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  • : Xiberoland - ex CLP64
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  • : Ce blog est celui d'un ex-correspondant local de presse des Pyrénées Atlantiques vivant en Soule, écrivaillon, gribouilleur et web-addict à ses heures. Mais surtout très casse-pieds...
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Un peu de pub perso...

 l'infection

"L'infection T1 : Contage",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

EN SOLDE! 9 euros, 378 pages, format 11.5x20

Le blog officiel du livre


Genre : roman fantastique

 

Résumé : Patrice est tombé amoureux de Mathilde, une jeune femme qui vient d'arriver en Soule. Lui est tout sauf un Don Juan, mais il a plus d'un tour dans son sac, malgré les apparences...
Il va contourner ses défauts rédhibitoires grâce à Internet. Mais il va vite apprendre que tout se paie, en ce bas- monde.
Rencontré dans un monde virtuel en trois dimensions, un génie digital exauceur de voeux va se charger de le lui rappeler, en l'entraînant dans une spirale cauchemardesque sans fin...


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 mauvais-berger

"Mauvais berger!",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

10 euros, 90 pages, format A5

Le blog officiel du livre


Genre : tranche de vie

 

Résumé : Afin de s'installer en tant que berger, Etienne suit une formation agricole qui le conduit à effectuer des stages dans l'exploitation d'un berger éleveur en estives, dans les Pyrénées.
Mais petit à petit, le rêve de notre héros "néo-rural" s'émiette : les conditions de vie dans la bergerie sans confort sont difficiles, et le travail harassant est nullement reconnu.
Mais tout ceci ne serait rien sans les brimades de... la bergère!

 

Ce qu'en dit la presse :

 

Journal du Pays Basque, 12 avril 2008 : "(...) le style descriptif et le langage parfois cru donnent un ton réaliste à ce récit sans concession".

SudOuest, le 17 avril 2008 : "(...) un texte illustré par l'auteur lui-même, plein d'humour et d'autodérision (...)".

 

La Rébublique des Pyrénées, le 24 avril 2008 : "Une tranche de vie où toute ressemblance avec des personnages et des faits ayant existés n'est pas fortuite..."

Magazine Vent d'Oc, septembre 2008 : "Une lecture qui se fait à la vitesse de la lumière, tant l'on veut savoir à quelle sauce sera mangé ce néo-rural!!!"


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DARK XIBEROA

 

22 janvier 2006 7 22 /01 /janvier /2006 18:43

Dans cette rubrique intitulée "Presse Radio", vous trouverez un peu de tout datant de cette époque de ma vie : du rédigé, de l'audio, quelques jingles pour le fun...
Pendant quatre années, d'octobre 2000 à octobre 2004, j'ai été animateur radio bénévole sur la radio francophone mauléonaise Mendililia, à Mauléon. Mon émission attitrée se déroulait chaque samedi soir, de 19 heures à 21 heures (et des poussières), et s'appelait Metalstase, les nuits du Rock. Comme son nom l'indique, c'était une émission musicale toute en finesse, avec des chroniques d'albums, des compte rendus de concerts, et des paquets d'interviews (en français ou en anglais, selon) de groupe locaux comme de grands noms du Metal. Pour n'en citer que quelques-uns : Gojira, Killers, Devin Townsend, Edguy, Evergrey, Udo, Primal Fear, Silent Force, Kamelot, Watcha, Adagio, etc.
Au fur et à mesure, je me suis mis à faire quelques interviews plus locales, mais hors cadre musical : un peintre, un conseiller municipal, etc. J'ai même fait une émission (malheureusement unique) avec un concept original et de bons sujets, intitulée "Une Garbure, Deux Cafés, et l'Addition" avec un autre animateur bénévole.
Quelquepart, c'est parce que Radio Mendililia a bien voulu me donner ma chance que je suis là où j'en suis. Je leur en suis reconnaissant, même si la vie a fait qu'un jour  j'ai dû faire un choix de raison, et tout arrêter.

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22 janvier 2006 7 22 /01 /janvier /2006 18:24

METALSTASE 17

Compte rendu de concert le Samedi 03/3/2001

Concert SACRED STEEL, CHILDREN OF BODOM, et PRIMAL FEAR du 26/02/2001 au BIKINI à toulouse :

Introduction :

C'est au bout de trois heures de voiture, épuisés mais ravis, que nous arrivons enfin à Toulouse. Philippe, Claude et moi même piaffons d'impatience à l'idée d'assister au concert de ce soir réunissant SACRED STEEL, CHILDREN OF BODOM, et PRIMAL FEAR sur la même scène du BIKINI. Après avoir repéré les lieux (le BIKINI se trouve à la sortie de Toulouse sur les bords de la Garonne), nous nous mettons en quête d'un endroit pour bouffer avant le concert... Toulouse, la ville rose, nous a beaucoup déçu sur ce coup là : un froid glacial à se geler les cacahouètes et surtout, pas un troquet décent d'ouvert le Lundi! Il faut dire que nous ne sommes pas tombés sur le bon quartier, mais ça reste tout de même décevant! On a fini par dénicher un pub irlandais au beau milieu de nulle-part, et après avoir englouti nos Kilkennys, pissé un coup et réintégré la voiture, nous sommes repartis vers le BIKINI à la recherche d'une hypothétique pizzeria restée ouverte, que nous avons fini par trouver à 8 km de la salle dans un village dortoir désert et glauque! On se serait cru dans les X-FILES!!! Au moins, on saura où manger si on revient au BIKINI un jour...

SACRED STEEL

Le groupe de Stuttgart est déjà sur scène depuis quelques minutes lorsque nous pénétrons dans la salle ou 400 personnes, visiblement amateurs de ce style musical -un True-métal résolument "germanique"  et basique sans une once d'originalité- se préparent psychologiquement à affronter ce qui suit. Le son est proprement immonde, extrêmement saturé, à la limite de l'audible, et en plus, le chant est largement sous-mixé : et pour cause, le chanteur, bien que fort sympathique au demeurant, à une voix de vieille chaussette mouillée! Si le son est pourri, au moins peut on se régaler de l'image qui vaut son pesant de cacahouètes. Le look du groupe est assez poilant : le chanteur, crâne rasé, barbichette et lunettes de soleil pourrait poser pour le sosie-caricature de ROB HALFORD, surtout avec ses tatouages et ses bracelets à clous qui bardent son corps comme un rôti de boeuf, exhibant une bedaine velue qui doit déjà abriter quelques pintes de cette bonne vieille bière allemande! Beuglant des borborygmes ineptes sensés accompagner le chant, un  bassiste obèse fait vibrer les murs de la salle en charcutant son instrument au gré de la frappe assourdissante du batteur. Je ne parle même pas des deux guitaristes, puisqu'en dehors d'une présence scénique évidente, on ne pouvait absolument pas distinguer leur jeux du brouhaha général. Agrémenté d'un light-show insignifiant, le sommet du ridicule a été atteint lorsque le chanteur, brandissant à bout de bras une épée gothique à la Conan-le-barbare visiblement très lourde, se met à balancer à tue tête des lignes vocales mi-hurlées, mi-voix death, achevant de nous crever les tympans pour le reste de la soirée! Il faut dire qu'à leur décharge, les SACRED STEEL n'ont pas vraiment pu nous donner la pleine mesure de leur talent en passant en premier avec un set ne dépassant pas la demi-heure, et un technicien du son foutable à la porte! Et le pire, les enfants, c'est qu'à la radio, on n'a pas un seul morceau (ni live, ni studio) de ce groupe de True-metal allemand à vous faire écouter, histoire que vous vous fassiez votre propre idée!

