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  • : Xiberoland - ex CLP64
  • Xiberoland - ex CLP64
  • : Ce blog est celui d'un ex-correspondant local de presse des Pyrénées Atlantiques vivant en Soule, écrivaillon, gribouilleur et web-addict à ses heures. Mais surtout très casse-pieds...
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Un peu de pub perso...

 l'infection

"L'infection T1 : Contage",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

EN SOLDE! 9 euros, 378 pages, format 11.5x20

Le blog officiel du livre


Genre : roman fantastique

 

Résumé : Patrice est tombé amoureux de Mathilde, une jeune femme qui vient d'arriver en Soule. Lui est tout sauf un Don Juan, mais il a plus d'un tour dans son sac, malgré les apparences...
Il va contourner ses défauts rédhibitoires grâce à Internet. Mais il va vite apprendre que tout se paie, en ce bas- monde.
Rencontré dans un monde virtuel en trois dimensions, un génie digital exauceur de voeux va se charger de le lui rappeler, en l'entraînant dans une spirale cauchemardesque sans fin...


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 mauvais-berger

"Mauvais berger!",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

10 euros, 90 pages, format A5

Le blog officiel du livre


Genre : tranche de vie

 

Résumé : Afin de s'installer en tant que berger, Etienne suit une formation agricole qui le conduit à effectuer des stages dans l'exploitation d'un berger éleveur en estives, dans les Pyrénées.
Mais petit à petit, le rêve de notre héros "néo-rural" s'émiette : les conditions de vie dans la bergerie sans confort sont difficiles, et le travail harassant est nullement reconnu.
Mais tout ceci ne serait rien sans les brimades de... la bergère!

 

Ce qu'en dit la presse :

 

Journal du Pays Basque, 12 avril 2008 : "(...) le style descriptif et le langage parfois cru donnent un ton réaliste à ce récit sans concession".

SudOuest, le 17 avril 2008 : "(...) un texte illustré par l'auteur lui-même, plein d'humour et d'autodérision (...)".

 

La Rébublique des Pyrénées, le 24 avril 2008 : "Une tranche de vie où toute ressemblance avec des personnages et des faits ayant existés n'est pas fortuite..."

Magazine Vent d'Oc, septembre 2008 : "Une lecture qui se fait à la vitesse de la lumière, tant l'on veut savoir à quelle sauce sera mangé ce néo-rural!!!"


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DARK XIBEROA

 

4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 13:00

Peut-on vivre sans Facebook? Une question qui ne devrait même pas se poser mais qui fera sens pour ceux qui, comme moi, sont d'incorrigibles web-addicts
Depuis que je me suis créé mon profil (ce devait être en arrivant chez Immersive Lab, autour de septembre 2008), je n'ai eu de cesse que d'y publier, commenter, et batailler encore - en vain - sur mes sujets de prédilection ou tchatter avec des amis retrouvés, si bien que ma vie réelle ainsi que ma vie créative s'en sont trouvées diminuées. Logique : j'avais moins de temps et moins d'énergie à leur consacrer... 

En 2012, j'ai tenté un premier sevrage. Il n'aura duré qu'un mois, mais pendant ce mois-là, j'ai fait du sport, j'ai écrit, je suis sorti de devant mon écran, je me suis mieux occupé de mes enfants... Pourquoi juste un mois? Tout simplement parce que je venais de me faire larguer par mon ex et se fermer des portes - même virtuelles - n'était vraiment pas une bonne idée pour faciliter les rencontres. 
Fort de ce constat, je m'y suis remis et c'est plus ou moins grâce à Facebook que le premier contact a été pris avec ma compagne, presque un an plus tard. Donc tout n'est pas à jeter au feu avec Facebook... :-)

Cela dit, deux ans ont passé et j'ai l'impression d'avoir fait le tour de ce site-réseau. C'est vrai que c'est bien parce que ça permet de retrouver et garder le contact avec des amis qui vivent loin, c'est vrai que c'est parfois marrant de lire certaines publications (mais moins que certains comptes sur Twitter : Freud is alive, Jean Moundir, LANDEYves et Nain Portekoi en tête de mes favoris) et que c'est parfois un bon espace de travail collaboratif (notamment avec mes potes d'Astobelarra). Mais c'est aussi et surtout pénible (de lire tous ces commentaires décomplexés racistes, homophobes, sexistes ou les trois en même temps), envahissant (tous ces jeux à la con, ces images des Minions, ces citations de merde, ces pubs ciblées, ces tentatives de racolage, et toutes ces photos de gosses à faire saliver tous les pédophiles du net, etc.), chronophage (la timeline qui se renouvelle toutes les 10 secondes avec du nouveau contenu qu'il est TROP tentant de lire, évidemment...), et insupportable (de voir que dès qu'on "aime" un truc, toute la facebooksphere est au courant en temps réel, ou qu'une vieille photo oubliée revienne sur le devant de la scène juste parce qu'un ami l'a "likée", aussitôt "relikée" voire commentée par tous ceux qui ne l'avaient pas déjà vue)... Sans compter que Facebook est un instrument ultra efficace pour "stalker" (espionner, traquer, piéger, pourrir la vie de...) certains amis d'amis d'amis, qui ne sont pas forcément les nôtres. J'en connais qui sont passés maîtres en la matière... Je ne citerai pas de nom, mais ils se reconnaîtront.
Qu'ils aillent se faire enculer bien profond, d'ailleurs! <3 <3 <3

Bon, c'est un peu pareil avec Twitter, certes, mais l'avantage c'est que c'est sur 140 caractères seulement (enfin jusqu'à aujourd'hui...). Forcémment, on s'y dévoile moins!

