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  • : Xiberoland - ex CLP64
  • Xiberoland - ex CLP64
  • : Ce blog est celui d'un ex-correspondant local de presse des Pyrénées Atlantiques vivant en Soule, écrivaillon, gribouilleur et web-addict à ses heures. Mais surtout très casse-pieds...
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Un peu de pub perso...

 l'infection

"L'infection T1 : Contage",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

EN SOLDE! 9 euros, 378 pages, format 11.5x20

Le blog officiel du livre


Genre : roman fantastique

 

Résumé : Patrice est tombé amoureux de Mathilde, une jeune femme qui vient d'arriver en Soule. Lui est tout sauf un Don Juan, mais il a plus d'un tour dans son sac, malgré les apparences...
Il va contourner ses défauts rédhibitoires grâce à Internet. Mais il va vite apprendre que tout se paie, en ce bas- monde.
Rencontré dans un monde virtuel en trois dimensions, un génie digital exauceur de voeux va se charger de le lui rappeler, en l'entraînant dans une spirale cauchemardesque sans fin...


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 mauvais-berger

"Mauvais berger!",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

10 euros, 90 pages, format A5

Le blog officiel du livre


Genre : tranche de vie

 

Résumé : Afin de s'installer en tant que berger, Etienne suit une formation agricole qui le conduit à effectuer des stages dans l'exploitation d'un berger éleveur en estives, dans les Pyrénées.
Mais petit à petit, le rêve de notre héros "néo-rural" s'émiette : les conditions de vie dans la bergerie sans confort sont difficiles, et le travail harassant est nullement reconnu.
Mais tout ceci ne serait rien sans les brimades de... la bergère!

 

Ce qu'en dit la presse :

 

Journal du Pays Basque, 12 avril 2008 : "(...) le style descriptif et le langage parfois cru donnent un ton réaliste à ce récit sans concession".

SudOuest, le 17 avril 2008 : "(...) un texte illustré par l'auteur lui-même, plein d'humour et d'autodérision (...)".

 

La Rébublique des Pyrénées, le 24 avril 2008 : "Une tranche de vie où toute ressemblance avec des personnages et des faits ayant existés n'est pas fortuite..."

Magazine Vent d'Oc, septembre 2008 : "Une lecture qui se fait à la vitesse de la lumière, tant l'on veut savoir à quelle sauce sera mangé ce néo-rural!!!"


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DARK XIBEROA

 

29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 20:00

MEMO-RANDO.jpgOn ne le dira jamais assez, partir en randonnée implique quelques consignes simples et logiques à suivre scrupuleusement. Des règles de civisme et de bon sens!

Pourquoi je me permets ce rappel? Tout simplement parce que je suis moi-même randonneur et que je trouve encore, à notre époque dite civilisée, des déchets divers qui jonchent les pistes : de la cartouche de fusil rouillée au sachet de nouilles vides, en passant par les innombrables feuilles de papier WC usagées, laissées négligemment à même le sentier. Ainsi, la voie d'Holzarte ressemblait à une décharge publique le Week-End dernier!
Ça, ça a le don de me mettre particulièrement en rogne. 


Alors REMPORTEZ TOUS VOS DECHETS, nom de Dieu!


Et si vous avez un besoin naturel pressant pendant votre balade, enterrez vos féces et votre PQ, ou mieux : faites comme avec le caca de vos toutous quand vous les promenez en ville, emballez-moi ça dans un sac en plastique et postez le tout dans la première poubelle que vous verrez! Ce n'est pas parce que la merde est biodégradable que c'est agréable (à regarder, à sentir, à marcher dedans), de même que ce n'est pas parce que moutons, vaches et autres équins chient partout et sans vergogne que vous devez vous sentir obligé d'en rajouter une couche!


Respectez la Nature, si vous voulez qu'elle vous respecte!

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Published by E.H.BOYER - dans BALADES EN SOULE
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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 20:00

Lower-Antelope-Canyon-Arizona-USAEt voilà, je suis de retour après 6 semaines de pause. Je reviens frais et dispo, prêt à reprendre le boulot dans les meilleures conditions physiques (j'ai perdu 30 kilos en 8 mois) et mentales (je suis enfin libéré de tout ce qui me polluait l'esprit depuis quelques années). J'ai trouvé là-bas l'essentiel de ce que j'étais parti chercher.

