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  • : Xiberoland - ex CLP64
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  • : Ce blog est celui d'un ex-correspondant local de presse des Pyrénées Atlantiques vivant en Soule, écrivaillon, gribouilleur et web-addict à ses heures. Mais surtout très casse-pieds...
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Un peu de pub perso...

 l'infection

"L'infection T1 : Contage",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

EN SOLDE! 9 euros, 378 pages, format 11.5x20

Le blog officiel du livre


Genre : roman fantastique

 

Résumé : Patrice est tombé amoureux de Mathilde, une jeune femme qui vient d'arriver en Soule. Lui est tout sauf un Don Juan, mais il a plus d'un tour dans son sac, malgré les apparences...
Il va contourner ses défauts rédhibitoires grâce à Internet. Mais il va vite apprendre que tout se paie, en ce bas- monde.
Rencontré dans un monde virtuel en trois dimensions, un génie digital exauceur de voeux va se charger de le lui rappeler, en l'entraînant dans une spirale cauchemardesque sans fin...


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 mauvais-berger

"Mauvais berger!",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

10 euros, 90 pages, format A5

Le blog officiel du livre


Genre : tranche de vie

 

Résumé : Afin de s'installer en tant que berger, Etienne suit une formation agricole qui le conduit à effectuer des stages dans l'exploitation d'un berger éleveur en estives, dans les Pyrénées.
Mais petit à petit, le rêve de notre héros "néo-rural" s'émiette : les conditions de vie dans la bergerie sans confort sont difficiles, et le travail harassant est nullement reconnu.
Mais tout ceci ne serait rien sans les brimades de... la bergère!

 

Ce qu'en dit la presse :

 

Journal du Pays Basque, 12 avril 2008 : "(...) le style descriptif et le langage parfois cru donnent un ton réaliste à ce récit sans concession".

SudOuest, le 17 avril 2008 : "(...) un texte illustré par l'auteur lui-même, plein d'humour et d'autodérision (...)".

 

La Rébublique des Pyrénées, le 24 avril 2008 : "Une tranche de vie où toute ressemblance avec des personnages et des faits ayant existés n'est pas fortuite..."

Magazine Vent d'Oc, septembre 2008 : "Une lecture qui se fait à la vitesse de la lumière, tant l'on veut savoir à quelle sauce sera mangé ce néo-rural!!!"


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DARK XIBEROA

 

25 janvier 2006 3 25 /01 /janvier /2006 15:27

Une interview réalisée par mail, en archive dans Euskobizia. C'est un de mes articles préférés de tout temps, car le sujet m'a doublement inspiré : Parler d'un gars "du coin" et de Metal... Que demande le peuple!

Musique/Musika

Kevin Codfert, un descendant de la famille Saint-Marc, de Mauléon, vient de faire son entrée dans les hautes sphères du petit monde du rock


Kévin a tout les atouts pour devenir une star, et le tapis rouge se déroule enfin sous ses pas depuis son entrée dans Adagio

Kevin Codfert est un jeune musicien de 21 ans. Il est issu de la famille Saint-Marc de Mauléon. Depuis peu, il officie comme clavier dans le groupe de Heavy Metal symphonique "Adagio", dont le deuxième album, "Underworld", sort aujourd’hui. S'il est certainement conscient de son talent, ce grand garçon est loin a su rester simple et accessible malgré cette promotion éclair.

 

Euskobizia : Kevin, tu es originaire de Mauléon, quels souvenirs gardes tu de la Soule?

Kevin Codfert : Mauléon, c'est toute mon enfance, et j’ai plein de souvenirs encore gravés dans ma mémoire. Je me rappelle -entre autre- la fois où j’ai gagné le concours de splash à la piscine municipale, et lorsque j’ennuyais les voisin parce que je faisais tous les jours des feux d’artifice ! J’ai aussi des liens de parenté avec des gens de là bas : je suis neveu de M. Bidart qui a été médecin à Mauléon, mais aussi le petit neveu d’Henriette Saint-Marc qui est une peintre très douée dont j’adore les peintures. Il y en a beaucoup chez mes grand parents ! Sinon, je suis cousin avec les Parel (Philippe Parel est le directeur d’Oroc-Bat – NDLR). Mais si je suis souvent retourné dans le Pays Basque, c’est surtout parce que mon arrière grand-mère Paulette Bacqué, qui vivait a Mauléon, m’a quasiment élevée et m’a toujours soutenue dans ma démarche musicale.

Euskobizia : Je crois savoir que tu la cites dans les remerciements de l'album d’Adagio?

Kevin Codfert : Oui car c’est la première personne à qui je pense quand je réussis quelque chose, musicalement parlant. C’était quelqu’un de dévoué, et qui se passionnait pour ce que je faisais. Il y avait une véritable complicité entre nous, même si j’étais peut être trop jeune encore pour le réaliser. Je ne peux pas dire qu’elle aimait le Metal, mais disons qu'elle s’y est ouverte, puisque son arrière petit fils en faisait. Et puis je pense qu'elle ressentait quand même les influences classiques de ma musique.

Euskobizia : Comment en es-tu venu à la musique ?

Kevin Codfert : J’ai commencé le piano très jeune, à l’âge de 5 ans, au conservatoire de Salon de Provence, où j’habite. Cela a duré jusqu’à mes 15 ans, lorsque j’ai obtenu ma médaille d'or de fin d’études. Ce fut un parcours difficile vue la rigidité de la pédagogie des profs dans les conservatoires ! En plus, parallèlement, la mode était à l’époque au "True-Metal", et il était humiliant à l’époque d’avoir un clavier dans un groupe de Hard-Rock. C’est pour ça que pendant quelque mois, j' ai quasiment essayé de renier mes origine en apprenant la batterie, la guitare et la basse. Certainement d’ailleurs afin de mieux me faire intégrer au sein de mes amis musiciens…

 

De père en fils

Euskobizia : Qui t’a donné la fibre musicale et t’a fait découvrir le Metal ?
Kevin Codfert : ma mère (Nicole) est professeur d'économie et mon père (Jean-Luc) est directeur des ressources humaines chez Elf Atochem, mais tous deux sont fans inconditionnels de musique. Mon père était fan de Metal et de rock progressif dans les année 80 (Deep Purple, Yes, Rush, Pink Floyd et Marillion, pour ne citer qu’eux…). Et depuis que j’en fait, il se remet au goût du jour ! (rires) J’ai hérité de sa passion du Metal Progressif. On peut dire que c’est presque dans le sang ! 
Euskobizia : Dans le Rock comme le Metal, c’est quand même la Guitare électrique qui prime. Alors pourquoi avoir choisi le clavier ?
Kevin Codfert : A mon sens, le clavier permet -contrairement à d’autres instruments- de composer plus facilement. D’ailleurs, puisqu’on aborde le sujet, mon premier groupe en tant que compositeur s appelait "Melting preachers". J’avais 16 ans je crois. Ça a été une sorte de déclic : je m’exprimais enfin en tant que leader d’un groupe ! Nous avions même fait une démo, mais ce n’était pas vraiment mûr…Le groupe a duré deux ou trois ans et s’est séparé du jour au lendemain. Ensuite  il y a eu "Biomech Race". Ce fut une expérience inoubliable : les musiciens étaient bons, et les compositions commençaient à s’affiner. Malheureusement, je n'ai vite plus eu le temps de m’en occuper sérieusement, puisque la musique est devenue ma profession. Pourtant, il n’est pas dit que Biomech Race ne renaîtra pas : le groupe est en stand-by prolongé, mais dès que j’aurai du temps pour faire un album, je le ferais.

