A propos...

Bienvenue, heureux lecteur de correspondant-de-presse-64.over-blog.com. Plus qu'un simple CV détaillé, ce Blog vous permettra de pouvoir avoir accès à un large pannel d'articles et reportages en tout genre (écrits, radiophoniques, video...) ainsi que de dessins de presse réalisés par l'auteur (moi même, en l'occurence...), et publiés sur divers supports médias régionaux.  Une large section de ce blog comporte nombre de choses plus personnelles (illustrations, dessins, photo-montages, coup de gueules, expériences professionnelles, anecdotes, etc.) qui vous permettront de mieux cerner mon personnage, pour ceux que ça intéresse. 
Le but avoué de cet exercice de style : offrir mes services en Free-Lance, puisque je suis inscrit au registre des commerces (au départ bien malgré moi, il faut l'avouer) en tant que correspondant de presse, et/ou illustrateur. Autant profiter de l'aubaine!

Ce Blog a une autre fonction, celle de faire le point sur la profession (car ç'en est une), la condition et les réalités du Correspondant Local de Presse (CLP). Car bien trop souvent, le commun des mortels a la fâcheuse tendance à utiliser -à mauvais escient- le terme "journaliste", et à s'imaginer un salaire et des avantages mirifiques qui iraient avec!  
En outre, la vocation de ce blog, c'est d'essayer d'aider -toute personne désireuse de se lancer dans le monde des médias par la petite porte- à éviter les écueils inhérents à ce métier passionnant.

Bonne lecture et bon vent,

E.H.BOYER

Directeur de la publication de www.euskobizia.com, le webdo des basques d'ici et d'ailleurs...

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Jeudi 27 septembre 2007

En principe, on ne traite pas les faits divers (FDI dans le jargon journalistique) sur Euskobizia, et ça fait un bail que je n'en traite plus pour Sud-Ouest. Et puis ce qui s'est passé aujourd'hui m'a tellement gavé, que j'ai décidé de le faire malgré tout. Y'a que les imbéciles qui changent pas d'avis, et cochon qui s'en dédit!
Voici toute l'histoire, tirée du fantastique, de l'extraordinaire, du merveilleux site d'infos basques
 www.euskobizia.com...

MAULÉON / MAULE

ACTE DE MALVEILLANCE A L’ESKUALDUNA 
jeudi 27 septembre 2007.

Une vraie-fausse tentative d’attentat -à caractère raciste- contre le bar Eskualduna n’est qu’une vengeance sordide de client éconduit. Le suspect présumé est en garde à vue, et risque la prison...

 

Henri et Fatou Chauvin, les propriétaires du bar et victimes de cette vengeance glauque en forme de tentative d’attentat raciste - 27.6 ko
Henri et Fatou Chauvin, les propriétaires du bar et victimes de cette vengeance glauque en forme de tentative d’attentat raciste

Dans la nuit de mercredi 26 à jeudi 27 septembre, aux alentours de deux heures du matin, l’agent de sécurité Jean-Philippe Lanouguère a découvert -au hasard d’une ronde de surveillance- une bombonne de gaz suspecte déposée devant le bar Eskualduna à Mauléon*. Il a contacté la patrouille de gendarmerie qui passait dans le coin par coïncidence, et a tôt fait de sécuriser le périmètre, protéger les habitants de l’immeuble -avec le concours des sapeurs-pompiers de Mauléon- et fait appel à une équipe de démineurs de leur corps. A 6 heures du matin, l’engin a priori explosif était mis hors d’état de nuire. « Les techniciens se sont vite rendus compte que l’engin était en réalité relativement inoffensif, puisque ne comportant aucune charge ni de détonateur », explique le maire Denis Barbé Labarthe, qui était sur les lieux ce matin. « Il contenait cependant un hydrocarbure, le tout aurait quand même pu faire des dégâts ou blesser quelqu’un. La personne qui a monté cette bombe artisanale factice a pris la peine de démonter le robinet, d’y mettre une bougie de voiture et de faire dépasser des fils électriques ». Des propos à caractère racistes ont été retrouvés sur place, assortis de la signature « IK ».
Bien sûr, la mairie qui soutient les victimes est très choquée et écoeurée par de tels procédés (lire par ailleurs). « On n’a jamais vu ça ici à Mauléon », soutient l’édile. « C’est une ville multiculturelle avec toute les nationalités possibles, et où tout le monde s’est toujours bien intégré ! »

Les propriétaires dégoûtés...