Je suis donc revenu en Soule (que j'ai retrouvée exactement comme je l'avais quittée) avec grand plaisir. En dehors de ma famille et surtout de mes enfants, ce qui m'a le plus manqué, c'est le piment d'Espelette! J'en fais une cure en ce moment, comme pour rattraper le temps perdu :D

Alors je confesse que mon esprit vaque encore de temps en temps du côté d'Antelope Canyon ou de Baker Lake, mais je sais que tôt ou tard, il réintègrera complètement son enveloppe charnelle. Il faut juste lui laisser le temps...
J'ai déjà vécu cette situation il y a un peu plus d'une vingtaine d'années, lorsque j'étais allé aux USA avec le lycée. Je sais que ce n'est pas une sensation qui dure. 

Near-Shuksan-Lake-Washington-USALe voyage en solo n'est pas à considérer comme une fuite en avant, mais plutôt comme une façon de voir autre chose, de se vider la tête, de prendre du recul et de faire le point sur sa vie. Dans ces conditions, on ne vit plus que pour soi, à son propre rythme, sans entrave et sans aucun compromis moisi à faire. C'est ce que j'ai fait et c'est très efficace pour cicatriser les plaies de l'âme.

Bien sûr, il y a toujours des petites choses en soi qu'on ne peut pas changer car trop profondément gravées dans "nos gènes". Mais on va dire que les parties les plus noires et les plus lourdes de la tourmente ont été balayées, comme pulvérisées à travers les réacteurs de l'avion.

Aujourd'hui, je me sens apaisé, heureux, libre et l'avenir ne m'apparaît plus comme un long tunnel obscur aux méandres parsemés de lames de rasoir. Tout (ou presque) est désormais possible.

La vraie vie commence maintenant. Il est temps : demain, j'aurais 42 ans...

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Published by E.H.BOYER - dans BITS OF MY LIFE
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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 16:37

NYC-J-2.jpgVoilà, ce blog va être en stand-by pendant quelques semaines. Mais pour les lecteurs fidèles, vous pourrez suivre mes aventures en Amérique (comme Tintin, wahou LA référence... J'en connais qui vont grincer des dents!) sur mon autre blog : http://etiennehboyer.blogspot.com, relayées sur mon compte Facebook, pour ceux qui y sont abonnés. 
Sauf impondérable fatal, j'y publierai régulièrement textes, photos et même vidéos de mon périple autour du tome 2 de L'infection (dans la rubrique Voyage USA2013). A l'image du présent blog, tout le reste sera en pause et croyez-moi, j'en ai vraiment, mais VRAIMENT besoin.  

Je vous souhaite à tous d'excellentes vacances d'été, et à très bientôt sur Xiberoland!

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Published by E.H.BOYER - dans "L'INFECTION"
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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 12:33

Etienne H. Boyer devant la cascade de PistaJ'en avais vraiment besoin, de ce petit moment pour moi tout seul, en mode ermite. Fuir la civilisation, Internet, le supermarché, les bagnoles, les factures... Pas de responsabilité autre que celle de marcher et le cas échéant : survivre. Dans ma précipitation, j'ai quand même réussi à oublier un truc très important : le duo carnet et stylo pour essayer d'écrire un peu la suite de mon roman. Faut croire que ce n'était pas encore le bon moment? J'avais quand même pensé à emmener le tome 1 de l'intégrale du "trône de fer", énorme pavé que je lis actuellement. 

 

Enfin bref.
Je me suis garé au parking à Logibar (Entre Licq-Athérey et Larrau, pour ceux qui ne connaissent pas le coin) à 11 heures samedi matin, puis j'ai pris le sentier de la passerelle d'Holzarté, que j'ai franchie 40 minutes plus tard. Sans m'arrêter, j'ai poursuivi mon ascension jusqu'au croisement qui bifurque soit à gauche vers Olhadubi, soit à droite vers Pista/Larrau. Tout comme la dernière fois, j'ai pris à droite jusqu'à la bifurquation suivante qui permet de monter à la cascade de Pista. Le ruisseau a nettement baissé de régime depuis le 5 mai, alors j'ai pu passer à gué, sans avoir à enlever mes chaussures, cette fois-ci. J'y ai gagné au moins 20 minutes! 