Enfin voilà, le premier décembre dernier, j'ai décidé de fermer mon compte Facebook. Du moins l'ai-je mis en stand-by à durée indéterminée. J'ai quand même gardé ma page L'infection et ma page auteur (faut pas déconner, hein?) sur lesquelles je publie très sporadiquement. Une clôture temporaire qui fait marrer mes collègues puisqu'ils ont parié sur le temps que ça me prendrait de le réouvrir. Pour l'instant, après 3 mois et 4 jours, je tiens le choc, ne leur en déplaise. 

Aussi, puis-je le dire haut et fort : ON PEUT TOUT A FAIT VIVRE SANS FACEBOOK! Je suppose qu'on peut aussi survivre sans Twitter, sans LinkedIn, sans blog1 et blog2 et même sans connexion Internet, tout court, mais c'est plus compliqué, surtout quand on est rédacteur web de métier... ^^

Reste la question du jour à poser : combien d'années, de mois, de semaines, de jours Facebook durera-t-il encore? Quand on voit que la plupart des ados (dont les miens) sont actuellement en train de délaisser cette plateforme pour d'autres applicatifs comme Snapchat, il faut s'attendre à ne bientôt plus s'y retrouver qu'entre quadras, papis et mamies...
Un jour, Facebook risque d'être racheté par Badoo, si ça continue!

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Published by E.H.BOYER
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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 19:55

C'est amusant comme viennent les idées, parfois. Un rien suffit pour ouvrir les portes de la philosophie. Par exemple, récemment, j'ai cuisiné un poulet et des frites maison pour le dîner. Les trois gamins ont pris les blancs et une cuisse, et moi j'avais tellement la dalle que j'ai mangé tout le reste et même sucé la carcasse au cours du repas, devant leurs yeux incrédules.

- T'es un véritable Ogre, Etienne, m'a dit ma belle-fille, Alizée, écoeurée.

Oui, un "ogre", vous avez bien lu! Je suis en quelque sorte le Jeffrey Dahmer des gallinacées farcis aux gousses d'ail confites. Le Barb(ichett)e Bleue des Sot-l'y-Laisse bien juteux et tendres. Le Francis Heaulme des croupions croustillants et salés à point... C'est à peine si je ne casse pas les os (déjà complètement rongés - cartilage et tiraille inclus) avec mes dents pour en sucer la moelle, comme le cadavre zombifié de Rick Grimes (même s'il est encore vivant à l'heure où j'écris ces lignes - mais personne n'est dupe : sans spoiler, il finira forcément comme tous les autres à un moment donné)!

- Oui, tu sais, en certaines circonstances, je pense que je pourrais vous bouffer tous les trois! Et sans scrupule, en plus, surtout s'il s'agit de survivre.

Yeux ronds, échange de regards faussement semi-effrayés, incrédulité grandissante...
Jodie se lève de table, replace ses écouteurs sur ses oreilles et regagne sa chambre en secouant la tête. Elle préfère essayer de déchiffrer les ânonnements de Sia une énième fois plutôt que d'écouter déblatérer son grand débile de père...

De mon côté, je continue à jouer le jeu, sourire gras aux lèvres :

- Vous connaissez l'histoire des "survivants de la Cordillère des Andes"?

- Nan, c'est quoi, ça?

- Dans les années 70, un avion contenant 45 passagers s'est écrasé au sommet d'une chaîne de montagnes en Amérique du sud. Il y a eu des morts, des blessés, mais aussi des gens qui ont survécu sans blessure. Ils sont restés deux mois perdus là-haut, dans la neige. Le reste du monde croyait qu'ils étaient morts. Pour survivre et jusqu'à ce qu'on les retrouve, ils ont dû avoir recours au cannibalisme...

Déglutitions bruyantes, torsions bucales dégoutées... La dernière frite au Ketchup a du mal à passer dans le tuyau. Mais j'ai encore quelques bonnes cartes à allonger : 

- A l'époque, cette histoire d'anthropophagie avait choqué la population mondiale. Pour autant, ce n'était pas la première fois que ça arrivait. Du temps de la ruée vers l'or, un groupe de pionniers - l'expédition Donner - bloqué dans la Sierra Nevada avait dû faire la même chose pour survivre. Sans parler de certaines tribus de Nouvelle Guinée ou de l'Amazonie, dont c'était plus ou moins la tradition... Mais rassurez-vous. Moi je ne vous mangerai pas sans raison. Uniquement si c'est une question de survie, et uniquement si vous êtes déjà morts. 

- T'es dégueulasse! Pire que je pensais en fait!

- Mais non, voyons! C'est rien de personnel! C'est juste du pur instinct de survie. Tu comprends bien que si j'ai le choix entre "vous enterrer dignement et mourir comme un con après", ou "vous bouffer et avoir ne serait-ce qu'un mince espoir de m'en sortir", y'aura pas photo! Tu ferais pareil. Tout le monde ferait pareil. Qui sait ce dont on serait capables dans les cas les plus extrêmes? 