« Je n’ai pas mangé ni dormi depuis 3 heures du matin, lorsque les gendarmes sont venus nous réveiller », explique Fatou Chauvin, propriétaire -avec son mari Henri- du Bar l’Eskualduna depuis deux ans. La commerçante a pourtant gardé le sourire, et raconte son aventure entre rage et stupéfaction : « Je me suis retrouvée en pijama et tremblante sous la pluie et dans le froid avec mes locataires ! C’était la panique dehors. Et puis j’ai vu cette bouteille bleue avec des inscriptions racistes dessus, et d’autres écrites à la main et scotchées sur le mur. Heureusement que Monsieur le maire nous a gentiment accueilli à l’hôtel de ville. Il nous a bien soutenu pendant 3 heures et même offert le café ! »
Ce n’est pas la première, ni la deuxième fois que Fatou est confrontée à la xénophobie ordinaire. Avec des parents originaires du Sénégal et du Mali, elle a eu son lot de harcèlement. « Je commence à en avoir assez ! », lâche t-elle, frémissante. « Un dicton de chez nous dit que la couleur elle est pas sur ta peau, mais dans ton cœur... J’ai bien envie d’échanger l’enseigne de mon bar par ce message ! Ce qui s’est passé là est grave et inadmissible. Je suis chez moi ici ! Je suis venu m’installer au Pays Basque, et il faudra bien qu’on sache que c’est à vie ! Maintenant, il faut laisser faire la justice... »

 

C’est devant ce bar mauléonais qu’a été retrouvé l’engin incendiaire factice, dans la nuit du 26 au 27 septembre - 48.8 ko
C’est devant ce bar mauléonais qu’a été retrouvé l’engin incendiaire factice, dans la nuit du 26 au 27 septembre

En garde à vue

Et justement, la justice -souvent décriée pour sa lenteur- n’a pourtant pas tardé à dénouer l’intrigue... « Nous tenons le suspect présumé », affirme le capitaine Michel Yebenes, commandant la compagnie de gendarmerie de Mauléon. « Il est actuellement en garde à vue dans nos locaux, et sera à terme déféré devant le procureur de la république de Pau. Il s’agit d’un homme de 42 ans, électricien de formation mais actuellement sans emploi, et vivant seul à Mauléon. A priori, il aurait eu -un peu plus tôt dans la soirée- maille à partir avec les propriétaires du bar, et aurait décidé de se venger en déposant un vrai-faux engin pyrotechnique de 15 kg contre la devanture du commerce. »
Dans un premier temps, les militaires se sont livrés à des prélèvements techniques sur la machine infernale ainsi que sur les élucubrations confuses -mêlant terrorisme basque et racisme primaire- laissées sur place, avant d’aller recueillir les témoignages du voisinage. Témoignages décisifs qui ont très vite désigné le suspect présumé, interpellé dans la foulée. Par cette basse vengeance, l’homme, qui était probablement un peu imbibé au moment des faits, risque une peine de prison ferme...

E.H.BOYER

*il avait par ailleurs récemment découvert un engin similaire à Saint-Palais.

Communiqué de la mairie de Mauléon

Suite à la tentative d’attentat perpétrée dans la nuit du 26 septembre, la Municipalité de Mauléon tient à exprimer son profond dégoût et son soutien aux personnes qui en ont été victimes.
De tels actes, sous couvert politique, associent en réalité la lâcheté, le racisme et la xénophobie.
Les agissements d’une minorité méprisable nuisent malheureusement à l’image du Pays Basque et de la Soule.