 

Cabane de Pista PekoaLa montée vers Pista dans la forêt est très rude, d'autant qu'on sent bien les effets de l'altitude (et de la faim). Alors j'ai ramé, soufflé, mais j'ai tenu bon. Je suis arrivé à la cabane de Pista Pekoa à 13h45. L'heure de passer à table! La cabane était vide et je n'avais que l'embarras du choix pour poser mon matelas autogonflant et mon sac de couchage -10°. Il y a des matelas (4) en assez bon état sur les bas-flancs au fond de la pièce unique, mais j'ai préféré me coucher sur un bas-flanc vide, face à la porte d'entrée. Plus pratique pour aller pisser en pleine nuit, si besoin, que de jongler avec le mobilier et les poutres traitresses de la bicoque. Surtout avec un petit 75cl de Rioja dans le cornet... J'ai croisé un certain nombre de randonneurs ou de simples promeneurs ce jour-là (une bonne dizaine en tout). Pista est un lieu qui commence a voir de plus en plus de touristes débouler sur ses praries envahies d'orties. 

 

Certaines de mes connaissances s'ennuieraient ferme, seules dans une cabane, à regarder le ruisseau s'écouler, à suivre le vol erratique des abeilles, ou à écouter le chant du vent essayer de rivaliser avec celui de la cascade. Pas moi. La méditation, il n'y a que ça de vrai. On se réfugie au plus profond de soi pour en ressortir connecté avec son environnement, voire avec l'univers tout entier. L'effet ne dure qu'une fraction de seconde, mais il est garanti d'essence divine! (si ça peut vous rassurer, à la minute où j'écris ces lignes, je suis complètement à jeûn

 

Le loup géantDonc j'ai médité, lu beaucoup, pris un paquet de photos, picolé (un petit peu), j'ai même cru voir un loup géant dans le brouillard, au crépuscule... Et puis j'ai dormi d'un sommeil un peu agité (mais c'est le cas depuis un certain nombre de mois, donc rien de nouveau) jusqu'à 8h36 du matin, lorsque la porte du cayolar a laissé filtrer un rayon de soleil. Je suis sorti encore un peu vaporeux de mon sac à viande, et là, au dehors : m'attendait le GRAND BEAU TEMPS tant attendu depuis des semaines! Après un petit déjeuner frugal (quelques poignées de baies de cannerberge séchées, une compote à boire et une boisson énergisante) j'ai rangé mes affaires, chaussé mes godillots et suis reparti sur la piste, en direction du vallon d'Ardane.

Je suis repassé au bord de la cascade, pour faire une photo avec les lueurs matinales, puis j'ai quitté le sentier balisé pour suivre une piste de brebis qui passe au dessus de la chute. C'est vertigineux par moment... Cascade de Pista le 30/6/13J'ai ramassé une plume de vautour, qui traînait par là, et j'ai légèrement contourné le cayolar de Pista Gagnekoa, histoire de ne pas embêter le berger. Il était encore trop tôt pour voir des être humains, de toute façon... De même, j'ai soigneusement évité de croiser plusieurs 4x4 qui venaient sans doute au ravitaillement. Je me suis arrêté devant un gouffre, me rappelant étrangement celui de Carkoon, dans lequel reposaient encore quelques névés, puis j'ai rejoint le sentier officiel et suis descendu sur le plateau d'Ardane, qui est un petit joyau couleur émeraude à lui tout seul. 

J'ai contourné Ardane Gagnekoa, le cayolar du berger (c'était toujours trop tôt pour les civilités) et me suis dirigé vers le refuge d'Ardane, une petite cabane ouverte au grand public que j'ai toujours prise pour celle d'Ardane Pekoa. Il y a de quoi dormir pour au moins 8 personnes ici. C'est certes propre, avec ce sol en béton, beaucoup plus "clair" que Pista Pekoa, mais ça n'a pas le même cachet, la même sauvagerie... Et puis c'est gavé de moutons sur ce plateau. Des paquets et des paquet de moutons grégaires, trouillards et pleurnicheurs. C'est vrai que le son des cloches et l'odeur du caca, ça a aussi son charme, mais je ne sais pas pourquoi, je ne peux plus voir ces bêtes en peinture, depuis quelques temps!
En essayant de les contourner, elles aussi (c'était définitivement trop tôt pour affronter ces damnées bestioles), je les ai fait fuir. On ne se refait pas : mauvais berger un jour... 

