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  • : Xiberoland - ex CLP64
  • : Ce blog est celui d'un ex-correspondant local de presse des Pyrénées Atlantiques vivant en Soule, écrivaillon, gribouilleur et web-addict à ses heures. Mais surtout très casse-pieds...
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Un peu de pub perso...

 
 

"L'infection T2 : Pandémie",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

15 euros, 306 pages, format 11.5x20

Le blog officiel du livre


Genre : roman fantastique

 

Résumé : Tandis que Patrice végète à l'hôpital psychiatrique, que Sébastien est tombé en disgrâce et que Pascal se morfond à Paris, Beau Smart revient de plus belle, causant de terribles dégâts sur toute la planète. 
Mais cette fois-ci, le président Obaba – à qui l’intelligence artificielle a eu la mauvaise idée de s’attaquer – est bien décidé à la traquer et la détruire coûte que coûte. Pendant ce temps, un autre tueur monstrueux et insaisissable est lui aussi entré en scène…

Cette fois-ci, exit les mondes virtuels en trois dimensions : le thriller fantastique écolo et nihiliste se déroule majoritairement aux États-Unis d’Amérique, en Soule et dans le monde réel !


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 l'infection

"L'infection T1 : Contage",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

16 euros, 378 pages, format 11.5x20

Le blog officiel du livre


Genre : roman fantastique

 

Résumé : Patrice est tombé amoureux de Mathilde, une jeune femme qui vient d'arriver en Soule. Lui est tout sauf un Don Juan, mais il a plus d'un tour dans son sac, malgré les apparences...
Il va contourner ses défauts rédhibitoires grâce à Internet. Mais il va vite apprendre que tout se paie, en ce bas- monde.
Rencontré dans un monde virtuel en trois dimensions, un génie digital exauceur de voeux va se charger de le lui rappeler, en l'entraînant dans une spirale cauchemardesque sans fin...


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 mauvais-berger

"Mauvais berger!",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

10 euros, 90 pages, format A5

Le blog officiel du livre


Genre : tranche de vie

 

Résumé : Afin de s'installer en tant que berger, Etienne suit une formation agricole qui le conduit à effectuer des stages dans l'exploitation d'un berger éleveur en estives, dans les Pyrénées.
Mais petit à petit, le rêve de notre héros "néo-rural" s'émiette : les conditions de vie dans la bergerie sans confort sont difficiles, et le travail harassant est nullement reconnu.
Mais tout ceci ne serait rien sans les brimades de... la bergère!

 

Ce qu'en dit la presse :

 

Journal du Pays Basque, 12 avril 2008 : "(...) le style descriptif et le langage parfois cru donnent un ton réaliste à ce récit sans concession".

SudOuest, le 17 avril 2008 : "(...) un texte illustré par l'auteur lui-même, plein d'humour et d'autodérision (...)".

 

La Rébublique des Pyrénées, le 24 avril 2008 : "Une tranche de vie où toute ressemblance avec des personnages et des faits ayant existés n'est pas fortuite..."

Magazine Vent d'Oc, septembre 2008 : "Une lecture qui se fait à la vitesse de la lumière, tant l'on veut savoir à quelle sauce sera mangé ce néo-rural!!!"


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DARK XIBEROA

 

15 mai 2006 1 15 /05 /mai /2006 15:34

Ça faisait un bail que je n'avais pas balancé un peu de fiel sur ce blog. Je répare cet affront aujourd'hui en vous parlant de tous ces gens qui ne sont jamais content, quoi qu'on fasse! Ce qui m'a décidé à en parler? Mon épouse, qui a mis le doigt sur une vraie problématique de notre métier. Je m'explique :
- Lorsque vous êtes correspondant de presse (ou journaliste, c'est pareil dans ce cas là), votre tâche consiste à aller au devant de l'information afin de présenter -ou de rendre compte- des évènements qui se déroulent sur votre zone de couverture. Jusque là, rien d'anormal...
- Là où ça se corse, c'est lorsque vous couvrez un spectacle et que, faute d'avoir du matériel performant face à un éclairage sommaire, vous êtes obligés de faire un paquet de photos afin d'en avoir au moins une seule de bonne... Il m'arrive fréquemment de faire 100 clichés pour seulement 15 images d'exploitables (Heureusement qu'on est en pleine ère du numérique!!!). Où en étais-je?