Bon, on pourra toujours dire que ce n'est qu'un fait divers sordide, complaisamment publié par la presse avide de scoop sensasionnellement glauques, l'arbre qui cache la forêt (parce que pendant qu'on attrappe et qu'on médiatise à outrance ce genre de proie facile, les vrais méchants-fous courrent toujours, et les vrais problèmes de société sont sciemment occultés). 
Il y a du vrai, mais c'est pas parce que c'était du pipeau qu'il faut laisser passer... Sinon, on va tous finir par se retrouver avec une bombe (même factice) dans la bagnole! Hormis le caractère raciste incontestable et franchement condamnable de l'affaire, les petits plaisantins qui pourraient avoir envie de reprendre l'idée à leur compte doivent savoir que ce genre d'acte est non seulement idiot, mais pourrait être assimilé à du terrorrisme. Ce serait dommage de se retrouver en taule à Moulins (par exemple) juste pour une sale blague, non? 
C'est uniquement pour cette raison que j'ai estimé de mon devoir de faire cet article... J'espère ne pas avoir à en réécrire un nouveau sur un thème analogue!

par E.H.BOYER publié dans : PRESSE ECRITE
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Vendredi 17 mars 2006

Pourquoi ce titre? Tout simplement parce que c'est vrai!
Je m'explique : la presse papier (hormis le secteur des magazines) est en crise. Ce n'est plus un secret pour personne.

Les raisons? La pression financière exercée par les salaires, les syndicats du livre, l'énergie, ou les prix des matériaux semble être la principale responsable d'une baisse de qualité. Mais la défection du lectorat en est aussi responsable. Défection qui suit le courant de la mode Internet, bien évidemment, mais aussi de la démographie. Les jeunes ne lisent généralement plus les journaux papier, et leur préfèrent de loin les webjournaux, essentiellement pour des raisons de coût. Seuls nos anciens soutiennent encore ce format qu'ils ont toujours connu.

Pour survivre, les journaux papier (surtout la presse régionale) ont fait le pari de la publicité, le plus souvent au dépend du traitement de l'information. C'est ainsi qu'on se retrouve avec des articles indigents (ou dirigés) sur quelques pauvres colonnes, écrasées dans le coin supérieur droit; le restant de la page ventant les mérites de telle ou telle marque de voiture, les promos de tel ou tel discount... Même les vieux commencent à se lasser de l'arnaque!

Numériquement vôtre!

La solution pour avoir de l'information convenable et développée, contrairement à ce que les sociétés de presse martèlent, c'est bien évidemment le format web qui la propose!
- Sur le Net, les articles ne sont pas tenus à un format rigide. On peut disserter (je n'ai pas dit délayer...) sur autant de ligne que l'on veut.
- Sur le Net, on peut publier autant de photos que l'on veut, et en couleur, s'il vous plait!
- La publicité y a toujours sa place, mais elle offre une dimension beaucoup plus intéressante : elle peut rendre son matraquage plus discret (suivant le principe de l'image subliminale), et peut paradoxalement être beaucoup plus directe, grâce aux liens hypertextes qui pointent droit sur le site client. Le lecteur a ainsi le choix de s'intéresser de plus près à la pub, ou non, sans que rien ne lui soit imposé, et sans que cela ne nuise à sa recherche d'information. 
- Enfin, dernier avantage, et non des moindres, l'accès aux webjournaux est généralement gratuit. Et gratuité ne veut pas dire mauvaise qualité, contrairement aux idées reçues!

En vérité je vous le dis : la presse papier a fait son temps! Place à l'ère du numérique!

par E.H.BOYER publié dans : PRESSE ECRITE
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Lundi 30 janvier 2006

"EGON, Le chant des légendes basques" passé à la dissection avant une sortie officielle prévue pour le printemps... Si tout va bien !

Egon : le chant de la Liberté, bientôt dans tous les bacs !

Un jour prochain viendra où enfin, sortira dans nos bacs l’énorme album "Egon, le chant des légendes Basques"... Pourquoi énorme me direz-vous ? Parce que tout d’abord, il brise un tabou -celui de la tradition étriquée et figée- (les puristes vont très certainement trouver ce disque particulièrement commercial et excessif !) sans pour autant y perdre son identité, bien au contraire. Ensuite, Egon est extrêmement fouillé musicalement parlant, sans être pour autant difficile d’accès, mélangeant allègrement les orchestrations symphoniques, les synthétiseurs et les rythmiques hip-hop. Il n’en n’est pas moins parfaitement produit, pouvant même paraître sur-arrangé à la première écoute. Mais cette relecture très actuelle et un peu grandiloquente par moments (il faut bien l’avouer) de grands classiques de la chanson Basque (6 titres sur 14) est des plus intéressante. Car les auteurs (il s’agit d’une œuvre collégiale, où l’on retrouve entre autre Jean-Marie Guezala, David Olaizola, Agnès Coussirat et les chœurs Aizkoa autour des omniprésents Peio Serbielle, Xavier Marcos et Philippe Pallaro) n’ont visiblement pas choisi les morceaux du disque au hasard.

