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  • : Xiberoland - ex CLP64
  • Xiberoland - ex CLP64
  • : Ce blog est celui d'un ex-correspondant local de presse des Pyrénées Atlantiques vivant en Soule, écrivaillon, gribouilleur et web-addict à ses heures. Mais surtout très casse-pieds...
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Un peu de pub perso...

 l'infection

"L'infection T1 : Contage",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

EN SOLDE! 9 euros, 378 pages, format 11.5x20

Le blog officiel du livre


Genre : roman fantastique

 

Résumé : Patrice est tombé amoureux de Mathilde, une jeune femme qui vient d'arriver en Soule. Lui est tout sauf un Don Juan, mais il a plus d'un tour dans son sac, malgré les apparences...
Il va contourner ses défauts rédhibitoires grâce à Internet. Mais il va vite apprendre que tout se paie, en ce bas- monde.
Rencontré dans un monde virtuel en trois dimensions, un génie digital exauceur de voeux va se charger de le lui rappeler, en l'entraînant dans une spirale cauchemardesque sans fin...


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 mauvais-berger

"Mauvais berger!",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

10 euros, 90 pages, format A5

Le blog officiel du livre


Genre : tranche de vie

 

Résumé : Afin de s'installer en tant que berger, Etienne suit une formation agricole qui le conduit à effectuer des stages dans l'exploitation d'un berger éleveur en estives, dans les Pyrénées.
Mais petit à petit, le rêve de notre héros "néo-rural" s'émiette : les conditions de vie dans la bergerie sans confort sont difficiles, et le travail harassant est nullement reconnu.
Mais tout ceci ne serait rien sans les brimades de... la bergère!

 

Ce qu'en dit la presse :

 

Journal du Pays Basque, 12 avril 2008 : "(...) le style descriptif et le langage parfois cru donnent un ton réaliste à ce récit sans concession".

SudOuest, le 17 avril 2008 : "(...) un texte illustré par l'auteur lui-même, plein d'humour et d'autodérision (...)".

 

La Rébublique des Pyrénées, le 24 avril 2008 : "Une tranche de vie où toute ressemblance avec des personnages et des faits ayant existés n'est pas fortuite..."

Magazine Vent d'Oc, septembre 2008 : "Une lecture qui se fait à la vitesse de la lumière, tant l'on veut savoir à quelle sauce sera mangé ce néo-rural!!!"


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DARK XIBEROA

 

1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 18:59

2013-EROS.jpgPour certains d'entre nous (plus nombreux que je le pensais, en fait), la fin du monde tel que nous le connaissions a bien eu lieu en 2012 (lire ici, , et en ce qui me concerne).


2013 vient de passer avec son lot de bonnes résolutions habituelles et jamais tenues.


Voici les quelques miennes :


- Mieux m'occuper de mes enfants.

- Virer Facebook de ma vie (à partir du mercredi 2/1/13).

- Me remettre à écrire la suite de L'infection.

- Continuer à perdre des kilos jusqu'à mon poids idéal. Aujourd'hui, je me suis pesé : 99kg. J'ai perdu 8 kilos en un mois...

- Rebondir, retrouver la joie et l'envie de vivre.

- faire du sport (oh putain...), marche, running, VTT.

 

J'ai conscience que ça ne va pas être du gâteau, que je vais devoir me forcer pour un certain nombre de choses, mais je n'ai plus trop le choix, aujourd'hui...

 

Je vous souhaite à tous une belle année pleine d'espoir et de courage, de réussite et de bonheur.

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 14:36

ken

Une petit conte de Noël, pour les amateurs :

 

Il était une fois, une petite princesse qui vivait dans un joli château.

La petite princesse possédait un paquet de poupées Barbies (une qui fait la vaisselle, une qui fait le ménage, une qui fait la cuisine, une qui torche les mômes, une qui séduit, une qui joue la comédie, une qui fait du cheval, une qui baise...), mais pas de Ken.


Un jour, il y a très longtemps, la petite princesse s'est fait offrir un Ken. Un beau Ken avec un sourire éclatant et un brushing parfait, on aurait dit un vrai lord anglais manufacturé en Chine.

