Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Xiberoland - ex CLP64
  • : Ce blog est celui d'un ex-correspondant local de presse des Pyrénées Atlantiques vivant en Soule, écrivaillon, gribouilleur et web-addict à ses heures. Mais surtout très casse-pieds...
  • Contact

Un peu de pub perso...

 
 

"L'infection T2 : Pandémie",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

15 euros, 306 pages, format 11.5x20

Le blog officiel du livre


Genre : roman fantastique

 

Résumé : Tandis que Patrice végète à l'hôpital psychiatrique, que Sébastien est tombé en disgrâce et que Pascal se morfond à Paris, Beau Smart revient de plus belle, causant de terribles dégâts sur toute la planète. 
Mais cette fois-ci, le président Obaba – à qui l’intelligence artificielle a eu la mauvaise idée de s’attaquer – est bien décidé à la traquer et la détruire coûte que coûte. Pendant ce temps, un autre tueur monstrueux et insaisissable est lui aussi entré en scène…

Cette fois-ci, exit les mondes virtuels en trois dimensions : le thriller fantastique écolo et nihiliste se déroule majoritairement aux États-Unis d’Amérique, en Soule et dans le monde réel !


Commander le livre

 l'infection

"L'infection T1 : Contage",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

16 euros, 378 pages, format 11.5x20

Le blog officiel du livre


Genre : roman fantastique

 

Résumé : Patrice est tombé amoureux de Mathilde, une jeune femme qui vient d'arriver en Soule. Lui est tout sauf un Don Juan, mais il a plus d'un tour dans son sac, malgré les apparences...
Il va contourner ses défauts rédhibitoires grâce à Internet. Mais il va vite apprendre que tout se paie, en ce bas- monde.
Rencontré dans un monde virtuel en trois dimensions, un génie digital exauceur de voeux va se charger de le lui rappeler, en l'entraînant dans une spirale cauchemardesque sans fin...


Commander le livre

 mauvais-berger

"Mauvais berger!",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

10 euros, 90 pages, format A5

Le blog officiel du livre


Genre : tranche de vie

 

Résumé : Afin de s'installer en tant que berger, Etienne suit une formation agricole qui le conduit à effectuer des stages dans l'exploitation d'un berger éleveur en estives, dans les Pyrénées.
Mais petit à petit, le rêve de notre héros "néo-rural" s'émiette : les conditions de vie dans la bergerie sans confort sont difficiles, et le travail harassant est nullement reconnu.
Mais tout ceci ne serait rien sans les brimades de... la bergère!

 

Ce qu'en dit la presse :

 

Journal du Pays Basque, 12 avril 2008 : "(...) le style descriptif et le langage parfois cru donnent un ton réaliste à ce récit sans concession".

SudOuest, le 17 avril 2008 : "(...) un texte illustré par l'auteur lui-même, plein d'humour et d'autodérision (...)".

 

La Rébublique des Pyrénées, le 24 avril 2008 : "Une tranche de vie où toute ressemblance avec des personnages et des faits ayant existés n'est pas fortuite..."

Magazine Vent d'Oc, septembre 2008 : "Une lecture qui se fait à la vitesse de la lumière, tant l'on veut savoir à quelle sauce sera mangé ce néo-rural!!!"


Commander le livre

Rechercher

DARK XIBEROA

 

7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 15:25

 

twin-peaks-dwarf-and-ring.pngTwin Peaks...

Voilà quelque chose qui est omniprésent dans ma vie. Pour la plupart d'entre vous, ça ne dira rien bien sûr, mais pour moi, c'est beaucoup de souvenirs, mais c'est surtout un long gimmick qui me suit depuis le début des années 90. 

Twin Peaks marche avec moi, et a aussi été une inspiration pour "L'infection"...


Twin Peaks est au départ une série télévisée américaine culte de David Lynch et Mark Frost.

L'histoire : Laura Palmer, la plus belle fille du lycée de Twin Peaks est retrouvée morte, nue et emballée dans une bâche plastique sur les bords du Black Lake. Son meurtre fait suite à celui d'une autre fille, Teresa Banks, disparue dans les mêmes circonstances un an plus tôt. Il est évident qu'un tueur en série sévit dans les parages. L'agent spécial du FBI Dale Cooper débarque et mène l'enquête, en compagnie du shérif local et de ses adjoints. Mais malgré les talents du limier, les recherches sont complexes : Twin Peaks est loin d'être une petite bourgade paisible et sans histoire. Elle subit l'influence directe des présences maléfiques qui hantent la forêt de Ghostwood, sans compter que la belle Laura cachait elle aussi de sombres secrets. Peu à peu, l'agent Cooper s'immerge dans ce monde hors du monde, jusqu'à y perdre la raison.


Twin-Peaks-Laura-palmer-dead.jpgVoilà, je ne vous en dirais pas plus sur l'intrigue, parce que sinon, ce serait du spoiling.

Ce qui est passionnant dans cette série de 29 épisodes, c'est l'ambiance suréaliste typique distillée par Lynch, la galerie de personnages tous plus cinglés les uns que les autres; les lieux qui suent la guimauve, l'angoisse et le vice; et ce rapport à la bouffe, au sexe, et au mystère qui est vraiment unique et précurseur de toutes les séries qu'on connaît aujourd'hui... Et puis il y a ces citations énigmatiques récurrentes que seuls les fans du feuilleton peuvent comprendre :

"Le feu marche avec moi!"

"Les hiboux ne sont pas ce qu'ils ont l'air d'être..."

"Bob, je veux tout mon Garmonbozia! (douleur et tristesse)"

 

Twin Peaks est aussi une musique (composée par Angelo Badalamenti) qui vous pénètre comme les créatures effrayantes qui habitent la loge noire (dans la série) et semblent posséder et manupuler les choses et les gens. Des mélodies (et des sons terrifiants) qui ne vous quittent plus jamais. Celles du film "Fire walk with me" qui chronologiquement précède les épisodes TV, mais est sorti deux ans plus tard au cinéma sont tout aussi belles et jazzy. J'en suis gaga, et pourtant, Dieu sait que je n'aime pas le jazz!

C'est aussi des livres ("le journal secret de Laura Palmer", "Dale Cooper, ma vie mes enregistrements", ou "le guide touristique de Twin Peaks") et des essais qui ont suivi, comme autant de produits dérivés.