 

Cabane d'Ardane PekoaJ'ai fini par arriver au bout du plateau, suis passé sous le fil de fer barbelé qui court au dessus du ruisseau, et ai entamé ma redescente via le vallon d'Ardane. C'est assez encaissé, par là. Exit la piste balisée ou l'ombre rafraîchissante des arbres ; on suit (et on perd, parfois) une sente caillouteuse souvent cachée dans le chaos, qui longe le ruisseau sur la gauche. Après quelques circonvolutions, on arrive en vue d'un nouveau plateau où trône : tiens, oui : la cabane d'Ardane Pekoa ! C'est le grand luxe, presque une maison, refaite à neuf par le groupement pastoral d'Ardane. On retrouve toujours ces toitures en bardeaux, ces murs de grosses pierres du gave et à l'intérieur, des murs blancs, un sol en béton, un bas-flanc qui peut porter au moins 12 personnes, un foyer, deux tables... Trop top, cette cabane! (EDIT 11/2017 : ATTENTION, cette cabane est PRIVEE ! Les randonneurs sont invités à utiliser la cabane du plateau en priorité, dans la mesure du possible)

Là, le paysage est différent de celui du vallon de Pista. Très peu d'arbres, une grande prairie fleurie, presque pas d'orties, et le ruisseau qui passe à 10 mètres, brillant comme un solitaire tout juste taillé... Bref, le paradis sur terre est bien là! La prochaine fois que je viens m'isoler en montagne, ce sera ici! Par contre, je n'ai pas eu le temps de fureter à la recherche d'une source d'eau potable. Il n'y a rien d'indiqué en ce sens sur la carte IGN. Et il est hors de question que j'aille boire ce qui descend du plateau... Vous avez compris pourquoi, non?

 

gorges-d-holzarte.jpgJ'ai pris mon déjeuner (j'ai vidé mes dernières réserves), puis vers 12h30, suis reparti vers le bas du vallon. Le chemin est relativement facile à trouver, toujours à gauche du ruisseau. très vite, on entre dans la forêt. C'est vertigineux par moments : on commence à retrouver la particularité géologique des gorges d'Holzarté. Au bout de 45 minutes à tourner et virer, dans une descente assez abrupte (mais moins que celle d'Utzigagne) j'atterris sur la piste qui va du pont d'Amubi à celle qui monte à Pista. Retour au point de départ. Les deux sentiers sont distants d'à peine quelques mètres! Mais celui qui monte à Ardane n'est pas indiqué. Et pour cause : ce paradis doit absolument être préservé!

 

Je m'étais dit que j'allais retourner à Logibar par la piste débouchant sur le village de Larrau, alors zou, en avant! C'était dur car le soleil avait bien tapé sur les cailloux et le goudron, mais j'ai poursuivi le long des gorges jusqu'à une ferme, quelques 3-4 kilomètres plus haut. Là, j'avais la possibilité soit de continuer ainsi jusqu'à Larrau, soit de prendre un chemin de traverse passant par le col de Jauréguiber (une boucle décrite dans les "Sentiers de Soule" édité par l'office de tourisme). J'ai pris la seconde option. Le sentier est très boueux, sur plusieurs centaines de mètres, pas très bien balisé (je me suis trompé deux fois de route) mais reste praticable pour une famille.

 

larrau-Hourdespary.jpgJuste avant d'arriver à Larrau, je suis tombé sur un papy et son chien et nous avons eu une longue conversation de plus de 20 minutes portant sur "les choses de la vie", les écolos, le gypaète barbu, l'ours... Je ne me suis pas laissé troller, mais c'était marrant. J'aurais aimé que mon pote Laurent Caudine soit là, parce que lui, c'est sûr qu'il aurait réagi au quart de tour! J'en ai profité pour admirer les fantastiques roches pourpres de Hourdespary, et puis je suis arrivé à Larrau, en passant juste derrière le camping. Là, je n'ai pas pris une seconde de repos : la pause avec le papy m'avait refroidi les muscles et j'ai souffert le martyre pour redémarrer.  Alors j'y suis allé vaillamment par la route d'Iraty, jusqu'à Logibar. A 16h20, j'étais à la voiture...

