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  • : Xiberoland - ex CLP64
  • : Ce blog est celui d'un ex-correspondant local de presse des Pyrénées Atlantiques vivant en Soule, écrivaillon, gribouilleur et web-addict à ses heures. Mais surtout très casse-pieds...
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Un peu de pub perso...

 
 

"L'infection T2 : Pandémie",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

15 euros, 306 pages, format 11.5x20

Le blog officiel du livre


Genre : roman fantastique

 

Résumé : Tandis que Patrice végète à l'hôpital psychiatrique, que Sébastien est tombé en disgrâce et que Pascal se morfond à Paris, Beau Smart revient de plus belle, causant de terribles dégâts sur toute la planète. 
Mais cette fois-ci, le président Obaba – à qui l’intelligence artificielle a eu la mauvaise idée de s’attaquer – est bien décidé à la traquer et la détruire coûte que coûte. Pendant ce temps, un autre tueur monstrueux et insaisissable est lui aussi entré en scène…

Cette fois-ci, exit les mondes virtuels en trois dimensions : le thriller fantastique écolo et nihiliste se déroule majoritairement aux États-Unis d’Amérique, en Soule et dans le monde réel !


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 l'infection

"L'infection T1 : Contage",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

16 euros, 378 pages, format 11.5x20

Le blog officiel du livre


Genre : roman fantastique

 

Résumé : Patrice est tombé amoureux de Mathilde, une jeune femme qui vient d'arriver en Soule. Lui est tout sauf un Don Juan, mais il a plus d'un tour dans son sac, malgré les apparences...
Il va contourner ses défauts rédhibitoires grâce à Internet. Mais il va vite apprendre que tout se paie, en ce bas- monde.
Rencontré dans un monde virtuel en trois dimensions, un génie digital exauceur de voeux va se charger de le lui rappeler, en l'entraînant dans une spirale cauchemardesque sans fin...


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 mauvais-berger

"Mauvais berger!",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

10 euros, 90 pages, format A5

Le blog officiel du livre


Genre : tranche de vie

 

Résumé : Afin de s'installer en tant que berger, Etienne suit une formation agricole qui le conduit à effectuer des stages dans l'exploitation d'un berger éleveur en estives, dans les Pyrénées.
Mais petit à petit, le rêve de notre héros "néo-rural" s'émiette : les conditions de vie dans la bergerie sans confort sont difficiles, et le travail harassant est nullement reconnu.
Mais tout ceci ne serait rien sans les brimades de... la bergère!

 

Ce qu'en dit la presse :

 

Journal du Pays Basque, 12 avril 2008 : "(...) le style descriptif et le langage parfois cru donnent un ton réaliste à ce récit sans concession".

SudOuest, le 17 avril 2008 : "(...) un texte illustré par l'auteur lui-même, plein d'humour et d'autodérision (...)".

 

La Rébublique des Pyrénées, le 24 avril 2008 : "Une tranche de vie où toute ressemblance avec des personnages et des faits ayant existés n'est pas fortuite..."

Magazine Vent d'Oc, septembre 2008 : "Une lecture qui se fait à la vitesse de la lumière, tant l'on veut savoir à quelle sauce sera mangé ce néo-rural!!!"


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DARK XIBEROA

 

19 septembre 2019 4 19 /09 /septembre /2019 20:30

J'ai toujours dans un coin de tête l'envie de faire ce livre sur les cabanes ouvertes de Soule. Ça me titille et je ne pense presque plus qu'à ça. Et je pense que j'ai contaminé Laurent Caudine, qui s'est proposé de m'aider sur ce projet avec les illustrations. Pour l'instant, je n'en suis qu'aux repérages, aux prises de contacts avec les intéressés (bergers, office de tourisme, élus, assos locales de randonneurs) et j'affine ma réflexion.

Il y a quelques jours, à la suite de cet article dans lequel j'évoque ce projet, j'ai reçu un message par mail d'un certain JL. Je vous le livre ci-après, tel quel : 

Cayolars ouverts en Soule (et ailleurs)
Bonjour, je me permets de réagir à votre article et votre désir de publier un guide touristique des cabanes ouvertes de Soule. Je vous en prie, évitez! Ces lieux doivent rester confidentiels.Publier à leur sujet par écrit (sur le net ou guide) les condamne à une dégradation inéluctable. A partir du moment où les lieux sont balisés, ils sont fréquentés. Dans une société idéale, ils seraient conservés et alimentés en bois, outils et denrées. Mais dans la société actuelle, ils sont rapidement utilisés comme des "spots bière - barbecue - biture" et autre décharges(exemple Ardane de Haut, Pista depuis la resto, Olhadubi avant resto, etc.). Bref, c'est comme les grottes archéo: "pour conserver, il faut se taire et pas la fermer (la grotte)." Eviter les cartes, les photos, les localisations et les noms. Cela n'empêche pas de partager les émotions. "Bortükariak" communique déjà bien assez, et leurs ouvrages sont répertoriés sur les cartes... Mais pour les autres, non rénovés et non répertoriés, il est important, de mon point de vue, de rester le plus discret possible. Continuez votre quête, créez un inventaire, transmettez un jour au SRA, mais je vous en prie, évitez le grand public. Merci et bonne continuation en Soule.

UN TRUC QUI ME REND FURAX !!!

Et malheureusement, JL a touché le point sensible. Car quelques jours auparavant, je suis allé avec Laurent sur les pentes d'Ahusky, pour qu'il puisse s'imprégner de l'ambiance, des odeurs, de la lumière, et je voulais également lui montrer ce que j'aimerais qu'il peigne/dessine dans le futur livre. Je comptais l'emmener à Potto et Udoya. Sur le chemin, nous nous sommes arrêtés aux dolmens d'Ithé (pour en savoir plus, je vous renvoie à ce superbe livre de Dominique Ebrard : "50 ans d'archéologie en Soule", aux éditions Ikherzaleak). Quelle ne fut pas ma surprise en constatant que le dolmen d'Ithé 1 (le plus beau, le plus gros) avait été dégradé pendant l'été ! Un ou plusieurs connards ont transformé ce monument funéraire historique en cabane de bushcraft, le recouvrant de branchages et de mousses. Et ce, alors même qu'il y a un immense panneau juste devant, qui explique clairement ce que c'est. Je répète qu'il s'agit d'une tombe préhistorique !

UNE.TOMBE.PRÉHISTORIQUE...

Ça devrait quand même inspirer le respect non ? N'importe qui de normalement constitué devrait se dire : "Wow ! Il faut préserver ce lieu car ce sont nos ancêtres qui l'ont construit il y a plus de 5700 ans pour honorer leurs morts !"

Eh ben non... Il existe encore, en 2019, des gens sans âme qui ne respectent rien et qui dégradent tout. Ça m'insupporte à un point que vous ne pouvez pas imaginer. Ce sont des comportements de suppôts de Daesh et ce simple constat me rendrait ultraviolent.
En conséquence, je comprends parfaitement l'argumentaire de JL, ci-dessus. C'est d'ailleurs en substance ce que j'écris dans l'article précédent. 

Certains argueront que ce n'est pas très grave, qu'il n'y a rien de définitif (comme ces cités millénaires détruites par "L'État Islamique" au nom d'un ami imaginaire ou, dans une moindre mesure, comme les tags sur le Dolmen de Garde épée à Saint-Brice, près de Cognac) et qu'il suffit de tout enlever pour que les lieux reprennent leur aspect originel. Sauf que normalement, on ne devrait pas avoir à faire ça. Ceux qui se sont adonnés à ça n'auraient pas dû souiller cette tombe protohistorique et en tout état de cause, n'auraient jamais dû laisser de trace de leur passage.
Je pose la question : est-ce qu'on fait ce genre de chose dans un château qu'on visite ? Non ! Est-ce qu'on fait ce genre de chose dans un cimetière ? Non ! 
Alors POURQUOI ???