Euskobizia : Tu es intermittent du spectacle ?

Kevin Codfert : Oui. Outre des apparitions dans le groupe Cymoril, je joue chaque été dans un orchestre de variété nommé "Cocktail de Nuit" avec danseuses et cuivres. Nous sommes vingt sur scène, et nous avons environ 35 concert à notre actif.

Euskobizia : Et puis un jour tu as rencontré Stéphan Forté, leader du groupe Adagio, et déjà auteur d’un premier album "Sanctus Ignis", au succès que l’on sait…

Kevin Codfert : J’étais allé assister à un master-class de Stéphan, et je lui ai fait écouter une maquette en lui demandant s’il ne connaissait pas un groupe avec qui je pourrais jouer. Il m'a rappelé quelques semaines après en me disant : "ça y est je t’ai trouvé un groupe ! C’est Adagio !". J’ai halluciné car il m’invitait à rejoindre son propre combo ! J’ai eu du mal à y croire, même si j' attendais un truc comme ça depuis longtemps. On pourra toujours arguer que c’est une ascension rapide, mais j’avais quinze années de musique derrière moi, et je me sentais vraiment prêt à assumer ce challenge. 

Dans la cour des grands

Euskobizia : Comment cela se passe t-il avec Stéphan ? Te laisse t-il une marge de manœuvre dans les compositions et l’interprétation ?
Kevin Codfert : On va dire qu'il me laisse plus de marge sur l’interprétation, même si j'ai donné quelques idées sur le morceau intitulé "Next profundis". Mais je pense qu' il aime ma façon d’interpréter sa musique, puisqu’il me laisse de plus en plus de marge de manœuvre. Le tout est de ne pas sortir de l’esprit d’Adagio !
Euskobizia : Justement, la musique d’Adagio a évolué depuis le premier album. Correspond t-elle toujours à ce que tu recherchais initialement ?
Kevin Codfert : Je préfère cent fois le deuxième album. Pas parce que j’y ai collaboré, mais parce qu’il est plus mûr, plus déjanté, et surtout moins cliché. Stéphan a vraiment fait un énorme pas en avant avec ce deuxième opus.
Euskobizia : Selon Stéphan, qui commencerait déjà à avoir une idée précise de comment sonnera le troisième album, Adagio se rapprochera du courant extrême. Ca te conviendra toujours ?
Kevin Codfert : Oui, je trouve ça fun ! J’aime pas trop les groupes qui sortent dix albums qui se ressemblent tous… Il n'y a pas de recette toute faite dans la musique ! Par exemple, Sur Underworld, il y a une incursion vocale typée Black-Metal. C’est le chanteur d’Anorexia Nervosa qui s’en est chargé. On a fait ça par Internet : on lui a envoyé les passages musicaux où il devait crier, et lui nous a renvoyé les pistes de chant isolé. Le résultat fait vraiment peur ! (rires)
Euskobizia : Actuellement, tu es en phase de préparation de la tournée, avec onze dates prévues en France, mais aussi à l’étranger…
Kevin Codfert : Pour le moment, il est prévu que nous allions jouer un peu partout en Europe, mais aussi en Israël. Je pense que la tournée va nous permettre de nous rapprocher de notre public, de discuter avec les fans, mais aussi de s’amuser sur scène. J’espère surtout que nous allons assurer en concert et que de plus en plus de gens apprécieront notre musique.
Euskobizia : Adagio va jouer à Saint Armou le jour de la Saint Valentin... Une ultime preuve d'amour envers ton pays d'origine?
Kevin Codfert : (Rires), la coïncidence est frappante, c’est sûr. Et j'ai vraiment hâte de faire cet date avec les palois de "Manigance", et "Malédiction"!
Euskobizia : Une dernière pour la route, Adagio et Kevin Codfert, c'est pour la vie?
Kevin Codfert : Je n’aime pas les engagements à vie , mais c’est bien parti pour être le mariage du siècle! L'ambiance est excellente, même en ces heures de répétitions effrénées. on s’entend tous vraiment très bien , il y a une réelle complicité de tous les instant entre nous, que ce soit musicalement ou affectivement.

Propos recueillis par E.H.BOYER


Actualité

Adagio sort son deuxième album "Underworld" aujourd’hui, lundi 29 septembre chez NTS-Wagram. Un album toujours dans la veine Heavy-Metal symphonique, mais beaucoup plus sombre, ambiant et original que le premier opus. Pour en savoir plus sur les groupes de Kévin, les internautes curieux peuvent consulter les sites www.adagio-online.com et www.cocktaildenuit.com .

 
Le groupe Adagio, emmené par le guitariste/auteur/compositeur Stéphan Forté (à gauche) et où officie Kévin Codfert, est promis à un avenir grandiose

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Published by E.H.BOYER - dans PRESSE ECRITE
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25 janvier 2006 3 25 /01 /janvier /2006 14:46

Pourquoi faire figurer la Charte d'Euskobizia (http://www.euskobizia.com) sur ce blog personnel? Tout simplement parce qu'elle correspond parfaitement à mon code de déontologie personnel. Mieux qu'une lettre de motivation (que je compte écrire de toute façon...), ce texte est une vraie profession de foi.

LA CHARTE D'EUSKOBIZIA

Avertissement : cette Charte, qui exprime les dix commandements essentiels du correspondant d'Euskobizia, s'inspire librement de la charte du journaliste adoptée en 1918 par le syndicat national des journalistes et révisée en 1938, ainsi que de la Charte de Munich de 1971.

1) Le correspondant d'EUSKOBIZIA écrit ses propres articles et utilise ses propres photos pour les illustrer. Il peut écrire sur les sujets de son choix (à partir du moment où il traite de près ou de loin des basques, des amis des basques ou du pays basque, etc.), avec le ton et la sensibilité qui lui sont propres, dans le respect de la présente Charte.