 

A l'heure où j'écris ces lignes, tout ce que je peux vous dire, c'est que j'ai trouvé ce périple trop court même si j'ai terriblement mal aux fessiers et aux genoux ; ça m'apprendra à vouloir faire le cake! Mais je recommencerai à la première occasion! Plusieurs de mes connaissances m'ont dit que j'étais fou de partir tout seul en montagne, comme ça. "On ne sait jamais ce qui peut arriver. Une cheville tordue et pouf! Le paradis peut se transformer en enfer..." C'est vrai. Mais c'est idem quand je prends la voiture tous les matins pour aller embaucher : une plaque de verglas, un tracteur fou, un jeune qui rentre de boite bourré comme un cochon et pouf!
Je suis prudent en montagne, bien plus qu'en voiture. Mais si je dois dévisser ou croiser un ours en rut, eh bien que dire de plus : c'est le destin, voilà tout! Je préfère mourir en montagne et être dévoré par les vautours que de me manger un platane à bord de ma Logan!

Non, je ne me sens pas particulièrement immortel ou plus fort que la montagne. Je ne me sens pas l'âme d'un aventurier non-plus, mais il y a une force qui me pousse à accomplir ces choses (qui ne relèvent pas du miracle, hein?), c'est un besoin, une intuition que mon salut passe par là.

 

Je ne sais pas si j'aurais le temps de remonter à Ardane Pekoa avant de partir aux USA (il ne me reste plus que 11 jours), mais je sais que là bas, je vais randonner comme un malade! En ville (ouf!), dans le désert d'Arizona, et dans les rocheuses. Je vous tiendrai au jus régulièrement sur mon autre blog : http://etiennehboyer.free.fr.

Stay tuned!

 

rando-pista-ardane.jpg

 

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 17:01

Fotolia_19234834_XS.jpgCeux qui lisent mon autre blog savent déjà que je vais partir aux USA dans quelques semaines. Tout est prêt (ou quasi), et le D-Day est prévu pour le 12 juillet.


Il me tarde de partir. J'ai vraiment grandement besoin de voir autre chose, de me retrouver seul avec moi-même, sans autre chose à faire que de vivre pour vivre. En même temps, j'ai un peu peur aussi, car ce voyage, même si je l'ai assez bien organisé (tout seul), laisse quand même part à pas mal d'imprévu.


C'est plutôt bien : j'ai besoin de casser ma routine, d'imaginer que tout est possible.


Bien sûr, j'ai prévu de revenir (normalement, je reprends le boulot le 26 août, juste avant mon anniversaire) mais dans un pays où l'on trouve des crotales, des pumas et même des grizzlis, où les armes de gros calibre sont en libre circulation et où un certain nombre de détraqués opèrent tranquillement sur tout le territoire, et ce malgré pléthore de forces de l'ordre, de renseignement et de systèmes de surveillance, qui sait ce qui pourrait m'arriver? 


Alors oui, j'ai aussi un peu d'appréhension. Mais je mets ça sur le compte du frisson de l'aventure ;-)

Mais le plus important, outre les sources que je vais chercher pour le tome 2 de L'infection, c'est que j'espère que ce voyage et notamment le passage sous le soleil de l'Arizona va faire fondre la glace qui garde mon coeur en stase depuis décembre. Cette glace que je n'ai pas vue (ou voulu voir), mais qui est bien là, en latence depuis des années, en fait.

Je veux revenir en Soule avec un "S" de Superman gravé dans la chair. Au sens figuré, bien sûr...

Je veux enfin ressentir quelque chose. Quelque chose de vrai, de beau, de durable, voire d'éternel. Est-ce trop demander?


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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 12:43

4-accords-toltequesDans ma quête quotidienne d'une reconstruction personnelle, je me suis - entre autres choses - mis à lire des livres sur le sujet. Celui de Laurent Gounelle (dont je vous ai déjà parlé là), mais aussi celui (ceux) de Don Miguel Ruiz, le premier étant intitulé "Les 4 accords Toltèques" (éditions Jouvence).