 

*****

 

 

Atherey-Soule.jpg

 

Lorsque je suis arrivé en Soule avec mon épouse en 1997, (7 ans après la première diffusion de Twin Peaks sur feu La 5), je n'aurais jamais imaginé y trouver des similitudes avec ce chef d'oeuvre du petit écran. En octobre 2001, je suis devenu correspondant local de presse, et c'est à ce moment là, en fréquentant en profondeur les habitants de la plus petite province du Pays Basque nord que ça m'a vraiment sauté aux yeux. C'est d'ailleurs ce qui m'a donné envie de rester vivre ici, et m'a inspiré la page d'accueil de ce blog...

 

Les personnes que j'ai rencontrées et dont j'ai suivi le parcours d'un oeil plus ou moins attentif y sont en apparence moins givrées que les personnages dépeints par Lynch, mais il y a beaucoup de ressemblances : c'est une petite communauté où tout le monde se connait, où il y a des notables qui tirent les ficelles en douce, dans le dos des braves gens qui font semblant de n'y voir que du feu. Il y a des petits jeunes qui font parfois des bêtises, la nuit venue... Il y a des légendes locales et des coutumes séculaires surprenantes. Il y a aussi une forêt, des montagnes, des cascades, des lieux emblématiques où l'on croit ressentir des choses surnaturelles...

Je n'ai pas encore trouvé les portes d'un hypothétique pendant souletin de la loge noire, mais j'y travaille ;-)

 

Pour ceux que ça intéresse, l'intégrale de la série Twin Peaks est actuellement rediffusée sur Arte tous les mardis soir jusqu'au 28 juin, à partir de 10h30!

En savoir plus? Un site web en français et très complet, son grand frère américain...

Partager cet article

Repost0
4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 19:37

la route des arbailles, entre Aussurucq et AhuskiUn petit coup de voiture, et hop, me voilà en direction de l'auberge d'Ahuski, juste après Aussurucq. Je m'arrête en plein dans l'immense hêtraie du massif des Arbailles, entre les pics jumeaux d'Etchecortia et de Belhygagne (dit "des vautours"). Non loin de moi, un panneau en piteux état (il a vraisemblablement pris une décharge de chevrotine ) indique qu'on est dans la forêt domaniale d'Aussurucq.


Il fait beau, le feuillage brille de mille verts. Il n'y a pas un bruit non naturel à au moins 3 km à la ronde. Cet endroit est magique : je pense que ceux qui -comme moi- sont tombés sous son charme seront entièrement d'accord avec cette affirmation. Il n'y a rien de plus extraordinaire que ce que l'on ressent en s'enfonçant seul, entre ses arbres tortueux aux troncs poivre et sel et les monolythes de karst qui semblent littéralement émerger de la terre. Dans les Arbailles, on a l'impression d'être au seuil d'un autre monde, presque à pouvoir le toucher et le voir. Cest comme s'il manquait juste une clé pour pouvoir atteindre un niveau de conscience auquel on n'a pas encore accès.

La forêt des Arbailles, entre le Pic d'Etxekortia et le Pic des VautoursMais je digresse...


Au beau milieu de la montée vers Ahuski, j'ai été témoin d'un crime affreux qui m'a laissé un immonde goût cuivré dans la bouche. Voilà ce que j'ai vu : des centaines d'arbres massacrés à coup de tronçonneuse, une magnifique végétation réduite à l'état de cure-dents. Ce coup-ci, ce n'est pas la tempête qui est coupable de ce massacre, mais bien l'homme. Ce serial killer qui veut dominer et manger le monde, celui qui le tue sans pitié, celui qui débite la lignine en tranches avec la dextérité du boucher, celui qui viole et tond sans scrupule des hectares de forêt centenaire vivante, et pour faire quoi, au juste? Pourquoi?


Ce joyau devrait être protégé comme un monument historique inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco! Une Loi devrait être votée pour interdire qu'on pille et qu'on transforme les Arbailles en terrain vague. Si on laisse faire cette horreur, c'est l'âme de la Soule qu'on assassine.

 

massacre-arbailles-1

 

massacre-arbailles-2

massacre-arbailles-3


Aujourd'hui, j'ai mal aux Arbailles, et je pense que je vais faire le plein de cauchemars cette nuit... De ces rêves abominables où je tue des gens. Mais au moins, là, je saurais pourquoi!

Partager cet article

Repost0
30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 16:55

Josy Lavoye, administratrice de Tokia ThéâtreChaque année en mai, la Soule se réveille. Bon, j'exagère : en réalité, ça commence début avril avec le festival Xiru à Gotein-Libarrenx. Mais c'est généralement la date à laquelle je rentre en Charente voir mes ancêtres, donc j'y vais moins souvent que du temps où j'étais Correspondant local de presse. En fait, le mois de mai, c'est le mois où JE me réveille, où je sors de ma grotte, où je me remets à courir la campagne (et oui : ça commence à sentir la plage, alors va falloir retrouver un peu la forme!)

 

Et ça tombe bien : c'est aussi le mois de "Musikaren Eguna" (la fête de la musique  identitaire d'Ordiarp, organisé par l'association Bil Xokoa) et "Mai en Scène" (le festival théâtre conjointement organisé par la troupe Tokia théâtre et la commune de Mauléon-Licharre)... Ce sont deux évènements que j'apprécie tout particulièrement pour leurs ambiances respectives, et que j'essaye de suivre dans la mesure de mes moyens (avec stylo, appareil photo et caméra) depuis une dizaine d'années.

 

Cette année, Musikaren Eguna tombe les vendredi 13, samedi 14 et dimanche 15 mai. Au programme :


VENDREDI 13 MAI
Au Restaurant Le Chistéra à 21H 00,
entrée: 10 €
MARI BI SOS (Théâtre en basque), LES FILS DU VENT, KAUTER


SAMEDI 14 MAI
Au Centre d’Animation,
entrée: 10 €
15 H 00 DEBAT : Droit et liberté en Pays Basque Nord?
19 H30 : Tapas et apéro chantant MUSIKAL’DE et OILARRAK
21 H 00 : CONCERT avec : LE P’TIT BALU, JULOT TORRIDE, CEL 3

DIMANCHE 15 MAI
Au Fronton: MÜSIKAREN EGÜNA 22ième édition
10H 00 : Botülüze et Xoka tira
11 H 30 : GOAZEN  par la troupe Zarena Zarelako
12 H 30 : Bertsolari
13 H 00 : Repas avec l’agneau de lait cuit au feu de bois.
15 H 30: grand CONCERT gratuit avec : ROCKBOX, LE P’TIT BALU, ANJE DUHALDE, THE BOOZE, DANCES et CHANTS souletins avec le public, GOULAMASK, EZPELA,
IBILIZ
Un ensemble d’artistes réalisera peintures et dessins autour du fronton.
Une Exposition de Peintures de divers artistes souletins.