Ah oui, donc, imaginez un gros type qui n'arrête pas de tourner devant la scène avec un minuscule appareil qui fait des flashes monstrueux toutes les 30 secondes*... C'est chiant quand on est venu assister à un concert de la chorale locale, hein?
Bin oui Mesdames (parce que là, je m'adresse aux mémères qui se permettent de faire des petits commentaires cruels et qui me balancent des regards lourds de haine) mais voilà, vous, vous venez vous éclater comme des bêtes en écoutant vos sempiternels chants traditionnels, tandis que moi, je viens parce que c'est mon gagne pain, et mon rôle social de rapporter les faits.
Je ne sais pas quel était votre boulot avant la retraite, mais je ne me serais jamais permis de dire des méchancetés sur votre savoir-faire. Parce que moi, je respecte le travail des gens, aussi idiots soient-ils...

Mais le pire dans tout ça, vous voulez savoir ce que c'est? C'est que ces mêmes rombières seront les premières à critiquer ouvertement l'indigence de la page publiée le lendemain, avec bien entendu les légendes photos inversées, et les textes tronqués à mon insu... C'est aussi pour cette raison que j'ai voulu créer Euskobizia : pour pouvoir contrôler moi même ce qui sera publié, et de quelle manière ça le sera...
Faut bien avoir au moins une petite satisfaction dans ce boulot d'intermittent de la presse, hein?

*Il est fortement conseillé de porter des vêtements sombres pour accomplir ce travail, car le blanc ou les couleurs réfléchissent la lumière des projecteurs, et peuvent effectivement constituer une gêne pour les spectateurs. Autant éviter de tendre le bâton pour se faire battre...

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25 avril 2006 2 25 /04 /avril /2006 22:27


Voici un montage photo/dessin (cliquez sur l'image pour le voir) réalisé très récemment dans le cadre d'un dessin pour le webdo des Basques d'ici et d'ailleurs www.euskobizia.com. Il me fallait une couverture de tabloïd people pour poser sur la table de nuit de la chambre d'hôpital présumée du député Jean Lassalle. Plutôt que de pomper un visuel sur le Net, je me suis dit que ça pourrait être une idée rigolotte d'en faire une moi même, en m'inspirant du graphisme de Voici!
Au final, ma couverture ne se voit pas en gros plan, et il m'a semblé intéressant de la publier sur mon blog, vu que de toute façon, je ne le publierai pas seule et hors contexte sur Euskobizia!
Enjoy!

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18 avril 2006 2 18 /04 /avril /2006 10:18

J'ai râlé pour les SPAMS, je vais râler pour les Trackbacks... Je suis un râleur-né, vous l'aurez compris.
J'ai eu la surprise (désagréable) de voir qu'une personne sans scrupules avait collé un trackback innopportun (et sans aucun rapport avec la choucroute) sous mon dernier article. Un trackback qui menait tout droit sur un site de l'UMP, avec en GROS titre : "Villepin, est-ce perdu pour 2007?"

Je m'adresse donc au petit malin qui s'est amusé à me coller ce message :
1) Oui, Villepin, C'EST fini! Et pour toujours, je l'espère...
2) Je me situe bien à gauche (tendance verte, pour être plus précis), donc je refuse que mon blog soit assimilé à la droite, quelle qu'elle soit.  
3) Dorénavant, je supprimerai tous les trackbacks de ce type, que je considère comme une publicité indésirable...
4) C'est vraiment agaçant d'avoir à jouer les dictateurs, mais le comportement insupportable de certains m'y contraint...

