure de la lecture, on se prend d'affection pour les personnages
(même les "vilains"), pas si "noirs" qu'on aurait pu le croire, après les quatre premiers épisodes.
Un récit passionnant (avec une dissection minutieuse de la psychologie de tous les personnages), qui se dévore à toute allure, au point d'en oublier l'heure d'aller au boulot, à table, au lit, ou d'aller consulter ses mails...
"Vagabond" est toujours en cours de parution au Japon!
par E.H.BOYER publié dans : BÉDÉVORE
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Jeudi 21 février 2008
undefinedPreacher, de Garth Ennis et Steve Dillon, publié chez Panini comics.
 
Genre : Comic, road-western apocalyptique
 
Résumé : Jesse Custer, prêtre alcoolique dans une petite paroisse texane perd la foi, se fait posséder par l'antéchrist, se lie d'amitié avec un vampire, et retrouve son ex, inexplicablement abandonnée il y a cinq ans dans un parc de Phoenix.

Tout lui tombe sur la tête d'un seul coup, et son passé obscur n'a de cesse de le poursuivre.
Mais derrière ce col blanc qu'il conserve pour la vitrine, sommeille un sacré petit salopard... Et Dieu, visiblement parti en vacances -et qu'un Jesse furieux recherche sur toutes les routes d'Amérique (et du monde) pour le mettre face à ses responsabilités- n'a plus qu'à bien se tenir!
 
Avis : Encore un comic américain "de genre", servi par le délicieux et talentueux tandem Ennis/Dillon, à l'origine de la récente et exotique renaissance du célèbre Punisher. Une galerie de portraits tous plus caricaturaux les uns que les autres, brossés avec une ironie toute anglosaxonne, de l'ultraviolence (pas si gratuite que ça) à foison, des tabous socio-culturels brisés en mille morceaux sur toutes les pages, des brouettées de gros mots blasphématoires... Bref, vous l'aurez compris, Preacher n'est pas pour toutes les âmes et ne se lit pas au premier degré.
Un lecteur averti en vaut deux, paraît-il...
Édité par épisodes une première fois au début des années 2000, Preacher ressort cette fois-ci chez Panini comics sous format "intégrale", en plusieurs volumes... Sortez les biftons!
par E.H.BOYER publié dans : BÉDÉVORE
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Lundi 11 février 2008
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Et c'est parti pour le lancement d'une toute nouvelle rubrique, qui s'intitulera "Bédévore", et qui vous fera découvrir par le biais de chroniques quelques bandes dessinées de mon choix. 

On commence par Walking Dead, de 
Robert Kirkman et Charlie Adlard, publié chez Delcourt.
 
Genre : Comic, anticipation / fantastique
 
Résumé : Rick est policier dans une petite ville de Géorgie, aux USA. A la suite d'une arrestation musclée ratée, il se retrouve à l'hopital, après un mois de coma. Mais le monde qu'il découvre à son réveil n'est plus celui qu'il a quitté. Ici, les morts marchent, et n'ont qu'un instinct : celui de manger les vivants! 
Rick décide de partir à la recherche de sa famille, qu'il croit réfugiée à Atlanta. Mais là bas, comme partout ailleurs dans le monde, c'est aussi le territoire des "zombies" (puisqu'il faut donner un nom à ces créatures). Avec une poignée de gens non-infectés, qu'il a dénichés en chemin, il va organiser la survie. Et c'est dans ce milieu hostile à souhait, ou l'homme est enfin conscient du miracle de chaque jour (sur)vécu, que la véritable noirceur de la nature humaine refait surface...
C'est sûr désormais, même si l'on arrivait à éradiquer l'épidémie, rien ne sera plus jamais comme avant...
 
Avis : Une excellente surprise que ce comic américain "de genre"! Cette série en plusieurs volumes, entièrement dessinée en faux noir et blanc (niveaux de gris), a su réinventer le mythe du zombie en mixant, digérant et régurgitant intelligemment tout ce qui a été filmé sur le sujet. Chaque page distille un suspense insoutenable, et le dénouement est toujours inattendu. Mais l'originalité de l'oeuvre réside surtout dans le fait que l'histoire est beaucoup plus axée sur la violence des rapports et sentiments humains en temps de crise, que sur le spectacle gratuit de barbaque sanguinolente.
Seul point faible : un petit peu trop de mélodrame à mon goût, par moment... Mais c'est une façon typiquement américaine de traiter un récit.
Le tome 4, "Amour et Mort", est sorti le 6 février dernier. Inutile de vous dire que je me suis jeté dessus illico!
par E.H.BOYER publié dans : BÉDÉVORE
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