Elle en était fière de son Ken, la petite princesse. Au début, elle l'emmenait partout avec elle. Elle exhibait fièrement son bel étalon à ses petites copines, dont certaines étaient sûrement un peu jalouses. Et puis, le temps a passé.

 

Le belle peinture jaune des cheveux de Ken s'est écaillée, sa peau de pêche s'est tâchée à force d'être tripotée par des mains malhabiles et pas toujours très propres. 

Bref, la petite princesse a commencé à s'en lasser de son Ken, et même à le délaisser. Un jour, elle l'a carrément oublié dans le jardin pendant une semaine.

A la merci des intempéries et de la tondeuse, son beau costume s'est abîmé. Sous le soleil, ses plastiques et caoutchoucs se sont déformés, ses articulations autrefois solides et toniques se sont ramollies. Ken ne tenait plus debout tout seul. Il n'avait plus la classe de ses débuts. Il lui faisait même un peu honte, à dire vrai.

D'autant plus que de tout nouveaux Ken tout neufs et encore plus beaux trônaient dans les étalages de Noël des supermarchés, attisant son envie irresistible de changement.

 

Alors elle a commencé à le maltraiter, son Ken. Elle le jetait régulièrement au plafond, le laissant retomber lourdement sur le parquet, pour voir combien de temps il tiendrait. elle l'oubliait pendant des jours, des semaines, des mois dans le coffre à jouets. Et puis elle l'a brulé avec un briquet, lui a machouillé rageusement les doigts, lui a tapé dessus avec un marteau. Mais il était solide, malgré tout, ce vieux Ken. Il encaissait sans mot dire, conservant un semblant d'intégrité, malgré les cicatrices indélébiles.

 

Et ainsi, pendant des semaines, des mois, des années, il a résisté bravement, jusqu'au jour où la petite princesse à ouvert la fenêtre de sa chambre et l'a balancé de toute ses forces sur les graviers en contrebas. Sous le choc, le thorax de Ken s'est fracturé et son corps s'est désarticulé. Dans son visage - qui conservait son sourire d'un autre temps - de minuscules cailloux se sont incrustés.

 

Son jouet enfin cassé, la petit princesse a éprouvé de la satisfaction. Elle a pris les restes pulvérisés de la poupée et les a jetés aux ordures. Une semaine plus tard, un nouveau mannequin flambant neuf est arrivé au château. La petite princesse était heureuse.


Dans la poubelle, sous l'évier de la cuisine, accolé à une vieille carcasse de poulet mal curée, la face grêlée de Ken continuait de sourire béatement, attendant que l'éboueur fasse son office...

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 10:06

On se dit que jamais ça ne nous arrivera à nous, que nous sommes différents des autres, solides, indestructibles, immortels. On se dit qu'on a déjà passé des obstacles bien plus complexes à gérer, que jusqu'ici, rien n'a pu altérer nos sentiments, restés purs malgré tout.

 

C'est tellement vain, tout ça, finalement. Tellement naïf.

 

Attendre 20 ans avant de s'apercevoir qu'on a bâti un colosse d'argile sur des pilotis vermoulus, en zone sismique et inondable... C'est sûr : le promoteur s'est bien foutu de ma gueule.

Alors on se dit que c'est un cauchemar, qu'on va finir par se réveiller en sueur et même en rire. Mais non. C'est bien réel. Tout ce qu'il y a de plus réel... 

 

Alors que dire, que faire lorsque tout ce en quoi vous avez toujours cru s'écroule autour de vous? Comment trouver la force de se relever, d'y croire encore?

Il n'y a aucune recette miracle. Il faut boire la coupe de vitriol jusqu'à la lie et sans vomir ; toucher le fond du lac noir et essayer de remonter, malgré les algues moisies qui vous retiennent et la glace qui se reforme inexorablement au dessus de votre tête.

 

La seule chose qui soit encore (et toujours) vraie et positive, c'est que la route va toujours devant soi. Il faut la suivre sans regarder en arrière et sans regretter, parce qu'il n'y a pas d'autre alternative, pas d'autre voie.

Alors "on avance", comme dirait Alain Souchon. Ou du moins on essaye...