Au cas où, je précise que j'ai eu vent de ce livre en matant un profil de fille sur Badoo. Comme quoi, tout peut avoir une utilité...


Je ne vais pas vous le résumer, parce que je ne saurais pas par où commencer. Mais disons que ces 4 (voire 5) accords (que je vous cite plus bas) seraient hérités de sages sud-amérindiens qui avaient, à mon sens, tout compris à la vie.


Ce petit livre est accessible à tous, que l'on soit croyant, agnostique ou athée. Chacun peut y trouver ce qui lui semble essentiel. Il est écrit avec des mots et des idées très simples et clairs, les exemples énoncés par l'auteur sont concrets. Il m'a ouvert les yeux sur plein de dysfonctionnements dans ma manière d'envisager la vie et les autres...

(J'ai fait l'impasse sur les quelques parties trop "bondieusardes" qui ne me parlent pas du tout.)

C'est un texte à lire et surtout à relire, lorsqu'on a perdu la ligne directrice...


Voici comment j'ai compris ces 5 lois, que je m'efforce maintenant de respecter, sachant que c'est un long apprentissage ; un peu comme un enfant qui monte sur un vélo pour la première fois et qui n'arrête pas de se casser la figure, jusqu'au jour où il deviendra un vrai cycliste accompli!

 

 

1)            Que votre parole soit impeccable,

Ne jamais médire sur les autres ni sur soi-même pour ne pas se mettre en porte à faux.

 

2)            N’en faites jamais une affaire personnelle,

Ne pas tout prendre à cœur. On est responsable que de soi-même, pas de ce que les autres font ou disent. Leur point de vue n’est pas la vérité : c’est de leur responsabilité. Ça leur appartient à eux, pas à moi.

 

3)            Ne faites aucune supposition,

Nous ne sommes pas dans la tête des autres. Inutile d’essayer de comprendre ou d’interpréter leurs motivations. De même, toute « prédiction » ou « hypothèse » est généralement erronée et vaine.

 

4)            Faites toujours de votre mieux,

Mon mieux évolue en fonction du temps qui passe, de mon état physique et mental. Il faut l’accepter et faire les choses au meilleur de mes possibilités à l’instant requis, en fonction de ce fait. Refuser la course à la perfection, refuser le juge et la victime en soi.

 

5)            Soyez sceptique, mais apprenez à écouter. 

Ne pas être naïf, savoir douter de tout, même de soi-même et être attentif à entendre l’intention derrière les mots, pour comprendre le sens du véritable message. 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 19:00

Aujourd'hui, j'ai profité du dernier jour de grand beau temps de la semaine (paraît-il...) pour repartir à l'assaut des gorges d'Éhujarre, mais en solitaire, cette fois-ci. Et ce malgré les courbatures et l'envie très modérée suite à la rando de la veille... Je suis parti de l'église de Sainte Engrâce à 10h30 et arrivé au plateau d'Errayzé deux heures et vingt minutes plus tard. Autant dire que j'y suis allé à un rythme plus que soutenu. Je suis content, parce que j'ai bien géré l'effort, les provisions et l'eau.

Après avoir ingurgité mes sandwiches, je suis reparti à 13h30 et arrivé deux heures et dix minutes plus tard à l'église, complètement fourbu, crasseux, suant et assoiffé. Pas de taons cette fois-ci (les animaux ne sont pas encore montés), mais des névés un peu partout, et notamment dans la forêt de hêtres, entre le cayolar d'Errayzé et celui de Ligoleta.

Je me souvenais que la redescente par le bois d'Utzi était assez pénible, mais je ne me rappelais pas à quel point! C'est très pentu, glissant, technique, presque extrême. Il y a un paquet de cailloux qui roulent et pètent les orteils, de la boue glissante cachée par des feuilles mortes, des millions de racines tordeuses de chevilles... Bref, tous les ingrédients pour un retour par hélicoptère de la sécurité civile. Heureusement, je suis prudent! Pas eu besoin d'utiliser de kérozène. 

Je comptais emmener mon frère et sa copine sur ce trail cette semaine, mais je ne suis vraiment pas certain que ça va le faire. C'est assez dangereux, quand même... Surtout s'il pleut. 