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11 avril 2006 2 11 /04 /avril /2006 22:53

Je ne suis pas particulièrement misanthrope, mais c'est vrai que les gens ont tendance à m'énerver. En fait, c'est surtout l'inertie de ceux qui justement, devraient de par leur position sociale, politique, ou économique être vecteurs d'évolution (à prendre dans le dans le bon sens du terme) qui m'agace.
Je veux bien sûr parler des élus, mais encore plus de certains fonctionnaires (dont de très haut placés) qui sont chargés de faire exécuter leurs délibérations ou de leur faire remonter l'info. J'ai cru constater que leur credo commun (que ce soit en municipalité, en conseil général ou plus haut encore), c'est "surtout : pas de vagues!"
Je suis persuadé que c'est à cause de ces gens là que nous passons pour des arriérés incapables d'accepter le progrès et le changement dans le reste de l'Europe. C'est à cause d'eux -qui taisent les actes répréhensibles et offrent ainsi leur protection et/ou leur bénédiction à des gens sans morale et sans scrupules capables du pire- que tout le système est pourri de l'intérieur.  
Ainsi, au sein d'une collectivité locale (par exemple), un harceleur moral* de la pire espèce, hypocrite, menteur, et fainéant à souhait  (et je pèse mes mots) peut continuer à sévir tout au long de sa carrière de nuisible sans jamais être inquiété (presque avec la bénédiction du syndicat - FO pour ne citer que lui...), et ce malgré les fréquentes alertes du reste du personnel (qui lui, passe généralement pour un casse-couilles à chaque tentative!). 
Quant aux administrés, ils font bien souvent encore plus preuve de lâcheté que ceux qui les gouvernent, suivant toujours le même vieil adage : "Ah non, je ne suis pas content de ses services, mais je ne dirais rien, parce que je ne tiens pas être emmerdé après!" 

Encore plus fort!
Dans la même logique, mais plus fort encore, cette même collectivité est capable de cacher au public (ainsi qu'à l'encadrement scolaire) l'existence au sein de la population d'un sociopathe avéré, potentiellement dangereux, fréquentant au quotidien les abords des écoles (j'ai eu accès à des informations très précises à ce sujet, dans le cadre de ma vie privée, puis de ma profession).  Mais là encore : "surtout, pas de vagues!!! Ne cédons pas à la panique irraisonnée! Si on ne fait rien, peut-être qu'il ne se passera rien..."
Et après, on s'étonne que ça "bouge fixe" en France...
Alors bien sûr, les grincheux concernés auront tôt fait de rétorquer que déontologiquement, en tant que membre de la Grande Presse, je ne devrais même pas aborder ce sujet sans preuve tangible, au risque de causer un scandale qui pourrait me retomber dessus avec pertes et fracas. Mais lorsque trop de déontologie tue la déontologie, et met des vies en jeux, il me semble qu'un journaliste digne de ce nom doit pouvoir user de son influence pour faire évoluer une situation dangereuse**. Et puis,  "en bon père de famille", sur le plan civique et humain, il me semble que c'est de ma responsabilité de citoyen que de prévenir plutôt que de guérir. 
Ma question est celle-ci : cette cachotterie vaut-elle la peine de risquer la vie de nos enfants? Croyez-vous que, le cas échéant (fatalement), je ne saurais pas faire en sorte que les responsables (même haut placés) assument leurs non-actes? On ne parlera plus de "vagues", mais bel et bien de "tsunami" lorsque ça arrivera. Justice sera faite!
Et ceci n'est pas une alerte, ni une menace, mais un avertissement...

* Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu'est le harcèlement moral, voici la définition validée par le très sérieux site http://lextel.club.fr/index.htm, qui s'inspire de diverses définitions, dont celle de Marie France Hirigoyen : "Le harcèlement professionnel est un comportement fautif répété dont le caractère vexatoire, humiliant ou attentatoire à la dignité perturbe l’exécution du travail (ainsi que la vie privée - rajout de  EHB) de la personne qui en est victime"... Tout un poème!