C'est donc avec un certain soulagement que nous accueillons le quart d'heure d'entracte qui suit, le temps pour moi de discuter le bout de gras avec Stéphane LABORDE (dit "Rodger") bassiste et leader du groupe de Heavy-metal Palois STORMBLAST, et Pascal DAVANT (dit "La Huche") sonorisateur d'OKPLOÏDE et leader d'un autre groupe Palois (plutôt Hardcore oldschool) du nom de SELDON, venus spécialement pour PRIMAL FEAR; et le temps pour CHILDREN OF BODOM, attendu comme le messie ce soir là, de se préparer à affronter le public qui commence déjà à scander "Children, Children..."

CHILDREN OF BODOM

Le groupe apparaît dans une ambiance sombre et enfumée, comme émergeant des flots noirs, glauques  et stagnants du lac BODOM, à travers une brume pénétrante et glaciale, une nuit de pleine lune. La musique d'introduction, carrément flippante achève de compléter ce fantastique et macabre tableau! Alexi LAIHO, guitar-hero extraordinaire âgé de 21 ans seulement et lead-singer du groupe accueille le public hystérique en tirant royalement une langue impudique d'au moins quinze centimètres (ce sera d'ailleurs son gimmick de la soirée!!!). La salle commence alors à se déchaîner littéralement alors que, tout en rugissant, il se met à branler le manche de sa JACKSON comme un Dieu! Le son est parfait, malgré un tout petit problème de retour pour Alexi, réglé en deux secondes! Les fans survoltés arborant tee-shirts à l'effigie du groupe et autre accoutrements hétéroclites ne dépareillent pas à l'ambiance très "black-metal"! (je revois l'image fugitive d'une nymphette tatouée et percée en minijupe, soutien-gorge et grandes bottes en cuir cloutés, portant en guise de cache-nibards une armure d'orque avec les épaulettes en plastique noir,  et laissant traîner sur son passage les relents d'un parfum entêtant rappelant celui du coin des bêtes sauvages au zoo! On en rêverait la nuit!!!) 
Head-banging obligatoire, et quelques fous-furieux en transe et hystériques s'essayent même au stage-diving et sont portés triomphalement à bout de bras pendant tout le concert par la foule complaisante! Ca c'est la rock n'roll attitude! Je profite de ce que tout le monde est bien occupé pour zieuter l'assistance, à la recherche de Kimberly GOSS, la jolie petite amie asiatique d'Alexi (elle est aussi accessoirement chanteuse et leader du groupe SINERGY à ses heures), mais non, là, pas de Kim dans la salle! RHHHAAA, dommage! 
On assiste à des duels guitare/claviers assez impressionnants dans un registre toujours assez death-metal mélodique où presque la totalité du génial dernier album "follow the reaper" (que je vous conseille au passage) y passe, et notamment les excellents "hate me, bodom after midnight" et bien sûr le titre éponyme "follow the reaper", sans oublier le superbe "mask of sanity" qui en version live et dans cette ambiance rock n'roll déjantée à souhait m'a presque fait voir Dieu, le temps du morceau!
On a du mal à croire qu'une voix aussi puissante que criarde puisse sortir d'un tout petit bonhomme comme Alexi! Quelle endurance, quel artiste!

Même si au départ, le light-show n'est pas transcendant (c'est mieux vers la fin du concert), on retiendra au final, un souvenir très agréable d'un concert succulent et époustouflant, quoi qu'un poil trop court peut-être? Et dire que j'ai raté le concert à BERGARRA! Vivement qu'ils repassent! Pendant l'entracte, qui a duré cette fois près d'une demi-heure (installation du décor de PRIMAL FEAR oblige), je me suis rendu au stand "marketing" des groupes, pris d'assaut par les fans en pleine frénésie d'achats où j'ai pu interviewer le chanteur de SACRED STEEL (tout en essayant de rester très "diplomate") qui m'a assuré que tourner avec CHILDREN et PRIMAL FEAR était un grand plaisir, et qu'ils partageait le tour-bus d'Alexi, qui est un type très simple et très sympa! En voilà une bonne nouvelle!

PRIMAL FEAR 

L'ami Philippe et l'ami Claude, tous deux grands fans de true-metal devant l'éternel sont venus tout spécialement pour ce groupe allemand fortement influencé par le courant New-Wave-Of-British-Heavy Metal et en particulier par JUDAS PRIEST période Halford. Le début du concert promet déjà : on a l'impression que ce n'est pas le même public qui assiste à cette partie du concert : celui-ci semble plus euh... posé, mature, voire plus adulte sans vouloir être péjoratif, que le public de CHILDREN OF BODOM! Mais ce n'est sans doute qu'une impression... Je ne suis pas très objectif là! 
Le décor est planté : deux panneaux au premier plan de la scène représentant des champignons atomiques (le troisième et dernier album de PRIMAL FEAR s'appelle "Nuclear fire") laissent présager ce qui nous attend... 
Le groupe nous accueille avec un gros flash lumineux qui nous aveugle le temps qu'apparaisse le chanteur Ralph Scheepers, immense, imposant et surtout, salement baraqué! Le genre de type qui ferait peur à un gang de ch'tites mémés dans le métro à trois heures du matin! (Entre nous, qu'est-ce qu'elles pourraient bien foutre dans le métro à cet heure là? En plus, c'est fermé la nuit! Ce serait bien chercher le bâton pour se faire mettre!)  Le son est parfait là aussi. Le set de PRIMAL FEAR débute avec "Angel in black" et finira par "Angel in black"! Y se sont pas trop foulés, dites-vous? Mais si, au contraire; des tubes monstrueux en passant par une inévitable et non moins excellente reprise de JUDAS PRIEST "you've got another thing coming", aux puissants morceaux  du dernier album  comme "Fight the fire", PRIMAL FEAR s'est donné à fond à son public ce soir là! Il faut le voir pour le croire, l'énorme Ralph arpente la scène de long en large, micro à deux mains, en véritable émule du grand Rob; en deux pas et demi il franchit l'espace d'une coulisse à l'autre, scandant de sa voix sur-aigüe les premiers mots de la chanson "frère Jacques", nous invectivant à chanter à sa suite!
L
e light-show est époustouflant : des lasers aux quatre coins de la scène n'en finissent pas de projeter des lames de scie circulaire lumineuses dans la foule héberluée et sur les murs. Entre trois ou quatre malabars tatoués head-bangans à tout va, j'aperçois Philippe, bouche bée et quasiment en transe, qui ose le pied qui tape sur le sol; et  plus loin, Claude lui, semble tétanisé, comme pris d'une subite et glaciale envie de chier! Voilà à quoi ça ressemble quand on apprécie un concert à sa juste valeur!
(je me moque, mais je n'ose à peine imaginer la tronche que je tirais face à CHILDREN OF BODOM une demi-heure plus tôt!)