SEULS CEUX QUI TRANSGRESSENT SONT RESPONSABLES DE LEURS ACTES

Et c'est à ce moment-là de ma réflexion que je me dis plusieurs choses : 

1) Les individus qui ont commis ces dégradations ne peuvent pas dire qu'ils ne savaient pas. Les panneaux sont omniprésents sur place et à l'entrée du sentier qui mène au dolmen. Donc à moins de ne pas savoir lire (objection votre honneur ! C'est parfaitement évident qu'il s'agit d'un lieu historique important puisqu'il y a des schémas explicatifs sur les panneaux) ou de venir d'une autre planète (objection votre honneur ! Les extraterrestres n'existent pas - faute de preuve), ils n'ont aucune circonstance atténuante

2) Si ils ont commis ces déprédations alors même qu'il y avait ces panneaux de signalisation, ça veut dire qu'ils n'en ont rien eu à foutre. Même si un raconteur de pays était venu leur expliquer les choses, ça ne les aurait pas arrêté. Ils avaient envie de le faire, ils l'ont fait. Point. 

3) Est-ce que les personnes qui ont installé ces panneaux et qui ont balisé le sentier sont responsables des dégâts perpétrés par d'autres ? Et en l'occurrence, la réponse qui s'impose est "non". S'il n'y avait pas eu de panneaux instructifs, si le chemin n'avait pas été nettoyé ni fléché, ce monument aurait disparu pour toujours dans la Nature. On aurait perdu à tout jamais ce pan de l'histoire. Et ça n'aurait pas empêché des débiles de venir saccager les lieux (sans savoir ce qu'ils faisaient, cette fois).

4) D'autre part, on ne peut pas tenir les historiens, les archéologues, les professeurs, et ni les écrivains (ni même les auteurs de dessins satiriques) pour responsables des dégâts commis par d'autres, car sinon, autant interdire ces professions qui mettent en danger le patrimoine. Je pars du principe que l'éducation ne peut pas être responsable de la connerie humaine. Je pense même que c'est le contraire : ces panneaux sont là pour éduquer les moins débiles d'entre nous et ainsi réduire les chances de voir ces monuments, cette culture, ces traditions séculaires réduites à néant. Il est nécessaire qu'ils soient là
Des gens cons qui ne comprennent rien à rien et qui ne respectent rien, il y en a toujours eu et ce n'est pas prêt de s'arrêter. Ça fait malheureusement partie de la vie et on ne peut rien y faire, à part avoir la foi et continuer d'éduquer...

5) Partant de ce raisonnement, je pense que ce guide que je souhaite rédiger, ne pourra être que bénéfique dans la mesure où il sera réalisé à but éducatif. Ce n'est pas parce qu'un touriste aura acheté le livre qu'il ira forcément détruire les cayolars, pourrir les sentiers avec ses déchets et déjections, déranger la faune sauvage en poussant des cris hystériques dans la forêt... J'en passe et des meilleures.
Je pars du principe qu'une personne qui fait l'effort d'acheter ce livre respectera ce que nous y aurons écrit. Et donc au contraire : si j'y expose les règles de base, si je m'arrange pour ne montrer que les sentiers de randonnée (pas les accès par véhicules, par contre), je pense que seule une poignée de vrais passionnés de marche et de montagne pourraient aller voir sur place. Et peut-être que ce livre éveillera les consciences des moins informés ? 

6) Pour conclure et répondre à la dernière phrase de JL, les éditions Astobelarra éditent de façon presque confidentielle (300ex maximum pour un premier tirage. Souvent, c'est plus entre 50 et 150. Pour info, le livre qui a fait le plus de ventes - Mauvais berger ! laugh - a été retiré à presque 1000 exemplaires en tout)... Donc l'un dans l'autre, ce livre ne sera pas sur toutes les tables de chevets, mais seulement chez les personnes qui l'auront acheté auprès de nous (sur les marchés, dans les quelques librairies qui nous suivent ou sur le site).

Et vous, qu'en pensez-vous ? Partagez, commentez, argumentez... Merci !

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5 septembre 2019 4 05 /09 /septembre /2019 20:00

Comme je vous le disais dans le billet précédent, je suis en train de réfléchir sérieusement à l'écriture d'un guide touristique autour des cabanes ouvertes de Soule. J'ai envie de faire connaître ces vieux cayolars qui ont été restaurés par Bortükariak ou d'autres entités locales, mais surtout, j'aimerais que leur travail fasse des émules et que d'autres cabanes soient ainsi restaurées et mises à la disposition des montagnards ou des simples amateurs. 

D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours aimé les cabanes, la Nature, et même si je suis quelque part un enfant de la ville (une petite ville : Cognac), je l'ai toujours fuie (Cognac, Bordeaux, Saujon, et même Mauléon) pour m'isoler de cette société oppressante cannibale et rechercher une forme de solitude. C'est mon côté "gros ours grognon". Alors quand j'ai découvert l'existence de ces cabanes ouvertes en montagne, croyez-moi, ça n'a pas fait un pli dans mon crâne : c'est là que j'irai me réfugier chaque fois que j'aurai besoin de me ressourcer ! 

Mais je suis un être humain, comme vous tous, qui me lisez (à part Régis S., qui est un Reptilien, mais il ne faut pas le dire...). Et donc la solitude, l'isolement, ça va un moment.
Comme l'a écrit mon idole Chris McCandless (aka Alexander Supertramp) dans son journal intime : "Happyness only real when shared", le bonheur n'est réel que s'il est partagé.
C'est pour cette raison qu'a germé en moi l'idée de partager l'existence de ces cabanes avec le grand public : j'ai envie de partager le bonheur que l'on ressent lorsque après une longue et rude marche, on arrive enfin à ce petit refuge qui semble toujours avoir été là pour nous. Je voudrais partager cette joie d'allumer un feu de camp, le soir (dans l'endroit prévu à cet effet, s'il existe), sur lequel on fait griller ses saucisses, et les nuits parfaites pendant lesquelles vous ne verrez jamais aussi bien la voie lactée... J'ai envie que d'autre que moi puissent découvrir le bonheur d'abriter leur sommeil sous les toits en bardeaux de hêtre (ou en tôle pour certaines), à deux pas des sangliers et des isards, des brebis ou de l'ours, qui sait, mais loin de cet infernal monde bruyant, des chaînes d'info en continu, des bagnoles et d'Internet... 

Mais d'un autre côté, je suis moi-même partagé... En effet, quand je vois dans quel état certains connards laissent les lieux, je me dis que je ferais mieux de tourner 7 fois mon clavier dans mon derrière avant de le dégainer. Entre :

ceux qui chient partout, laissent leurs fèces et leurs PQ merdeux bien en évidence au milieu du sentier (vous vous prenez pour un hérisson ou quoi ? Faites plutôt comme les chats : enterrez tout !),

ceux qui laissent leurs déchets partout soit dans la cabane, soit n'importe où dans la Nature (NON ! dites-vous bien que personne ne viendra les ramasser à votre place - achetez-vous une âme, nom de Dieu !),

ceux qui écrivent leur nom sur les murs, qui le gravent dans le mobilier ou dans la charpente, comme en CM1,

ceux qui hurlent comme des veaux dans la forêt (respectez la quiétude des lieux),

ceux qui vont déranger les troupeaux en train de pacager tranquillement (respectez le travail des bergers !),

ceux qui font des cairns sur des sentiers super bien balisés (à quoi ça sert ?),

ceux qui cueillent des fleurs sauvages, les piétinent ou les détruisent à coup de bâton (quand on est con...), 

ceux qui dégradent ou volent le matériel laissé à la disposition des usagers des lieux,

- ceux qui lancent des cailloux dans le vide sans vérifier s'il y a quelqu'un en dessous,

- ceux qui vont marcher en montagne en tongs ou en talons,

- ceux qui brûlent tout le bois laissé dans les cabanes sans aller en chercher d'autre pour les suivants,

- ceux qui allument des feux hors des endroits prévus, 

- ceux qui carrément, s'approprient les cabanes alors qu'elle appartiennent à des groupements d'éleveurs, qui les laissent à disposition du public pour les cas de force majeure (brouillard, nuit, orages...)