- Je suis sûre que je ne ferai jamais un truc pareil! 

- Si tu le dis... En attendant, j'ai encore un peu faim. Si j'étais toi, je fermerais la porte de ma chambre à clé cette nuit, juste au cas où... Finis-je, frottant la lame dentelée de mon couteau contre ma fourchette, encore luisante de gras de poulet divinement cuit et salé...

- Papa... Louis lève les yeux au ciel. Il en a assez entendu pour la soirée, lui aussi! Il sort de table et part sans un mot lire "Maus", d'Art Spiegelman dans son lit. 
Je me sens dur, comme père : c'est vrai que c'est un peu chaud à leur âge, la philo...

Et vous, jusqu'où seriez vous prêts à aller, s'il le fallait? Pourriez-vous manger vos proches? Je vais être plus précis : pourriez-vous manger votre bébé, votre pépé, ou l'insupportable voisin avec sa musique de merde? Est-ce que vous arriveriez à surmonter cet acte? Parce que quand on est capable de dévorer le cadavre de son gamin pour sa propre survie, de quoi est-on capable de plus odieux? Que reste t-il de notre supposée humanité? Et dans le cas où la situation s'améliorerait, pourrait-on redevenir "civilisé"? 

Voilà, c'était la minute philosophique du professeur Boyer. Vous pouvez éteindre votre ordinateur et retourner vous abrutir devant les "Princes de l'Amour", "Chasseurs d'apparts" ou "Pawn Stars"...

(Me ferais bien une petite côte de boeuf, là...)

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Published by E.H.BOYER - dans BRÈVE DE COMPTOIR...
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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 19:30

Hier, j'ai à nouveau piqué une crise de barreaux de chaise. Il m'en faut peu pour m'énerver, remarquez.

Cette fois-ci, je pestais contre le nouveau système de collecte de déchets en Soule, instauré de manière un petit peu unilatérale par la communauté de communes Xiberoa

En effet, Il y a deux trois systèmes de collecte de déchets : 

1) si vous avez la chance d'habiter en plein centre d'une des 8 plus grosses communes souletines (dont Mauléon), on vous a distribué deux poubelles personnelles (une à couvercle jaune pour le recyclable, une à couvercle vert pour les autres déchets hormis le verre) qui sont collectées hebdomadairement à jour fixe. Vous payerez à chaque prélèvement (levée) de votre poubelle à couvercle vert.

2) si vous habitez dans un bled (Ordiarp, pour en nommer un au hasard), pas de collecte : on parle alors d'apport volontaire dans une borne spécialement dédiée.
Il y a trois bornes différentes : la jaune, pour les déchets recyclables que vous aurez triés au préalable, la verte pour le verre, et la grosse boite en métal pour le tout-venant.
Vous pouvez jeter autant de boites de préservatifs ou de bouteilles de bière vides que vous voulez, il n'y a pas de traçage de vos "apports". A moins d'analyser vos empreintes digitales ou d'éventuelles traces d'ADN, personne ne saura jamais que vous êtes un baiseur invétéré ou que vous êtes alcoolique.
Par contre, chaque fois que vous voulez jeter vos sacs poubelle contenant vos ordures ménagères, vous devez utiliser le badge qu'on vous a fourni pour pouvoir ouvrir la boite en métal. C'est comme ça que la Communauté de Communes de Soule-Xiberoa (CCSX) calculera (à partir de l'an prochain) le montant de votre taxe d'ordures ménagères. 

3) Reste l'apport volontaire à la déchetterie. Quand elle est ouverte. C'est à dire pendant vos heures de travail. Quand vous ne pouvez pas vous y rendre... Bref...

Je suis dans le second cas : je dois badger pour jeter mes merdes. Le principe n'est pas stupide à la base. Au lieu d'être "solidaire" (tout le monde payait la même chose avant, en fonction du nombre de personnes déclarées au domicile et peu importe la quantité ramassée dans les conteneurs communs), le système est maintenant plus "juste". Je paie pour ce que je jette, à moi de réfléchir à ce que j'achète en amont si je veux baisser ma facture, point.
Le but du nouveau système est parait-il de faire des économies, car le précédent était soi-disant déficitaire... Et puis il y aurait une obligation liée à la Loi dite Grenelle 1. Admettons. 

Cela dit, hier, je pestais pour au moins deux très bonnes raisons : 

1) mon badge ne fonctionne pas sur toutes les bornes (et je ne suis pas le seul à qui ça arrive). Notamment sur celle qui est la plus proche de mon domicile. Je suis donc obligé de prendre ma voiture pour aller jeter mes poubelles dans la borne suivante, située à 6km dans le village voisin... On m'objectera que je pourrais y aller en vélo, que ça me ferait du bien au gras, tout ça... Le fait est que la géographie des lieux m'empêche dy aller à vélo.
Donc voiture, et ça, c'est dans le cas où la seconde poubelle n'est pas en panne ou pleine, elle aussi. Car dans ce cas, il faut que j'avance jusqu'à la prochaine borne, et ainsi de suite... Donc re-voiture... Re-gasoil... Re-microparticules = dans ton cul l'agenda 21 si cher au maire de Mauléon!