 

Quant au 9ième festival Mai en scène, il sera réparti sur quatre jours, du jeudi 19 au dimanche 22 mai inclus. Je ne vous détaillerai pas ici le programme (très copieux) comme vous pourrez en juger en le lisant ci-dessous :

 

 


Par contre, je vais vous raconter ma soirée d'hier, puisqu'il y a un rapport direct avec le sujet... J'étais donc invité au QG de Tokia (sis à l'ancienne caserne des pompiers près du centre Multiservices) à participer au traditionnel apéro organisé pour les bénévoles. C'est un moment très agréable et convivial, pendant lequel la troupe de comédiens mauléonais accueille tous ceux qui souhaitent donner un petit (ou un gros) coup de main lors de ces 4 jours très denses et intenses. 

Partage du travail entre Mme Lahargoue (élue adjointe à la culture), Josy Lavoye (Tokia-théâtre), et Christelle Mange (service culturel de la mairie de Mauléon-Licharre)On y retrouve bien entendu une partie du "gotha culturel local" (ceux que j'appelle les habitués), une pléïade d'élus de la commune ainsi que son staff culturel, mais aussi régulièrement des nouvelles têtes. En tout cas des gens qui ne se fréquentent pas forcément dans la vie de tous les jours, mais qui pour cet évènement, se croisent et oeuvrent ensemble à la réussite de ce qui devient l'un des rendez-vous phares de la capitale souletine. Chacun des responsables y va de son petit discours (j'ai été particulièrement rassuré -comparé à l'année dernière- d'entendre des mots plutôt positifs et encourageants), puis c'est la ruée bien méritée vers les petits fours et le kir...

 

Ensuite, tout en bavardant, chacun s'inscrit (s'il le souhaite) sur le tableau des "corvées", qui pour accueillir les troupes de comédiens et les guider en ville, qui pour les loger (chez l'habitant) ou les nourrir (à la cantine improvisée du Bar Zinka), qui pour aider à la logistique sur les sites, ou parcourir les routes et les villes voisines afin de poser des affiches, qui pour tout nettoyer le lundi...
Le tableau s'est bien rempli hier, mais si vous souhaitez apporter votre pierre à Mai en Scène, vous pouvez toujours contacter Tokia (05.59.28.42.91) ou la commune de Mauléon-Licharre (05 59 28 18 67). Vous verrez, vous ne le regretterez pas!

Partager cet article

Repost0
14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 12:28

Nicolas Hulot vient d'officialiser sa candidature aux primaires des écologistes.
Ce qu'il y a, c'est que les écolos "pur jus" ne veulent pas se reconnaître dans ce personnage (qu'on a l'habitude de voir parader en hélicoptère ou en quad à la télévision), tandis que les autres concurrents potentiels (de droite comme de gauche) le raillent cyniquement, attendant patiemment que les candidats d'Europe Ecologie Les Verts ne le tuent (politiquement) eux mêmes, se tirant par la même occasion un magnifique scud avec ogive nucléaire dans le pied...

 

 

Je suis comme "Monsieur tout le monde", j'écoute un peu toutes les voix (sauf celle des fascistes, que je conchie), et je me fais ma propre opinion. Quand j'entends quelques uns de mes concitoyens essayer de démolir Hulot avec des arguments fallacieux du genre : "je serais écolo le jour où l'animateur de TF1 arrêtera de poser en exemple devant la France entière en train de circuler en 4x4 en Bretagne et en Corse", ça me fait bondir! C'est un peu comme si je reprochais à mon boulanger (qui a des idées proches de celles des écologistes et vend du pain bio) de faire son pain en utilisant un four et un pétrin électriques, ainsi qu'une chambre froide, ou aux salariés d'EDF qui viennent relever mon compteur les dangers des centrales nucléaires!
A ce compte là, on pourrait reprocher à tout le monde de faire un boulot polluant, ou de prendre sa bagnole pour aller au taff!

 

Tiens, regardez-moi, par exemple : je prends tous les matins ma voiture (une Logan en plus, fabriquée par des pauvres roumains payés une misère et sans doute maltraités!!!) pour aller travailler dans une agence web oloronnaise qui est en connexion directe et constante avec le Crédit Agricole! On fabrique et vend des sites e-commerces, des lieux de réunion virtuels en 3D et tout un tas d'autres trucs dont je suis persuadé que le français moyen pense que "c'est complètement déconnecté du réel" et "fouteur de fric (et d'énergie) en l'air"! Eh bien vous êtes libres de penser ce que vous voulez les amis, mais songez que cette activité (qui ne met la vie de personne en danger) nourrit pas loin de 15 personnes localement, plus tous ceux qui bénéficient directement ou indirectement de ses services...

Et puis si je devais faire dans le Green Washing (c'est à la mode et surtout, c'est indémontrable ) je pourrais dire que certes, on fait tourner des serveurs (alimentés à l'électricité), mais les solutions qu'on propose permettent aussi de limiter les déplacements en voiture ou en avion!

 

Bien sûr, si on nous observe à la loupe avec un oeil objectif, nous sommes tous (même les écolos "pur jus") remplis de contradictions de ce genre! De quel droit je m'auto-proclame "écolo" et "de gauche", alors qu'on pourrait facilement trouver 50 arguments dans le genre pour prouver le contraire?
Ce serait un peu vite oublier les tenants et les aboutissants de notre société, fabriquée, formatée pour vivre autour et au dépend de la "fée électricité". Nous sommes tous plus ou moins prisonniers (de manière volontaire ou non) de cet engrenage paradoxal, sous peine d'en être exclus (avec tous les désagréments que comporte le fait d'être classé parmi les parias).
Mais pour ceux qui sont à l'origine de ce carcan sociétal, qui le développent, en tirent profit ou l'aident à perdurer, "l'écologie, c'est devenu l'économie". C'est aussi maintenant une opportunité : celle de se faire élire (ou réélire) par tous ceux qui, peu à peu, commencent à ouvrir les yeux...