C’est en forêt des Arbailles, entre les troncs des hêtres que l’on ressent le plus cette magie qui hante encore la terre des Basques, illustrée par Egon

Un voyage magique

Tous les titres de l’album forment un ensemble illustrant un concept, celui de l’histoire des Basques, depuis les temps immémoriaux jusqu’à aujourd’hui. Egon, c’est bien sûr un concentré de tout ce que le Pays Basque fait de meilleur en matière de musique, mais c’est aussi une invitation au voyage au pays des Lamiñaks et du Basajaun, qui malgré le temps qui file et les histoires d’antan qui s’oublient, hantent toujours notre dimension. Il suffit de s’égarer en forêt des Arbailles pour s’en persuader. Car encore aujourd’hui, il reste des traces de ce Pays Basque magique, cette terre de légende et de croyances païennes peuplée de gens parlant avec des phrases inversées et une langue inconnue. Un peuple tellement étrange qu’il en a été longtemps pourchassé pour ses supposées accointances avec le Malin. Plus qu’un disque de "World Music", Egon, c’est la bande originale de ce Pays Basque authentique, proche des éléments et libre comme le vent... Paradoxal pour une galette que l’on empêche de sortir au grand jour* !

E.H.BOYER

*La sortie officielle du disque (chez Sony Music) est conditionnée à la sortie de prison de Peio Serbielle, sous les verrous depuis le 3 octobre 2004 pour avoir accueilli chez lui des présumés clandestins appartenant à l’organisation terroriste ETA. "Egon, le chant des légendes Basques" est néanmoins disponible au prix de 25 euros au magasin des produits régionaux (Herri Ekoizpen) à Mauléon (www.produits-basques.com)

Extrait d'un article paru sur le site www.euskobizia.com. Mais c'est pour la bonne cause!

par E.H.BOYER publié dans : PRESSE ECRITE
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Mercredi 25 janvier 2006

Une interview réalisée par mail, en archive dans Euskobizia. C'est un de mes articles préférés de tout temps, car le sujet m'a doublement inspiré : Parler d'un gars "du coin" et de Metal... Que demande le peuple!

Musique/Musika

Kevin Codfert, un descendant de la famille Saint-Marc, de Mauléon, vient de faire son entrée dans les hautes sphères du petit monde du rock


Kévin a tout les atouts pour devenir une star, et le tapis rouge se déroule enfin sous ses pas depuis son entrée dans Adagio

Kevin Codfert est un jeune musicien de 21 ans. Il est issu de la famille Saint-Marc de Mauléon. Depuis peu, il officie comme clavier dans le groupe de Heavy Metal symphonique "Adagio", dont le deuxième album, "Underworld", sort aujourd’hui. S'il est certainement conscient de son talent, ce grand garçon est loin a su rester simple et accessible malgré cette promotion éclair.

 

Euskobizia : Kevin, tu es originaire de Mauléon, quels souvenirs gardes tu de la Soule?

Kevin Codfert : Mauléon, c'est toute mon enfance, et j’ai plein de souvenirs encore gravés dans ma mémoire. Je me rappelle -entre autre- la fois où j’ai gagné le concours de splash à la piscine municipale, et lorsque j’ennuyais les voisin parce que je faisais tous les jours des feux d’artifice ! J’ai aussi des liens de parenté avec des gens de là bas : je suis neveu de M. Bidart qui a été médecin à Mauléon, mais aussi le petit neveu d’Henriette Saint-Marc qui est une peintre très douée dont j’adore les peintures. Il y en a beaucoup chez mes grand parents ! Sinon, je suis cousin avec les Parel (Philippe Parel est le directeur d’Oroc-Bat – NDLR). Mais si je suis souvent retourné dans le Pays Basque, c’est surtout parce que mon arrière grand-mère Paulette Bacqué, qui vivait a Mauléon, m’a quasiment élevée et m’a toujours soutenue dans ma démarche musicale.