La salle du BIKINI se transforme en clip-vidéo grandeur nature avec des couleurs psychédéliques qui virevoltent au gré des morceaux que le groupe enchaîne de manière très chaleureuse et professionnelle. Les deux guitariste se livrent à des joutes musicales de très haut niveau, tandis que le célèbre bassiste Matt Sinner accompagne Ralf Scheepers de sa voix grâve et puissante. Aux trois-quart du set, les musiciens s'auto-présentent, et chacun y va de sa prouesse technique ou mélodique au choix. Seul le nouveau et jeune guitariste Henny Wolter, avec son physique de jeune premier du Rock n'roll emprunté à Jon BON JOVI nous a laissé de glace avec son ridicule erzatz de solo provocateur... Il n'en reste pas moins que PRIMAL FEAR a refait ses preuves ce soir, avec ce line-up soudé, et techniquement comme musicalement irréprochable! Et même si ça sent le JUDAS PRIEST à plein pif, PRIMAL FEAR n'a rien à leur envier... Un grand groupe de true-heavy-metal à suivre assurément!

Conclusion : 

Il est minuit et quart lorsqu'on regagne la voiture après avoir vainement tenté de rencontrer Alexi LAIHO près de son tour-bus déjà assailli par les fans! Philippe s'est entre temps offert un tee-shirt de PRIMAL FEAR assez cocasse avec sur le devant la pochette de "Nuclear fire" et au dos, une photo assez rigolote du groupe posant dans des postures rappelant celles des Biomen! Bah, ça aurait pu être pire, ils auraient pu se la jouer Chippendales ou se déguiser en Casimirs! Le retour est plus rapide que l'aller quoique laborieux : je luttais contre une irrépressible envie de dormir. Philippe et Claude, eux, ne luttaient plus! Vivement le prochain concert, qu'on s'éclate encore!

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21 janvier 2006 6 21 /01 /janvier /2006 18:08


Des nuées d’étourneaux envahissent le ciel bas-souletin chaque soir. Le pourquoi du comment...

Depuis quelques mois, mais invariablement chaque soir, quelques minutes avant le coucher du soleil, tournoient dans le ciel mauléonais des nuées de milliers -voire de millions- d’étourneaux. Et ce n’est pas un grossier trucage pour un remake du célèbre film d’Alfred Hitchcock ! Ces curieux volatiles exécutent un étrange ballet polymorphe dont l’épicentre se situe au dessus de la zone industrielle, pour s’engouffrer soudainement dans un grand "Wraouff !" en plein cœur d’une bambouseraie touffue en bordure de la propriété Gorre. D’abord par petits paquets venant du nord, puis en une gigantesque volute plus ou moins dense et silencieuse (mis à part le bruit des battements d’ailes), les étourneaux se rassemblent et semblent même s’attendre pour le moment du coucher. "Il y en a toujours eu, de ces oiseaux, mais jamais autant", s’étonne Jean-Michel, un riverain. "Autrefois, il y avait d’immenses prés à la place des usines, et même une mare sur l’emplacement de la carrosserie Erriguible-Lamarque, près du rond point. J’y venais en catimini étant gosses. C’était un site magnifique ; la bambouseraie existait déjà, et abritait quantité d’animaux, et nos jeux d’enfants". Les spectacle est à ce point saisissant que de nombreuses familles cessent toute activité pour l’admirer. Les véhicules des amateurs se garent autour du rond point de la zone industrielle, d’où la vue est vraiment imprenable.

Les explications du spécialiste

Interloqué par la présence des volatiles -qui n’ont semble t-il pas de mal à supporter la rigueur hivernale- "Euskobizia" a enquêté auprès de Jean-Paul Urcun, permanent à l’association Organbidexka Col Libre. "Une partie de la population européenne des étourneaux sansonnets est sédentaire, mais il y a un apport conséquent d’oiseaux de provenances plus lointaines (Pays Baltes, Russie...). Une partie traverse les Pyrénées lors de sa migration, mais le plus gros reste au nord de la chaîne. Historiquement, les plus gros dortoirs (5 millions d’individus) étaient situés en Bretagne, dans les zones de pâturage, et près des maïs ensilage en air libre". Les souillures occasionnées sur ces derniers sont à l’origine d’énormes campagnes de destruction, mais qui ne sont pas venues à bout de l’étourneau, capable d’autoréguler sa population d’une année sur l’autre. "Cet oiseau a un rôle biologique très important", souligne le spécialiste, expliquant qu’il aurait sans doute suffit de mieux protéger les tas d’ensilage, plutôt que de traiter le volatile en nuisible. "Il se nourrit de fruits pourris, mais régule aussi les insectes, et notamment des chenilles, et de la larve de tipule (ce grand moustique que l’on nomme communément cousin - NDLR), extrêmement destructrice sur les racines de l’herbe de nos pâturages". Voilà pour la partie écologie !



Une stratégie de survie

Concernant le mode opératoire de ce petit oiseau très organisé, M. Urcun précise : "Ces tournoiements apparemment aléatoires dans le ciel et autour du lieu de dortoir sont caractéristiques d’une stratégie de leader, et de rassemblement du groupe afin d’échapper aux prédateurs. Dans la même optique, la bambouseraie de Mauléon offre au étourneaux un abri feuillu dont le moindre bruissement éveillera les guetteurs placés en périphérie". Autre subtilité, ces fameux guetteurs -qui ne dorment que d’un œil- permutent au cours de la nuit avec les oiseaux du centre, plus reposés, avec toujours ce soucis de minimiser les prélèvements par les prédateurs. L’homme n’a rien inventé en matière de tour de garde... Au petit matin, tout ce petit monde quitte quasi-simultanément le dortoir aussi vite qu’il l’a rejoint la veille au soir, à grande brassée d’air, et cap sur le nord. Puis au bout d’un moment, un délestage s’opère progressivement : de petites volées se désolidarisent du groupe pour la quête de la nourriture, afin d’occuper l’espace de façon optimale. Mais quoi qu’il en soit, les mauléonais pourront encore quelques temps admirer chaque soir les circonvolutions "extraterrestroïdes" de ces incroyables -et pourtant si communs- oiseaux.

E.H.BOYER
Article publié sur
www.euskobizia.com le 4 octobre 2004.

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21 janvier 2006 6 21 /01 /janvier /2006 18:03

Dans cette rubrique, judicieusement intitulée "Presse écrite", vous trouverez une sélection de ce que je considère comme mes meilleurs articles, publiés ou non. Ceci n'est bien entendu que le point de vue de l'auteur.