 

Alors autant on peut contester les arguments écologistes tout récents de MM Borloo, Villepin, Sarkozy, et même Hollande, autant l'engagement de Nicolas Hulot en matière d'écologie est fort, ancien, et légitime. On peut bien sûr être en désaccord avec sa façon (tout à fait respectable, quoi que manquant singulièrement de personnalité) de ne pas vouloir pointer du doigt les excès de la droite ou l'inertie de la gauche, ou juste souligner qu'il n'a aucune expérience en matière de politique, mais essayer de prouver qu'il n'est pas un écolo, c'est profondément débile et injuste, digne du pire téléspectateur de TF1!

 

 

Néanmoins, comme beaucoup, je pars avec un a-priori fort quant à ses capacités à incarner le rôle de président de la république Française. Il n'empêche que ce gars est loin d'être un âne (ses propos et sa diction sont clairs, efficaces, humanistes et humbles, d'après ce que j'ai pu entendre -par intermittence il est vrai- ce matin à la radio), que ses arguments sont tout à fait recevables (il faut voir -et lire- le Syndrome du Titanic pour s'en persuader), et finalement il en devient crédible dans le rôle...
Reste à voir ce que vont donner ces primaires écologistes, et surtout si, en cas de défaite dans cette élection interne, Nicolas Hulot va vouloir maintenir sa candidature à la présidentielle en solo, ce qui ne manquerait pas de sonner le glas d'EELV, vue la popularité de l'animateur d'Ushuaia Nature...

Partager cet article

Repost0
13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 13:41

nuke-is-the-end.jpgCeux d’entre vous qui étaient adolescents le 26 avril 1986 ont connu la catastrophe de Tchernobyl, qui a atteint en son temps 7/7 sur l’échelle INES. Vous devez alors certainement vous rappeler les suites de cet accident nucléaire en Ukraine : les plus de 4000 morts par irradiation qui ont suivi (et les dizaines de milliers supplémentaires qu’on nous promet), les quelques centaines de kilomètres de rayon autour de la centrale déclarés « zone morte » pour des centaines d’années, et puis surtout le fameux nuage radioactif qui, selon les autorités françaises de l’époque, avait contourné l’hexagone grâce à la bienveillance de l’anticyclone des Açores, évitant ainsi tout danger de contamination du bon peuple de France.

Suite à cet incident, « on » (« "on" est un con », comme vous le savez), je disais donc « on » a prétendu pendant des années (et même encore aujourd’hui) que le nucléaire était une énergie propre et inoffensive, et que c’était d’ailleurs la seule énergie du futur possible, malgré les avertissements des écolos. Tchernobyl, c’était « la faute des russes qui avaient mal fait les choses » ! Impossible que ça arrive un jour dans les pays développés, parce qu’ici, on a de vrais savants et des gros moyens !

A partir de là, « en avant Guingamp ! » (comme on dit à la buvette du stade Marius Rodrigo), on a fermé toutes les autres fenêtres, et on a tout concentré sur la fabrication d’énergie électrique à partir de la fission nucléaire.

 

11 mars 2011, Un tremblement de terre d’une magnitude de 8.8 sur l’échelle de Richter au large des côtes japonaises déclenche un tsunami qui frappe le nord est de l’archipel. Des vagues de 10 mètres de haut ravagent la région de Sendaï ou se situe justement la centrale nucléaire vieillissante de Fukushima Daïchi. La suite, vous la connaissez : les réacteurs qui explosent, les piscines de refroidissement du combustible usagé qui se vident à gros bouillon dans le Pacifique, des nuages radioactifs qui traversent le globe, la bouffe terrestre et sous-marine contaminée… Et puis des morts qui ne manqueront pas de survenir dans les années qui viennent. Des gens comme vous et moi, qui vont contracter un gentil petit cancer des familles qui les rayera de la carte. Tout ça parce qu’encore une fois, l’homme a voulu jouer avec le feu sans savoir le maitriser de A à Z. L’homme avec ses grosses couilles et son pognon puants lui confèrant cette insupportable arrogance qui lui donne l’impression d’être Dieu…

Et pourtant, les japonais ne sont pas comme les russes du temps de la guerre froide : ils sont à la pointe de la technologie, et jamais on aurait imaginé que le prochain accident nucléaire mondial viendrait d’eux…

Mais voilà… Ils vivent sur un groupe d’iles séparées par quatre failles sismiques en friction constante, et ils ont quand même construit 49 réacteurs nucléaires dessus pour leurs besoins énergétiques, répartis sur ce territoire branlant… Oh, ils avaient bien fait les choses : tout est aux normes sismiques locales, please !

Sauf que personne n’avait imaginé une seconde que des raz-de-marée pourraient dépasser les murs de protection anti-tsunamis…

 

Hier, l’incident est officiellement passé du niveau 5 au niveau 7 sur l’échelle INES. Comme Tchernobyl, quoi… Et Fukushima, c’est loin d’être terminé !

Pourtant, du rang des productivistes chevronnés (de droite comme de gauche), raisonne toujours le chant des borgnes qui sont rois -comme tout le monde le sait parfaitement- au pays des aveugles…

Mon couplet préféré, c’est « Ça ne risque pas d’arriver en France, parce qu’ici, il n’y a pas de Tsunami ! » Sinon j’aime bien aussi la tirade habituelle : « Et puis faut arrêter de faire dans le catastrophisme à la 2012 ! Sans électricité : plus d’ordinateur, plus d’Iphone, plus de facebook, plus de frigo, plus de lumière, et plus de travail ! Et cette électricité, tu crois qu’elle vient de ton cul ? Ben non, c’est de l’énergie nucléaire mon gars ! Mais vous les écolos, vous êtes tous pareils : vous voulez revenir à la bougie ! »

Pourtant, ce ne sont pas les solutions qui manquent ! Encore faudrait-il les entendre et les accepter ! Déjà, si on changeait de modèle de société, qu’on rejetait le capitalisme débridé des ultralibéraux, et le productivisme rampant des socialistes nés avec une cuillère en argent dans la bouche, on pourrait essayer d’envisager d’autres façons de vivre sur la planète. Chacun pourrait faire un petit effort pour limiter sa consommation énergétique (et donc son empreinte carbone). Ensuite, il suffirait de concentrer le pognon et les recherches sur d’autres systèmes de production électrique que les énergies fossiles. On est loin d'être des crétins, alors on va bien finir par trouver un truc valable dans pas trop longtemps, hein ?