- et j'en oublie certainement qui commettent d'autres exactions plus ou moins graves ; bref, entre tous ces cas-là, je me dis que mon idée est une fausse bonne idée.

À moins que je n'inclue une dimension éducative dans le livre... Car pour moi, il est essentiel que les gens comprennent que l'Homme doit laisser le moins de traces possibles de son passage dans la montagne. Il faut qu'il se considère comme un "invité" dans la Nature, et en tant que tel, ils doit s'y comporter correctement, presque avec humilité, un peu comme s'il allait visiter Notre Dame de Paris : on respecte les lieux parce que la forêt et la montagne sont aussi des cathédrales, mais naturelles.  Et au train où vont les choses, ce sont peut-être les dernières qui nous resteront...

Alors peut-être que je vais aussi faire un chapitre sur le bon sens et les règles de base du savoir vivre dans la nature sauvage et dans les cayolars, puisque apparemment, ce n'est pas inné chez l'Homme... Et vous, qu'en pensez-vous ? 

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1 septembre 2019 7 01 /09 /septembre /2019 19:13

Depuis quelques temps, je me suis pris de passion pour les cabanes ouvertes qu'on peut trouver par-ci, par-là dans la montagne souletine. Au moins 8 d'entre elles ont été rénovées par l'association Bortükariak (avec l'aide de financeurs privés) et c'est grâce à deux de ses membres, Allande Soccaros et Jacques Hidondo que j'ai découvert trois d'entre elles cet été. Je commence par Harpia, parce que c'est ma randonnée la plus fraîche. 
Pour trouver ce cayolar, il y a plusieurs moyens :
- En voiture, par la "route" qui mène à la cabane de "Buruchieta" (prononcer Buchita), mais c'est vraiment pour les petits joueurs ou pour des raisons professionnelles... 
- A pieds, en partant de Logibar. Comme pour la cascade de Pista ou le vallon d'Ardane, cette randonnée peut se faire aller/retour dans la journée. Mais le mieux, c'est quand même de partir sur deux jours et de dormir sur place. La cabane d'Harpia est là pour ça ! C'est cette balade que je vous raconte ci-après. En dehors de l'aspect aventure et découverte, le but était d'y laisser un vieil exemplaire de "Mauvais berger !".

Je suis arrivé le 30 août 2019 à 9h15 au parking de Logibar, qui monte à la passerelle d'Holzarte. Il restait des places, ce qui n'est pas gagné, même en cette fin d'été. Il faisait un temps radieux, je ne pouvais pas demander mieux ! J'ai chaussé mes godillots de marche, puis ai posé mes sacs l'un sur le dos (le gros de 60L, avec tout le matos logistique - décrit plus loin), le "petit" (22L) sur le ventre avec toute la partie nourriture. J'ai sorti les chiens de la voiture, attrapé mon bâton de noisetier tout neuf et me suis élancé sur la piste. Au début, je suis parti un peu tout schuss, mais bien vite, j'ai dû calmer mes ardeurs. Les sacs étaient plus lourds que prévus. J'aurais pu faire plus minimaliste, mais on ne sait jamais ce qu'on va trouver une fois là-haut... Ni si on va y arriver...

J'ai croisé une dizaine de personnes sur mon chemin.  Cinq qui montaient, autant qui descendaient. Il est vrai que c'était encore un peu tôt pour le gros des touristes. Il m'a fallu une heure pour atteindre la passerelle. D'ordinaire, sans les sacs, je mets entre 35 et 45 minutes, selon si je cours ou non. Le score n'était pas si mauvais, au final, compte tenu de mon chargement (et de ma récente prise de poids). Cela dit, j'ai dû m'arrêter tous les 50 mètres pour reprendre mon souffle à partir de la zone où le chemin commence à grimper. J'ai eu du mal à monter certaines marches parce que j'avais mal serré ma ceinture de pantalon. Du coup, ce dernier glissait lentement de mes hanches et bloquait l'amplitude de mon pas.
Je porte toujours des pantalons cargo (genre treillis) pour partir en randonnée. C'est plein de poches et c'est plus efficace pour se protéger des ronces, des ajoncs, des orties, du soleil, des pollens, des tiques, voire des serpents. Et puis si on a le malheur de glisser et tomber, ça protège aussi un minimum. Certes, ça donne chaud et ça limite l'amplitude des pas. Mais je préfère quand même le contact du coton à celui des orties et il y en a pléthore, sur la route !

Une fois passée la passerelle, j'ai posé mes sacs et bu un demi litre d'eau d'un trait, presque sans respirer. Il faisait déjà une chaleur intense, et mon tee-shirt était trempé de sueur. Je l'ai ôté et tordu à plusieurs reprises pendant cette ascension. Je ne sais pas combien de litres d'eau j'ai perdu, pendant ces deux jours, mais quand je me suis pesé en rentrant hier soir, je faisais presque 2 kilos de moins que la veille... "La montagne, ça vous gagne !" Tiens, j'en profite pour remercier Décathlon de fabriquer du matériel de rando aussi fiable et aussi peu onéreux. Continuez, les gars !

J'ai repris mon ascension au bout de 15 minutes de pause. Il faut monter sec dans un bois glissant jusqu'à une piste en faux plat montant qui mène soit, à droite, au pont d'Amubi (vers les vallons de Pista ou d'Ardane), soit, à gauche, vers le cayolar et la boucle d'Olhadubi. Pour aller à la cabane d'Harpia, le plus simple, c'est d'aller vers Olhadubi. Il faut à peu près 50 minutes pour arriver au pont, en temps normal. J'ai mis une heure et demi. C'est un sentier plus ou moins plat, mais je sentais la fatigue me peser sur les épaules. La prochaine fois, je pèserai mon matériel avant de partir, pour voir...
Dans le gros sac à dos, j'avais : des fringues de rechange (slip, chaussettes, softshell, pull en maille polaire), un sac de couchage, un réchaud Butagaz et sa recharge, un oreiller Quechua, les laisses des chiens (au cas où j'aurais à traverser des troupeaux. D'ordinaire, mes chiens "tiennent" à la voix, mais... sait-on jamais : le brouillard s'invitant...), 3 litres d'eau, un maillet, une popote et une trousse de secours/survie. A l'extérieur, j'avais accroché mon matelas autogonflant, une tarp, une hachette.
Le sac ventral contenait : toute la bouffe des deux jours plus deux doses supplémentaires (au cas où je me retrouverais bloqué en pleine nature sauvage pour X raisons), une bouteille de vin (et alors ??? Y'a pas de mal à se faire du bien, si ?), une carte IGN 1446 ET, une lampe frontale, une scie pliante, mes clés, la bouffe des chiens, un livre (deux en l'occurrence) et une gourde supplémentaire d'un litre d'eau.

J'ai bu le reste de ma première bouteille et je suis monté directement au cayolar d'Olhadubi. Je voulais voir dans quel état il était et déjeuner à l'intérieur. J'ai viré mon paquetage, ôté mon tee-shirt devenu immonde de sueur que j'ai étendu sur le toit de la cabane (Allô l'INPI? Je viens d'inventer le sèche-linge solaire) et j'ai dévoré mes deux club sandwiches (je vous montrerai un jour ma recette exclusive, lol) et j'ai terminé par une Pink Lady bien sucrée et juteuse, pour la fine bouche. J'entendais un berger crier "txauri, txauri" (orth ? - ça se prononce "tchaouï") après ses brebis, plus haut sur les pentes de Sarimendi. (C'est là que je me rends compte que je n'aurais pas dû appeler mon chien Chewie... Y'a matière à confusion...)
Mais à part ça, pas un foutu bruit humanoïde... Et pourtant, la boucle d'Olhadubi est assez courue.
J'ai admiré les chauves souris qui dormaient, tranquilles, accrochées au plafond du Cayolar, puis je suis reparti à une heure de l'après-midi.