Je suis quelqu'un de relativement curieux. Tous (ou presque) les sujets m'intéressent, dès lors que je peux les traiter avec une approche humaine. J'aime particulièrement les portraits. Chaque être humain est unique en son genre, même si bien souvent, l'on feint de l'ignorer. Mon truc, c'est de montrer la face cachée, ou peu connue des gens qui nous entourent.
Mais j'aime aussi aborder des sujets nature, politiques, polémiques (ça j'aime encore plus); couvrir des concerts, depuis l'harmonie locale au groupe de Black-Metal Norvégien en tournée... Rien ne m'arrête, rien ne me fait peur. A part peut-être les sports collectifs, que je fuis comme la peste... Et encore, si jamais je n'ai pas le choix, je trouve toujours un angle qui me permet de ne pas trop passer pour un inculte!

Bref, J'espère que vous prendrez autant de plaisir à lire ces quelques paragraphes, que j'en ai pris à les rédiger! Bonne lecture, et n'hésitez pas à donner votre avis.

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20 janvier 2006 5 20 /01 /janvier /2006 20:22

fabrication du GREUIL (breuil, brousse, brotcho...)

  

 - récupérer le petit-lait issu de la fabrication du fromage,
- le faire chauffer à plein feu afin de faire remonter la crème,
- éteindre le feu aprés l'apparition de la 1ère grosse bulle, lorsque la crème présente une large fissure en son milieu,
- ramasser toute la crème dans le chaudron (il ne reste plus alors que du lactosérum presque translucide que vous pouvez jeter) au moyen d'une passoire à petit tamis et la déposer dans un récipient,
- battre la crème jusqu'à obtenir un liquide blanc trés fluide,
- avec une serviette de table propre, fabriquer une sorte de balluchon qu'on suspendra au dessus d'un évier pendant 12 à 20 heures, aprés y avoir coulé la crème liquide.
- le lendemain, ramasser avec une cuillère et disposer dans une coupelle à dessert.

Le greuil se consomme avec modération (éviter de le consommer le soir avant le coucher car trés indigeste), nature (pour ceux qui ont l'estomac bien accroché...), avec du sucre, du miel ou de la confiture, certains le consomment même salé!

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20 janvier 2006 5 20 /01 /janvier /2006 20:04

Pendant une partie de ma vie, (3 ans et demi en fait), j'ai tenté le retour à la nature. A la manière des ex soixante-huitards attardés, j'ai quitté la ville pour la campagne, afin de devenir berger. J'ai l'air ironique, comme ça, mais je vous assure que je ne regrette rien! Si je n'étais pas passé par cette étape, je ne serais pas ce que je suis aujourd'hui, (c'est à dire bien peu de choses en vérité, mais quand même plus proche que jamais de ce que j'ai toujours voulu être.) J'ai appris à guider un troupeau de brebis, et à faire du fromage. Cet article, c'est pour que ma recette (pompée sur les bergers béarnais) ne se perde pas dans les flux et reflux des futures générations de citadins. Ma méthode écrite a fait ses preuves avec d'indécrottables charentais. A vous de vous y essayer!

FROMAGE TYPE "TOMME BEARNAISE" (1 Kg)     

LE MATERIEL : (toujours propre et lavé uniquement à l'eau chaude.) 

- un récipient supportant la flamme (fait-tout, cocotte, chaudron) contenant plus de 10 litres,

- un tranche-caillé (grand fouet),

- un thermomètre alimentaire,

- une seringue (mentionnant les ml ou les cc) et une aiguille,

- un ou plusieurs moules (boite de fromage blanc de 1 Kg dans lequel on aura au préalable fait des trous sur toute sa surface),

- de la présure liquide (au moins 5 cc pour un fromage de vache de 1 Kg),

- une dizaine de rayons de vélo trés fins (dont on aura pris soin de couper le pas de vis au préalable),

- un torchon propre,

- 10 litres de lait de vache cru (et frais si possible...) ou 5 litres de lait de brebis.

  L'EMPRESURAGE :

 

 C'est l'opération qui permet le "caillage" du lait. Le lait passe donc de l'état liquide à un état semi-solide gélifié, il devient une sorte de gros yaourt.
- faire chauffer le lait jusqu'à atteindre la température de 30°C,
- couper le gaz (à 30° pile, ce geste est essentiel),
- injecter la présure (2 cc/10 litres de lait de brebis, 5 cc/ 10 litres de lait de vache) au moyen de la seringue et mélanger le tout 30 secondes,
- recouvrir le chaudron du torchon propre et laisser agir pendant 1 heure. 

LE TRANCHAGE :

Cette opération permet d'arrêter le caillage du "yaourt" et de commencer la séparation des grains de caillé et du petit lait.
- trancher le "yaourt" au moyen du "tranche-caillé" en commençant par y dessiner une étoile, puis une autre superposée, puis en effectuant de lents mouvements de droite à gauche puis de haut en bas sur toute la surface et bien au fond du chaudron,
- répéter l'opération jusqu'à obtenir des petits morceaux de caillé de la taille de grains de maïs.

LE BRASSAGE :
 
 

 C'est l'opération qui permet de séparer totalement les grains de caillé du petit lait, et donc de fabriquer les composantes du futur fromage.
- rallumer le gaz à feu moyen (il faut en théorie que le contenu du chaudron atteigne les 40°C en au moins 10 minutes),
- plonger la main dans le fond du chaudron (cela évite à la mixture d'attacher au récipient) et brasser en de longs et lents mouvements circulaires en partant du milieu du chaudron jusqu'aux bords et revenant vers le milieu jusqu'à atteindre 40°C, (vous sentez les morceaux de caillé durcir entre vos doigts et vous constatez la nette apparition d'un liquide jaunâtre : le petit-lait.)
- 40°C : couper le gaz, 
-
continuer le brassage une dizaine de minutes. 
- laisser reposer 30 secondes.

 

 LE RAMASSAGE :

Il y a 2 méthodes de ramassage :  

 

  a) la méthode rapide (assez salissante, pertes de grains de caillé plus fréquente) qui consiste en un ramassage en vrac à la main des grains de caillé que l'on met dans le moule aprés seulement 30 secondes de repos.

b) la méthode lente, ou méthode dite"magique" car c'est l'opération la plus délicate puique effectuée sous l'opacité du petit-lait, mais aussi la plus méritoire si on la réussit. Dans ce cas là, il faut attendre une dizaine de minutes aprés le  brassage que les grains de caillé reposent au fond du chaudron et commencent à  fusionner légèrement.

Puis il faut faire preuve de patience et de douceur tout en ramassant la galette de fromage :

- il faut essayer de ramener le fromage vers soi jusqu'au milieu du chaudron et sans faire de plis (plis = mauvais fromage...) et répéter l'opération jusqu'à obtenir un ballon de rugby ou un ballon de foot.

- se munir du moule et, toujours dans le petit lait, introduire dans le moule la boule de fromage parfaitement ronde, lisse et à laquelle vous aurez donné auparavant la forme et la taille approximative du moule.  