C’est vrai : les éoliennes, c’est moche dans les campagnes, mais quand ça pète, ça ne fait pas des millions de victimes ! C’est vrai, fabriquer et recycler des panneaux photovoltaïques, c’est polluant… Mais largement moins qu’une explosion nucléaire, non ?

Je crois en la combinaison de plusieurs de ces "petites" solutions qui permettront à notre espèce de pouvoir continuer à vivre sur cette planète, sans trop se priver et surtout sans trop prendre de risques…

 

En tout cas, après Tchernobyl et Fukushima, il me semble à moi, que le nucléaire c’est le plus sûr moyen d’y revenir, à la bougie ! Alors qu’est-ce qu’on fait ? On continue sur le mode de la fuite en avant vers le néant, avec le « progrès », le pognon, la rentabilité et la compétitivité, ou alors on se réveille et on ose ?

Partager cet article

Repost0
5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 19:30

panoramique-de-la-boucle

(Cliquez pour agrandir l'image)

 

Aussi appelée "la boucle du Boyer endurant" par les intimes... Oui, c'est débile; et oui, certainement que cette boucle doit déjà avoir un nom bien précis en basque. Mais comme je ne le connais pas, j'improvise avec mon expérience... 

Le beau temps revient, alors c'est le moment où jamais pour me remettre à vous parler de la Soule (vous savez, ce petit coin de paradis perdu du Pays Basque dans les Pyrénées Atlantiques) de façon positive... La Soule que j'aime, quoi, pas celle qui m'exaspère (et qui veut des voies rapides et le Wimax, qui chasse, qui pollue avec ses 4x4, qui fout le feu à la montagne et serait prête à tuer des ours -qui n'existent plus depuis 50 ans-) 

 

sur-le-chemin-de-saint-gregoireLes villages d'Ordiarp et Musculdy sont encerclés par les grandes collines du piémont souletin. Si on regarde bien, ça fait un peu comme un cirque. Pas aussi beau que celui de Lescun (en vallée d'Aspe), ni aussi majestueux et célèbre que celui de Gavarnie, mais un cirque quand même... J'ai la chance d'y habiter, et de pouvoir accéder aux cimes rapidement : je suis à environ 30-45 minutes à pieds du tumulus de Gaztelusare. Cet endroit est d'ailleurs souvent l'occasion des balades familiales et digestives du dimanche après-midi.

J'ai déjà fait cette boucle avec mon pote Maaatch, un après-midi d'automne il y a quelques années, donc je savais que c'était faisable, pas dangereux, quoi qu'un peu physique quand même. Donc dès qu'il a recommencé à faire beau, j'ai proposé ce plan à ma chère et tendre, et on s'est lancés depuis la maison. Pour ceux d'entre vous qui auraient envie de s'y frotter aussi, vous pouvez démarrer depuis le centre du village d'Ordiarp (il y a des places de parking) et suivre le tracès du GR 78 en direction du Nord (comme si vous alliez à Mauléon Licharre, quoi).

 

Jument-sur-le-chemin-de-gaztelusareEnsuite, il faut monter dans le quartier Khalbeguy, à gauche du siège de Bil Xokoa (la maison Junuenia) et suivre les panneaux jaunes qui pointent vers la chapelle Saint-Grégoire. Jusque là, rien de compliqué même si ça grimpe pas mal sur les 500 premiers mètres : c'est rien que du bitume! S'il fait beau, vous pourrez commencer à admirer la vue panoramique sur le massif des Arbailles avant de rentrer dans le bois qui se situe juste après une grosse ferme pleine de moutons bêlants . Passez les portails en aluminium. ;-)

A partir de là, on commence à arpenter les chemins de terre caillouteux, souvent graisseux de pluie (Ah je ne vous l'avais pas déjà dit? Il pleut beaucoup en Soule, d'où les immensités de verdure...).

Même à cette altitude (environ 500 mètres) Vous allez certainement croiser des troupeaux en liberté (vaches, chevaux, moutons); aussi, si vous avez un chien, tenez-le en laisse : ça vous évitera de devoir aller expliquer aux paysans du coin que vous êtes responsable de la mort par étouffement de 300 brebis (au mieux), ou de vous faire douloureusement encorner par une vache suitée (au pire). Si vous passez par là en automne : gare à ne pas déranger les chasseurs de palombes!

 

site-protohistorique-gaztelusareSuivez la piste, passez un premier portail en aluminium, puis au second, obliquez à gauche toute, directement vers le sommet du site protohistorique de Gaztelusare en suivant les traces de quelque véhicule tout-terrain (si vous suivez le chemin balisé, vous arriverez dans le col situé entre Gaztelusare et la chapelle Saint-Grégoire).

Cet endroit ressemble à une sorte de plateforme d'herbes rases, partiellement recouvertes de fougères et autres buissons d'ajoncs. Il n'est pas rare d'y trouver les restes de repas des vautours fauves.

Une fois arrivé au sommet après cette première petite suée, vous pouvez apercevoir toutes les crètes du cirque que vous allez parcourir, en regardant vers l'ouest.

Suivez le chemin qui serpente au dessus de Musculdy et Pagolle. C'est quasiment tout droit, relativement plat, et la vue est magnifique des deux côtés. Au bout de 30 minutes de marche, vous allez traverser le col et la route qui lie les deux villages. Continuez tout droit jusqu'au bout de ce chemin empierré en zig-zag. Sur cette partie de la colline, vous ne verrez plus que le versant qui surplombe Pagolle, sur votre droite. Vous allez à nouveau tomber sur une route (plus petite et moins fréquentée que la précédente). Traversez-là, et passez de l'autre côté du portail.

 

au-dessus-de-PagolleOn est à nouveau sur du chemin de terre, parsemé d'herbes. Montez jusqu'en haut du pâturage, puis coupez sur votre gauche, pour tenter de rejoindre le sommet de la colline.