** J'ai déjà vécu une situation de ce type dans le cadre de soupçons de pollution industrielle caractérisée. J'avais été contacté par un sympathisant écologiste qui m'a mis sur le coup. Mais ne pouvant pas moi même agir dans cette situation TRÈS particulière, je me suis résolu à faire appel à la concurrence. Concurrence qui  s'est débrouillée pour se faire voir en train de faire des photos des déchets -présumés déversés dans la déchetterie locale- aux abords de l'entreprise. Résultat, l'industriel prévenu par son voisin (solidarité oblige) a dû se débarrasser légalement de ses produits toxiques et terratogènes, quitte à payer un traitement coûteux. Mais au moins, cela ne s'est pas fait au détriment de la santé de l'écosystème et des êtres qui y vivent! Du moins pas plus que cela n'avait déjà été fait...

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11 avril 2006 2 11 /04 /avril /2006 18:33

Je vais aujourd'hui aborder un sujet tabou : celui de la "vérité absolue"... Enfin, c'est comme ça que j'ai décidé d'appeler ce que je considère comme une expérience mystique extraordinaire. Nombre d'entre vous vont me prendre pour un grand malade ou un poète, mais je sais aujourd'hui que je ne suis pas le seul a avoir vécu ça, et à le vivre encore régulièrement. C'est -je pense- une notion à rapprocher de celle de "l'impression de déjà-vu."

J'ai remarqué que lorsque je fais un boulot répétitif et ennuyeux (montage de produits au taff, rédaction de documents administratifs, écoute des histoires de ma grand mère, ou conduite intensive), mon esprit a tendance à se déconcentrer très vite et à divaguer de souvenir en idée. C'est en général durant ce processus que cette "vérité absolue" m'apparaît. je commence par executer mon travail de manière machinale et instinctive, sans y penser. J'oublie le lieu où je suis, ce que je suis en train de faire, les gens autour, la pesanteur et même la douleur (si j'en ai une). Ça, ça n'a rien d'exceptionnel : ça m'arrive au quotidien... 
Mais parfois, ça va plus loin : j'ai d'abord la sensation de ne pas être dans mon corps à moi. Pour ceux qui ont vu le film "Dans la peau de John Malkovitch", ça fait un peu cet effet là. C'est un peu comme si je reprenais mes esprits, mais aussi comme si je sortais de mon corps, tout en y étant toujours. Je vois mes mains, mais ce ne sont pas vraiment mes mains. Bref...

A ce moment là, je ressens une sorte de plénitude, tout mes soucis d'homme se sont envolés, et je me sens en phase avec le cosmos. C'est pile à ce moment précis que je "vois", que je touche du doigt la "vérité absolue" sur l'unité et l'ordonnance universelle, l'existence de Dieu, le bien et le mal... J'y suis enfin!
Mais malheureusement, c'est pile au moment où je prends conscience que "ça y est, je sais tout", que je ne sais plus rien! je reprends subitement conscience de mon corps, et l'impression divine a disparu. Je ressens même une sorte de dépression fugace assez frustrante.

Longtemps, j'ai pensé que je pouvais être cinglé. Et puis très récemment, j'en ai parlé à mon épouse, que je crois sincèrement  plus équilibrée que moi même, et j'ai été très surpris (et rassuré) qu'elle vive exactement le même phénomène, à la sensation et au mot près! Je ne suis donc pas fou! Si ça se trouve, ce dont je parle a déjà été étudié par des scientifiques ou des philosophes, et possède même un nom précis!
Je me dis que peut-être, le jour où j'arriverais à me rappeler du cheminement exact me permettant d'entrer dans cette transe, et d'en sortir en me rappelant de tout, j'en mourrais sans doute...

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27 mars 2006 1 27 /03 /mars /2006 22:24

A propos des trucs qui m'agacent sur le web... J'avais oublié le coup de la "panne d'électricité au centre d'hébergement du serveur".

Suite à une panne qui a eu lieu dimanche, tous les blogs d'Over-blog, hébergés sur les serveurs de la société parisienne Redbus ont été inaccessibles pendant près de deux jours. Le mien,
correspondant-de-presse-64.over-blog.com est comme les autres resté invisible. Jusque là, rien de grave... Je ne suis pas à une ou deux journées près, et l'audience de mon site reste somme toute assez confidentielle.