 

Joyeuses fêtes quand même :-)

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 13:25

coeur-de-neant.jpgHier soir, je suis une fois de plus allé à l'atelier d'écriture de Mauléon-Licharre. Ce coup-ci, toujours dans le cadre du projet commun avec Astobelarra et les artistes de l'atelier Uztaro, c'est chez ces derniers que s'est déroulée la séance.

J'avais apporté deux textes de mon cru pour les peintres (lire ici et ). Eux nous ont proposé un grand nombre de peintures très diverses, allant du figuratif à l'abstrait. La peinture ci-contre m'a tapé dans l'oeil. Elle m'a fait penser à Beau Smart, le vilain virus de "L'infection T1 : Contage" et m'a inspiré ce dyptique très manichéen sur la dualité de l'être :

 

Au premier abord, c'est un corps de glaise, blafard et glabre, sans forme, sans personnalité, froid, vide et effrayant. Sa surface translucide est dévorée par la lumière crue et n'exprime rien de plus que l'inachevé, la vie primaire et archaïque, fragile et maléable, inodore et sans saveur. Son existence semble laborieuse, cruelle et bien vaine.

Mais en réalité, ce n'est que la surface extérieure et très superficielle des choses. Rien qu'une enveloppe légère comme le crépon, qui cache un être incandescent, lumineux et en quatre dimensions. Il suffit seulement de se donner la peine de gratter le vernis fade, la fine surcouche d'albâtre qui recouvre son âme d'or massif et de se laisser éblouïr par ses mille reflets éclatants.

 

*****

Au départ, c'est une silhouette ardente qui éclipse tout, un tempérament radioactif qui consume les étourdis un peu trop tactiles, car la passion ou la folie l'habitent. Son costume de lumière hypnotise les regards naïfs qui osent se poser sur ses formes mouvantes ou flatter ses aspérités incendiaires. C'est une créature vibrante, vivante et d'essence quasi-divine.

Mais ce n'est qu'une apparence, un genre qu'elle se donne afin de camoufler les tréfonds de sa véritable nature. Car en dedans, elle n'est qu'un désert mort, un esprit dépouillé de toute substance, inexpressif et sans relief. Un coeur de néant...

 

Je pense que ce texte est plutôt un genre de pêle-mêle, un jeter d'idées complètement instinctif et sauvage qui pourra probablement encore évoluer. Only time will tell...

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 12:13

Pensements 2, de Laurent CaudineSi vous ne savez pas quoi faire samedi soir (le 1/12/12 à 19 heures), je vous conseille de vous rendre au local d'Hebentik rue Matalaz, à Mauléon Licharre.


Vous y assisterez à la présentation "spectaculisée" du tome 2 des "Pensements" de mon ami Laurent Caudine. Laurent lira quelques unes de ses dernières chroniques, sur lesquelles les clowns d'Hebentik improviseront, et ça risque d'être assez jubilatoire. Si vous avez aimé le premier volume de ces chroniques et nouvelles de Soule et d'ailleurs, vous adorerez cette suite, toujours aussi hautement caustique!


Ensuite, vous pourrez rencontrer l'auteur autour d'un apéro-dinatoire, et vous jeter sur son livre, qu'il dédicacera à tour de bras!

 

Si vous ne pouvez pas venir samedi, sachez que Laurent sera le 8/12 (le matin) chez Lilou Presse à Tardets, le 15/12 au marché de Noël de Mauléon-Licharre et le 22/12 chez Xibero-Bio à Mauléon-Licharre.

 

affiche-pensements2.jpg

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 13:30

tatie-danielle.jpgLa routine, c’est une vieille peau qui commence d’abord par venir de temps en temps frapper aux carreaux de votre maison.
Et puis elle vient tous les jours, essaye à toutes les fenêtres, toutes les heures, toutes les minutes, toutes les secondes, jusqu’à ce que – de guerre lasse – vous finissiez par lui ouvrir la porte.

Alors, dûment invitée, la sale garce se sent chez elle et vous suit partout,
dans toutes les pièces, comme un Yorkshire affamé, avec son haleine méphitique et ses radotages incessants. Où que vous posiez l’œil ou la main, elle est là, elle vous juge de son regard froid.