Vous longez maintenant un champ de hautes herbes sèches qui montent à hauteur de bassin, essayant sans doute de cacher la cime enneigée du pic d'Anie qui brille à l'horizon, au sud.

Continuez tout droit, passez le chateau d'eau (on dirait un bunker allemand de la seconde guerre camouflé sous la terre ), puis passez la clôture du champ de maïs (en été. En hiver, le paysan y fait vraisemblablement pousser des graminées) maintenant en face de vous. Vous allez longer cette clôture par la gauche en évitant de piétiner les semis, jusqu'à ce que vous sortiez du terrain (par la grande porte au bout de 400 à 500 mètres environ).

Là, vous allez passer dans un mince couloir de bosquets qui débouche directement sur la départementale 918 qui passe par le col d'Osquich et qui mène à Saint-Jean-Pied-de-Port. Traversez prudemment cette artère, et gagnez le parking visible un peu plus haut sur la droite, la suite du chemin est ici!

 

vue-sur-la-montagneLà, suivez tranquillement le sentier, puis tournez à droite dans la prairie la plus proche. A partir de cette étape : gare au coeur qui tape! Il s'agit de grimper jusqu'au grillage de fil de fer barbelé embusqué derrière une haie de noisetiers, à 250 mètres en haut d'une pente bien raide, en plein soleil!

Le grillage est affaissé sur plusieurs mètres, donc il est facile à franchir. Vous vous retrouvez à nouveau dans un champ de hautes herbes sèches parsemé d'ajoncs et de ronciers. Traversez-moi tout ça tout droit, et cessez donc de tergiverser!

Vous êtes stoppé par un nouveau grillage, qu'il vous faudra cette fois-ci enjamber prudemment, ou tout simplement contourner un peu plus loin (à 50 mètres) sur la droite.

Plus haut, on trouve encore un grillage légèrement affaissé dans de gros cailloux gris. Passez par dessus, et traversez la grande prairie qui s'ouvre à vous. Tout au bout, passez le portail soutenu par deux grandes haies et rejoignez le chemin balisé qui monte depuis Musculdy et suit l'implantation de la ligne de poteaux électriques.

 

sur-les-hauteurs-de-MusculdyVous voilà en vue de la chapelle Saint Antoine... Suivez "l'autoroute" toute tracée dans l'herbe. Attention aux âmes sensibles : cet endroit est parfois un vrai charnier! On y retrouve régulièrement des dizaines de cadavres d'animaux (le plus souvent des brebis) qui servent de repas aux vautours fauves. Avec un peu de chance, vous trouverez bien une ou deux plumes parfumées du grand charognard, que vous pourrez ramener fièrement à la maison!

Au bout de quelques longs mètres d'une sente presque vert-fluo qui traverse une immense étendue de touffes de graminées séchées, vous allez rejoindre la piste qui monte à la chapelle, empruntée par les mamies en promenade dominicale, ou les touristes (et certains autochtones paresseux) en voiture. Vous pouvez l'emprunter si vous souhaitez ménager vos forces, ou couper directement à travers la pente (qui grimpe à n'en pas finir après tout ces efforts)!

Voilà, une fois arrivé à la petite église montagnarde, vous avez fait la moitié de la route! Il est temps de se reposer cinq minutes, de grignotter un truc ou deux en admirant la vue enchanteresse sur le massif des Arbailles, tellement près qu'on pourrait le toucher! Profitez-en, car la suite est coriace...

 

Chapelle-saint-antoine---Musculdy

Côté Est, lorsque le temps est clément, on peut distinguer la basse-Soule jusqu'à Mauléon-Licharre, et la Haute-Soule seulement à ces prémisses, jusqu'à Sauguis Saint-Etienne...

Le coin est un lieu privilégié pour les fanatiques du parapente et les modélistes. En fonction de l'heure à laquelle vous arriverez au sommet, vous aurez peut-être "la chance" d'en apercevoir quelques beaux spécimens en action!

La chapelle Saint Antoine est d'ordinaire fermée au public (sauf exceptions : concerts polyphoniques ou messes particulières), mais ne manque pas d'intérêt : on se demande bien comment les souletins qui l'ont construite en des temps immémoriaux ont pu emporter tous les matériaux nécessaires à une époque où les 4x4 n'étaient même pas envisagés dans l'esprit humain! En été, une source d'eau potable est ouverte au public sur sa face sud. Idéal pour regonfler les outres vides avant d'aller affronter les pentes sèches, rocailleuses et en plein soleil du Pic d'Elaudi, qui vous attendraient en se frottant les mains si elles en avaient!

 

Elaudi-vu-de-Saint-AntoineTraversez donc la piste et dirigez vous plein sud vers Elaudi. Là c'est facile : c'est que de la descente! Vous pouvez suivre une petite piste caillouteuse à 4x4 dont on aperçoit les virages sur la droite, ou carrément couper à travers champ, dans la pente herbeuse. Attention, cette deuxième option -plus rapide- est réservée à ceux d'entre vous qui ont les chevilles et les ligaments des genoux solides : ça descend bien, et c'est assez accidenté (trous, lames de karst, plantes piquantes, et serpents en été)...

Si vous suivez ce conseil, vous allez longer par la gauche la clôture d'un grand champ, puis pénétrer dans un petit bosquet où trône une vieille cabane de chasse en piteux état (une destruction lente et inexorable, c'est tout ce qu'on souhaite aux cabanes de chasse, d'ailleurs). En suivant sur le col, vous allez rejoindre la piste que vous aviez quittée plus haut, et prendre à l'ouest. Vous voyez : je vous avais bien dit que ça n'allait pas être une partie de rigolade cette montée du pic d'Elaudi! Lorsque nous avons fait cette balade avec Fabienne, il y avait à cet endroit des touffes éparses de violettes parmi les pissenlits. C'est là qu'on a la preuve concrète que les couleurs mauve et soleil peuvent aller ensemble, lorsque c'est la nature qui les impose...

 

reste-de-la-croix-d'ElaudiUne fois là haut, ne cherchez plus la pancarte au centre du mamelon : elle a été détruite, et rassemblée en un tas informe, avec les débris de la croix datant de 1622.