2) Je tombe souvent sur des poubelles défectueuses : soit elles sont pleines à craquer, soit quelqu'un a déposé un sac poubelle trop gros pour l'ouverture de la poubelle, ce qui fait que j'arrive quand même à badger, j'arrive à faire coulisser le tambour de la poubelle, mais il se bloque à mi chemin. Résultat : l'ordinateur a noté mon badgeage (il me sera donc facturé lorsque le système sera en place) et j'ai toujours mon sac poubelle sur les bras... Grrrr!

Il est où, là, le système plus "juste", plus incitatif, plus écolo? Je ne sais pas combien ce nouveau système a coûté à la communauté (conteneurs, maçonnerie, camions spécifiques, formation des agents...), mais franchement, il y a des failles importantes...
Même si je n'approuve absolument pas le geste, je comprends pourquoi les gens, excédés, laissent leurs sacs poubelles à côté de la borne, à la merci des animaux errants, et ce au risque de prendre une mémorable douille gendarmique de 400€!

Quand faudra vraiment raquer, ça sent bien les dépôts sauvages, tout ça... On vivra dans "Poubelles la vie"! Remarquez, peut-être que ça va attirer les touristes?

Je vais finir sur une note optimiste : si la CCSX ne facture pas encore les usagers, c'est sûrement pour procéder aux divers réglages des bugs dont je parle plus haut. J'espère... ^^

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Published by E.H.BOYER - dans VERT DE RAGE
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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 12:25

Ai-je besoin de le préciser? Je suis un geek doublé d'un grand gosse. Il n'y a pas si longtemps, je découvrais au hasard de ma timeline Twitter l'existence de la société Budsies (merci @gatobazka), basée en Floride. C'est une entreprise qui se propose de transformer vos gribouillis en peluches. J'ai parcouru un peu leur site, et j'ai senti le désir enfler en moi. Oui, exactement comme vous vous l'imaginez...

J'ai tout de suite pensé à mon "Canard-Punisher" (lire ici et  pour ceux qui ne suivent pas) et je n'ai pas hésité une seconde à commander le truc en quelques clics, le 2 décembre 2015.

Voici la description (in english, please) que je leur avais transmise : "Yellow duck with orange beak and flippers and white sharkyish teeth and angry look, wearing a Punisher TS and holding a minigun. Do not reproduce the smoke nor the shells on the floor, neither the grey background. If you need more views ot my Duck, there are plenty others here : https://picasaweb.google.com/105183921330904215122/Dessins"

J'ai reçu ma peluche lundi 1er février, soit presque deux mois plus tard. En tout, j'ai payé 114$, soit 107.94€, frais de port inclus. Rien de très excessif, si on considère que c'est une peluche que je suis le seul au monde à avoir... Elle est collector. Et à ce titre, elle vaut bien plus que ça!

Je trouve le rendu excellent, qualitativement parlant. Budsies n'a pas été radin : elle fait 40 cm de haut, les tissus employés sont très doux (essentiellement de la maille polaire et de la feutrine - un bébé pourrait le suçoter pendant des jours sans risque de s'étouffer), les finitions sont parfaites (le regard méchant, les dents du bec, etc.), même si c'est fabriqué en Chine (une petite pointe de honte m'envahit quand je pense aux petits enfants chinois - probablement abusés sexuellement par un contremaitre quinquagénaire pervers - qui ont assemblé le truc, mais elle s'est vite éclipsée par la joie de posséder cet incroyable doudou unique au monde) et même si le directeur artistique de Budsies n'a pas très bien interprété le logo du teeshirt ou la cartouchière de la mitrailleuse et qu'il a carrément oublié les plumes au cul du canard...

A sa décharge, je ne lui avais envoyé qu'une seule vue du personnage. Mais franchement, l'erreur est pardonnée. Je pense que pour un rendu encore plus réussi, il aurait fallu que je fournisse au moins 2 ou trois vues supplémentaires (en 3D), le profil droit et de dos, par exemple... Mais bon, aucun regret : mon "Duckisher", ou mon "Punishduck", comme vous voudrez, je le trouve très classe (surtout ne pas penser aux enfants chinois... surtout ne pas penser aux enfants chinois... Monde de merde... Là, ça y est : derniers scrupules cloisonnés)!
Il a rejoint Tooki sur mon bureau et fait presque des jaloux... Pas vrai David Castéra? 

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Published by E.H.BOYER - dans COUP DE CHAPEAU!
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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 19:05

Cette nuit, je me suis réveillé vers 3h40 du matin avec une énorme envie de pisser. Rien d'extraordinaire me direz-vous, si ce n'est que j'avais cette image (<==) très nette dans la tête. Si nette que j'aurais pu la décrire à la perfection sans même l'avoir revue depuis... plus de 20 ans.
L'expression hagarde et la coiffure "casual" de Suzanne Vega, cette obscure chanteuse américaine à voix asthmatique, auteure de deux uniques tubes dans les années 80 ; ses gants noirs autour de sa petite face triangulaire, les tons sépia, le flou artistique... J'aurais même pu vous décrire les traits lisses de son visage rehaussés par cette fossette légèrement asymétrique au menton !