Elle est dans le vaisselier dans la cuisine. Elle vous attend, impassible dans la soupe qui mijote sur le gaz. Elle est dans la boite à gants de la voiture, entre deux éthylotest périmés. Elle est dans le placard à balais et sous les escaliers ; elle est derrière toutes les portes et même dans la cuvette des WC, où son œil impitoyable se reflète dans l'eau trouble.
Elle s’installe dans votre vie de couple comme un enfant exclusif et capricieux ; sans scrupule, elle dort même dans le lit conjugal, entre le papa et la maman.

Peu à peu, elle prend la place de l’autre. Et, comme la grenouille dans sa cocotte minute d’eau chaude, vous vous habituez à son visage fripé et verruqueux, sa peau huileuse et son parfum de caveau.

En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, la routine a pris votre amour et vous n’avez rien vu venir…

Quand vous ouvrez enfin les yeux, vous êtes seul face au miroir poussiéreux de la salle de bain. Seul, avec des remords, des regrets et le cœur brisé.
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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 12:49

DTP-Barbey.jpgVous devez le savoir, je ne crois pas en Dieu. En fait, il serait plus juste de dire que je n'y crois plus.

Pour moi, Dieu, c'est Devin Townsend. C'est un Dieu vivant, dont la musique est quasiment toujours en parfaite adéquation avec ce que je suis, foncièrement parlant. 


Le métalleux canadien, que beaucoup qualifient de génie (à tort ou à raison) vient de sortir un nouvel album (Epicloud, disponible à l'écoute sur Deezer) encore plus fort qu'Addicted, qui était pourtant assez remarquablement réalisé.


Le Week-End dernier, nous sommes allés le voir en concert à la rock-school Barbey à Bordeaux, avec Pette, Mathieu et Aurélie, Laura, Jon, mon frère Renaud, Romain et sa copine. J'attendais ce moment depuis 1993, date de la sortie de Sex and Religion, de Vai. C'est la première fois que j'ai entendu la voix de Townsend. Et elle m'a marquée à vie.

 

Je vais passer très vite sur la première partie : le gig de Fear Factory était catastrophique, pas du tout en place et le chant asthmatique et poussif de Burton C. Bell nous a - à tous - donné une bonne chiasse. 

 

Devin-townsend-2-Live-Bordeaux-16-11-12.jpg


Mais quand le sieur Devin est monté sur scène, le miracle s'est accompli sous nos yeux ébahis. Le type a un charisme phénoménal, qui prend toute la scène. Ses musiciens sont irréprochables (Ryan, le batteur est même carrément monstrueux) et tous sont d'une générosité incroyable, en phase parfaite avec le public. Devin a même demandé à deux imbéciles qui se battaient dans la fosse de se faire un bisou en signe de paix "Il n'y a pas de places pour les conneries de machos ici !". Et ils ont obéï, tout penauds...


Devin-townsend-Live-Bordeaux-16-11-12.jpgIl a joué pendant une trop courte heure et demie un bon paquet de morceaux que j'adore (parmi lesquels Regulator, Deep Peace, Grace, Juular, Kingdom, Lucky animals, Truth...), il s'est donné, a grimacé, sué et craché (véridique) pour nous. Il nous a tous collé la chair de poule par la maîtrise de sa voix et de ses solis de guitare.

 

Et à la fin, après le dernier morceau, il s'est approché du bord de la scène et a serré la main de toutes les personnes qui le voulaient, pendant pas loin de 15 minutes, en les remerciant à chaque fois "Thanks, thank-you, you rule guys...".
Je ne sais pas si Devin Townsend est un génie, mais pour moi, il est clairement ce qui se rapproche le plus d'un demi-Dieu ! Et je ne dis pas ça juste à cause de son prénom. 

 

Dire que je lui ai serré la main, bordel !

 

Toutes les photos sont de Pette Etcheverry. Merci à lui.

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 12:27

Louis.jpgL'an dernier, j'avais délicatement laissé la corvée à ma moitié, mais je n'ai pas pu y couper ce coup-ci. La dernière fois que j'ai fait la queue dans un collège lors d'une réunion parents/profs, je devais avoir 15 ans et c'était moi l'élève...

J'étais en troisième, j'avais redoublé une fois (ma quatrième) et j'étais encore complètement immature. Je le suis toujours, sur bien des aspects.