Traversez le sommet en oblique et légèrement vers le nord-ouest. Vous allez apercevoir sur la petite colline en face de vous, entre Musculdy et Ordiarp le chemin de terre que vous devez maintenant rallier, et qui n'est autre que le GR 78!

Là ça ne rigole plus : soit vous essayez de trouver le sentier qui part vers votre droite (en espérant qu'il rejoigne ce point précis d'une manière ou d'une autre, ce que je n'ai point testé), soit vous vous la jouez "Indiana Jones", et vous foncez droit devant, à travers les ronciers et les trous d'herbes...
Attention, c'est la fin de la journée, les ombres s'allongent, la vision n'est plus très nette, l'assiette vous appelle et vous en avez sûrement plein les pattes! Pas le moment d'aller vous casser la malléole à 2 heures
-à peine- de la voiture! Nous (après maints ergotages typiquement féminins), nous avons finalement opté pour le "trip baroudeur", parce que la nuit commençait à tomber et que je sais être très persuasif, dans certains cas...

 

retour-d'ElaudiLa descente est raide et "freestyle", comme elle le promet, et il faut emprunter des passages en sous-bois au sol assez glissant (car recouvert de feuilles pourries) qui suivent la pente pour éviter des ronciers gigantesques et impratiquables. Mais à force de ténacité, vous allez finir par rejoindre à mi-parcours le sentier  du GR 78 (qui mène à Saint-Just Ibarre) qui ondule jusqu'à un long chemin de tracteur inondé de grandes flaques de boue (je ne l'ai jamais vu autrement).

Au bout, c'est la route goudronnée! Il suffit de continuer la descente, et on arrive enfin à l'intersection entre la sente qui retourne sur Ordiarp à gauche, et celle qui part vers le col de Naphal à droite. 

Prenez à gauche, et suivez tout droit jusqu'à la route de Garaïbie, et obliquez à gauche toute!

600 mètres plus loin, c'est le carrefour de la ferme Queheillalt. Si vous poursuivez tout droit, vous allez longer le ruisseau par la gauche jusqu'au centre du village, en passant par la route la plus utilisée par les voitures. Si vous passez par la route à droite, moins fréquentée, vous allez aussi rejoindre le centre mais plus rapidement, après une dernière montée (comme pour vous achever).

Et vous voilà au parking! Vous voyez, c'était pas si dur, hein, ces 15 petits kilomètres! Vous êtes même prêt à vous la refaire cette balade, mais à l'envers, ce coup-ci! 

 

Un peu de rabiot en images?

 

chemin-pagolle

Sur le chemin entre Pagolle et Musculdy, à flanc de colline

 

pagolle

Le village de Pagolle, lové dans un creux du piémont entre Soule et basse-Navarre

 

chapelle-saint-gregoireLa Chapelle Saint Grégoire, au dessus d'Ordiarp, face au tumulus de Gaztelusare

 

Pic-de-ZabozeLe pic de Zaboze, qui ressemble à une grosse verrue au dessus des gorges des sources de la Bidouze

(prise de vue depuis le sommet du pic d'Elaudi)

 

Coucher-du-soleil-ElaudiLors de la descente d'Elaudi, le soleil roussit sur la haute-Soule et illumine le rocher d'Arguibel

Partager cet article

Repost0
29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 13:15

harcèlement à l'écolePas besoin de se mettre des claques : les chiffres annoncés ce matin par France Info font mal : sur 12 000 élèves de cycle 3 interrogés, 25% ont été (ou sont toujours) régulièrement injuriés par d'autres, et 17% sont (ou ont été) victimes de coups de la part de camarades...

Les plus mous d'entre vous vont me dire : "allez, faut pas non plus croire les sondages, on a tous étés emmerdés à l'école au moins une fois dans notre vie, et on n'en est pas morts!" C'est vrai, vous non (et moi non plus)!

 

Il se trouve que j'ai moi même été victime de harcèlement toute ma jeunesse. D'abord en tant que fils de prof (du cp à la teminale); ensuite parce que j'étais nul en sports collectifs (de la 6ième à la première), puis parce que même en ayant redoublé ma quatrième, j'ai grandi moins vite que les autres (de la 3ième à la première), et enfin parce que j'ai eu une bonne attaque d'acnée pendant l'adolescence (de la 5ième à la terminale). Je vous ferais grâce des quolibets dont j'ai été affublé, ainsi que de toutes les "tortures" morales et physiques que j'ai subies à cette époque.

Parallèlement, certains de mes profs du collège m'ont aussi harcelé parce que je n'étais que moyen/médiocre, et que, en tant que fils de prof, je devais au moins être au niveau bien/très bien... (N'allez pas croire que je cherche à faire pleurer dans les chaumières, hein?  )

 

Le harcèlement à l'école, ça mène à quoi? Eh bien ça vous suit toute votre scolarité (puisque logiquement, vous restez avec les mêmes tocards en classe pendant un bon bout de temps. Et 5 ans, c'est long à cet âge là...).
Lorsqu'on est un enfant psychologiquement fragile, mal entouré par ses parents, rejeté par ses camarades, cela peut mener à un renfermement sur soi-même, à des tentatives de suicide, voire à des psychoses. Certains ont même carrément décompensé en emportant une arme à l'école, et en flinguant tout le monde à tour de bras...

J'ai eu la chance de naître dans une famille stable et aimante...

 

Je dirais même que ça vous suit toute votre vie, puisque le principe du harcèlement, c'est de détruire l'autre par tous les moyens possibles. Insultes, dénonciations calomnieuses, coups, racket, viols, ça peut aller très loin, parfois encore plus loin si on laisse faire.

Quand vous avez été victime de harcèlement pendant longtemps, vous vous exposez malgré vous à être une victime dans tout ce que vous entreprenez, quel que soit l'endroit où vous fuyez, puisque vous n'avez connu que ça.
Et c'est comme ça que, de fil en aiguille, j'ai aussi connu le harcèlement au travail... Ceux qui ont lu Mauvais Berger! savent que ça a été assez loin, et que j'ai failli moi même faire des choses que j'aurais regretté toute ma vie.
Mais "failli, ça ne compte pas", certes...

Suite à cet épisode très douloureux de ma vie, je peux dire que le harcèlement dont j'ai été victime a été très formateur. Mais c'est parce que c'est moi, que j'ai trouvé la force de me relever et de me reconstruire. Parce que j'ai ma femme et mes enfants, de vrais amis, et un putain de caractère. D'autres n'auront pas cette chance. Et pour cela, il faut que les choses changent!