Pourquoi? Je n'en sais foutre rien. Je n'ai pas jamais particulièrement aimé ce morceau (que je connais quand même pour l'avoir écouté à la radio un paquet de fois - et ce bien
malgré moi) et ses paroles navrantes dignes d'une première leçon d'anglais au collège. Je vous assure que je n'ai jamais acheté ce single de ma vie et encore moins l'album. Mais alors, pourquoi cette image et pourquoi à ce moment-là? Voilà une question qui me chagrine, surtout que j'ai mis un temps fou à me rendormir, après. 

A côté de ça, je suis généralement incapable de me rappeler de ce que j'ai fait au boulot la veille (c'est comme si tout s'effaçait de mon cerveau au moment même où je quitte le bureau - et ça alors même que j'adore mon job...), ou même de ce qu'il y avait sur la liste de courses (évidemment oubliée sur un coin du buffet de la cuisine) alors que je suis au supermarché du quartier, accoudé à mon caddie et pensif... Impossible de me souvenir des trucs importants (voire vitaux) alors que mon cerveau sature de conneries qui se télescopent à longueur de journée...

Je ne sais pas : soit je suis un vrai jean-foutre, comme a l'air de penser la plupart des gens normaux que je côtoie, soit je suis précocement atteint de la maladie d'Alzheimer. Reste une troisième voie possible : on est tous fait pareil (au moins les mecs) mais je suis le seul à l'avouer publiquement. On va dire que par confort personnel (et mauvaise foi absolue), c'est celle que je vais retenir. ^^

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 13:30

D'aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours rongé les ongles.
Je me rappelle même que quand j'avais dans les 5-6 ans, j'arrivais à me ronger les ongles des pieds (véridique, même si c'est quelque chose d'assez dégueulasse dont je souhaite que mon futur biographe ne relate jamais l'anecdote, merci...).
C'est un fait, je suis un grand stressé de la vie et un rien m'angoisse. Là où je me sens plutôt normal, c'est que je suis loin d'être le seul. Certaines personnes mangent comme quatre et grossissent (ça m'arrive aussi), d'autre picolent (euh... rien...), d'autres fument (ça j'ai réussi à arrêter tout seul!)...
Certains font de l'eczema ou du psoriasis, d'autres ont des tics nerveux rigolos, bégaient parfois, ou alors trompent leur femme ou crottent leurs slips pour compenser. Moi je me ronge juste les ongles. 

Un vice que j'ai essayé tant bien que mal de faire passer (en vain) et qui fait de moi un associal infréquentable, presque un pestiféré, avec des Knakis Herta à la place des doigts. J'exagère à peine : je me rappelle même qu'un de mes correspondants allemands refusait de me serrer la main parce que "se ronger les ongles, c'est une habitude répugnante qui peut transmettre des maladies". Ben voyons... Alors que se torcher le cul trois fois par jour et éluder tranquillement le lavage de mains avant d'aller saluer les collègues, ou encore se gratter les pieds (ou les couilles - ou les deux!) avant de plonger la main dans le bol de cacahuètes ça, c'est pas très grave. Enfin bon...

- J'ai essayé la volonté. Malheureusement, je manque cruellement de cette vertu. En plus, la plupart du temps, je ne m'aperçois même pas que je suis en train de me ronger les ongles, tellement je suis habitué à le faire. Ou quand je m'en rend compte, c'est trop tard! Je me suis coupé un ongle ou un cuticule jusqu'au sang. Obligé de le finir à l'incisive... ECHEC!

- J'ai essayé le vernis amer. Au début, ça marche parce que le goût est immonde. Mais peu à peu, tout comme celui de l'endive ou du pois-chiche, de la câpre ou de l'anchois, on s'habitue à ce petit goût de bile et, sans forcément apprécier, on finit par ne plus s'en rendre compte. ECHEC!

- Au collège, j'ai essayé le vernis au goût de merde (ça existait dans les années 80, pour mon plus grand malheur...). Et là, ça a marché, sauf que je n'ai pas pu supporter cette infâmie plus d'une journée. Le problème principal étant qu'en plus du goût, ce vernis avait aussi une odeur qui se répandait dans l'air environnant au moindre mouvement. Dès que je frottais malencontreusement mes mains sur mes vêtements, mes stylos, mes cahiers, mes cheveux, dès que je serrais la main à un camarade, le plus suave des parfums de chiasse de poule se transmettait instananément à l'objet, au voisin touché, comme un mauvais influenzavirus. "Et pof! T'as la pécole!"
En gros, je puais la merde à des mètres à la ronde. Alors ECHEC!

- En arrivant en Soule, j'ai essayé les bâtons de réglisse. J'aimais bien cette période, puisqu'en plus de donner une haleine relativement fraîche (on m'a quand même plusieurs fois demandé si je buvais du Pastis en cachette...) j'ai nettement réduit l'onychophagie (le fait de se ronger les ongles, ça s'appelle comme ça, bande de noobs! Par contre, ne me demandez pas de le prononcer...). Mais la réglisse est un excitant cardiaque (il parait...) et le fait de rogner un bout de bois toute la sainte journée n'est ni esthétique visuellement (jolies les fibres jaunâtres entre les dents!) et auditivement ("chogne chogne chogne..."), ni très bon pour les ratiches. Je n'ai jamais été aussi souvent chez le dentiste qu'à cette époque. Et même si le dentiste en question (paix à son âme) était un ami, je n'aimais pas pour autant fréquenter son cabinet... ECHEC, là aussi! 