A l'époque, je n'avais aucune idée de ce que je voulais faire comme métier, ce qui est à mon avis tout à fait normal, à cet âge. En fait, je n'ai su que très récemment - c'est à dire à peine un an après la naissance de mon fils, pour lequel je faisais la queue au collège Argia, hier soir - que je voulais passer le reste de ma vie à "écrire". Mais trêve de digression...

 

Je me suis donc revu avec mon cartable US, mon anorak orange à boudins, mon bandana et mes Américanas ainsi que mon "jean élastis neige", aux côtés de mon père (prof) en costard tenant fébrilement mon carnet de notes, n'osant pas regarder mes professeurs dans les yeux, tandis qu'ils énuméraient, les sourcils froncés, un paquet de qualificatifs que je préfère oublier mais qui devaient tourner autour de "médiocre", "peut mieux faire", "étourdi", "a un baobab dans la main", "doit soigner ses écrits", etc. 


Comme mon fils aujourd'hui, je n'aimais pas l'école et j'avais une sainte horreur des devoirs. Ni les profs ni les matières, et ni le système scolaire dans son ensemble n'arrivaient à m'éveiller. Tout ce qui m'intéressait à son âge, c'était de jouer dans "les grandes herbes" avec mes copains du quartier, de zoner avec mon vélo, de m'énerver à en hurler sur mes jeux électroniques à cristaux liquides, de collectionner des cailloux qui brillent et puis surtout, de ne rater aucun épisode de Goldorak, Albator, San Ku Kaï, Cobra et consort.

Le reste n'avait aucune espèce d'importance et, je peux le dire sans honte : me faisait même royalement chier. En classe, je rêvassais, je dessinais, je jetais parfois des boulettes de papier mâché, comme les autres, mais surtout, j'assistais aux cours dans une sorte de bulle opaque et insonore, comme apathique et absent.

 

Mon gamin est un peu pareil. "Les chiens ne font pas des chats", dit avec raison le proverbe à la noix. Alors c'est sûr, ce n'est pas la même époque, et Louis et moi n'avons pas tout à fait du tout le même caractère, mais si mes parents ne m'avaient pas poussé au cul quand je partais à la dérive, scolairement parlant, qui sait ce que je ferais aujourd'hui?

Je n'ai pas envie de pourrir la jeunesse de mon gosse, de le braquer en voulant le contraindre à faire des choses qu'il ne veut pas faire (comme travailler correctement à l'école et faire ses devoirs, par exemple). On n'a qu'une vie et qu'une enfance, quoi ! Laissez-moi croire qu'on ne naît pas sur Terre uniquement pour entrer dans un moule avec les forceps, qu'on n'est pas obligés de supporter les carcans anxyogènes de l'école, puis de la société, juste pour bosser comme un malade et finir par mourir de maladie, comme un chien !?


Mais d'un autre côté, si je ne dis rien, si je le laisse assumer seul ses choix (ou ses non-choix) d'aujourd'hui, il y a de fortes chances pour que je me retrouve obligé de l'assumer, lui, plus tard, comme un boulet pique-assiette et aigri avant l'âge, incapable de se décoller seul du têton maternel. Ça s'est déjà vu... "Tanguy", ce n'est pas qu'un film !

 

Alors que faire? Croyez-moi, c'est putain de dur d'être père... La vie n'est vraiment pas tendre.

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 10:47

manuel-valls.jpg"Aurore libre", ça sonne comme une promesse d'un monde meilleur où la paix règnerait enfin. C'est exactement l'inverse de l'image d'etarra que Manuel Valls et consort, appuyés par des médias peu scrupuleux et eux aussi trop loin des réalités du terrain veulent lui faire coller à la peau. 


Son seul "crime", à Aurore Martin, c'est d'avoir appartenu à un parti politique interdit en Espagne (rien que ce fait en dit long quant aux forces néo-franquistes qui dirigent encore ce pays) mais autorisé - comme n'importe quel autre parti autonomiste - en France.

L'espagne a signé un mandat d'arrêt européen, et voilà Aurore prise au piège, forcée de se cacher, de fuir comme une grande criminelle, une terroriste, une Mesrine en puissance qu'elle n'est pourtant pas.
Alors qu'on pensait que les services du ministère de l'intérieur avaient enfin commencé à lui lâcher les espadrilles, voilà qu'elle est capturée lors d'un "banal contrôle routier" (mais qui peut encore croire ça?), puis extradée vers Madrid séance tenante!