 

Le harcèlement en milieu scolaire existe et a toujours existé. On est aujourd'hui au XXIème siècle. Il est grand temps que cela cesse, et que les brutes à l'école soient enfin punies sévèrement par les personnes ayant autorité sur elles.
J'ai recommandé à mes enfants de ne jamais harceler quiconque (pour quelque motif que ce soit : parce qu'"on ne fait pas aux autres ce qu'on ne voudrait pas qu'on nous fasse"), mais je leur ai aussi clairement donné mon autorisation (ma bénédiction) de se défendre coup pour coup s'ils se faisaient attaquer à l'école, et ce même si c'est interdit par le règlement (Règlement dont les brutes citées plus haut n'ont jamais eu rien à foutre de toute façon. Avec ces gens là une seule chose fonctionne : l'apprentissage de la vie par le retour du bâton!).


Je suis prêt à exposer en personne mes arguments à tous les profs sceptiques ainsi qu'à tous les parents de gamins brutaux de la planète... Parce qu'il ne faut pas se leurrer, "les chiens ne font pas des chats", et "l'exemple vient d'en haut"!

Partager cet article

Repost0
28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 20:53

debat-paroles-d-ecolos-radio-oloron.jpgC'est vendredi premier avril à 20h30 et ce n'est pas une blague! Radio Oloron a proposé à Astobelarra - Le Grand Chardon une rencontre/échange/lectures autour du livre "Paroles d'écolos", avec la présence de plusieurs auteurs du livre.

 

Le thème principal qui sera abordé lors de cette soirée, sera le credo de notre maison d'éditions associative : "Remettre l'humain au coeur de la nature, et la nature au coeur de l'humain", comme il se doit!


Une émission à l'attention de l'équipage du vaisseau spatial terre...

 

PS : Le chef d'oeuvre est toujours commandable ici, et !

 

 

 

 

 

 

Edit 2-4-11 : l'émission s'est bien passée, même si je crois que je n'ai jamais été aussi nul au micro de ma vie! J'y suis allé sans avoir rien préparé, avec ma bite et mon couteau, et je pense que ça s'est entendu... Mais bon... J'ai eu le plaisir d'y retrouver Stéphan Carbonnaux et  sa compagne Marie Coquet, Jean Capdevielle, André Cazetien, Monsieur Eric Pétetin (qui a son portrait dans Wikipedia!!!), Nicolas Loustalot, et l'inénarrable Laurent "Lurbeltz" Caudine.


radio-oloron-1-4-11.jpg

Pour ceux qui voudraient écouter notre blabla autour de paroles d'écolos, de l'écologie, de l'ours, des infrastructures, du nucléaire, c'est rediffusé ici!

Ou là :

 

Partager cet article

Repost0
21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 21:09

Des fleurs de saison... Violettes, Pâquerettes, Coucous, Pissenlits et tout un tas d'autres que je vois chaque année, mais dont je ne connais pas le nom! Quand je les regarde d'aussi près, je perds pied avec la réalité. J'oublie Fukushima et Kadhafi, Sarkozy, LePen, Gbagbo et compagnie... Je me dis que c'est beau (le phénomène de) la vie, et que le reste n'a pas d'importance, finalement.
C'est aussi pour ça (et pas uniquement par fainéantise) que je n'aime pas tondre l'herbe... Par peur de tuer cette précieuse, magnifique et éphémère vie qui pousse à mes pieds et que je n'ai même pas le temps d'admirer... 

fleurs-des-champs-soule-1.jpg fleurs-des-champs-soule-2.jpg 

Partager cet article

Repost0
18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 22:13

 

Les souletins (et quelques oloronais) sont venus à Mauléon Licharre ce vendredi 18 mars 2011 à 18 heures manifester leur désaccord envers la politique du tout-nucléaire instaurée par tous les pays dits développés.
Les écologistes et les sympathisants locaux du réseau sortir du Nucléaire n'en sont pas à leur coup d'essai en Soule, mais la récente catastrophe atomique de la centrale Fukushima au Japon a visiblement mobilisé davantage de monde que d'habitude, et c'est tant mieux (même si c'est quand même toujours plus ou moins le même gotha "artistico-culturel" -ceci dit sans aucune condescendance, bien entendu- qui participe à ce type d'évènement)!

Quand j'entends que depuis 50 ans, nos politiciens (de droite comme de gauche) continuent de louer les vertus de l'énergie nucléaire après Tchernobyl et Fukushima (et tant d'autres désastres), lorsque j'entends Barrak Obama encore clamer à ses compatriotes que "c'est l'énergie du futur", quand je lis (sur le Post) la petite phrase pleine d'intelligence et de compassion pour le peuple japonais de Laurence Parisot, la "patronne des patrons" qui trouve que "Tout ceci tombe très mal, ça se passe à un moment où l'économie mondiale commençait tout juste à repartir", je ne peux que m'inscrire dans ce mouvement contre la connerie humaine, et réclamer qu'on cesse de financer la construction de projets mortifères de type EPR, et qu'on emploie cet argent à la recherche et au développement de nouvelles technologies utilisant des énergies renouvelables et non dangereuses pour la planète et tout ce qui y vit (comme les êtres humains, par exemple), pour remplacer le nucléaire à moyen terme.

Pourtant, il y a des solutions. Si vous cherchez sur les sites sérieux, vous les trouverez... Ce qui manque, c'est une volonté politique de dire fuck off aux tout-puissants menteurs des nuke-lobbies, et de rééduquer la population asservie adepte du gaspillage et de la consommation, et qui répète à l'envi les âneries que lui dicte son gourou TF1 : comme quoi "le nucléaire est une énergie propre" et que "si on écoutait les écolos, on reviendrait vite à l'ère de la bougie"! 
Ce qui est un parfait contresens formulé par des ignares : la paraffine est faite à base de pétrole, qui est aussi une énergie fossile polluante, appelée à disparaître dans une vingtaine d'années, selon les scientifiques!
Comme le dit cet excellent article que je me permets de paraphraser : "la flilière nucléaire, c'est le plus sûr moyen d'y revenir, à la bougie"...

Partager cet article

Repost0