 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 19:08

Voilà presque 16 ans que je vis en Soule, et je n'avais encore jamais "fait" la passerelle d'Holzarte. Aujourd'hui, enfin, j'ai traîné mes potes Pette, Carine, Maaatch et Karine là-bas! La passerelle d'Holzarte, c'est un peu la tour Eiffel de la Soule. C'est gavé de touristes en espadrilles (!!!) et c'est vertigineux. On peut juste s'arrêter là bas pour le frisson, ou poursuivre plus loin (pour les plus courageux). Il y a une grande boucle qui permet de faire le tour de la gorge et de rejoindre Larrau. Mais on peut aussi faire des extras.

Je ne vous cache pas que le but final était quand même d'accéder à la cascade de Pista, ce que nous avons presque fait. Je dis "presque", parce qu'il ne nous restait que 2 à 300 mètres à parcourir avant d'arriver au cayolar de Pista Pekoa. Mais tout le monde était fourbu et affamé (je m'inclus dans ce "tout le monde") et les nuages menaçants nous ont dissuadés d'aller plus loin. Dommage, mais bon... On s'est quand même bien donnés et on a même traversé un ruisseau glacial pieds nus (deux fois, donc). Rien à regretter, finalement.

Je ne vous ferai pas l'affront de vous raconter tout par le détail (surtout parce que j'ai la flemme), mais voici quelques photos, pour l'ambiance :

 

passerelle1.jpg

 

passerelle2.jpg

 

passerelle4.jpg

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 20:46

foot-etienne.jpgOn m'a demandé un dessin censé être flocké sur un Tee-Shirt, pour le "Challenge Carmouze", un tournoi de foot amical des sapeurs-pompiers locaux. Je l'ai fait assez rapidement, mais le dessin n'a pas plu : trop caricatural.

Boh, pas grave.

Comme je ne voulais pas qu'il reste invisible dans un carton, le voici pour vous. C'est mon premier dessin de l'année 2013.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 12:49

Community-Garden.jpg (Photo courtesy of Concrete Herald)(Concrete WA Community Garden - Photo courtesy of Concrete Herald)

Je ne suis pas un grand bricoleur, ceux qui me connaissent le savent bien. En outre, j'ai une sainte horreur de tondre. Par contre, j'adore faire pousser (et manger) des fruits et légumes (tomates et framboises en particulier) et, vu que la saison arrive à grand pas, je me suis demandé comment je pourrais en faire pousser quelques pieds maintenant, étant donné que je n'ai plus de jardin (je vis en appartement depuis février).


C'est là que mon intérêt croissant pour Concrete (WA) prend tout son sens : cette petite communauté d'Amérique du nord est pleine d'idées sympa, qu'elle met en pratique. L'une d'elles est la création et la gestion d'un jardin potager communautaire. Il s'agit d'un espace clôturé divisé en petites parcelles de 32 m², qui permet aux habitants qui le souhaitent de cultiver fleurs, légumes, fruits, dans une ambiance d'échange de confiance et d'entraide. Je trouve que c'est une très belle idée, et faire son petit potager au milieu des autres peut avoir un côté convivial et fédérateur de très bon aloi. 


Maintenant, plusieurs questions vont se poser :

1) Est-ce que ça peut entrer dans la volonté politique des élus locaux (et futurs élus) Mauléonais?

2) Comment et où mettre ce projet en place à Mauléon? (32 m² par lot, c'est énorme... Nous n'avons pas la place des USA)

3) Comment le financer (Location, impôts locaux, autres...) quelques pistes ici.

4) Comment faire en sorte que ce lieu (public) soit respecté de tous, de ses usagers comme des autres citoyens?

5) Qui pourra en profiter et sur quelle durée? (particuliers et projets d'école?)

6) Qui entretiendrait les parties communautaires? (réfléchir à une Charte...)

7) Penser à inclure des notions de respect de l'environnement (pas de désherbants ou de pesticides - emploi de méthodes naturelles)

8) Partage de l'outillage, des savoirs, trocs bienvenus...


Voilà, j'ai lancé ma patate chaude... Espérons que ça ne reste pas lettre morte! Je serais très heureux si quelque tête de liste pour les municipales de 2014 reprenait l'idée à son compte...

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