 

Ce que Guéant et Hortefeux, deux des pires représentants de la "droite décomplexée" n'ont pas réussi à faire, ce petit coq arrogant de Valls, pourtant censément socialiste, l'a fait, lui ! Pour sa défense, cet adorateur de la corrida au faciès pincé, originaire d'Espagne (tiens donc... une coïncidence?) prétend qu'il n'a rien fait, que les ordres n'émanaient pas de lui, etc. Pourtant il l'avoue lui-même : il était au courant de la "bonne pêche" de ses militaires zélés... Encore une "coïncidence", me direz-vous.

 

Ou alors, l'explication est plus simple : Valls serait en réalité un infiltré de droite dans un gouvernement "de gauche". Doublé d'une raclure de vizir qui ne rêverait que d'être calife à la place du calife, comme un certain Sarkozy, en son temps.

Car il n'en est plus à une provocation près, l'animal. L'arrestation d'Aurore vient à peine une semaine après que le ministre matador-friendly ait insulté toutes les personnes qui travaillent d'arrache-pied et - dans la paix - depuis des années à la création d'une collectivité territoriale spécifique au Pays basque. Encore une "coïncidence" (décidément...).
Ou peut-être que le mot qui convient le mieux est "acharnement"?

 

Aurore Martin libre!On est tous des "Aurore Martin" potentielles. Moi aussi, même si je ne suis pas toujours d'accord à 100% avec certaines théories autonomistes. Le délit d'opinion n'est pas un motif d'arrestation acceptable pour un pays tel que la France (ni pour n'importe quel autre pays, d'ailleurs), et la "collaboration", car c'est bien de cela qu'il s'agit (au vu des récents éléments qui continuent de pleuvoir à l'heure où j'écris ces lignes), doit être dénoncée.

Et à ceux qui croient les délires que médias parisiens et politiques rabâchent en boucle depuis toujours, je dis : je vis en Soule, au Pays basque depuis 1997. Ça fait même exactement 15 ans aujourd'hui ; joyeux anniversaire, donc. Vous croyez que si les basques étaient ce que vous dites, je serais resté ici, que j'y aurais fondé une famille et que j'aurais mis mes enfants à l'école bilingue? Avant de porter un jugement hautement péremptoire, vivez ici, fréquentez les habitants du pays, essayez de les écouter, de comprendre leur histoire, leur mode de pensée. Et quand enfin vous commencerez à vous sentir chez vous, même surtout lorsque vous entendrez des gens parler en Euskara tout autour, on pourra en reparler.

 

*****

 

Mais sinon, outre le sentiment de m'être une nouvelle fois fait enfler par les socialistes, ce qui me chagrine le plus, c'est le silence assourdissant de Cécile Duflot. Comment a t-elle pu se compromettre avec ces gens-là? Comment peut-elle encore rester au gouvernement aux côtés de Manuel Valls? Mystère...

Ou pas?

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 12:31

massacre-de-la-Saint-Barthelemy---Francois-Dubois.jpgJe ne vous ai pas parlé de l'atelier d'écriture mauléonais, qui a repris fin septembre dernier. J'aurais dû publier le texte que j'ai écrit pour la première séance, mais... Tant de choses à faire et si peu de temps...

Donc pour commencer, voici un petit CR de la séance de mardi soir dernier. Tout le monde n'était pas là, mais Sophie nous avait quand même réservé un petit sujet récréatif : chacun de nous devait écrire une période de l'histoire sur un bout de papier. Ensuite, comme d'habitude : tirage au sort et rédaction d'un texte sur la vie d'un personnage de l'époque. Et comme à chaque fois, j'ai été un peu vicieux : sur mon petit bout de papier, j'ai écrit "le jour où la vie est apparue sur Terre". Je pensais que ça allait faire caler celui ou celle qui allait tomber dessus. Mais le hasard aidant, c'est tombé sur Pierre Gastéréguy. Et l'on connait tous son imagination et son talent pour se sortir de tous les guêpiers... Il y avait aussi : "la préhistoire"; "les invasions barbares"; "le Moyen âge"; "la Renaissance" et "2100".