2) Il ne commet aucun plagiat, cite les confrères dont il reproduit un texte ou une photo quelconque.

3) Il prend la responsabilité de ses écrits, même anonymes, et s'oblige à rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte.

4) Il rejette la calomnie, la diffamation, les accusations sans preuves, l'altération des documents, la déformation des faits et le mensonge, et s'oblige à respecter la vie privée des personnes.

5) Il s'interdit d'invoquer un titre ou une qualité imaginaires, d'user de moyens déloyaux pour obtenir une information ou surprendre la bonne foi de quiconque. (Il lui sera toutefois délivré une carte personnelle de correspondant aux couleurs d'EUSKOBIZIA afin d'officialiser son statut et de simplifier ses prises de contact).

6) Il garde le secret professionnel, et ne divulgue pas la source des informations obtenues confidentiellement. (Article 56 de la Loi -dite Loi Vauzelle- du 4 janvier 1993 qui modifie l'article 109 du code de procédure pénale : "Tout journaliste entendu comme témoin sur des informations recueillies dans l'exercice de son activité, est libre de ne pas en révéler l'origine.")

7) Il revendique la liberté de publier honnêtement ses informations, tient le scrupule et le souci de justice pour règles premières, ne confond pas son rôle avec celui du policier ou celui d'un quelconque "vengeur masqué" et se garde de toute forme de propagande idéologique.

8) S'il existe un service commercial au sein du journal, le correspondant d'EUSKOBIZIA ne confond pas non plus le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste; et n'accepte aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs. Dans le même ordre d'idée, il ne reçoit jamais un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d'une information.

9) Le correspondant d'EUSKOBIZIA ne peut être contraint à accomplir un acte journalistique ou à exprimer une opinion qui serait contraire à sa conviction ou sa conscience. Inversement, EUSKOBIZIA se réserve le droit de publier ou non un article qui entrerait en conflit avec la présente Charte qui constitue sa ligne éditoriale.

10) Enfin, de par le caractère bénévole de son action, il refuse toute pression (interne comme externe), et n'est pas soumis à une quelconque obligation de rendement, ni à aucun lien de subordination envers les responsables de la rédaction.

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22 janvier 2006 7 22 /01 /janvier /2006 18:43

Dans cette rubrique intitulée "Presse Radio", vous trouverez un peu de tout datant de cette époque de ma vie : du rédigé, de l'audio, quelques jingles pour le fun...
Pendant quatre années, d'octobre 2000 à octobre 2004, j'ai été animateur radio bénévole sur la radio francophone mauléonaise Mendililia, à Mauléon. Mon émission attitrée se déroulait chaque samedi soir, de 19 heures à 21 heures (et des poussières), et s'appelait Metalstase, les nuits du Rock. Comme son nom l'indique, c'était une émission musicale toute en finesse, avec des chroniques d'albums, des compte rendus de concerts, et des paquets d'interviews (en français ou en anglais, selon) de groupe locaux comme de grands noms du Metal. Pour n'en citer que quelques-uns : Gojira, Killers, Devin Townsend, Edguy, Evergrey, Udo, Primal Fear, Silent Force, Kamelot, Watcha, Adagio, etc.
Au fur et à mesure, je me suis mis à faire quelques interviews plus locales, mais hors cadre musical : un peintre, un conseiller municipal, etc. J'ai même fait une émission (malheureusement unique) avec un concept original et de bons sujets, intitulée "Une Garbure, Deux Cafés, et l'Addition" avec un autre animateur bénévole.
Quelquepart, c'est parce que Radio Mendililia a bien voulu me donner ma chance que je suis là où j'en suis. Je leur en suis reconnaissant, même si la vie a fait qu'un jour  j'ai dû faire un choix de raison, et tout arrêter.

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22 janvier 2006 7 22 /01 /janvier /2006 18:24

METALSTASE 17

Compte rendu de concert le Samedi 03/3/2001

Concert SACRED STEEL, CHILDREN OF BODOM, et PRIMAL FEAR du 26/02/2001 au BIKINI à toulouse :

Introduction :

C'est au bout de trois heures de voiture, épuisés mais ravis, que nous arrivons enfin à Toulouse. Philippe, Claude et moi même piaffons d'impatience à l'idée d'assister au concert de ce soir réunissant SACRED STEEL, CHILDREN OF BODOM, et PRIMAL FEAR sur la même scène du BIKINI. Après avoir repéré les lieux (le BIKINI se trouve à la sortie de Toulouse sur les bords de la Garonne), nous nous mettons en quête d'un endroit pour bouffer avant le concert... Toulouse, la ville rose, nous a beaucoup déçu sur ce coup là : un froid glacial à se geler les cacahouètes et surtout, pas un troquet décent d'ouvert le Lundi! Il faut dire que nous ne sommes pas tombés sur le bon quartier, mais ça reste tout de même décevant! On a fini par dénicher un pub irlandais au beau milieu de nulle-part, et après avoir englouti nos Kilkennys, pissé un coup et réintégré la voiture, nous sommes repartis vers le BIKINI à la recherche d'une hypothétique pizzeria restée ouverte, que nous avons fini par trouver à 8 km de la salle dans un village dortoir désert et glauque! On se serait cru dans les X-FILES!!! Au moins, on saura où manger si on revient au BIKINI un jour...

SACRED STEEL

Le groupe de Stuttgart est déjà sur scène depuis quelques minutes lorsque nous pénétrons dans la salle ou 400 personnes, visiblement amateurs de ce style musical -un True-métal résolument "germanique"  et basique sans une once d'originalité- se préparent psychologiquement à affronter ce qui suit. Le son est proprement immonde, extrêmement saturé, à la limite de l'audible, et en plus, le chant est largement sous-mixé : et pour cause, le chanteur, bien que fort sympathique au demeurant, à une voix de vieille chaussette mouillée! Si le son est pourri, au moins peut on se régaler de l'image qui vaut son pesant de cacahouètes. Le look du groupe est assez poilant : le chanteur, crâne rasé, barbichette et lunettes de soleil pourrait poser pour le sosie-caricature de ROB HALFORD, surtout avec ses tatouages et ses bracelets à clous qui bardent son corps comme un rôti de boeuf, exhibant une bedaine velue qui doit déjà abriter quelques pintes de cette bonne vieille bière allemande! Beuglant des borborygmes ineptes sensés accompagner le chant, un  bassiste obèse fait vibrer les murs de la salle en charcutant son instrument au gré de la frappe assourdissante du batteur. Je ne parle même pas des deux guitaristes, puisqu'en dehors d'une présence scénique évidente, on ne pouvait absolument pas distinguer leur jeux du brouhaha général. Agrémenté d'un light-show insignifiant, le sommet du ridicule a été atteint lorsque le chanteur, brandissant à bout de bras une épée gothique à la Conan-le-barbare visiblement très lourde, se met à balancer à tue tête des lignes vocales mi-hurlées, mi-voix death, achevant de nous crever les tympans pour le reste de la soirée! Il faut dire qu'à leur décharge, les SACRED STEEL n'ont pas vraiment pu nous donner la pleine mesure de leur talent en passant en premier avec un set ne dépassant pas la demi-heure, et un technicien du son foutable à la porte! Et le pire, les enfants, c'est qu'à la radio, on n'a pas un seul morceau (ni live, ni studio) de ce groupe de True-metal allemand à vous faire écouter, histoire que vous vous fassiez votre propre idée!