Sauf que j'ai pu constater que toutes les photos de mes derniers articles avaient disparu. Ceci est très fâcheux, dans la mesure où comptant sur le sérieux d'Over-blog, je n'avais pas fait de sauvegarde des photos (pas si grave, puisqu'il me suffit de retravailler mes archives), ni des textes (là c'est plus grave, parce que je n'aurais pas su les réécrire). J'ai réparé mon erreur en effectuant les sauvegardes, mais la confiance est largement entamée...

Je n'ai pas encore pris de décision irrévocable, mais devant ce peu de fiabilité, il se pourrait que je décide dans un avenir très proche de "déplacer" ce blog sur un espace perso. Le cas échéant, mon aimable et fidèle lectorat serait bien entendu prévenu...

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25 mars 2006 6 25 /03 /mars /2006 22:17

Ce message est assez violent. âmes sensibles et non concernées, abstenez-vous...
Outre les "Hoax" (canulars colportés par mail) et autres lettres de chaîne, s'il y a un truc que je déteste particulièrement sur le web, c'est le SPAM : la publicité non désirée, les liens commerciaux sur des sites pornos, sur des vendeurs de produits pharmaceutiques, logiciels ou autres sonneries de téléphones mobiles. Je n'ai jamais demandé à être inondé de conneries dont je n'ai strictement rien à battre. Je veux que les gens peu scrupuleux qui tombe sur mon blog pour y déposer leur daube passent leur chemin. JE NE VEUX PAS DE VOS PUBS DE MERDE!
Tout commentaire, aussi gentil soit-il, comportant des liens commerciaux vers ce genre de sites sera dorénavant effacé. Si je constate une récidive, l'adresse IP du contrevenant sera communiquée au service compétent chargé de faire appliquer les lois anti-spam...
De même seront effacés les commentaires dont les auteurs n'auront pas daigné laisser -au moins- une adresse mail valide dans les champs prévus à cet effet.
J'espère avoir été compris, et j'espère que ce message ne donnera pas de moi une image dictatoriale. Mais je tiens à préciser qu'il s'agit de MON blog, et que je suis seul maître à bord, et donc à décider de ce qui peut passer ou non. Le SPAM ne passera pas par moi!

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23 mars 2006 4 23 /03 /mars /2006 18:14

Bon, j'écris, je dessine, je fais(ais) du fromage, mais quoi d'autre? Et bien chers amis, je fais aussi, à temps perdu, des pochettes de disque. Mon premier "client", c'était Kronos, de Samsaya, et Obscurus, pour lequel j'ai réalisé -à titre bénévole s'entend- un certain nombre de visuels. Je suis assez fier de la pochette de "7 : le temps", le nouvel album de Samsaya. C'est mon premier travail intégral de ce type publié à ce jour. Ci dessous, la pochette de l'album ainsi que celle du single "Supertanker", histoire que vous vous fassiez une petite idée...
 

Et ci dessous, une sélection de mes meilleures pochettes et visuels pour Obscurus et Samsaya :

   


Voilà, maintenant que vous avez vu ce dont je suis capable, rien ne vous empêche de me contacter pour les visuels de vos propres pochettes de disques! Attention, si nous devions faire affaire, ce serait strictement dans le cadre de mon taff chez Asma SA. Il y a une clause d'exclusivité dans mon contrat qui fait que je ne peux pas faire de concurrence déloyale à la société qui m'emploie. Et comme je ne veux/peux plus faire ce type de travail gratuitement...

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22 mars 2006 3 22 /03 /mars /2006 15:54