Moi, j'ai eu "les guerres de religion". Aussi, soyez indulgents avec les possibles anachronismes.
Voici ce que ça m'a inspiré :

 

stele-protestante-combe-des-loges.jpgNous marchons silencieusement sur le petit sentier de calcaire blanc, éclairé par la lune pleine. Nos torches sont éteintes et mon père, inquiet, serre un immense gourdin entre ses grosses mains gercées par le travail de la vigne. De temps en temps, il nous intime l'ordre de faire halte et silence absolu. Il semble que le moindre craquement de brindille soit prétexte à s'arrêter, l'oreille tendue.

Nous pénétrons enfin le bois de Saint-Preuil, où l'air est désormais plus humide et frais, sous les feuilles noires des grands chênes centenaires. Je me peletonne dans ma couverture de laine, tentant de faire fi de cette peur du noir qui m'étreint depuis tout petit, peur de toutes ces ombres et formes effrayantes, tapies dans la nuit.

Notre procession avance à pas feutrés. Une chouette hulule à quelques mètres, nous figeant tous dans une terreur indicible. Puis vient le soulagement, car si le rapace nocturne est dans les parages, c'est que nos ennemis, eux, n'y sont pas.

Nous bifurquons sur la gauche et empruntons une sente improbable, envahie de fragons et de fougères. Le sol est tout crotté à cet endroit légèrement en pente. Je glisse à plusieurs reprises, me piquant aux arbustes et manque même de m'étaler dans la boue. Mon père est tendu. Il me secoue rudement l'épaule, sans doute pour me faire comprendre que mon imprudence pourrait nous coûter la vie, à tous. Je ne le sais que trop : comme les autres, j'ai appris ce que ces chiens de catholiques ont fait à mes cousines de Segonzac, il y a deux nuits. S'ils nous surprennent ici, ils nous massacreront et tortureront à mort tous les survivants, hommes, femmes et enfants.

Nous arrivons enfin à la stèle huguenote, dressée dans le sous-bois qui nous sert de lieu de culte clandestin, depuis quelques temps. Une salamandre, symbole de François 1er - grand persécuteur de calvinistes - se faufile sous le tapis épais de feuilles mortes. J'aperçois ses rayures jaunes, se refléter dans un rayon de lune. Je ne dis rien. Elle est comme nous : elle se cache de ses prédateurs et sort chasser à la nuit tombée.

Le pasteur Garandeau émerge dans la clairière, par le chemin qui vient de Mortefonds. A sa suite, je vois les familles Bertaudeau, Godard et Bergeret au grand complet. Ce soir, ils ne sont pas plus fiers que nous autres, ceux-là. Plus tard, ce sont les Guillon, les Maillard et les Ranson qui nous rejoignent. Nous sommes tous là.

Si nous sommes ici cette nuit, ce n'est pas pour célébrer Jésus et ses apôtres, mais pour pleurer nos morts et crier vengeance. L'appel à la fraternité du sermon de dimanche ne nous sera d'aucune aide. Le pasteur n'essaye d'ailleurs même pas de nous dissuader. Ce n'est plus "aimez-vous les uns les autres" que nous voulons entendre, mais "oeil pour oeil, dent pour dent".

Les gourdins et les fourches sont fourbis. Le farouche père Guillon porte une hache bien affûtée à la ceinture. Sous les reflets de la lune, on dirait un ogre sanguinaire prêt à en découdre. Et même ma mère, d'ordinaire si effacée, arbore un faciès sombre et malveillant. Je l'ai vue dissimuler une vieille faucille sous son châle, tout à l'heure.

Il y a d'autres enfants de mon âge dans l'assistance. Je retrouve Bérenger et Jean, mes deux camarades de classe. Si nous sommes ici, nous aussi, c'est parce que nos parents nous jugent assez grands pour comprendre et participer à la curée qui va suivre. Cette nuit, en réponse à l'ignominie perpétrée contre nos familles, nous allons brûler le village de Bouteville et raser son château prétentieux. Puis nous irons saigner à blanc tous les catholiques de Grande Champagne.

 

(Je précise que - comme à chaque fois ou presque - j'ai légèrement corrigé, agrémenté, amélioré le texte écrit en 1h30 lors de l'atelier. Faute avouée...)

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