- J'ai essayé les bouts de ruban adhésif. Désagréables, très vite sales et pas très pratiques à l'ère de l'écran tactile. Et puis qu'est-ce qu'on a l'air con avec du scotch au bout des doigts! Surtout quand le grand patron débarque par surprise dans le bureau avec toute sa bande et qu'il faut serrer une dizaine de mains tendues... Les regards au départ chaleureux prennent vite une expression interloquée! J'ai cru lire dans leurs yeux un truc du genre : "mais c'est QUOI ce débile? Il fait du social, Castéra, ou quoi?" La honte m'envahit rien qu'en y repensant...
Bref : ECHEC!

- J'ai essayé les gants en latex. Et ça, c'est pas mal dans l'absolu. Bon, ok, ça fait un peu savant fou - limite proctologue, ou Dexter s'apprêtant à trucider joyeusement quelqu'un, mais en expliquant succinctement à son vis-à-vis surpris, ça passe, enfin généralement... Et là, je ne me ronge pas du tout les ongles. Rien que le goût du latex sur les lèvres est dissuasif!
Bon plan, donc, sauf quand le grand patron débarque par surprise et gnagnagna... Obligé d'enlever les gants, par politesse. Et là : gros malheur! La poudre blanche qui sert à favoriser le glissement du latex sur la peau a formé
au bout et entre les doigts - comme des grumeaux dont la consistance pâteuse et humide ressemble à s'y méprendre à...
Mais oui, c'est bien ça : à du vieux sperme! 
Grand moment de solitude : "Hum... OK. Pardonnez-moi, je vais me repoudrer le nez et je reviens...
EXIT le beau et héroïque Dexter. Bonjour le fils spirituel de Marc Dutroux!
ECHEC, encore! 

- J'ai essayé le sport intensif. Courir, j'adore ça et ça a un réel effet positif sur mon stress. Du moins j'adorais ça, jusqu'à ce que je me fasse venir une épine calcanéenne. Depuis, j'ai mis la pédale douce. C'est pas pour ça que je me suis mis au vélo, hein? Ah non m'sieur : ça fait trop mal au cul... ECHEC!

Bref, je vis cette onychophagie comme un vrai handicap : elle m'empêche de me sentir parfaitement bien dans ma peau et me donne l'impression de me trimballer cul-nu devant tout le monde, presque sans arrêt. Un sentiment d'infériorité assez pénible à vivre au quotidien. Quand je pose un oeil sur mes ongles, l'opprobre m'étreint. Même si, comme vous pouvez le constater, j'assume (puisque je vous en parle sans détour). 

Et d'ailleurs si je vous en parle, c'est dans l'espoir de recueillir le plus possible de témoignages et surtout d'astuces ou de recettes qui fonctionnent vraiment pour arrêter de me ronger ces putains de muthafackin' ongles. Alors que franchement, c'est même pas bon à manger, objectivement!
A votre bon coeur, m'sieurs-dames!

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Published by E.H.BOYER - dans BITS OF MY LIFE
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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 11:31

Encore une fois, la une du prochain #CharlieHebdo (excellente, du reste) est au centre de la polémique montée en mayonnaise par tous les culs-bénis de la planète. Encore une fois, j'ai la gerbe en lisant tous les commentaires abominables et tweets haineux de tous ces gens qui ONT la vérité divine et universelle. 

Je voudrais rappeler à ceux-là, que jusqu'à preuve scientifique incontestable du contraire, DIEU N'EXISTE PAS. C'est comme le père Noël, Spiderman ou les Midichloriens : une pure invention de l'homme.

Car objectivement et scientifiquement, on ne sait toujours pas en 2016 comment ni pourquoi l'univers et la Terre, puis la vie se sont créés ; le mystère reste entier, n'en déplaise à tous les fanatiques du globe. Il n'était pas utile d'inventer une force divine qui "nous aurait faite à son image" pour expliquer l'inexplicable, l'incompréhensible, l'absurde.
Alors "la vierge Marie", "la transformation de l'eau en vin", "la résurrection", "le paradis", "l'enfer", "les 72 vierges", tout ça n'est que billevesées, du pipeautage organisé, un conte de fée pour vieille bigote puant la pisse de chat rance. 

Ce sont les religions (aussi créées pour asservir l'homme et servir un Dieu qui n'existe pas - et accessoirement faire un max de blé) qui existent, elles. Ce sont elles qui sont à la source des discordes et de la haine dans le monde.
"Mon Dieu est plus fort que le tiens, espèce de mécréant", ça existe depuis la nuit des temps. Et puis c'est tellement plus commode de croire en un truc fabuleux qui imposerait des dogmes "sévères mais justes" à toute l'humanité, plutôt que d'essayer de comprendre - ou d'arrêter d'essayer de comprendre.

Non mais relisez VRAIMENT la Bible (édifiant Lévitique!)! Vous allez voir le ramassis de conneries que ce livre contient... Incroyable que des gens jurent encore aujourd'hui de "dire toute la vérité et rien que la vérité" en utilisant comme symbole ce triste et imbuvable bouquin contenant des récits aussi imaginaires que ceux des contes des frères Grimm! Sérieusement, on aurait l'air moins ridicule à jurer sur l'intégrale de l'oeuvre de Stephen King, qui lui existe!
Et dire qu'il y a une bible différente pour chaque religion et même pour chaque courant dans une même religion... Seigneur!