ATTENTION, cette deuxième méthode nécessite un minimum d'assurance dans le métier de fabrication fromagère : il arrive même parfois qu'un vieux berger ayant 50 ans de métier rate son fromage par manque de concentration. Il faut se dire que le fromage que l'on fait, réussi ou non, est le reflet de l'état d'esprit du fabriquant.


L'EGOUTTAGE :

Il s'agit là de finir l'évacuation du petit-lait resté dans le fromage lors du ramassage. Là aussi, il y a deux méthodes : 

 

a) le système de la presse, qui consiste à placer un couvercle au dessus du fromage dans le moule et d'y poser un poids de 1 à 2 kilos, aprés avoir pressé le fromage 2 ou 3 fois sur ses deux faces. Penser à retourner le fromage dans le moule toutes les 2 heures afin que le petit-lait s'égoutte bien et que le fromage soit plus équilibré.

b) le piquage
: aprés avoir pressé dans le moule 2 ou 3 fois le fromage sur ses 2 faces, piquer ce dernier (de part en part et toujours dans le moule) afin de faire des drains que l'on pressera par la suite pour évacuer le petit-lait. Répéter l'opération sur les deux faces jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de petit-lait apparent; le fromage devient plus dur à piquer. Retourner le fromage dans le moule toutes les 2 heures.

Quoi qu'il en soit, il faut laisser le fromage finir de s'égoutter tout seul pendant 24 heures.

LE SALAGE :

 

Deux méthodes de salage, là encore :  

a) le salage au gros sel, qui consiste à frotter le fromage avec du gros sel sur toute sa surface pendant quelques minutes, puis de le laisser reposer 12 heures avec 2 à 3 mlm de sel sur la face apparente, puis de le retourner et effectuer la même opération sur l'autre face en laissant reposer 12 heures de plus, soient 24 heures pour un fromage de 1kg...


b) le salage en saumure
: méthode nécessitant moins de manutention et permettant de préserver ses mains. Il faut préparer deux jours à l'avance (pour que le sel fonde) un récipient rempli d'eau salée à hauteur de 40% de sel, et 60% d'eau et y immerger le fromage (sorti de son moule, bien sûr!) pendant 24 heures.


L'AFFINAGE :

Cette opération qui s'effectue sur le long terme (entre 1 mois et 1 mois et demi) permet d'amener le fromage à sa maturité jusqu'à sa consommation. Là aussi, il y a deux méthodes d'affinage :

 

a) l'affinage à sec, qui comme son nom l'indique, va donner un fromage sec, fort et cassant (comme le fromage Basque).
- installer le fromage sur une planchette en pin dans un lieu frais et relativement humide (95% HR pour 15°C) comme une cave à vin.
- retourner le fromage tous les jours. 
- frotter (sans exagérer) le fromage tous les jours et sur toute sa surface avec un filet de sac à patates propre et sec.
Le fromage va peu à peu prendre une teinte jaunâtre et la croûte va se former.

b) l'affinage dit humide :
qui, comme son nom l'indique, permet d'obtenir un fromage à pâte plus molle et plus fraîche (comme les fromages Béarnais).
- mêmes manipulations que pour la 1ère méthode,  en ce qui concerne le lieu de conservation et le milieu, et le retournement quotidien du fromage.
- frotter le fromage tous les jours (le 1er mois) avec un chiffon propre au préalable trempé dans de l'eau salée, puis le ou les mois suivants, revenir à la 1ère méthode. Le fromage va peu à peu prendre une teinte ocre orangée, et la croûte sera plus moelleuse et plus visqueuse que dans le cas de la 1ère méthode.

 

B   O   N        A   P   P   E   T   I   T       !   !   !

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Published by E.H.BOYER - dans DIVERS
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19 janvier 2006 4 19 /01 /janvier /2006 22:53

Les frais du CLP sont les sommes perçues dans le cadre de son travail en tant que frais de fonctionnement.
On compte dans ces frais le téléphone, l'abonnement Internet, les timbres, le kilométrage effectué dans le cadre du travail, éventuellement les fournitures de bureau, et même parfois le matériel informatique (et tout ce qui s'y rapporte), ou encore l'appareil photo, etc. (ceci sous réserve que la société qui vous emploie l'ait prévu au départ avec vous...).

On l'a vu en article "honoraire" Les émoluments perçus par le CLP sont peu élevés, il est donc normal qu'il soit défrayé pour toute dépense concernant son travail.
Il arrive que frais et honoraires soient comptés ensembles par l'agence qui vous emploie, mais c'est tout de même de plus en plus rare. Et ce n'est pas gênant pour un correspondant local de presse dont les revenus globaux sont faibles. En revanche, lorsque vous êtes un gros correspondant, ce serait même une façon de faire absolument illégale, voire criminelle. Je m'explique : Lors de la déclaration d'impôts, frais et honoraires sont ajoutés. 37% du montant total est ensuite déduit (montant qui est sensé correspondre au total des frais selon le Fisc). Reste un bénéfice non commercial net qui sera pris en compte pour votre imposition. Jusque là, tout est clair. Seulement si votre agence ne sépare pas les sommes lorsqu'elle les déclare à l'URSSAF (je rappelle qu'elle soumise à déclaration de par la loi si les honoraires du correspondant dépassent le plafond des 15% de la sécurité sociale, ce qui fait peu ou prou 2400 francs par mois) votre total d'honoraires sera beaucoup plus important qu'il ne devrait l'être. Or -et fort heureusement- les frais ne sont pas inclus dans le calcul des cotisation URSSAF, retraite, et maladie...

J'évoquais dans divers articles précédents le fait que certains CLP n'hésitaient pas à réduire leurs honoraires pour mieux gonfler leurs frais, et ainsi échapper aux cotisations. Ceci bien souvent avec la complicité des agences. Ne vous y risquez pas : c'est un mauvais calcul. Vous pourriez échapper à l'Urssaf, mais le Fisc verrait très vite la supercherie, et vous y perdririez au final. On est très vite aux 37%, pour peu que le territoire à couvrir soit large...

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19 janvier 2006 4 19 /01 /janvier /2006 20:09

Si vous êtes tombés sur ce site, c'est que vous recherchiez de la documentation sur ce dur métier qu'est celui du correspondant local de presse. Vous remarquerez au passage combien il est difficile d'obtenir des renseignements dignes de ce nom à ce sujet sur Internet. Ni les professionnels de la comptabilité, ni les services de l'état -que vous serez peut-être amené à rencontrer- ni même vos employeurs ne seront capables de vous donner des précisions exactes quant à certains points d'ordre légaux, ou fiscaux. A croire que tout est fait pour laisser les gens croupir dans l'ignorance...

Correspondant local de presse, ça ne s'invente pas!
Lorsque vous aurez parcouru ce site (qui ne détient pas la vérité absolue , loin s'en faut, mais tend à s'en approcher tout de même au plus près), vous aurez une idée un peu plus nette de ce qu'est réellement cette profession (car ça en devient une à un certain niveau).