Euskobizia : Je crois savoir que tu la cites dans les remerciements de l'album d’Adagio?

Kevin Codfert : Oui car c’est la première personne à qui je pense quand je réussis quelque chose, musicalement parlant. C’était quelqu’un de dévoué, et qui se passionnait pour ce que je faisais. Il y avait une véritable complicité entre nous, même si j’étais peut être trop jeune encore pour le réaliser. Je ne peux pas dire qu’elle aimait le Metal, mais disons qu'elle s’y est ouverte, puisque son arrière petit fils en faisait. Et puis je pense qu'elle ressentait quand même les influences classiques de ma musique.

Euskobizia : Comment en es-tu venu à la musique ?

Kevin Codfert : J’ai commencé le piano très jeune, à l’âge de 5 ans, au conservatoire de Salon de Provence, où j’habite. Cela a duré jusqu’à mes 15 ans, lorsque j’ai obtenu ma médaille d'or de fin d’études. Ce fut un parcours difficile vue la rigidité de la pédagogie des profs dans les conservatoires ! En plus, parallèlement, la mode était à l’époque au "True-Metal", et il était humiliant à l’époque d’avoir un clavier dans un groupe de Hard-Rock. C’est pour ça que pendant quelque mois, j' ai quasiment essayé de renier mes origine en apprenant la batterie, la guitare et la basse. Certainement d’ailleurs afin de mieux me faire intégrer au sein de mes amis musiciens…

 

De père en fils

Euskobizia : Qui t’a donné la fibre musicale et t’a fait découvrir le Metal ?
Kevin Codfert : ma mère (Nicole) est professeur d'économie et mon père (Jean-Luc) est directeur des ressources humaines chez Elf Atochem, mais tous deux sont fans inconditionnels de musique. Mon père était fan de Metal et de rock progressif dans les année 80 (Deep Purple, Yes, Rush, Pink Floyd et Marillion, pour ne citer qu’eux…). Et depuis que j’en fait, il se remet au goût du jour ! (rires) J’ai hérité de sa passion du Metal Progressif. On peut dire que c’est presque dans le sang ! 
Euskobizia : Dans le Rock comme le Metal, c’est quand même la Guitare électrique qui prime. Alors pourquoi avoir choisi le clavier ?
Kevin Codfert : A mon sens, le clavier permet -contrairement à d’autres instruments- de composer plus facilement. D’ailleurs, puisqu’on aborde le sujet, mon premier groupe en tant que compositeur s appelait "Melting preachers". J’avais 16 ans je crois. Ça a été une sorte de déclic : je m’exprimais enfin en tant que leader d’un groupe ! Nous avions même fait une démo, mais ce n’était pas vraiment mûr…Le groupe a duré deux ou trois ans et s’est séparé du jour au lendemain. Ensuite  il y a eu "Biomech Race". Ce fut une expérience inoubliable : les musiciens étaient bons, et les compositions commençaient à s’affiner. Malheureusement, je n'ai vite plus eu le temps de m’en occuper sérieusement, puisque la musique est devenue ma profession. Pourtant, il n’est pas dit que Biomech Race ne renaîtra pas : le groupe est en stand-by prolongé, mais dès que j’aurai du temps pour faire un album, je le ferais.

Euskobizia : Tu es intermittent du spectacle ?

Kevin Codfert : Oui. Outre des apparitions dans le groupe Cymoril, je joue chaque été dans un orchestre de variété nommé "Cocktail de Nuit" avec danseuses et cuivres. Nous sommes vingt sur scène, et nous avons environ 35 concert à notre actif.

Euskobizia : Et puis un jour tu as rencontré Stéphan Forté, leader du groupe Adagio, et déjà auteur d’un premier album "Sanctus Ignis", au succès que l’on sait…

Kevin Codfert : J’étais allé assister à un master-class de Stéphan, et je lui ai fait écouter une maquette en lui demandant s’il ne connaissait pas un groupe avec qui je pourrais jouer. Il m'a rappelé quelques semaines après en me disant : "ça y est je t’ai trouvé un groupe ! C’est Adagio !". J’ai halluciné car il m’invitait à rejoindre son propre combo ! J’ai eu du mal à y croire, même si j' attendais un truc comme ça depuis longtemps. On pourra toujours arguer que c’est une ascension rapide, mais j’avais quinze années de musique derrière moi, et je me sentais vraiment prêt à assumer ce challenge. 