C'est donc avec un certain soulagement que nous accueillons le quart d'heure d'entracte qui suit, le temps pour moi de discuter le bout de gras avec Stéphane LABORDE (dit "Rodger") bassiste et leader du groupe de Heavy-metal Palois STORMBLAST, et Pascal DAVANT (dit "La Huche") sonorisateur d'OKPLOÏDE et leader d'un autre groupe Palois (plutôt Hardcore oldschool) du nom de SELDON, venus spécialement pour PRIMAL FEAR; et le temps pour CHILDREN OF BODOM, attendu comme le messie ce soir là, de se préparer à affronter le public qui commence déjà à scander "Children, Children..."

CHILDREN OF BODOM

Le groupe apparaît dans une ambiance sombre et enfumée, comme émergeant des flots noirs, glauques  et stagnants du lac BODOM, à travers une brume pénétrante et glaciale, une nuit de pleine lune. La musique d'introduction, carrément flippante achève de compléter ce fantastique et macabre tableau! Alexi LAIHO, guitar-hero extraordinaire âgé de 21 ans seulement et lead-singer du groupe accueille le public hystérique en tirant royalement une langue impudique d'au moins quinze centimètres (ce sera d'ailleurs son gimmick de la soirée!!!). La salle commence alors à se déchaîner littéralement alors que, tout en rugissant, il se met à branler le manche de sa JACKSON comme un Dieu! Le son est parfait, malgré un tout petit problème de retour pour Alexi, réglé en deux secondes! Les fans survoltés arborant tee-shirts à l'effigie du groupe et autre accoutrements hétéroclites ne dépareillent pas à l'ambiance très "black-metal"! (je revois l'image fugitive d'une nymphette tatouée et percée en minijupe, soutien-gorge et grandes bottes en cuir cloutés, portant en guise de cache-nibards une armure d'orque avec les épaulettes en plastique noir,  et laissant traîner sur son passage les relents d'un parfum entêtant rappelant celui du coin des bêtes sauvages au zoo! On en rêverait la nuit!!!) 
Head-banging obligatoire, et quelques fous-furieux en transe et hystériques s'essayent même au stage-diving et sont portés triomphalement à bout de bras pendant tout le concert par la foule complaisante! Ca c'est la rock n'roll attitude! Je profite de ce que tout le monde est bien occupé pour zieuter l'assistance, à la recherche de Kimberly GOSS, la jolie petite amie asiatique d'Alexi (elle est aussi accessoirement chanteuse et leader du groupe SINERGY à ses heures), mais non, là, pas de Kim dans la salle! RHHHAAA, dommage! 
On assiste à des duels guitare/claviers assez impressionnants dans un registre toujours assez death-metal mélodique où presque la totalité du génial dernier album "follow the reaper" (que je vous conseille au passage) y passe, et notamment les excellents "hate me, bodom after midnight" et bien sûr le titre éponyme "follow the reaper", sans oublier le superbe "mask of sanity" qui en version live et dans cette ambiance rock n'roll déjantée à souhait m'a presque fait voir Dieu, le temps du morceau!
On a du mal à croire qu'une voix aussi puissante que criarde puisse sortir d'un tout petit bonhomme comme Alexi! Quelle endurance, quel artiste!

Même si au départ, le light-show n'est pas transcendant (c'est mieux vers la fin du concert), on retiendra au final, un souvenir très agréable d'un concert succulent et époustouflant, quoi qu'un poil trop court peut-être? Et dire que j'ai raté le concert à BERGARRA! Vivement qu'ils repassent! Pendant l'entracte, qui a duré cette fois près d'une demi-heure (installation du décor de PRIMAL FEAR oblige), je me suis rendu au stand "marketing" des groupes, pris d'assaut par les fans en pleine frénésie d'achats où j'ai pu interviewer le chanteur de SACRED STEEL (tout en essayant de rester très "diplomate") qui m'a assuré que tourner avec CHILDREN et PRIMAL FEAR était un grand plaisir, et qu'ils partageait le tour-bus d'Alexi, qui est un type très simple et très sympa! En voilà une bonne nouvelle!

PRIMAL FEAR 

L'ami Philippe et l'ami Claude, tous deux grands fans de true-metal devant l'éternel sont venus tout spécialement pour ce groupe allemand fortement influencé par le courant New-Wave-Of-British-Heavy Metal et en particulier par JUDAS PRIEST période Halford. Le début du concert promet déjà : on a l'impression que ce n'est pas le même public qui assiste à cette partie du concert : celui-ci semble plus euh... posé, mature, voire plus adulte sans vouloir être péjoratif, que le public de CHILDREN OF BODOM! Mais ce n'est sans doute qu'une impression... Je ne suis pas très objectif là! 
Le décor est planté : deux panneaux au premier plan de la scène représentant des champignons atomiques (le troisième et dernier album de PRIMAL FEAR s'appelle "Nuclear fire") laissent présager ce qui nous attend... 
Le groupe nous accueille avec un gros flash lumineux qui nous aveugle le temps qu'apparaisse le chanteur Ralph Scheepers, immense, imposant et surtout, salement baraqué! Le genre de type qui ferait peur à un gang de ch'tites mémés dans le métro à trois heures du matin! (Entre nous, qu'est-ce qu'elles pourraient bien foutre dans le métro à cet heure là? En plus, c'est fermé la nuit! Ce serait bien chercher le bâton pour se faire mettre!)  Le son est parfait là aussi. Le set de PRIMAL FEAR débute avec "Angel in black" et finira par "Angel in black"! Y se sont pas trop foulés, dites-vous? Mais si, au contraire; des tubes monstrueux en passant par une inévitable et non moins excellente reprise de JUDAS PRIEST "you've got another thing coming", aux puissants morceaux  du dernier album  comme "Fight the fire", PRIMAL FEAR s'est donné à fond à son public ce soir là! Il faut le voir pour le croire, l'énorme Ralph arpente la scène de long en large, micro à deux mains, en véritable émule du grand Rob; en deux pas et demi il franchit l'espace d'une coulisse à l'autre, scandant de sa voix sur-aigüe les premiers mots de la chanson "frère Jacques", nous invectivant à chanter à sa suite!
L
e light-show est époustouflant : des lasers aux quatre coins de la scène n'en finissent pas de projeter des lames de scie circulaire lumineuses dans la foule héberluée et sur les murs. Entre trois ou quatre malabars tatoués head-bangans à tout va, j'aperçois Philippe, bouche bée et quasiment en transe, qui ose le pied qui tape sur le sol; et  plus loin, Claude lui, semble tétanisé, comme pris d'une subite et glaciale envie de chier! Voilà à quoi ça ressemble quand on apprécie un concert à sa juste valeur!
(je me moque, mais je n'ose à peine imaginer la tronche que je tirais face à CHILDREN OF BODOM une demi-heure plus tôt!)