De tout temps, la religion a tué des milliers, voire des millions de personnes à travers le monde. Des Aztèques et leur sacrifices sanglants à Quetzalcoatl en passant par les égyptiens, les grecs, les romains ou les Goths avec leurs innombrables dieux tous aussi cruels et fats les uns que les autres, sans oublier les catholiques et leurs tortures aussi inventives qu'atroces pendant la grande époque de l'inquisition (voir ci-contre), les musulmans ou les juifs : les Dieux des hommes, quels qu'ils soient, ont toujours été un prétexte à l'intolérance et une absolution aux meurtres de masse. Ils le sont encore aujourd'hui, merci respectivement à Christine Boutin et à Daesh... Mais t'inquiète, je ne t'oublie pas, Bibi Nétanyahou...
Lofofora a parfaitement bien décrit en deux vers ce sombre état de fait dans son tube de 1995, intitulé "l'oeuf": "tue ton frère au nom de Dieu, mets la terre à sang à feu..."

Alors attention! Je ne suis pas en train de dire que MOI, JE SAIS! 

Je ne sais rien du tout, justement. A part que je ne suis qu'un grain de poussière dans l'univers, et ça me suffit de savoir ça.
Vous pouvez tous croire en ce que vous voulez, je m'en contre-fiche. Mais n'imposez pas vos croyances infondées et vos dogmes stupides et d'un autre temps aux autres. N'essayez pas de faire croire que vous-seul êtes dans le vrai et que vos règles doivent s'appliquer à tous les autres. Vivez votre foi tranquillement dans votre coin et ne décidez surtout rien pour ceux qui ne pensent pas comme vous. C'est ça, la vraie Liberté... Et c'est de ça dont on a besoin dans le monde et qui n'existe qu'en mot creux dans le credo de cette France peuplée d'ignorants incultes et pleins de préjugés.

#JeSuisCharlie

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 16:36

Merry X-Mas!

L'esprit de Noël, on l'a ou on l'a pas...
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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 11:32

Nous avons la chance extraordinaire d'être libres. C'est même l'un des fondements de notre société, de notre démocratie. Nous sommes libres de décider pour qui nous votons, de choisir nos idées, notre avenir parmi ceux proposés. Lorsque nous allons aux urnes, nous pouvons choisir d'accélérer la fin de notre monde en votant pour les candidats du système en place, et parfois nous pouvons choisir de le changer radicalement, pour le meilleur ou pour le pire. Mais à chaque fois, nous avons aussi cette chance de pouvoir exprimer notre mécontentement ou notre désaccord en votant blanc (ou nul). 

On me dit : "voter blanc ou nul, c'est comme ne pas aller voter : c'est pas pris en compte, ça ne sert à rien". D'autres sont dans la culpabilisation : "tu vas aider le Front National en faisant ça!" C'est faux! Et j'ai des arguments valables contre ces deux affirmations péremptoires. 

1) Le vote blanc ou "nul", C'EST une forme d'expression. Si elle n'est pas prise en compte en tant que résultat des élections, elle a bien un sens : elle signifie "ce que vous me proposez ne me convient pas, mais je viens voter car je me sens quand même concerné par mon avenir. J'ai ce droit (qui n'est pas un devoir - je le rappelle) de vote, alors je l'use comme bon me semble. Voilà ce que je pense de ce que vous me proposez : c'est nul! Et vos candidats sont nuls.
Rien à voir avec l'abstention, donc, qui n'exprime rien de plus qu'un "je m'en branle complet de vos élections, ça ne me concerne pas. J'ai mieux à faire". Quand on ne va pas voter, on perd le droit de se plaindre, puisque qui ne dit mot consent. On est résigné, on accepte tout ce qui viendra, quoi que ce soit. Mais c'est aussi un droit. C'est ça, la Liberté!

2) Etrangement, voter "blanc" n'aide pas le FN. En revanche, ce qui est avéré, c'est que le seul truc qui puisse vraiment aider le Front National, c'est de voter pour le FN. 
Si je vote nul, je n'utilise pas ma voix pour favoriser le clan LePen (avec tout ce que cela implique). Je ne l'utilise pas non plus pour donner un chèque "en blanc" à Hollande, Valls, Macron et à leur politique de merde. Je ne la donne pas non plus à Sarkozy et sa clique d'enfoirés mondains. 
Mais je commets un geste démocratique qui ne favorise aucun de ces camps, car aucun d'eux ne me convient. Il n'y a pas de meilleur ou de pire : ils sont tous les mêmes! Ils veulent tous le pouvoir ou le conserver pour ceux qui y sont. Ils servent tous le même intérêt : le leur, celui des lobbies et du pognon. 