Que vous ayez planifié de devenir correspondant local de presse, ou que vous soyez simple lecteur de journaux, ce que vous trouverez dans cette rubrique vous aidera à comprendre ce qui vous attend si vous acceptez cette tâche (qui peut vite devenir ingrate), ainsi qu'à mieux cerner les difficultés rencontrées par ces hommes et ces femmes que l'on persiste à appeler "journalistes", alors qu'ils n'en sont pas aux yeux de la loi, encore moins à ceux de leurs employeurs...
Pour devenir correspondant local de presse, point n'est besoin de bagage universitaire ni même de QI démesuré. Un simple Baccalauréat (pas obligatoire, mais ça fait toujours bien de mentionner un diplôme général, même inutile...), de bonnes facultés d'expression écrite, une pincée de culture générale et une maîtrise sommaire de la photo numérique peuvent suffir. Si en plus vous avez déjà eu l'occasion de vous exprimer régulièrement dans le journal de l'école, ou celui de la paroisse locale, vous êtes l'homme (ou la femme) de la situation! Un book texte et photos peut également jouer en votre faveur.
Si votre profil réunit ces quelques qualités de base, alors vous pouvez répondre à l'annonce parue dans votre quotidien régional préféré. Ce dernier, quel qu'il soit (et paradoxalement en cette période de crise profonde de la presse écrite), peut aussi se montrer un peu plus exigeant en matière de recrutement. On a récemment vu un grand quotidien régional ajouter dans ses désidératas le fait de posséder un ordinateur, une connexion Internet, ainsi qu'un appareil photo numérique... Un bon ouvrier a toujours de bons outils, cela va de soi. Ou alors il est toujours temps d'investir!

 

Mais attendez... Le pire est à venir, comme le prouve la délicieuse annonce ci-dessous récoltée sur le site du journal Sud-Ouest le vendredi 27 août 2004 (Par ailleurs -et de manière absolument fortuite- le jour de mon anniversaire! Comme quoi, le destin....)

 "JEUNES REPORTERS. -- Vous avez envie de publier vos articles dans Sud-Ouest, permettant ainsi à vos camarades de recevoir gratuitement le journal dans lequel vos productions figurent ? Il vous suffit simplement de demander l'accord et le soutien d'un de vos professeurs et de nous envoyer vos écris.
Devenez "jeunes reporters"
Vous êtes collégiens ou lycéens ? Vous pouvez désormais publier vos articles dans le journal Sud-Ouest !
Pour cela, envoyez-nous vos productions à l'adresse suivante :
jp.spirlet@sudouest.com

N'oubliez pas de préciser :
Votre nom, votre prénom, l'adresse de votre établissement scolaire, ainsi que le nom du professeur ou documentaliste responsable".

Comme il le demande lui même, je vous engage fortement à envoyer vos commentaires à l'adresse indiquée par ce charmant bienfaiteur de l'humanité...

L'agence que vous allez contacter va vous délimiter un secteur à couvrir, correspondant à une certaine "voilure" de la pagination du journal. (Si vous avez une page complète à fournir chaque jour, -ce qui correspond à une assez grande voilure- cela sous entend que votre secteur, s'il n'est assez large géographiquement parlant, est une cible commerciale privilégiée pour votre agence.) C'est cette voilure qui déterminera votre importance stratégique au sein de la société. Car n'oubliez jamais que vous avez affaire à des sociétés de presse dont le but, outre d'écraser la concurrence, est de vendre, et donc de faire un maximum de profit...
Sachez enfin que la profession de correspondant local de presse ne peut en l'état actuel des choses absolument pas se concevoir comme un travail seul à temps plein : si vous écrivez peu, vous mangerez des nouilles à l'eau car la rémunération est extrêmement faible pour le temps passé (entre la collecte de l'information et sa rédaction). Si vous écrivez beaucoup, vous mangerez aussi des nouilles à l'eau car vous travaillerez comme un forcené (plus de 10 heures par jour), Il n'est même pas sûr que vous touchiez l'intégralité des honoraires facturées (puisque les rédactions n'ont qu'un budget correspondant très restreint), et pour finir, l'état vous reprendra 51% de vos gains par divers biais, sans compter les impôts sur le revenu! Vous constaterez vite que la quantité d'information que vous pourrez produire peut assez vite devenir l'instrument de votre perte.
Lorsque l'on est en âge de travailler, l'idéal est sans doute d'avoir à côté une profession à plein (ou 3/4) temps, et de couvrir un petit secteur. Le retraité, lui, aura en plus le temps de couvrir un secteur plus grand, et la possibilité matérielle de se montrer en tous lieux et toute circonstance. Sachez toutefois que point trop n'en faut : aussi plaisant soit ce métier, il ne faut jamais donner des habitudes aux gens, car tels des enfants gâtés, ils finissent invariablement par croire que tout leur est dû. Et puis, n'oubliez pas que Big Brother vous surveille...
Mais ne paniquez pas, l'avenir n'est pas si obscur. Vous en saurez plus en lisant les autres posts de cette rubrique!

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19 janvier 2006 4 19 /01 /janvier /2006 18:20

Les honoraires du CLP sont les sommes perçues dans le cadre de son travail. Ces sommes constituent rémunération pour les articles (le prix de base varie en fonction de la taille et de l'importance de l'article*, mais aussi en fonction du journal pour lequel on travaille) et photos publiées (prix différent selon si la photo se trouve en page locale ou en page de Une), les alertes (lorsque le correspondant local de presse appelle un professionnel pour s'occuper d'un sujet qu'il juge trop "important" pour lui. Exemple : un gros fait divers avec mort d'homme), les collectes (rassemblement d'informations -souvent chiffrées- concernant un même sujet. Exemple : résultats sportifs, élections...) ou l'astreinte (qui consiste en un remplacement de salarié seul en poste. Attention, certains chefs d'agence précisent que l'astreinte n'est percevable que pour le cas d'un remplacement dans une agence... Tout l'art de jouer avec les mots...) Ces honoraires sont déclarées automatiquement à l'URSSAF et au Fisc par votre employeur. Ce dernier se doit de vous faire parvenir à partir du mois de juillet de l'année en cours un récapitulatif des sommes perçues (histoire que vous puissiez redresser la barre avant la fin de l'exercice en cas de dépassement...).

* Ci-contre, voici un ordre des prix pratiqué par mon quotidien. A savoir que parmi de nombreux autres journaux, mon employeur est bien connu dans la région des Pyréénes Atlantiques pour payer le mieux ses correspondants... (et ce n'est pas de l'ironie!)