La salle du BIKINI se transforme en clip-vidéo grandeur nature avec des couleurs psychédéliques qui virevoltent au gré des morceaux que le groupe enchaîne de manière très chaleureuse et professionnelle. Les deux guitariste se livrent à des joutes musicales de très haut niveau, tandis que le célèbre bassiste Matt Sinner accompagne Ralf Scheepers de sa voix grâve et puissante. Aux trois-quart du set, les musiciens s'auto-présentent, et chacun y va de sa prouesse technique ou mélodique au choix. Seul le nouveau et jeune guitariste Henny Wolter, avec son physique de jeune premier du Rock n'roll emprunté à Jon BON JOVI nous a laissé de glace avec son ridicule erzatz de solo provocateur... Il n'en reste pas moins que PRIMAL FEAR a refait ses preuves ce soir, avec ce line-up soudé, et techniquement comme musicalement irréprochable! Et même si ça sent le JUDAS PRIEST à plein pif, PRIMAL FEAR n'a rien à leur envier... Un grand groupe de true-heavy-metal à suivre assurément!

Conclusion : 

Il est minuit et quart lorsqu'on regagne la voiture après avoir vainement tenté de rencontrer Alexi LAIHO près de son tour-bus déjà assailli par les fans! Philippe s'est entre temps offert un tee-shirt de PRIMAL FEAR assez cocasse avec sur le devant la pochette de "Nuclear fire" et au dos, une photo assez rigolote du groupe posant dans des postures rappelant celles des Biomen! Bah, ça aurait pu être pire, ils auraient pu se la jouer Chippendales ou se déguiser en Casimirs! Le retour est plus rapide que l'aller quoique laborieux : je luttais contre une irrépressible envie de dormir. Philippe et Claude, eux, ne luttaient plus! Vivement le prochain concert, qu'on s'éclate encore!

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21 janvier 2006 6 21 /01 /janvier /2006 18:08


Des nuées d’étourneaux envahissent le ciel bas-souletin chaque soir. Le pourquoi du comment...

Depuis quelques mois, mais invariablement chaque soir, quelques minutes avant le coucher du soleil, tournoient dans le ciel mauléonais des nuées de milliers -voire de millions- d’étourneaux. Et ce n’est pas un grossier trucage pour un remake du célèbre film d’Alfred Hitchcock ! Ces curieux volatiles exécutent un étrange ballet polymorphe dont l’épicentre se situe au dessus de la zone industrielle, pour s’engouffrer soudainement dans un grand "Wraouff !" en plein cœur d’une bambouseraie touffue en bordure de la propriété Gorre. D’abord par petits paquets venant du nord, puis en une gigantesque volute plus ou moins dense et silencieuse (mis à part le bruit des battements d’ailes), les étourneaux se rassemblent et semblent même s’attendre pour le moment du coucher. "Il y en a toujours eu, de ces oiseaux, mais jamais autant", s’étonne Jean-Michel, un riverain. "Autrefois, il y avait d’immenses prés à la place des usines, et même une mare sur l’emplacement de la carrosserie Erriguible-Lamarque, près du rond point. J’y venais en catimini étant gosses. C’était un site magnifique ; la bambouseraie existait déjà, et abritait quantité d’animaux, et nos jeux d’enfants". Les spectacle est à ce point saisissant que de nombreuses familles cessent toute activité pour l’admirer. Les véhicules des amateurs se garent autour du rond point de la zone industrielle, d’où la vue est vraiment imprenable.

Les explications du spécialiste

Interloqué par la présence des volatiles -qui n’ont semble t-il pas de mal à supporter la rigueur hivernale- "Euskobizia" a enquêté auprès de Jean-Paul Urcun, permanent à l’association Organbidexka Col Libre. "Une partie de la population européenne des étourneaux sansonnets est sédentaire, mais il y a un apport conséquent d’oiseaux de provenances plus lointaines (Pays Baltes, Russie...). Une partie traverse les Pyrénées lors de sa migration, mais le plus gros reste au nord de la chaîne. Historiquement, les plus gros dortoirs (5 millions d’individus) étaient situés en Bretagne, dans les zones de pâturage, et près des maïs ensilage en air libre". Les souillures occasionnées sur ces derniers sont à l’origine d’énormes campagnes de destruction, mais qui ne sont pas venues à bout de l’étourneau, capable d’autoréguler sa population d’une année sur l’autre. "Cet oiseau a un rôle biologique très important", souligne le spécialiste, expliquant qu’il aurait sans doute suffit de mieux protéger les tas d’ensilage, plutôt que de traiter le volatile en nuisible. "Il se nourrit de fruits pourris, mais régule aussi les insectes, et notamment des chenilles, et de la larve de tipule (ce grand moustique que l’on nomme communément cousin - NDLR), extrêmement destructrice sur les racines de l’herbe de nos pâturages". Voilà pour la partie écologie !



Une stratégie de survie

Concernant le mode opératoire de ce petit oiseau très organisé, M. Urcun précise : "Ces tournoiements apparemment aléatoires dans le ciel et autour du lieu de dortoir sont caractéristiques d’une stratégie de leader, et de rassemblement du groupe afin d’échapper aux prédateurs. Dans la même optique, la bambouseraie de Mauléon offre au étourneaux un abri feuillu dont le moindre bruissement éveillera les guetteurs placés en périphérie". Autre subtilité, ces fameux guetteurs -qui ne dorment que d’un œil- permutent au cours de la nuit avec les oiseaux du centre, plus reposés, avec toujours ce soucis de minimiser les prélèvements par les prédateurs. L’homme n’a rien inventé en matière de tour de garde... Au petit matin, tout ce petit monde quitte quasi-simultanément le dortoir aussi vite qu’il l’a rejoint la veille au soir, à grande brassée d’air, et cap sur le nord. Puis au bout d’un moment, un délestage s’opère progressivement : de petites volées se désolidarisent du groupe pour la quête de la nourriture, afin d’occuper l’espace de façon optimale. Mais quoi qu’il en soit, les mauléonais pourront encore quelques temps admirer chaque soir les circonvolutions "extraterrestroïdes" de ces incroyables -et pourtant si communs- oiseaux.