3) La différence entre le vote "blanc" et le vote nul, maintenant, car il y en a une : le vote blanc (enveloppe intentionnellement laissée vide) est une façon "politiquement correcte" et non argumentée de marquer son désaccord. Inconvénient : il peut être pris pour une erreur. Un oubli. Il peut aussi être pris pour de l'indécision : "Boarf, chais pas trop pour qui me prononcer... Chais pas quoi faire..." Dans les deux cas, vous prenez le risque de passer pour un demi-débile. Mais bon.. On s'en fout puisque personne ne sait, en théorie, ce que vous irez voter dans l'isoloir. 
Le vote "nul", lui, est protéïforme. Il peut s'exprimer par une simple feuille blanche, un bulletin annoté ou injurieux, une caricature, des épluchures de patate ou même par une feuille de papier toilette usagée. En la matière, seule l'imagination est une barrière... Mais en tout état de cause, il a un sens. C'est un vote exprimé qui ne peut pas être pris pour une omission ou un manque de caractère. Certes, vous pouvez aussi passer pour un demi-débile (surtout si, comme moi, vous avez la bonne idée de raconter votre plan partout sur l'Internet). Mais au moins, pas de doute possible : vous l'avez fait exprès. 

Le vote nul peut être très "courtois" ou juste immonde. Chacun le voit comme il l'entend et ça aussi, c'est la Liberté. Personnellement, je suis plus en faveur du "nul rigolo" que du "nul crado".
Pourquoi? Parce que votre enveloppe républicaine ne sera JAMAIS ouverte ni lue par les hauts responsables qui devraient se sentir concernés outragés par votre prose, mais par des citoyens moyens comme vous et moi, réquisitionnés pour faire le dépouillement... Donc en glissant dans votre enveloppe un PQ merdeux, ce n'est pas Hollande qui sera emmerdé, mais un péquin moyen qui n'a surement pas mérité ce manque de respect indigne. 

En conclusion, ne vous sentez pas coupable de ne pas trouver votre compte dans les listes et alliances contre-nature proposées : sans scrupule, votez nul, votez blanc, mais votez proprement!

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Published by E.H.BOYER - dans VERT DE RAGE
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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 12:12

Le cancer généralisé, c'est ça...Voter... Pour qui? Et surtout pourquoi? Voilà la question existentielle que je me pose tous les jours depuis janvier 2015. J'entends bien les gens qui essayent de me culpabiliser en répétant à l'envi qu'il faut le faire "pour tous ceux qui se sont sacrifiés en 1789", que "celui qui ne vote pas perd le droit de se plaindre" ou encore que "qui ne dit mot consent"... Mais là, j'en suis arrivé à un tel niveau de lassitude, de dégoût, que plus aucune justification ne me sied. 

Regardez cette capture d'écran (ci-contre) des résultats des dernières élections régionales par cantons. On dirait la parfaite illustration d'un cancer généralisé, bouffé de métastases frontistes. Une horreur sans nom. 

Même le village de Gurs (424 habitants au recencement de 2012) dans les Pyrénées Atlantiques, qui a abrité un camp de concentration pendant la seconde guerre mondiale a voté FN en majorité et a atteint le score de 31.49%. 

Quand je vois ça, je me dis que je n'ai plus envie de me casser le cul pour des cons. J'ai envie que tous crèvent comme des chiens, puisque c'est ça qu'ils appellent de leurs plus chers désirs, visiblement.

Et tout ça après les tombereaux de merde qui se sont abattus sur nos gueules depuis Charlie...
A une époque où nous devrions être un modèle de réussite sociétale, où on devrait davantage se soucier de Liberté, d'égalité, de fraternité, d'éducation et d'écologie, tout ce qu'on est capable de faire, c'est de se replier sur nous-mêmes, de durcir les Lois sur les Libertés et de plébisciter le tout sécuritaire. Tout ça par peur et par ignorance. Par connerie. 
Et bien évidemment, la direction totalitaire qu'on prend va surenchérir dans cette peur et cette ignorance...

Et donc ce constat fait que j'ai de plus en plus envie de m'en foutre.
Se battre, mais pour quoi faire, diantre? A quoi bon aller voter si c'est pour que le clan LePen, avec ses cohortes de nazillons décomplexés arrive au pouvoir quand même? En outre, pourquoi voter pour un système qui ne bouge jamais (ou qui bouge au gré du vent qui le porte), nous obligeant au final à toujours remettre en place les mêmes partis, les mêmes idées, les mêmes promesses, les mêmes mensonges? A refaire les mêmes erreurs, inlassablement?

Alors je suis quand même allé voter au premier tour, sagement, comme un petit toutou bien dressé. J'ai voté pour la liste écolo, comme d'habitude, et ça m'a quand même fait mal au cul. Pourquoi? Parce que cette liste écolo va sûrement appeler à rallier le tenant du PS au second tour! Tous derrière Alain Rousset, moteur de la LGV, productiviste à souhait, digne représentant du système bien boulonné ; bref, le vote utile qui nous assure que rien ne va bouger.

Mais que tout cela est vain... Que tout cela manque de convictions, de courage, de vision... 

Alors je pense que je vais malgré tout aller aux urnes dimanche prochain. Plus par habitude que par réelle motivation. Mais auparavant, je vais imprimer ce bulletin de vote, volé dans un ancien numéro d'Astapito. Je l'insèrerai avec grand plaisir dans l'enveloppe bleu-République car il correspond parfaitement à mon état d'esprit du jour.

"Ce bulletin est nul... et vous?" Je crois que si ça continue, je vais devenir punk, avec l'âge...
Oui, le prochain palier sera de ne plus aller voter... et Fuck You All! 

 

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