Bénéfice, ou salaire?
A savoir aussi que de nombreux "gros correspondants" (qui ont au moins une page par jour à remplir) se retrouvent vite à un niveau d'honoraires situé au dessus du plafond de 15% de la sécurité sociale. Ce plafond équivaut à un revenu bénéficiaire (eh oui, c'est le terme employé par le Fisc) annuel de 4400 euros par an, soit à peine 2400 francs par mois...
Certains, afin d'éviter d'être appelés à cotiser- tout en effectuant leur tâche quotidienne à la même fréquence- se sont résolus à descendre d'eux même l'évaluation de leur travail.
Le résultat est certes réussi au niveau taxation, mais sur le plan social, il s'agit d'une régression qui, en plus de soulager le patron d'une réflexion de base à mener, et lui éviter de payer une poignée d'Euros de trop, montre un très mauvais exemple... La réponse que l'on m'a donnée pour justifier ce comportement simpliste ( la limite du suicidaire) est celle-ci : "Oui, mais j'ai d'autres compensations tout aussi appréciables. Je rentre partout gratuitement, je suis connu de tous, et mon utilité est reconnue." Certes, mais après ça, le chef d'agence aura beau jeu de dire aux autres CLP: "pourquoi vous payerai-je à ce prix là, alors que votre collègue fait le même job pour trois fois moins cher?" Dans ce cas précis, on peut fort bien arriver à une rémunération de 17 francs de l'heure, sans avoir à payer de taxes...

CLP, roi de la gruge malgré lui?
D'autres ont trouvé une astuce "audacieuse" et totalement illégale, afin d'échapper à la vigilance de l'URSSAF. En accord avec la direction de leur journal, ces derniers, qui ont encore un peu de fierté, font un échange de bon procédé. Au lieu de percevoir des honoraires pour le travail effectué, ils font passer ces sommes dans le poste "frais". Ces derniers, comme vous le constaterez dans la rubrique qui leurs est consacrée, n'entrent pas en compte dans le calcul des cotisations à l'URSSAF. Mais c'est reculer pour mieux sauter, dans le sens où dans ce cas là, c'est sur la déclaration sur le revenu que le problème se déplace.

L'astuce que l'état a trouvé afin de parer aux fraudeurs, est d'imposer un plafond de 37% de frais par rapport aux honoraires perçus. Si ce plafond est dépassé, vous y perdrez au final. On voit que le filet est sans faille...

Aucune réflexion n'est en cours afin réhabiliter la profession de correspondant local de presse. quoi de plus normal : le statu quo est bien pratique, et il y a tellement d'autres sujets plus préoccupants...

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19 janvier 2006 4 19 /01 /janvier /2006 18:13

L'historique de la profession est remarquablement décrit dans cet article du journal alternatif Particule. Cet article, publié en février 2002, reste totalement d'actualité. Inutile, donc, que je m'évertue à faire mieux que son auteur, Yann Bureller:

Le petit statut de la grande proximité
9 (Février 2002)


Reconnue depuis une loi de 1993, la correspondance locale de presse est officiellement une activité complémentaire. Pour moins de trois cents euros par mois, certains correspondants estiment pourtant accomplir un véritable travail de journaliste. Des frustrations apparaissent, des revendications naissent.

Ouest-France se veut «  un journal enraciné dans son territoire  » selon Théo Le Diouron, directeur de l'information des 64 rédactions locales. L'objectif : «  permettre à chacun de se faire ses propres repères dans la vie de son quartier ou de sa commune. Pour cela, il est indispensable qu'Ouest-France soit le reflet de la vie des institutions, au sens large. Cela inclut notamment la vie des associations.  » D'après ce pilier de l'entreprise, «  il est fondamental que des patronymes apparaissent dans nos pages. Le nom de famille, c'est ce que les gens ont de plus précieux.  » Parmi les préoccupations du journal, également, «  recenser ce qui touche à la vie des familles et à l'école.  » Et pour ce faire, «  rien ne peut remplacer les personnes ancrées aux territoires que sont nos correspondants. Aucun journaliste ne pourrait avoir ce don d'ubiquité  » qui fait qu'Ouest-France est effectivement un peu partout.
La fonction de correspondant renvoie à des situations diverses, du retraité urbain qui arrondit ses fins de mois en couvrant des micro-événements du quartier à l'agriculteur qui relate le conseil municipal du village en passant par l'étudiant qui perçoit grâce à la couverture des activités universitaires une partie non négligeable de son revenu.
«  Si on faisait ça seulement pour l'argent, ça n'en vaudrait pas la peine, on est payé au lance-pierre ! Il faut vraiment aimer découvrir sans cesse de nouvelles activités, de nouveaux domaines, c'est presque une activité de loisir. Sans cette passion ça serait stupide  », confie Jean-Paul Coupé, correspondant depuis quatre ans sur le quartier Thabor-Saint-Hélier, et pour qui cette activité s'ajoute à un travail salarié. Programme d'une journée comme une autre : «  la galette des rois d'une association d'handicapés, une exposition d'œuvres picturales orientales, une réunion du bureau d'une asso du quartier. Etre correspondant me fait rencontrer plein de gens dans mon quartier.  »

Activité complémentaire ou journalisme sous-payé ?

Dès qu'on évoque le sujet, la direction des ressources humaines d'Ouest-France précise que «  les correspondants sont des informateurs, qui exercent cette activité en complément de leur activité principale.  » Tous ne sont pourtant pas dans cette situation. Certains touchent le chômage et comptent sur leurs honoraires de correspondant pour subvenir à leurs besoins. La réponse au téléphone du père d'un correspondant qui se consacre pleinement à Ouest-France en dit long sur le caractère théoriquement complémentaire de cette activité : «  Il n'est pas là, il est au travail…  »
La loi du 27 janvier 1993 fixe le cadre de la correspondance de presse. Sa principale innovation consiste en la non-taxation des honoraires jusqu'à 15% du plafond de la sécurité sociale. Ainsi, quand un correspondant touche moins de 4 233 euros par an, il n'est pas imposable et ne cotise pas.
Selon Théo Le Diouron, cette loi est valorisante parce qu'elle a reconnu que «  sans [les correspondants], la France serait sourde, muette et aveugle. Elle a reconnu qu'il n'était pas souhaitable de faire peser des taxes sur leur travail.  »

Parmi les 2 700 correspondants d'Ouest-France, 250 dépassent le seuil d'imposition ; 90% touchant donc moins de 353 euros par mois. Pour cette somme, «  les correspondants fournissent parfois autant de travail que des journalistes  », confient plusieurs d'entre eux, dont Anne Mathieu. Travaillant au tribunal de Nantes pour Ouest-France, elle a monté une association, Presse-papier, pour revendiquer une amélioration du statut des correspondants.
Sur la distinction du travail entre les correspondants et les journalistes, M. Le Diouron est formel : «  Tout ce que les correspondants produisent passe systématiquement par les mains d'un journaliste professionnel. Dans la plupart des cas, les correspondants n'ont pas les compétences pour réaliser un travail de journaliste.  » Pourtant, Paul, jeune correspondant rennais, s'est vu confier sur plusieurs jours la couverture d'un événement sportif d'un certain retentissement.
Alors qu'il estime faire souvent un travail similaire à celui d'un journaliste titulaire de la carte de presse, il ressent un certain manque de reconnaissance de son travail au sein de la rédaction de Rennes. Son parcours constitue en pratique un écart par rapport à la théorie d'Ouest-France selon laquelle le correspondant-simple-informateur est attaché à un territoire précis. Il explique : «  La rédaction en chef et certains journalistes nous considèrent comme des solutions de dépannage. En général, le téléphone sonne vers 10h et je suis envoyé sur des sujets qu'ils n'auront pas le temps de traiter.  » Ainsi, il se retrouve régulièrement, tel un journaliste professionnel, dans des quartiers qu'il ne connaît pas spécialement.