Je suis redescendu au pont d'Olhadubi (à 200 mètres sous la cabane) parce que l'ancien sentier qui monte à Harpia se trouve juste en face, on le devine vaguement entre les fougères. De jeunes gens chevelus pique-niquaient près du torrent. 
Ça grimpait et ça zigzaguait assez fort dans la forêt. Le sentier n'est pas toujours bien tracé. Il y a quelques cairns de temps en temps, et pour une fois, j'ai trouvé l'initiative utile ! Oui, parce que souvent, les gens font des cairns (petits tas de pierre) sur des chemins bien tracés et je trouve ça débile. Pas là. Ce sentier était autrefois utilisé par les bergers et leurs troupeaux pour monter à Buruchieta. Aujourd'hui, ils y viennent par la piste carrossable... Autre temps, autres mœurs...
Donc le sentier originel est de plus en plus rarement arpenté. Alors il se perd dans les méandres de la hêtraie. Il faut souvent chercher. J'ai la chance d'avoir mes chiens toujours avec moi. En particulier Joy, que j'ai héritée d'Isabelle Brogly après sa disparition, et qui a... Je ne sais pas. Un odorat infaillible ? Un sixième sens ? Une intelligence au delà de tout ce qu'on peut imaginer chez un chien ? Bref, elle ne se perd jamais. Et quand ça lui arrive, c'est parce que Chewie (grand dadais de 2 ans) l'a induite en erreur en allant à la poursuite d'un ruisseau ou d'un bout de bois quelconque. A ce propos, un chien qui aime autant le bois et l'eau devait sûrement être un castor dans une autre vie. J'ai failli l'appeler Castor, en référence à mon premier chien, Pollux et , bien sûr, aux jumeaux de la mythologie grecque. Y'a pas de fumée sans feu... 

A un moment donné, je suis sorti de la forêt dans une première clairière assez grande (longue de 150 à 200 mètres, large de 50 mètres), une prairie très pentue et très sale (une source coule dedans, donc on s'enfonçait dans la gadoue et on progressait très difficilement). Elle était suivie d'une nouvelle partie boisée (environ 100 mètres), puis d'une autre clairière, plus petite que la première (50x50 mètres ?) pleine de fougères cette fois, avec un sol moins glutineux mais quand même... La solution était de longer les clairières, de façon à éviter la boue. Ce que nous avons fait. Ces clairières sont bien signalées sur la carte IGN. Heureusement car le sentier s'y perd définitivement. Dès lors, pour atteindre Harpia, il convient de monter tout droit, à l'aplomb des clairières sans se soucier du tracé de l'ancien sentier sur la carte. On arrive automatiquement sur le plateau de Buruchieta, et donc à proximité de la cabane.

Au delà de la seconde clairière, il y avait encore une partie boisée (150 mètres ?) mais on voyait bien la lumière du plateau s'infiltrer en haut. J'ai donc marché en prenant une petite pause respiratoire tous les 20 mètres de dénivelé, et je déposais mon paquetage tous les 200, histoire de reposer mes épaules meurtries. Je suis enfin sorti de la forêt en empruntant une petite fougeraie, et je suis arrivé sur le plateau vers 15 heures. 
Le plateau était en pente. Aucune trace du cayolar, mais d'après la carte IGN, j'avais encore 200 à 300 mètres à parcourir sur ma droite avant de l'apercevoir. Sur ma gauche, j'ai repéré les ruines d'un ancien cayolar à environ 25 mètres, dans lequel un arbre a trouvé bon de pousser. C'est un coin ombragé, parfait pour se reposer 5 minutes. 

Tout comme moi, les chiens étaient heureux de sortir de la forêt, même s'ils n'avaient aucune idée de là où nous allions ni de combien il nous restait à parcourir. Ils couraient partout. Au loin, je voyais un troupeau de vaches qui avançait cahin-caha dans la direction de la cabane, faisant tinter leurs grosses cloches. Il allait falloir commencer à tenir mes toutous plus près de moi, pour éviter un accident idiot... Nous avons repris notre chemin vers la droite, contournant une avancée de la forêt sur le plateau. Nous avons dépassé les vaches par le bas, sans les déranger et sommes arrivés à la fontaine de Gnagui (rien à voir avec le présentateur de Taratata) avant elles ! J'ai pu y remplir mes quatre gourdes qui étaient à sec depuis une demi heure... Cette fontaine ne paie pas de mine (un pauvre tuyau en plastique sortant du sol), mais rien de tel que son eau fraîche et pure pour ressentir l'essence de la montagne au plus profond de soi !
Je tenais toujours les chiens à la voix, car il y a des plis et des replis dans le plateau, et on ne voit pas ce qui pourrait s'y trouver caché. Bien m'en a pris ! Les brebis étaient toutes rassemblées, à la sieste sous un gros arbre, juste derrière la cabane d'Harpia, que je voyais enfin. J'y suis entré et j'ai posé mes sacs sur la table à 15h30. J'ai ôté mon tee-shirt qui ressemblait désormais à une serpillière de lendemain de fêtes et je l'ai étalé sur le toit en bardeaux de la cabane. Il a séché en une heure. 

Depuis l'entrée de la cabane, on a une vue assez plongeante sur le pic de Saramendi (que je ne m'imaginais absolument pas comme ça) et sur l'antenne d'Otchororri, juste à côté. Sur la droite, on distingue la pointe du Pic d'Anie et peut-être (je n'en suis pas sûr), celle d'Utzigagne, juste devant. Lorsqu'on monte plus haut sur les pentes du plateau, on voit distinctement Bostmendietta ainsi que le pic de Salhagagne. J'ai commencé à faire un petit inventaire de ce qui se trouvait dans la cabane. Deux grands bancs, une table, un poêle, beaucoup de bois pour le feu, quelques bougies, une boîte d'allumettes, deux rouleaux de PQ... et deux grands bas-flancs en assez bon état pour servir de couchette. La cabane n'est pas souvent utilisée, en témoigne la poussière et les crottes de chauve-souris qui constellaient le bas-flanc. Ce qui m'a été confirmé par le dernier mot laissé dans le carnet de bord de la cabane. Le dernier passage datait du 7 août...
23 jours sans voir un seul randonneur, en plein été ??? Mais que demande le peuple !!!

Point de boite en fer ici. J'ai fini par dénicher le carnet de bord de la cabane dans le tiroir de la table, entre une boite de pâté, un jeu de Mus et deux stylos. J'ai laissé mon petit mot et j'ai placé mon vieil exemplaire de "Mauvais berger !" dédicacé dans le tiroir, avant de le refermer. Ensuite je suis passé au ménage. J'allais pas me coucher dans la fange, quand même ! J'ai commencé par me dire que l'allais dormir dans le bas-flanc du haut, mais devant la faiblesse de l'échelle et en pensant à mes kilos en trop, je me suis rabattu sur l'étage du bas. Du coup j'ai nettoyé les deux... Pour les prochains visiteurs, dans un mois ? 
Je n'ai pas fait de feu. D'abord il faisait très chaud (même la nuit) et surtout : j'avais la flemme (une des constantes de mon caractère)... Mais j'ai toujours une "boîte à feu" dans ma trousse de survie, au cas où. Je vous ferai aussi un topo sur ça, un jour, si vous êtes sages... Ensuite j'ai ouvert mon livre de chevet du moment, "Journal d'un vieux dégueulasse", de Charles Bukowski, et j'ai lu 50 pages. J'ai traîné un peu dehors, avec les chiens, j'ai remis en état le cercle du feu de camp à l'extérieur de la cabane, qui avait été éparpillé par les vaches, je présume... J'ai posté une photo sur Instagram (il y a la 3G là haut ! bordel de merde !)
Bref, j'ai pris le temps de vivre.