E.H.BOYER
Article publié sur
www.euskobizia.com le 4 octobre 2004.

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21 janvier 2006 6 21 /01 /janvier /2006 18:03

Dans cette rubrique, judicieusement intitulée "Presse écrite", vous trouverez une sélection de ce que je considère comme mes meilleurs articles, publiés ou non. Ceci n'est bien entendu que le point de vue de l'auteur.

Je suis quelqu'un de relativement curieux. Tous (ou presque) les sujets m'intéressent, dès lors que je peux les traiter avec une approche humaine. J'aime particulièrement les portraits. Chaque être humain est unique en son genre, même si bien souvent, l'on feint de l'ignorer. Mon truc, c'est de montrer la face cachée, ou peu connue des gens qui nous entourent.
Mais j'aime aussi aborder des sujets nature, politiques, polémiques (ça j'aime encore plus); couvrir des concerts, depuis l'harmonie locale au groupe de Black-Metal Norvégien en tournée... Rien ne m'arrête, rien ne me fait peur. A part peut-être les sports collectifs, que je fuis comme la peste... Et encore, si jamais je n'ai pas le choix, je trouve toujours un angle qui me permet de ne pas trop passer pour un inculte!

Bref, J'espère que vous prendrez autant de plaisir à lire ces quelques paragraphes, que j'en ai pris à les rédiger! Bonne lecture, et n'hésitez pas à donner votre avis.

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20 janvier 2006 5 20 /01 /janvier /2006 20:22

fabrication du GREUIL (breuil, brousse, brotcho...)

  

 - récupérer le petit-lait issu de la fabrication du fromage,
- le faire chauffer à plein feu afin de faire remonter la crème,
- éteindre le feu aprés l'apparition de la 1ère grosse bulle, lorsque la crème présente une large fissure en son milieu,
- ramasser toute la crème dans le chaudron (il ne reste plus alors que du lactosérum presque translucide que vous pouvez jeter) au moyen d'une passoire à petit tamis et la déposer dans un récipient,
- battre la crème jusqu'à obtenir un liquide blanc trés fluide,
- avec une serviette de table propre, fabriquer une sorte de balluchon qu'on suspendra au dessus d'un évier pendant 12 à 20 heures, aprés y avoir coulé la crème liquide.
- le lendemain, ramasser avec une cuillère et disposer dans une coupelle à dessert.

Le greuil se consomme avec modération (éviter de le consommer le soir avant le coucher car trés indigeste), nature (pour ceux qui ont l'estomac bien accroché...), avec du sucre, du miel ou de la confiture, certains le consomment même salé!

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20 janvier 2006 5 20 /01 /janvier /2006 20:04

Pendant une partie de ma vie, (3 ans et demi en fait), j'ai tenté le retour à la nature. A la manière des ex soixante-huitards attardés, j'ai quitté la ville pour la campagne, afin de devenir berger. J'ai l'air ironique, comme ça, mais je vous assure que je ne regrette rien! Si je n'étais pas passé par cette étape, je ne serais pas ce que je suis aujourd'hui, (c'est à dire bien peu de choses en vérité, mais quand même plus proche que jamais de ce que j'ai toujours voulu être.) J'ai appris à guider un troupeau de brebis, et à faire du fromage. Cet article, c'est pour que ma recette (pompée sur les bergers béarnais) ne se perde pas dans les flux et reflux des futures générations de citadins. Ma méthode écrite a fait ses preuves avec d'indécrottables charentais. A vous de vous y essayer!

FROMAGE TYPE "TOMME BEARNAISE" (1 Kg)     

LE MATERIEL : (toujours propre et lavé uniquement à l'eau chaude.) 

- un récipient supportant la flamme (fait-tout, cocotte, chaudron) contenant plus de 10 litres,

- un tranche-caillé (grand fouet),

- un thermomètre alimentaire,

- une seringue (mentionnant les ml ou les cc) et une aiguille,

- un ou plusieurs moules (boite de fromage blanc de 1 Kg dans lequel on aura au préalable fait des trous sur toute sa surface),

- de la présure liquide (au moins 5 cc pour un fromage de vache de 1 Kg),

- une dizaine de rayons de vélo trés fins (dont on aura pris soin de couper le pas de vis au préalable),

- un torchon propre,

- 10 litres de lait de vache cru (et frais si possible...) ou 5 litres de lait de brebis.

  L'EMPRESURAGE :

 

 C'est l'opération qui permet le "caillage" du lait. Le lait passe donc de l'état liquide à un état semi-solide gélifié, il devient une sorte de gros yaourt.
- faire chauffer le lait jusqu'à atteindre la température de 30°C,
- couper le gaz (à 30° pile, ce geste est essentiel),
- injecter la présure (2 cc/10 litres de lait de brebis, 5 cc/ 10 litres de lait de vache) au moyen de la seringue et mélanger le tout 30 secondes,
- recouvrir le chaudron du torchon propre et laisser agir pendant 1 heure. 

LE TRANCHAGE :

Cette opération permet d'arrêter le caillage du "yaourt" et de commencer la séparation des grains de caillé et du petit lait.
- trancher le "yaourt" au moyen du "tranche-caillé" en commençant par y dessiner une étoile, puis une autre superposée, puis en effectuant de lents mouvements de droite à gauche puis de haut en bas sur toute la surface et bien au fond du chaudron,
- répéter l'opération jusqu'à obtenir des petits morceaux de caillé de la taille de grains de maïs.

LE BRASSAGE :
 
 

 C'est l'opération qui permet de séparer totalement les grains de caillé du petit lait, et donc de fabriquer les composantes du futur fromage.
- rallumer le gaz à feu moyen (il faut en théorie que le contenu du chaudron atteigne les 40°C en au moins 10 minutes),
- plonger la main dans le fond du chaudron (cela évite à la mixture d'attacher au récipient) et brasser en de longs et lents mouvements circulaires en partant du milieu du chaudron jusqu'aux bords et revenant vers le milieu jusqu'à atteindre 40°C, (vous sentez les morceaux de caillé durcir entre vos doigts et vous constatez la nette apparition d'un liquide jaunâtre : le petit-lait.)
- 40°C : couper le gaz, 
-
continuer le brassage une dizaine de minutes. 
- laisser reposer 30 secondes.