 Je pense que j'ai dû dire au moins mille fois que ce que je sais des ordinateurs aujourd'hui, je l'ai appris de mon mentor et néanmoins ami David Castéra dans le cadre de mon emploi de concepteur PAO. J'en aurais appris encore davantage et plus vite si le big boss n'avait pas eu la subite lubie de le licencier en 2004.
Bref, si je suis là aujourd'hui, c'est pour vous parler de ma méthode actuelle pour créer un dessin  (pour Euskobizia) et le publier en ligne. 
Dans cet
article précédent, je vous ai expliqué comment j'ai commencé à dessiner, puis à affiner mes techniques avant de passer à l'ère du numérique. En réalité, je ne fais pas tout par ordinateur. Seule la partie recadrage, colorisation et implémentation de décor se fait sous Photoshop.
Mais procédons par ordre :
- D'abord, je visualise dans ma tête (ou avec mes deux collègues dans le cas d'un dessin collégial) le dessin que je veux faire. Ensuite, J'en reproduis schématiquement le contenu sur un bout de papier qui traîne.
- Dans un deuxième temps, je localise les personnages sur la feuille, et leur donne une allure générale au moyen d'ellipses et de bulles. Cela me prends une dizaine de minutes grand maximum.
- Je commence par crayonner (au porte mine) les personnages, leurs positions globales, puis les détails de leurs attitudes : les traits et l'expression des visages, les mains, les plis et éventuellement les motifs des vêtements. Comme je suis un brin fainéant, je m'occupe rarement du décor. A moins qu'il comporte une spécificité que je me sens capable de dessiner. En tout, j'en ai pour 20 à 30 minutes de boulot selon la complexité de l'image.


Un décor complexe, mélange de dessins (Marqueur indélébile et pointe feutre fine) et de montages photos (maisons à colombages, nuit, incendies).

Encrage et scan

 Vient l'étape de l'encrage. C'est le moment où je me dois d'être le plus concentré possible. Une simple erreur, un pauvre tremblement, et voilà  presque 40 minutes de travail à la poubelle. C'est à ce moment là que je baisse la musique et que je ferme les portes pour être tranquille. Je me suis essayé à bien des techniques d'encrage (du stylo bic noir, en passant par les feutres pointes fines indélébiles, les stylos à encre de chine, les plumes à calligraphie, ou le stylo pinceau), mais aucune, à part la vectorisation sur Illustrator, ne supporte la médiocrité, et surtout la main qui tremble. Or, la tremblotte, c'est mon gros défaut!

 Il y a peu, j'ai découvert le blog de Laurel, une dessinatrice prefessionnelle de Metz qui fait un excellent boulot. C'est en voyant la qualité de son tracé que j'ai décidé de me remettre au stylo pinceau de Pentel, que j'avais délaissé au profit d'une bête pointe fine de chez Pilot. Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est un instrument assez complexe à manier, et qui requiert  -pour sa parfaite maîtrise- un long et rigoureux apprentissage. Mais le rendu est assez joli, si l'on si prend bien. Il me faut environ 10 à 15 minutes pour encrer correctement le dessin.
- Ensuite, avant la colorisation, il faut scanner le dessin en haute résolution (300 dpi), puis, dans photoshop, jouer sur la luminosité et les contrastes afin de noircir le trait et gommer le grain et les aspérités du papier.
- Pour séparer les différents calques de décors, de couleurs et de fonds, il existe diverses façons de s'y prendre pour un résultat analogue. Moi, j'utilise la baguette magique de photoshop (que je règle à environ 70%) pour sélectionner le fond blanc du dessin. Fond que je supprime en suivant. 
   
 

Des pleins et déliés typiques d'un encrage au stylo-pinceau Pentel. Le décor sommaire est voulu.  

Colorisation et décor

 Ensuite, je crée un nouveau calque de fond sur lequel j'implémenterai mon futur décor, puis  je crée les calques de couleurs et d'effets au dessus du tracé du dessin. Au moyen de la pipette (toujours sous Photoshop), je sélectionne les couleurs qui me serviront pour les textures de peau, et les vêtements des personnages. Certain utilisent l'outil "crayon" pour étaler la couleur. Moi je me sers du "Lasso polygonal" que je fais courir sur les contours du dessin dans le calque que je nomme "couleurs". Pour ce calque, il faudra choisir l'effet "produit", afin que le trait de contour reste visible au premier plan.  Ensuite, à l'aide du "pot de peinture", je verse mes couleurs dans la sélection. Quelques petites retouches à "l'aérographe" pour donner ombrés, volumes et contrastes, et voilà, le tour est joué.
 - Pour les décors, il y a aussi plusieurs solutions. Si vous utilisez Photoshop, je ne saurai que trop vous conseiller d'aller régulièrement sur ce site chercher de nouveaux tutoriels de texturages. Voici comment je procède :
- Si mon décor a une certaine importance, je prends le temps de le dessiner, l'encrer et le coloriser comme vu précédemment.
- S'il est toujours important, mais qu'en plus, il est assez complexe, alors je ne me gêne pas : soit j'utilise une de mes photos  que je trafique sous photoshop (avec une combinaison de "filtres artistiques" : découpage, barbouillage, pastels, couteau à palette, etc.), soit je fais une recherche d'images sur Altavista (au passage plus complet que Google) et je récupère une image complète ou partie que je détourne de la mème façon.
- Enfin, si le décor n'a pas d'importance cruciale pour la compréhension du dessin,  je le suggère par couches successives de couleurs.
Je précise que pour archives, je garde toujours le document source au format photoshop (PSD) avec tous ses calques séparés. Vous vous en doutez, c'est la colorisation qui me prend le plus de temps. Entre 3 et 8 heures de travail non-stop, en fonction de la complexité du dessin...