A 18h30, j'ai entrepris de préparer mon dîner. Du saucisson espagnol, du fromage de brebis de chez Azkorria, et des nouilles chinoises aux légumes pour finir de remplir l'estomac. J'ai ouvert ma bouteille de Château Ségur - Haut Médoc 2017 et c'est à ce moment là que le berger de Buruchieta et son fils sont passés devant la cabane, avec les vaches. Je ne sais pas si vous savez comment fonctionne le système des cayolars en Soule, mais en gros, ce sont plusieurs propriétaires qui se le partagent et qui, en semaine, louent les services d'un berger salarié qu'ils remplacent à tour de rôle les week-ends. Plutôt pas mal... Si je n'avais pas développé une "haine absolue" (va, je ne te hais point) des brebis, je pense que j'aurais trouvé cette gestion plutôt sympathique. C'est ainsi que j'ai appris que le berger de quart était originaire de Lichans, en Haute Soule, et également l'un des coopérateurs de la fromagerie Azkorria (voir plus haut). Il m'a raconté que son père était autrefois berger à Harpia et que la cabane de Buruchieta est assez récente. Je lui ai demandé comment rejoindre Pista le lendemain, ce qu'il m'a indiqué de bonne grâce. Il m'a confirmé que Harpia n'était pluss très souvent utilisée. Dommage... Ou tant mieux ? Puis il est reparti vers son cayolar tandis que je rejoignais le mien. J'ai fini mes nouilles, ai fait un peu de vaisselle et, étourdi enivré par le haut médoc, me suis couché aux alentours de 20h30...

La nuit a été très calme. Chewie et Joy ont dormi à mes côtés, au pied de la table. J'ai eu peur que Chewie ne pisse ou chie sur la terre battue (comme il le fait régulièrement dans mon garage...), mais il m'a épargné cette abomination. Gentil chien ! J'ai dormi comme un loir. D'ailleurs, je n'ai pas entendu le pet d'un seul de ces foutus rongeurs dans la nuit. Pourtant, plus tôt dans la journée, j'ai bien vu qu'il y avait des souris qui entraient et sortaient de la cabane. Merci les chiens, je pense...
Je me suis réveillé au milieu de la nuit pour aller évacuer le trop plein de Haut-Médoc dehors, dans la nuit étoilée et le silence absolu. Pisser au cul de l'espace, sensation inégalable que tout randonneur connait et apprécie.
Pas un seul sanglier fouisseur ni un seul ours à l'horizon... D'ailleurs je n'ai pas vu d'animaux sauvages pendant toute la randonnée, à part des souris (et des hommes).
Finalement, j'ai dormi jusqu'à 8h30. Le tour du cadrant : royal ! 

Le lendemain matin...

J'ai avalé 4 barres de céréales et un café instantané, puis je me suis réarnaché et j'ai décollé de Harpia à 9h15. Direction : la cabane de Pista Gagnekoa, tenue par des bergers de mon village ! J'ai donc suivi les indications à la lettre du berger de Buruchieta, tout en m'aidant de ma fidèle carte IGN, mais arrivé au col, au bout d'une heure, j'ai bien vu que le chemin avait l'air très, très "aérien" et surtout plein de brebis en plein petit-déjeuner.
Il y a deux choses à éviter, quand on randonne avec des chiens et deux gros sacs à dos : les sentiers herbeux vertigineux et inconnus et les moutons... J'ai essayé d'avancer un chouillat, mais très vite j'ai perdu le tracé du sentier. Le paysage (on voit distinctement le cayolar de Pista Pekoa tout en bas), si je le connais presque à la perfection pour l'avoir arpenté des dizaines de fois, ne ressemblait absolument pas à ce que je voyais sur la carte, ni à l'idée que je me faisais du trajet à accomplir. Je pensais déboucher entre le pic d'Otchogorrigagne et celui de Pista... Merde !
Ni une ni deux, j'ai rebroussé chemin sous les bêlements moqueurs (ou terrorisés) des ovins et j'ai décidé de redescendre par là où j'étais monté la veille. Je me suis trouvé courageux d'être monté jusque là-haut de bon matin, mais pas assez téméraire pour finir en bouillie en bas, bouffé par les vautours fauves (même si, dans le pire des cas, si je devais vraiment mourir dans la fleur de l'âge, je voudrais que ce soit comme ça). 
On n'est jamais trop prudent. Restait à retrouver les clairières puis le sentier vers le pont d'Olhadubi...

Alors je suis descendu avec mon attirail brinquebalant et mes clebs incrédules, espérant trouver le vieux cayolar en ruine. Heureusement, le brouillard est resté dans la vallée et je l'ai parfaitement distingué, à l'orée de la forêt. J'ai donc retrouvé la fougeraie, le premier bois, la petite clairière... Et je me suis perdu dans le second bois. J'étais allé beaucoup trop à droite. Heureusement qu'à ce moment d'incertitude, j'ai observé le comportement de Joy. Cette chienne, nom de Dieu ! Elle était comme en arrêt en direction de l'autre clairière. Genre : "Etienne, je te dis que c'est par là !". En regardant mieux, j'ai effectivement noté que la forêt s'éclaircissait vers le bas. Et c'était bien là... A partir de ce moment-là, j'ai pu retrouver le sentier (mais je n'ai pas fait de cairns car c'est contre ma religion...) et je suis arrivé à midi pile au cayolar d'Olhadubi. En sueur jusqu'au fond du caleçon, les épaules en vrac, les genoux en compote, mais vivant ! J'ai réétendu mon Tee-shirt sur le toit, j'ai mangé le reste de Fuet, du fromage et ma seconde pomme, j'ai traîné dehors, à regarder les manœuvres du berger qui était de retour sur les flanc de Sarimendi, puis à 13 heures, j'ai pris la décision de ne pas rentrer par Olhadubi mais de retourner à la voiture via la passerelle. Il y avait beaucoup de monde au pont d'Olhadubi. Un club de rando, des touristes... Je ne me voyais pas affronter toute ce monde-là sur le sentier très hasardeux - et surtout montant - de la boucle d'Olhadubi. 

Je me suis arrêté à la pile de la passerelle où j'ai bu la moitié du dernier litre d'eau de la fontaine de Gnagui qui me restait, devant un groupe de touristes bruyants. Lorsque je suis parti, l'un d'eux, le genre qui ne sait jamais quand la fermer, a eu cette réflexion : "eh mais pourquoi il a une hache dans son dos, lui !?" J'ai failli rétorquer que c'était "pour abattre les touristes qui posaient trop de questions", mais j'ai juste souri de ma couardise, l'ai ignoré et me suis engagé sur le pont d'un bon pas. La passerelle balançait fort, de gauche à droite, et Chewie a eu du mal à traverser, mais au bout de deux ou trois coups de sifflets, il a fini par se rendre à l'évidence : "ce gros con ne vas pas m'attendre ni venir me chercher ! Bon, j'y vais alors...".
La descente a été rude. Je sentais que mes genoux étaient épuisés et endoloris. Les lanières de mes sacs me sciaient les épaules et une petite inflammation commençait à me poindre à l'aine, mais ce n'était pas le plus dur. Ce qui me perturbait le plus, c'était le quart de litre d'eau qui me restait dans ma gourde au bout d'un moment. Alors je me suis décidé à économiser pour m'enfiler le reste une fois que j'aurais atteint la voiture. Ainsi fut fait ! A 15H30, j'étais à Logibar. La boucle était bouclée...

Pendant cette balade, plusieurs choses me sont venues à l'esprit : 
1) je sue comme un cochon (d'ailleurs, ça sent bien le saucisson au bout de 2 jours).
2) j'ai envie de faire connaître cette super cabane qui ne demande qu'à vivre une seconde vie.
3) Pour ce faire, je vais écrire un guide touristique au sujet de toutes ces cabanes, parler des itinéraires, de la faune, de la flore, montrer des photos, parler des "règles", faire un peu "d'histoire" quand c'est possible, partager mon expérience... 
4) Mais là aussi je suis très partagé : est-ce que je fais vraiment ce livre qui aura un succès fou (nul doute), ou je ferme juste ma gueule et je peux continuer à profiter de la tranquillité des lieux, comme un gros sachant égoïste ? La Soule doit-elle rester sauvage et préservée du tourisme de masse, là est la question... 
5) Qu'en pensent les tenants de Bortükariak, l'office de tourisme de Soule et les bergers voisins de ces cayolars ? Est-ce que ce projet serait utile, ou mon expertise complètement vaine, voire contreproductive pour leurs métiers ? 