Dans le seul quotidien local de Rennes, les professionnels qui traitent les textes et les photos des correspondants sont des secrétaires d'édition. A leur sujet, Paul signale surtout que les textes sont parfois modifiés au point d'en être incohérents. Parfois, il a dû s'excuser auprès de personnes qu'il avait interviewées parce que leurs noms avaient été intervertis dans la légende de la photo. Plus souvent, on coupe tout un paragraphe qui lui tient à cœur.
«  La plupart des plaintes que je reçois de nos correspondants portent sur la non-publication de leurs articles, signale M. Le Diouron. Il faut leur faire comprendre que nous n'avons pas toujours l'espace pour tout placer.  » Selon lui, cela démontre l'attachement de ces collaborateurs à l'entreprise. Il semble ignorer l'existence d'autres mécontentements, et rappelle que beaucoup de gens cherchent à devenir correspondant, «  la plupart du temps, des personnes qui veulent que l'on parle de leur commune.  » Le journal prendrait alors la forme d'un support de publicité mieux que gratuit, car rétribué.
A la question de savoir s'il se satisfaisait ou non de l'activité de « simple informateur », un correspondant rennais qui cumule dix ans au service de la rédaction de la rue du Pré-Botté répond : «  Je ne pense pas qu'il y ait vraiment des correspondants satisfaits de si peu. En milieu rural, sans doute que si, puisque le boulot est plus simple, l'information plus facile à aller chercher. Mais en ville c'est plus dur.  » Il n'a pas voulu en dire plus parce qu'il était « en train de négocier le passage sous contrat » avec la rédaction.

«  Nous n'imposons rien  »

La paie au lance-pierre sur laquelle ironise M. Coupé — qui est très content de ce qu'il fait — est basée sur un barème qui donne le prix des différentes correspondances : alertes (le correspondant informe d'un événement les journalistes qui peuvent se saisir du sujet), brèves, infos-services, informations courantes et informations exceptionnelles. Lorsqu'il rédige son papier, un correspondant doit évaluer la place que les secrétaires d'édition donneront à son texte. «  Ecrire 70 lignes pour en avoir seulement 30 de publiées, et donc de payées  » est l'écueil à éviter. «  Pour couvrir une conférence d'une heure, compter en ville une demie-heure de trajet, non remboursé, plus une demie-heure d'écriture, pour une paye d'environ 10 euros.  »
A Rennes, l'article peut être écrit dans le local des correspondants, une petite pièce de la rédaction de la rue du Pré-Botté, dotée de quatre ordinateurs ; la rédaction ayant recours à une trentaine de correspondants. Pour envoyer leur texte de chez eux ils doivent payer Internet. Il leur faut se déplacer à la rue du Pré-Botté pour déposer leurs pellicules.
Depuis peu, Ouest-France les équipe d'ordinateurs et d'appareils photos numériques, mais les Rennais n'en bénéficient pas encore. L'association Presse-papier, qui milite pour la reconnaissance des compétences des correspondants, y voit d'ailleurs un élément montrant que le travail des correspondants devient de plus en plus technique.
Parfois des correspondants se disent pigistes or ceux-ci, également payés à la production, reçoivent un bulletin de salaire, cotisent pour leurs retraites et ont droit à des congés. Les correspondants doivent eux chaque mois découper tous leurs articles et les montrer au bureau de la paie. Ils sont exclus de tous les droits du salariat, puisque officiellement aucune relation ne les lie au journal.

Des correspondants salariés, cela s'avèrerait coûteux pour les entreprises de presse. La simple évocation de cette hypothèse donne le sourire à Théo Le Diouron : «  Vous n'imaginez tout de même pas que notre entreprise est capable de tripler sa masse salariale ! (…) Nous n'imposons rien aux gens qui sont correspondants pour nous. Respectez donc ceux qui souhaitent exercer cette activité-là !  »
D'autres types de rémunérations entrent en compte (lire ci-contre «  La sélection de la réalité  »). On pourrait penser que l'activité de correspondant serait un passage provisoire en attendant un statut de journaliste titulaire, mais ce type de recrutement est devenu très rare. «  Le journal embauche des personnes sorties des écoles de journalisme, d'environ 28 ans, et qui ont déjà fait leurs preuves dans la presse quotidienne, parfois qui ont fait un stage chez nous  », dit-on à la direction des ressources humaines. Parmi les rétributions hors argent, M. Le Diouron avance tour à tour la gratification morale de voir son texte publié «  dans cette tribune que le journal leur offre  » (sic), le côté notable local acquis par le correspondant dans son territoire, ou le fait que ce travail soit «  un bon entraînement à l'écriture.  » A voir. En guise de tribune, un correspondant titulaire d'une maîtrise souligne la raideur «  d'un certain moule Ouest-France : il faut que ce soit simple, concis et bien écrit mais surtout, il ne doit pas y avoir la moindre fioriture. On m'a déjà opposé que mes articles étaient trop intellectuels pour ce journal. A force, ça abêtit votre écriture.  » Tous ne se satisfont donc pas de l'honneur de voir leur prose publiée dans le-premier-quotidien-de-France, prose qui plus est aseptisée dès la moindre fioriture.
De plus la tribune peut se fermer à tout moment selon les volontés éditoriales de la rédaction. Un correspondant de Bruz a été remercié en septembre dernier après que trois de ses articles aient été publiés sans modification, dans Ouest-France. Ils mettaient en cause la municipalité parce qu'elle se refusait à mettre à disposition une salle de classe à une association qui travaille sur la langue bretonne. Le maire lui a remonté les bretelles. Quelques jours après, la rédaction lui signala que pour lui, la tribune était close.

« Le débat n'a pas lieu d'être »

Le milieu des journalistes est solidaire lorsqu'il s'agit de défendre l'abattement fiscal prévu par leur statut ; mais quand en réunion du personnel on évoque le cas des correspondants, selon un délégué CFDT d'Ouest-France «  on s'accorde systématiquement pour dire que le débat n'a pas lieu d'être puisque les correspondants ne sont pas salariés de l'entreprise.  » Pourtant, la relation entre un employeur et un salarié, qui s'appelle un contrat de travail, existe, même si aucun accord n'est écrit, dès lors qu'il y a un travail commandé par un employeur et effectué en lien de subordination. Ainsi, quand un journal commande un article, un dessin, une photo à quelqu'un qui doit le réaliser selon ses directives (longueur, style du journal) et à une date fixée, il y a bien un contrat de travail.
A partir du moment où les conditions de leur travail rendent évidente l'existence d'un contrat tacite, il semblerait que des correspondants soient en droit de revendiquer un statut de pigiste. Gagnant peu et ne maîtrisant ni la transformation ni la publication de ce qu'il écrit, le correspondant local de presse ressemble pour l'instant à un prolétaire de l'information.

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