 

 LE RAMASSAGE :

Il y a 2 méthodes de ramassage :  

 

  a) la méthode rapide (assez salissante, pertes de grains de caillé plus fréquente) qui consiste en un ramassage en vrac à la main des grains de caillé que l'on met dans le moule aprés seulement 30 secondes de repos.

b) la méthode lente, ou méthode dite"magique" car c'est l'opération la plus délicate puique effectuée sous l'opacité du petit-lait, mais aussi la plus méritoire si on la réussit. Dans ce cas là, il faut attendre une dizaine de minutes aprés le  brassage que les grains de caillé reposent au fond du chaudron et commencent à  fusionner légèrement.

Puis il faut faire preuve de patience et de douceur tout en ramassant la galette de fromage :

- il faut essayer de ramener le fromage vers soi jusqu'au milieu du chaudron et sans faire de plis (plis = mauvais fromage...) et répéter l'opération jusqu'à obtenir un ballon de rugby ou un ballon de foot.

- se munir du moule et, toujours dans le petit lait, introduire dans le moule la boule de fromage parfaitement ronde, lisse et à laquelle vous aurez donné auparavant la forme et la taille approximative du moule.  

ATTENTION, cette deuxième méthode nécessite un minimum d'assurance dans le métier de fabrication fromagère : il arrive même parfois qu'un vieux berger ayant 50 ans de métier rate son fromage par manque de concentration. Il faut se dire que le fromage que l'on fait, réussi ou non, est le reflet de l'état d'esprit du fabriquant.


L'EGOUTTAGE :

Il s'agit là de finir l'évacuation du petit-lait resté dans le fromage lors du ramassage. Là aussi, il y a deux méthodes : 

 

a) le système de la presse, qui consiste à placer un couvercle au dessus du fromage dans le moule et d'y poser un poids de 1 à 2 kilos, aprés avoir pressé le fromage 2 ou 3 fois sur ses deux faces. Penser à retourner le fromage dans le moule toutes les 2 heures afin que le petit-lait s'égoutte bien et que le fromage soit plus équilibré.

b) le piquage
: aprés avoir pressé dans le moule 2 ou 3 fois le fromage sur ses 2 faces, piquer ce dernier (de part en part et toujours dans le moule) afin de faire des drains que l'on pressera par la suite pour évacuer le petit-lait. Répéter l'opération sur les deux faces jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de petit-lait apparent; le fromage devient plus dur à piquer. Retourner le fromage dans le moule toutes les 2 heures.

Quoi qu'il en soit, il faut laisser le fromage finir de s'égoutter tout seul pendant 24 heures.

LE SALAGE :

 

Deux méthodes de salage, là encore :  

a) le salage au gros sel, qui consiste à frotter le fromage avec du gros sel sur toute sa surface pendant quelques minutes, puis de le laisser reposer 12 heures avec 2 à 3 mlm de sel sur la face apparente, puis de le retourner et effectuer la même opération sur l'autre face en laissant reposer 12 heures de plus, soient 24 heures pour un fromage de 1kg...


b) le salage en saumure
: méthode nécessitant moins de manutention et permettant de préserver ses mains. Il faut préparer deux jours à l'avance (pour que le sel fonde) un récipient rempli d'eau salée à hauteur de 40% de sel, et 60% d'eau et y immerger le fromage (sorti de son moule, bien sûr!) pendant 24 heures.


L'AFFINAGE :

Cette opération qui s'effectue sur le long terme (entre 1 mois et 1 mois et demi) permet d'amener le fromage à sa maturité jusqu'à sa consommation. Là aussi, il y a deux méthodes d'affinage :

 

a) l'affinage à sec, qui comme son nom l'indique, va donner un fromage sec, fort et cassant (comme le fromage Basque).
- installer le fromage sur une planchette en pin dans un lieu frais et relativement humide (95% HR pour 15°C) comme une cave à vin.
- retourner le fromage tous les jours. 
- frotter (sans exagérer) le fromage tous les jours et sur toute sa surface avec un filet de sac à patates propre et sec.
Le fromage va peu à peu prendre une teinte jaunâtre et la croûte va se former.

b) l'affinage dit humide :
qui, comme son nom l'indique, permet d'obtenir un fromage à pâte plus molle et plus fraîche (comme les fromages Béarnais).
- mêmes manipulations que pour la 1ère méthode,  en ce qui concerne le lieu de conservation et le milieu, et le retournement quotidien du fromage.
- frotter le fromage tous les jours (le 1er mois) avec un chiffon propre au préalable trempé dans de l'eau salée, puis le ou les mois suivants, revenir à la 1ère méthode. Le fromage va peu à peu prendre une teinte ocre orangée, et la croûte sera plus moelleuse et plus visqueuse que dans le cas de la 1ère méthode.

 

B   O   N        A   P   P   E   T   I   T       !   !   !

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19 janvier 2006 4 19 /01 /janvier /2006 22:53

Les frais du CLP sont les sommes perçues dans le cadre de son travail en tant que frais de fonctionnement.
On compte dans ces frais le téléphone, l'abonnement Internet, les timbres, le kilométrage effectué dans le cadre du travail, éventuellement les fournitures de bureau, et même parfois le matériel informatique (et tout ce qui s'y rapporte), ou encore l'appareil photo, etc. (ceci sous réserve que la société qui vous emploie l'ait prévu au départ avec vous...).

On l'a vu en article "honoraire" Les émoluments perçus par le CLP sont peu élevés, il est donc normal qu'il soit défrayé pour toute dépense concernant son travail.
Il arrive que frais et honoraires soient comptés ensembles par l'agence qui vous emploie, mais c'est tout de même de plus en plus rare. Et ce n'est pas gênant pour un correspondant local de presse dont les revenus globaux sont faibles. En revanche, lorsque vous êtes un gros correspondant, ce serait même une façon de faire absolument illégale, voire criminelle. Je m'explique : Lors de la déclaration d'impôts, frais et honoraires sont ajoutés. 37% du montant total est ensuite déduit (montant qui est sensé correspondre au total des frais selon le Fisc). Reste un bénéfice non commercial net qui sera pris en compte pour votre imposition. Jusque là, tout est clair. Seulement si votre agence ne sépare pas les sommes lorsqu'elle les déclare à l'URSSAF (je rappelle qu'elle soumise à déclaration de par la loi si les honoraires du correspondant dépassent le plafond des 15% de la sécurité sociale, ce qui fait peu ou prou 2400 francs par mois) votre total d'honoraires sera beaucoup plus important qu'il ne devrait l'être. Or -et fort heureusement- les frais ne sont pas inclus dans le calcul des cotisation URSSAF, retraite, et maladie...