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14 avril 2019 7 14 /04 /avril /2019 12:12
Mon kit léger de randonnée.

J'en ai déjà parlé à maintes reprises (ici par exemple), mais la randonnée en montagne est un sport qui ne s'improvise pas et nécessite donc d'être bien préparé. Je rappelle que la montagne n'épargne pas les imprudents et ne pardonne pas aux présomptueux... 
Dans cet article, je vais vous montrer comment moi, je me prépare physiquement et mentalement et surtout quel matériel j'utilise. 

Comme vous le savez, je m'intéresse de très près au "prepping". J'ai un instinct de conservation assez développé et je suis donc un de ces adeptes de kits de survie en tout genre. J'adapte ces kits en fonction de mes activités. Par exemple, mon kit de rando léger (voir image ci-contre) n'a rien à voir avec mon kit de randonnée d'été (dont on parlera dans un autre article). D'abord parce que je change de milieu (piémont basque - haute montagne), ensuite parce qu'en hiver et au printemps, je ne quitte pas ma maison plus de quelques heures. Mes randonnées excèdent rarement les 18km (ça arrive, mais faut vraiment que je sois en grande forme et que j'aie du temps libre). En été, il m'arrive de partir plusieurs jours d'affilée. Le matériel est donc sensiblement différent, mais les contraintes également. 

On va dire que mon kit d'hiver/printemps est plutôt destiné à la remise en forme et à l'entraînement. Et alors on y trouve quoi, dans ce fameux kit ? 

 

D'abord les indispendables :

 

Une partie de ma tenue de randonnée d'hiver.

- Des chaussures de randonnées. Pour ce kit, j'utilise des baskets de trail de la marque Mizuno, le modèle Ascend 8 (qui a 3-4 ans déjà). Comme on est sur un terrain connu et relativement proche de la civilisation, j'ai pris le parti de "voyager léger", de façon à pouvoir courir dans les descentes et si jamais je suis en forme. J'aime bien ces chaussures car elles sont respirantes et ont une bonne semelle qui agrippe bien le roc mouillé. Le fait qu'elles ne tiennent pas à la cheville pourrait être pris comme un défaut. En réalité, c'est un plus : cela permet justement de muscler la cheville, qui serait trop assistée si j'utilisais tout le temps des pompes de rando classiques. 

- Un bâton. Partir en montagne (même petite) sans bâton, c'est pour moi inenvisageable. Le bâton est une troisième jambe. Il aide à stabiliser le bonhomme dans les endroits un peu aériens et venteux, il est un gouvernail indispensable dans les descentes rapides. En cas de blessure à la cheville, il sert de béquille. Il permet de tenir à distance tout animal un peu agressif (serpent, chien, frelon asiatique - oui oui, même ça...).
J'ai opté (depuis le début) pour un grand bâton de noisetier taillé à même l'arbre, que j'ai ensuite pelé et poli à la main, à force de manipulations. Je trouve le bois plus fiable que le carbone de tous ces bâtons de rando télescopiques vendus en magasins de sport. Et pour ceux qui argueraient que j'ai tué un arbre pour l'obtenir, je réponds que le mien date de 2007 et est toujours aussi efficace. Je n'en prélève pas tous les jours, quoi...
Je l'ai personnalisé en gravant XIBEROA dessus, avec mon couteau suisse.

- Un chapeau. J'ai opté pour une casquette souvenir de type Baseball, achetée au Pentagone en 2013. J'aime bien les casquettes car la visière protège mes yeux (et mon crâne chauve) du soleil et mes lunettes de la pluie (quand il m'arrive de partir sous la pluie). Quand je pars plus longtemps, je prends un chapeau de randonnée à bords souples, qu'on peut éventuellement relever et clipser. 

- De l'eau. Il y a 20 ans, j'avais acheté chez Décathlon une gourde Le Grand Tétras de 1L en métal émaillé. On n'en trouve plus des comme ça depuis, mais elle me sert toujours !
Partir sans eau, c'est stupide ! Même pour un petit trajet. Rappelons la règle des 4 x 3 de la survie : en conditions optimales, on peut vivre 3 minutes sans oxygène, 3 heures exposé aux éléments (en hyper ou hypothermie), 3 jours sans eau, 3 semaines sans nourriture.
En admettant que vous partiez sans eau et que vous vous cassiez une jambe en tombant dans un ravin... Comment vous faites pour survivre en attendant les secours ? Ça peut arriver à n'importe qui : un moment d'inattention et zou ! Un type en parfaite santé devient un banquet inespéré pour les vautours...

Le contenu de ma trousse de secours.

- Une trousse de secours. Toujours pareil : on ne sait pas ce qui peut arriver, en montagne. On glisse sur un caillou, on tombe dans une touffe d'orties ou d'ajoncs, on se fait déchirer l'entrejambe par du fil barbelé, ou mordre par une vipère, encorner par une vache, piquer par une guêpe, tirer dessus par un chasseur alcoolisé... Il faut envisager tous les cas de figure, même les plus improbables et adapter sa trousse à son cas personnel. Par exemple moi, je suis allergique aux pollens de graminées. Il faut donc que j'emporte avec moi des antihistaminiques et du Ventoline...
C'est du bon sens : on prend ce dont on a besoin car en montagne, on est souvent seul face à la Nature. Et quand on n'a pas été assez vigilant, Dame Nature se rappelle à vos bons souvenirs avec toute la cruauté dont elle est capable.

Dans ma trousse, j'ai un Aspivenin, des pansements, de quoi faire un bandage sommaire, des antiseptiques, du sérum physiologique, et des antidouleurs, des antichiasses, un briquet, une microboussole, une couverture de survie, un sifflet d'alerte... Bref, à peu près ce que j'ai dans mes kits de survie habituels. C'est toujours perfectible, évidemment. Et comme il ne faut jamais lésiner sur la sécurité, vérifiez régulièrement où vous en êtes du contenu de cette trousse de secours (quantités suffisantes, dates de péremption...). 

- De quoi se couvrir dans le cas où le temps changerait subitement, ou si jamais je devais passer une nuit dehors. Comme les risques sont quand même assez réduits, j'emporte juste un genre de K-Way sans capuche et jaune fluo (pour être vu de loin par les porteurs de fusils - ou les secours), acheté chez Décathlon (D4) au rayon cyclisme (il est près du corps et ventilé, il n'est pas trop long non plus. En grande randonnée, je lui préfère un poncho en bâche sombre, pour protéger le bonhomme et son attirail. Sans oublier que tout ce fluo, ça n'aide pas trop aux rencontres insolites avec des animaux sauvages...).
J'ai aussi un gilet en polaire et lycra sans manches, qui va avec ma tenue en lycra (c'est pas parce qu'on va suer comme un porc qu'on peut se passer d'être classe, quand même !). L'idée, c'est de ne l'utiliser qu'en cas de force majeure. Si je suis immobilisé et/ou trempé, par exemple. Car si je bouge, j'ai déjà chaud. Pas besoin d'en rajouter une couche (sauf si on est en dessous de zéro, ce qui est rare en journée) !

- Mon téléphone portable, sur lequel je ne manque jamais d'activer la 4G. C'est vrai qu'on aurait tendance à vite devenir esclave de ce petit outil, qui se transforme peu à peu en une extension de notre cerveau. Mais en situation d'accident, sa présence (ou non) dans le kit peut s'avérer décisive. Je l'utilise aussi pour tracer mes parcours (avec l'application Strava) ou faire les photos qui illustrent ce billet. Je songe également à installer une version offline de Wikipedia dans ma carte mémoire, ça peut toujours servir...