 
Un décor relativement simple, avec quelques éléments photographiques (Feux infernaux, drapeau)

Conclusion

Je crois bien que je vais finir par investir dans une bonne petite tablette graphique, histoire de travailler l'encrage et les couleurs directement sous Illustrator. J'y gagnerai en temps et en énergie! Qu'en pensez-vous?

 

 

 

 

 

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22 mars 2006 3 22 /03 /mars /2006 10:48

Dessiner, ce n'est pas gagner...

Comme je le disais dans cet
article précédent, savoir griffonner un truc qui ressemble à quelque chose, c'est de l'ordre du don. Après, il y a aussi ceux qui ne savent pas vraiment dessiner, mais qui aiment ça, et se sont entraînés de longues années avant d'arriver à un résultat potable. C'est mon cas...
Si j'écoute ma mère, qui se souvient de petits détails de ce type, j'étais un bien piètre dessinateur étant petit. Je gribouillais à l'école, point barre! Ce n'est que lorsque je suis entré en classe de sixième que j'ai commencé à éprouver l'envie de toucher les crayons de papier. Mon prof d'arts plastiques de l'époque (M. Lambert) y est certainement pour quelque chose. Mais le principal coupable, c'est un certain Richard Colle, un élève de ma classe qui lui, avait un vrai don. Ce garçon passait son temps à dessiner, sur tous les supports qui passaient sous ses mains, du papier canson à la table de classe... A 12 ans, il faisait déjà ses propres bandes dessinées. Je n'ai jamais eu de très bons rapports avec mes camarades de classe. Richard ne faisait pas exception. Mais son travail m'avait fait une forte impression. C'est de là que tout a débuté.
J'ai commencé à lire énormément de bédés, surtout des comics américains (j'en lis encore occasionnellement aujourd'hui) et Fluide Glacial, que j'achetais avec mon argent de poche. Comme beaucoup, j'ai commencé par décalquer des personnages, histoire de me faire la main. J'ai usé un certain nombre de mines HB sur Gotlib. Et un beau jour, à force de faire et refaire les mêmes traits, j'ai réussi à dessiner mes bonshommes sans modèle. C'est à cette époque (vers mon entrée en troisième), que j'ai dessiné mes premier personnages à moi.

Pas reconnu...