J'évoquais dans divers articles précédents le fait que certains CLP n'hésitaient pas à réduire leurs honoraires pour mieux gonfler leurs frais, et ainsi échapper aux cotisations. Ceci bien souvent avec la complicité des agences. Ne vous y risquez pas : c'est un mauvais calcul. Vous pourriez échapper à l'Urssaf, mais le Fisc verrait très vite la supercherie, et vous y perdririez au final. On est très vite aux 37%, pour peu que le territoire à couvrir soit large...

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19 janvier 2006 4 19 /01 /janvier /2006 20:09

Si vous êtes tombés sur ce site, c'est que vous recherchiez de la documentation sur ce dur métier qu'est celui du correspondant local de presse. Vous remarquerez au passage combien il est difficile d'obtenir des renseignements dignes de ce nom à ce sujet sur Internet. Ni les professionnels de la comptabilité, ni les services de l'état -que vous serez peut-être amené à rencontrer- ni même vos employeurs ne seront capables de vous donner des précisions exactes quant à certains points d'ordre légaux, ou fiscaux. A croire que tout est fait pour laisser les gens croupir dans l'ignorance...

Correspondant local de presse, ça ne s'invente pas!
Lorsque vous aurez parcouru ce site (qui ne détient pas la vérité absolue , loin s'en faut, mais tend à s'en approcher tout de même au plus près), vous aurez une idée un peu plus nette de ce qu'est réellement cette profession (car ça en devient une à un certain niveau).

Que vous ayez planifié de devenir correspondant local de presse, ou que vous soyez simple lecteur de journaux, ce que vous trouverez dans cette rubrique vous aidera à comprendre ce qui vous attend si vous acceptez cette tâche (qui peut vite devenir ingrate), ainsi qu'à mieux cerner les difficultés rencontrées par ces hommes et ces femmes que l'on persiste à appeler "journalistes", alors qu'ils n'en sont pas aux yeux de la loi, encore moins à ceux de leurs employeurs...
Pour devenir correspondant local de presse, point n'est besoin de bagage universitaire ni même de QI démesuré. Un simple Baccalauréat (pas obligatoire, mais ça fait toujours bien de mentionner un diplôme général, même inutile...), de bonnes facultés d'expression écrite, une pincée de culture générale et une maîtrise sommaire de la photo numérique peuvent suffir. Si en plus vous avez déjà eu l'occasion de vous exprimer régulièrement dans le journal de l'école, ou celui de la paroisse locale, vous êtes l'homme (ou la femme) de la situation! Un book texte et photos peut également jouer en votre faveur.
Si votre profil réunit ces quelques qualités de base, alors vous pouvez répondre à l'annonce parue dans votre quotidien régional préféré. Ce dernier, quel qu'il soit (et paradoxalement en cette période de crise profonde de la presse écrite), peut aussi se montrer un peu plus exigeant en matière de recrutement. On a récemment vu un grand quotidien régional ajouter dans ses désidératas le fait de posséder un ordinateur, une connexion Internet, ainsi qu'un appareil photo numérique... Un bon ouvrier a toujours de bons outils, cela va de soi. Ou alors il est toujours temps d'investir!

 

Mais attendez... Le pire est à venir, comme le prouve la délicieuse annonce ci-dessous récoltée sur le site du journal Sud-Ouest le vendredi 27 août 2004 (Par ailleurs -et de manière absolument fortuite- le jour de mon anniversaire! Comme quoi, le destin....)

 "JEUNES REPORTERS. -- Vous avez envie de publier vos articles dans Sud-Ouest, permettant ainsi à vos camarades de recevoir gratuitement le journal dans lequel vos productions figurent ? Il vous suffit simplement de demander l'accord et le soutien d'un de vos professeurs et de nous envoyer vos écris.
Devenez "jeunes reporters"
Vous êtes collégiens ou lycéens ? Vous pouvez désormais publier vos articles dans le journal Sud-Ouest !
Pour cela, envoyez-nous vos productions à l'adresse suivante :
jp.spirlet@sudouest.com

N'oubliez pas de préciser :
Votre nom, votre prénom, l'adresse de votre établissement scolaire, ainsi que le nom du professeur ou documentaliste responsable".

Comme il le demande lui même, je vous engage fortement à envoyer vos commentaires à l'adresse indiquée par ce charmant bienfaiteur de l'humanité...

L'agence que vous allez contacter va vous délimiter un secteur à couvrir, correspondant à une certaine "voilure" de la pagination du journal. (Si vous avez une page complète à fournir chaque jour, -ce qui correspond à une assez grande voilure- cela sous entend que votre secteur, s'il n'est assez large géographiquement parlant, est une cible commerciale privilégiée pour votre agence.) C'est cette voilure qui déterminera votre importance stratégique au sein de la société. Car n'oubliez jamais que vous avez affaire à des sociétés de presse dont le but, outre d'écraser la concurrence, est de vendre, et donc de faire un maximum de profit...
Sachez enfin que la profession de correspondant local de presse ne peut en l'état actuel des choses absolument pas se concevoir comme un travail seul à temps plein : si vous écrivez peu, vous mangerez des nouilles à l'eau car la rémunération est extrêmement faible pour le temps passé (entre la collecte de l'information et sa rédaction). Si vous écrivez beaucoup, vous mangerez aussi des nouilles à l'eau car vous travaillerez comme un forcené (plus de 10 heures par jour), Il n'est même pas sûr que vous touchiez l'intégralité des honoraires facturées (puisque les rédactions n'ont qu'un budget correspondant très restreint), et pour finir, l'état vous reprendra 51% de vos gains par divers biais, sans compter les impôts sur le revenu! Vous constaterez vite que la quantité d'information que vous pourrez produire peut assez vite devenir l'instrument de votre perte.
Lorsque l'on est en âge de travailler, l'idéal est sans doute d'avoir à côté une profession à plein (ou 3/4) temps, et de couvrir un petit secteur. Le retraité, lui, aura en plus le temps de couvrir un secteur plus grand, et la possibilité matérielle de se montrer en tous lieux et toute circonstance. Sachez toutefois que point trop n'en faut : aussi plaisant soit ce métier, il ne faut jamais donner des habitudes aux gens, car tels des enfants gâtés, ils finissent invariablement par croire que tout leur est dû. Et puis, n'oubliez pas que Big Brother vous surveille...
Mais ne paniquez pas, l'avenir n'est pas si obscur. Vous en saurez plus en lisant les autres posts de cette rubrique!

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