 

Voilà pour la partie à ne - ABSOLUMENT - pas négliger. Pour moi, c'est carrément une question de vie ou de mort. Pour le reste, mon kit de rando léger se compose de : 

 

- Une tenue en lycra (pantalon, tee-shirt, sweat-shirt). J'ai choisi cette matière pour son côté léger, thermolactyl, près du corps, qui sèche vite, colorée, anti-UV, anti-tiques... A l'époque où je courrais pas mal (entre 2013 et 2016), j'en avais acheté 3 différentes chez D4. Une bleue, une rouge et une jaune fluo. Elles me servent aujourd'hui pour randonner autour de chez moi. Son principal inconvénient, c'est que si je tombe, ça ne protège pas beaucoup des cailloux. Et on sent bien les ronces et les ajoncs à travers la maille polyester... Pour les grandes randos d'été, je préfère les pantalons en grosse toile avec des renforts sur les genoux et les fesses, qui protègent davantage des agressions extérieures et des chutes malencontreuses. 

La Soule : le genre de paysage dans lequel je m'entraîne...

Et divers accessoires, parmi lesquels :

- Un calepin avec un stylo (au cas où il faudrait noter l'heure à laquelle j'ai fait un garrot, ou juste si j'avais une subite inspiration pour écrire le tome 3 de L'infection...),
- Un mini garde-manger (avec des barres de céréales, un mix de noix, une pomme) pour le cas où je me retrouverais coincé quelquepart avec une cheville en vrac...
- Deux couteaux : un Victorinox "Camping" qui m'accompagne partout depuis 25 ans et avec lequel je peux pratiquement tout faire, et un  couteau de chasse Mora pour "le gros oeuvre", au cas où... 
- Une lampe frontale et trois piles AAA de secours, pour si jamais je rentrais de nuit (ce qui arrive souvent en hiver),
- Un rouleau de papier toilette dans un sac en plastique (pour éviter qu'il ne s'humidifie). Normalement, je prends mes dispositions avant de partir en balade (j'ai une sainte horreur de chier dehors), mais on n'est jamais à l'abri d'une chiasse intempestive. J'ai déjà eu à affronter cette situation en faisant le tour du pic d'Ossau, il y a une vingtaine d'années. Grand moment de solitude... 
- Enfin, un grand sac en tissus, au cas où je tomberais sur des champignons, ou tout simplement s'il me prenait l'envie de ramasser les déchets abandonnés par d'autres randonneurs moins scrupuleux que moi de laisser la nature propre après leur passage...

 

Les orchidées sauvages poussent partout actuellement.

Voilà pour l'essentiel du kit. Sinon, j'essaie, dans la mesure du possible, de sortir entre 3 et 4 fois par mois (sur des parcours de 9, 12 ou 18 km que j'effectue en long en large et en travers - en compagnie de mes chiens) pour "garder un semblant de forme".
Quand l'été se rapproche (comme maintenant), je commence à sortir plus souvent, plus haut et avec des charges plus lourdes sur le dos et un pique-nique. On n'imagine pas à quel point tout est plus compliqué au dessus de 1000 mètres. Surtout quand on est soi-même pas loin des 120kg et qu'on est déjà essouflé rien qu'à monter un escalier classique de 30 marches, au boulot ! L'idée, c'est de rester le plus "fit" possible pour ne pas trop souffrir lorsque je prendrai le gros sac à dos, la tente et 30kg de matos sur le dos pendant 5 jours, le tout sous une chaleur infernale !
Il n'y a pas de secret : plus on s'entraîne et moins on prend de risque (au niveau santé, j'entends), et plus on a la capacité mentale de tenir, de se forcer à continuer dans les moments les plus difficiles. 

Cela dit, en vertu de mon instinct de conservation, je suis TOUJOURS prudent. J'essaie de ne jamais faire quelque chose d'idiot que je pourrais regretter... Quand je sens que j'étouffe, que j'ai trop chaud ou qu'une crampe se prépare, je sais m'arrêter pour récupérer. Le timing, je m'en tape. Je vais à mon rythme et je ne force que si je m'en sens capable. En vrai, ce qui compte, c'est de survivre assez longtemps pour vous raconter mon exploit. Et les prochains smiley !

Et vous, c'est quoi votre petit secret pour une rando réussie ? 

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 13:50

Je l'ai déjà dit dans un article précédent, je ne suis pas un survivaliste. Porter un couteau de poche ne fait pas de vous un "prepper" et encore moins un serial killer. Je ne me prépare pas pour la fin du monde (quoi que... peut-être devrais-je m'y mettre ?) et suis plutôt un non-violent, même s'il m'arrive de piquer des colères homériques (généralement contre moi-même, d'ailleurs). Mais à titre d'info, les seules personnes que j'aie jamais blessées, tuées avec des objets tranchants (ou tabassées à mort) sont les personnages de mes romans. Heureusement, ce n'est pas encore illégal. ^^

Mon ex m'a souvent reproché (dans les derniers temps, surtout) de porter une lame sur moi en permanence ; mais pour moi, un couteau de poche, c'est juste un outil du quotidien, une extension de mes dents ou de mes ongles, rien de plus. Bon, j'avoue que quand j'étais ado, j'avais une fascination pour les poignards de survie (le Jungle King 2, de chez Aitor, restera mon plus grand regret d'achat manqué) et les sabres japonais. A priori, j'ai transmis ce virus à mon gamin (un jour, je vous exhiberai ma collec' de couteaux, promis !).
Mais en vieillissant, je me suis rendu compte que ce genre d'outil ne serait pas franchement utile ni discret dans la vie de tous les jours d'un citoyen vivant dans le monde occidental civilisé. Donc pas franchement en milieu hostile ni en situation de survie... 

Alors j'ai opté pour des couteaux dits "tactiques". Mais pour le coup, la tête inquiète des gens (mes collègues, mes potes, ou des personnes lambda qui me croisent, etc.) quand ils me voient sortir un Spyderco Harpy ou un RUI à ouverture assistée de ma poche n'est pas spécialement incitative. A chaque fois, je me sentais un peu obligé de préciser que je n'allais pas les égorger avec... Enfin pas tout de suite ! :D

Aujourd'hui, l'idée c'est de passer inaperçu et surtout d'avoir plus qu'une simple lame sur moi. Donc je préfère utiliser des "couteaux de gentleman pratique" comme le suisse Victorinox Pioneer Alox ou le Nontron Navette N° 38 multifonctions

D'ailleurs, à propos de ces deux couteaux, mon cœur balance. Comme je ne sais pas du tout lequel choisir, j'emporte le Pioneer dans ma poche et le Navette dans mon sac d'écrivaillon. Comme ça : pas de jaloux !
Il faut dire que ce sont tous les deux de chouettes petits canifs utilitaires multitools, mais simplifiés à l'extrême. Dans la vie urbaine de tous les jours, on n'a pas besoin de beaucoup de choses. Personnellement, j'ai juste besoin d'une lame simple, d'un décapsuleur et éventuellement d'un tire-bouchon. C'est tout ce que comporte le Navette et c'est amplement suffisant dans la majorité des cas. L'inconvénient principal du Nontron (de tous les Nontron), hormis qu'il peut vite devenir un objet de convoitise (parce qu'il est très beau et artisanal), c'est son prix assez dissuasif (dans les 80€). C'est presque "un bijou" et on a vraiment pas envie de le perdre ou de se le faire piquer.
Le Pioneer est plus fonctionnel : il comporte plus d'outils (comme un ouvre-boite, un poinçon, deux tournevis plats et une surface agrippante), est plus petit et plus plat que le précédent, pour un poids approximativement équivalent. Il coûte aussi moins cher (autour de 30€). Son principal défaut c'est qu'il n'a pas de tire-bouchon. Et ça, pour un petit gars du sud-ouest comme moi, c'est presque criminel ! Mais bon... Comme je ne bois pas du vin tous les jours (j'alterne avec la bière, le Rhum ou le Bourbon), ça peut passer. ^^

Sinon, lorsque je pars en randonnée, là je m'équipe un peu plus. En général, je troque le Pioneer pour un Huntsman (offert par mon ex - c'est ça qui est marrant !) ou équivalent, et j'embarque aussi une plus grosse lame (fixe si possible), comme ce MoraKniv Companion très sympa et pas cher du tout (moins de 20€). C'est sûr, il faut aimer les étuis rigides en plastique et le orange fluo...
Ah, et j'oubliais : parfois, j'emporte aussi (au fond du sac) un Leatherman Wingman. C'est une assez bonne marque de pinces multitools, et bon... On sait jamais ! Si je perdais le premier...