Au lycée, j'ai eu envie de créer un club BD, qui réunirait tous ceux qui avaient envie de créer un projet dessiné commun. J'ai même obtenu des financements de l'établissement pour acheter du matériel (mes premiers Rotring à encre de chine, ainsi qu'une table à dessin). Nous avions élu domicile dans l'un des préfabriqués (aujourd'hui disparus) du lycée. Malheureusement, à cet âge, on est rarement assidu. Le club BD a très vite été englobé par le journal trimestriel de l'école qui s'appelait "La Glossolalie", et que ses rédacteurs vendaient -presque sous le manteau- pour 5 francs dans la cour de récréation. J'ai participé au dernier numéro jamais imprimé. Après le départ en fac de l'équipe originelle, nous avons tenté, avec un ami de relancer la "Glosso" l'année suivante. Mais l'argent et la volonté n'étant pas au rendez-vous, nous avons dû déclarer forfait, même si la maquette était finalisée. Je me rappelle que nous avions fait une Bande Dessinée assez irrévérencieuse sur le concierge du lycée. Je pense que son suicide inattendu en cours d'année (nous n'y étions pour rien en plus!), a fini de nous décourager...
Lorsque je suis entré en terminale, j'ai intégré les cours de dessin optionnels, et j'ai participé au concours de BD des scolaires au salon de la bande dessinée d'Angoulème. Bien entendu, je n'ai pas eu de prix (Je vous ferai grâce de la reproduction de l'oeuvre tant le scénario et le dessin étaient particulièrement affligeants), mais je m'étais bien amusé...
La même année, j'ai passé l'option dessin de l'épreuve du bac. Je me rappelle du sujet qui nous était imposé : "dessinez la boutique de vos rêves". Après de longues minutes de réflexion, j'avais recréé ma petite boutique des horreurs, avec des têtes fichées dans des pots de fleurs, une salle des tortures, et autres atrocités gores qui n'ont pas dû plaire à l'examinateur, puisqu'on m'a collé un 5/20! L'ignare!

Retour à l'envoyeur...

Après mon baccalauréat, que j'ai certainement eu dans une "pochette surprise", plusieurs options s'ouvraient à moi. A l'époque, je voulais entrer à l'école de BD d'Angoulème. Mes parents qui n'y croyaient pas (pas plus qu'à mes capacités de réussite dans le milieu) m'ont dissuadé de me lancer dans cette voie chaotique. Alors pourquoi ne pourrais-je pas entrer en IUT de journalisme, puisque mes notes de français n'étaient pas trop mauvaises? Ce fut encore un "non" catégorique! La voie était trop bouchée à l'époque. Il fut donc décidé que j'irai peaufiner ma langue anglaise à la fac de Bordeaux III. Vu mes résultats au bac dans cette matière, j'avais toutes les chances de réussir et de finir prof, sur le modèle de mes parents.
Si bien qu'à la fac, après un mois d'assiduité pseudo-sérieuse, j'ai poursuivi la route que je m'étais tracée depuis mon entrée au lycée : je n'ai strictement rien foutu pendant deux ans, à part faire la fête et faire des petits dessins... On ne peut pas aller contre sa nature,  et la suite de ma vie me l'a prouvé!
Depuis, quel que soit le travail que j'ai pu effectuer, je n'ai jamais vraiment cessé de gribouiller. Lorsque j'étais agent de sécurité, j'avais des vacations de 12 heures par jour, avec environ 4 heures de travail effectif pour 8 heures de présence. C'est pendant ces dernières que je me suis remis à travailler d'arrache-pied à ma technique. De la pointe fine de Rotring, je suis passé aux plumes calligraphiques. Entretemps, j'ai découvert que j'avais un cousin auteur de Bandes dessinées (Pierre Lavaud, dit "Mazan"), ça ne s'invente pas! C'est grâce à lui que j'ai recommencé à y croire.  Je l'ai rencontré pour la première fois au salon de la BD d'Angoulème. C'est de lui que je tiens quelques trucs  (les stylos pinceaux de Pentel, la colorisation avec les feutres pinceaux Marsgraphic de Staedtler), que j'ai longtemps utilisés avant de passer assez récemment à l'ère du numérique.

Finalement, aujourd'hui, j'écris des articles pour des journaux locaux, et je dessine pour Euskobizia! Tout ce que mes parents m'ont empêché de faire dès le départ, en somme! Je précise qu'aujourd'hui je ne leur en veux pas d'avoir agi comme il l'ont fait. Je pense qu'ils n'ont jamais voulu que mon bien, ou du moins ce qu'ils croyaient être mon bien! J'espère juste -en bon utopiste- que je ferai mieux avec mes propres enfants le jour venu... 

Ci-contre : un dessin noir et blanc datant de 1997, que j'ai scanné, colorisé, et auquel j'ai implémenté un décor photographique piqué sur un site web, et retravaillé sous photoshop. Un prochain article détaillera ma technique actuelle, pour ceux que ça intéresse...

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