Dans la cour des grands

Euskobizia : Comment cela se passe t-il avec Stéphan ? Te laisse t-il une marge de manœuvre dans les compositions et l’interprétation ?
Kevin Codfert : On va dire qu'il me laisse plus de marge sur l’interprétation, même si j'ai donné quelques idées sur le morceau intitulé "Next profundis". Mais je pense qu' il aime ma façon d’interpréter sa musique, puisqu’il me laisse de plus en plus de marge de manœuvre. Le tout est de ne pas sortir de l’esprit d’Adagio !
Euskobizia : Justement, la musique d’Adagio a évolué depuis le premier album. Correspond t-elle toujours à ce que tu recherchais initialement ?
Kevin Codfert : Je préfère cent fois le deuxième album. Pas parce que j’y ai collaboré, mais parce qu’il est plus mûr, plus déjanté, et surtout moins cliché. Stéphan a vraiment fait un énorme pas en avant avec ce deuxième opus.
Euskobizia : Selon Stéphan, qui commencerait déjà à avoir une idée précise de comment sonnera le troisième album, Adagio se rapprochera du courant extrême. Ca te conviendra toujours ?
Kevin Codfert : Oui, je trouve ça fun ! J’aime pas trop les groupes qui sortent dix albums qui se ressemblent tous… Il n'y a pas de recette toute faite dans la musique ! Par exemple, Sur Underworld, il y a une incursion vocale typée Black-Metal. C’est le chanteur d’Anorexia Nervosa qui s’en est chargé. On a fait ça par Internet : on lui a envoyé les passages musicaux où il devait crier, et lui nous a renvoyé les pistes de chant isolé. Le résultat fait vraiment peur ! (rires)
Euskobizia : Actuellement, tu es en phase de préparation de la tournée, avec onze dates prévues en France, mais aussi à l’étranger…
Kevin Codfert : Pour le moment, il est prévu que nous allions jouer un peu partout en Europe, mais aussi en Israël. Je pense que la tournée va nous permettre de nous rapprocher de notre public, de discuter avec les fans, mais aussi de s’amuser sur scène. J’espère surtout que nous allons assurer en concert et que de plus en plus de gens apprécieront notre musique.
Euskobizia : Adagio va jouer à Saint Armou le jour de la Saint Valentin... Une ultime preuve d'amour envers ton pays d'origine?
Kevin Codfert : (Rires), la coïncidence est frappante, c’est sûr. Et j'ai vraiment hâte de faire cet date avec les palois de "Manigance", et "Malédiction"!
Euskobizia : Une dernière pour la route, Adagio et Kevin Codfert, c'est pour la vie?
Kevin Codfert : Je n’aime pas les engagements à vie , mais c’est bien parti pour être le mariage du siècle! L'ambiance est excellente, même en ces heures de répétitions effrénées. on s’entend tous vraiment très bien , il y a une réelle complicité de tous les instant entre nous, que ce soit musicalement ou affectivement.

Propos recueillis par E.H.BOYER


Actualité

Adagio sort son deuxième album "Underworld" aujourd’hui, lundi 29 septembre chez NTS-Wagram. Un album toujours dans la veine Heavy-Metal symphonique, mais beaucoup plus sombre, ambiant et original que le premier opus. Pour en savoir plus sur les groupes de Kévin, les internautes curieux peuvent consulter les sites www.adagio-online.com et www.cocktaildenuit.com .

 
Le groupe Adagio, emmené par le guitariste/auteur/compositeur Stéphan Forté (à gauche) et où officie Kévin Codfert, est promis à un avenir grandiose

par E.H.BOYER publié dans : PRESSE ECRITE
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Samedi 21 janvier 2006


Des nuées d’étourneaux envahissent le ciel bas-souletin chaque soir. Le pourquoi du comment...

Depuis quelques mois, mais invariablement chaque soir, quelques minutes avant le coucher du soleil, tournoient dans le ciel mauléonais des nuées de milliers -voire de millions- d’étourneaux. Et ce n’est pas un grossier trucage pour un remake du célèbre film d’Alfred Hitchcock ! Ces curieux volatiles exécutent un étrange ballet polymorphe dont l’épicentre se situe au dessus de la zone industrielle, pour s’engouffrer soudainement dans un grand "Wraouff !" en plein cœur d’une bambouseraie touffue en bordure de la propriété Gorre. D’abord par petits paquets venant du nord, puis en une gigantesque volute plus ou moins dense et silencieuse (mis à part le bruit des battements d’ailes), les étourneaux se rassemblent et semblent même s’attendre pour le moment du coucher. "Il y en a toujours eu, de ces oiseaux, mais jamais autant", s’étonne Jean-Michel, un riverain. "Autrefois, il y avait d’immenses prés à la place des usines, et même une mare sur l’emplacement de la carrosserie Erriguible-Lamarque, près du rond point. J’y venais en catimini étant gosses. C’était un site magnifique ; la bambouseraie existait déjà, et abritait quantité d’animaux, et nos jeux d’enfants". Les spectacle est à ce point saisissant que de nombreuses familles cessent toute activité pour l’admirer. Les véhicules des amateurs se garent autour du rond point de la zone industrielle, d’où la vue est vraiment imprenable.

Les explications du spécialiste

Interloqué par la présence des volatiles -qui n’ont semble t-il pas de mal à supporter la rigueur hivernale- "Euskobizia" a enquêté auprès de Jean-Paul Urcun, permanent à l’association Organbidexka Col Libre. "Une partie de la population européenne des étourneaux sansonnets est sédentaire, mais il y a un apport conséquent d’oiseaux de provenances plus lointaines (Pays Baltes, Russie...). Une partie traverse les Pyrénées lors de sa migration, mais le plus gros reste au nord de la chaîne. Historiquement, les plus gros dortoirs (5 millions d’individus) étaient situés en Bretagne, dans les zones de pâturage, et près des maïs ensilage en air libre". Les souillures occasionnées sur ces derniers sont à l’origine d’énormes campagnes de destruction, mais qui ne sont pas venues à bout de l’étourneau, capable d’autoréguler sa population d’une année sur l’autre. "Cet oiseau a un rôle biologique très important", souligne le spécialiste, expliquant qu’il aurait sans doute suffit de mieux protéger les tas d’ensilage, plutôt que de traiter le volatile en nuisible. "Il se nourrit de fruits pourris, mais régule aussi les insectes, et notamment des chenilles, et de la larve de tipule (ce grand moustique que l’on nomme communément cousin - NDLR), extrêmement destructrice sur les racines de l’herbe de nos pâturages". Voilà pour la partie écologie !



Une stratégie de survie

Concernant le mode opératoire de ce petit oiseau très organisé, M. Urcun précise : "Ces tournoiements apparemment aléatoires dans le ciel et autour du lieu de dortoir sont caractéristiques d’une stratégie de leader, et de rassemblement du groupe afin d’échapper aux prédateurs. Dans la même optique, la bambouseraie de Mauléon offre au étourneaux un abri feuillu dont le moindre bruissement éveillera les guetteurs placés en périphérie". Autre subtilité, ces fameux guetteurs -qui ne dorment que d’un œil- permutent au cours de la nuit avec les oiseaux du centre, plus reposés, avec toujours ce soucis de minimiser les prélèvements par les prédateurs. L’homme n’a rien inventé en matière de tour de garde... Au petit matin, tout ce petit monde quitte quasi-simultanément le dortoir aussi vite qu’il l’a rejoint la veille au soir, à grande brassée d’air, et cap sur le nord. Puis au bout d’un moment, un délestage s’opère progressivement : de petites volées se désolidarisent du groupe pour la quête de la nourriture, afin d’occuper l’espace de façon optimale. Mais quoi qu’il en soit, les mauléonais pourront encore quelques temps admirer chaque soir les circonvolutions "extraterrestroïdes" de ces incroyables -et pourtant si communs- oiseaux.

E.H.BOYER
Article publié sur
www.euskobizia.com le 4 octobre 2004.

par E.H.BOYER publié dans : PRESSE ECRITE
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