Mais à part ça, je ne suis pas un survivaliste !

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 13:00

Depuis quelques temps, "sévit" en Soule une WebTV du nom de Xibero Telebista.

Xibero Telebista, c'est un peu l'aboutissement de ce que j'aurais voulu faire pour Euskobizia, il y a quelques années. Je suis très heureux que quelqu'un se soit donné les moyens d'aller au bout de l'idée.

Cela dit, en relisant certains articles de ce blog, je m'aperçois que cette chaîne est un peu son antithèse. Je veux dire par là que Philippe Etchegoyhen (photographe de la rue Victor Hugo à Mauléon et directeur de ce projet) s'attache à ne montrer essentiellement que les points positifs de la vallée, avec un oeil poétique, je dirais même presque "amoureux". Les reportages de son équipe (souvent axés sur la culture et le sport) sont très rafraichissants, souvent amusants et montrent une Soule vivante, pleine d'énergie et d'entrain. L'usage de la caméra sur drone permet par ailleurs de donner un point de vue inégalé sur les trésors extraordinaires de la vallée, ses villages encaissés, ses paysages magiques... Bref, rien à voir avec mon dossier photo "Dark Xiberoa", qui serait plutôt la poussière cachée sous le tapis de verdure par une femme de ménage pas très scrupuleuse... 

Mais moi aussi j'aime la Soule, à ma manière... Un peu comme un grand frère légèrement psychotique, adepte du comique de répétition et qui passerait son temps à cacher des mygales en plastique dans la chambre de sa petite soeur arachnophobe. Mais si : c'est une forme d'amour (un peu perverse, je vous l'accorde) ! ;-)

Alors oui, ça se sent bien que Philippe et son équipe aiment la Soule et veulent la porter vers le haut. Et c'est tout à leur honneur, car la Soule le mérite, vraiment. Je vous recommande donc chaudement leur chaîne sur Facebook, si vous avez besoin de baume au coeur, ou juste de prendre une décision concernant vos futures vacances.  

Le reportage suivant fait la part belle à Radio Mendililia, la radio souletine "francophone" qui fête ses 30 ans cet été. 

 

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 15:09

sentier-olhabubi.jpgBon les amis, comme vous pouvez le constater, j'ai du mal à écrire en ce moment. Mais je vous rassure, ça revient, tout comme "après la pluie, le beau temps"... Mais si je réapparais sur ce blog aujourd'hui, ce n'est pas pour vous noyer de ma prose aussi talentueuse soit-elle, mais pour vous parler randonnée (une fois n'est pas coutume)! 

Comme vous le savez, si vous me lisez régulièrement, ma vie a changé en profondeur depuis l'an dernier (ceci expliquant sans doute cela) et je me retrouve avec pas mal de temps libre les soirs et week-ends, notamment ceux où je n'ai pas la garde des enfants. Quand je n'ai pas un salon du livre à assurer pour Astobelarra, j'aime partir en montagne souletine, pour la performance sportive, pour découvrir de nouveaux coins, pour faire des photos, bref, ressentir quelque chose de physique, de beau, de libre. Je fais ça tout seul le plus souvent, mais j'aimerais bien trouver d'autres givrés de mon espèce pour faire découvrir et découvrir des coins dont je ne soupçonne même pas l'existence, et aussi parce que la solitude à la longue, ça finit par être chiant (faut dire ce qui est). 

Alors je pourrais intégrer une asso comme Bortukariak, c'est sûr. J'aime bien leur mentalité en plus. Et sans eux, pas de cabane à Pista ou Olhadubi... Mais je ne pense pas être assez régulier pour ça (une semaine sur deux, déjà, c'est pas possible : mes enfants ne sont pas de grands marcheurs). L'autre problème, c'est que je commence à avoir une forme du tonnerre, je trace pas mal et je ne voudrais pas les empêcher d'apprécier leur randonnée à leur rythme. Je marche même par temps de pluie (sauf déluge, évidemment), pendant des heures, et il m'arrive fréquemment de dormir en montagne.

hetre-copie-1.jpgC'est pour cela que je souhaite créer un groupe informel (donc pas une asso, ce qui laisse pas mal de liberté) de randonneurs motivés, peu importe le sexe ou l'âge de mes compagnons, à partir du moment où ils sont en relative bonne forme, correctement outillés (pas de sous-entendus scabreux s'il vous plait) et prêts à se la donner! Je vous rassure, on ne prendra aucun risque non mesuré. Je ne fais pas dans l'extrême. Donc pas de corde, pas de crampons, pas de saut à l'élastique, pas de parapente ni de spéléo et encore moins de wingsuit... Il y a déjà des structures professionnelles ou associatives qui proposent tout ça et le font très bien. Là, on est sur de l'aventure maîtrisée et modérée
Si vous restez prudent, les seuls bobos que vous aurez, ce sera des courbatures! Si ça vous intéresse, vous pouvez me contacter ici. Donc à bon entendeur!

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 20:00

MEMO-RANDO.jpgOn ne le dira jamais assez, partir en randonnée implique quelques consignes simples et logiques à suivre scrupuleusement. Des règles de civisme et de bon sens!

Pourquoi je me permets ce rappel? Tout simplement parce que je suis moi-même randonneur et que je trouve encore, à notre époque dite civilisée, des déchets divers qui jonchent les pistes : de la cartouche de fusil rouillée au sachet de nouilles vides, en passant par les innombrables feuilles de papier WC usagées, laissées négligemment à même le sentier. Ainsi, la voie d'Holzarte ressemblait à une décharge publique le Week-End dernier!
Ça, ça a le don de me mettre particulièrement en rogne. 


Alors REMPORTEZ TOUS VOS DECHETS, nom de Dieu!


Et si vous avez un besoin naturel pressant pendant votre balade, enterrez vos féces et votre PQ, ou mieux : faites comme avec le caca de vos toutous quand vous les promenez en ville, emballez-moi ça dans un sac en plastique et postez le tout dans la première poubelle que vous verrez! Ce n'est pas parce que la merde est biodégradable que c'est agréable (à regarder, à sentir, à marcher dedans), de même que ce n'est pas parce que moutons, vaches et autres équins chient partout et sans vergogne que vous devez vous sentir obligé d'en rajouter une couche!


Respectez la Nature, si vous voulez qu'elle vous respecte!

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 12:33

Etienne H. Boyer devant la cascade de PistaJ'en avais vraiment besoin, de ce petit moment pour moi tout seul, en mode ermite. Fuir la civilisation, Internet, le supermarché, les bagnoles, les factures... Pas de responsabilité autre que celle de marcher et le cas échéant : survivre. Dans ma précipitation, j'ai quand même réussi à oublier un truc très important : le duo carnet et stylo pour essayer d'écrire un peu la suite de mon roman. Faut croire que ce n'était pas encore le bon moment? J'avais quand même pensé à emmener le tome 1 de l'intégrale du "trône de fer", énorme pavé que je lis actuellement. 

 

Enfin bref.
Je me suis garé au parking à Logibar (Entre Licq-Athérey et Larrau, pour ceux qui ne connaissent pas le coin) à 11 heures samedi matin, puis j'ai pris le sentier de la passerelle d'Holzarté, que j'ai franchie 40 minutes plus tard. Sans m'arrêter, j'ai poursuivi mon ascension jusqu'au croisement qui bifurque soit à gauche vers Olhadubi, soit à droite vers Pista/Larrau. Tout comme la dernière fois, j'ai pris à droite jusqu'à la bifurquation suivante qui permet de monter à la cascade de Pista. Le ruisseau a nettement baissé de régime depuis le 5 mai, alors j'ai pu passer à gué, sans avoir à enlever mes chaussures, cette fois-ci. J'y ai gagné au moins 20 minutes! 

 

Cabane de Pista PekoaLa montée vers Pista dans la forêt est très rude, d'autant qu'on sent bien les effets de l'altitude (et de la faim). Alors j'ai ramé, soufflé, mais j'ai tenu bon. Je suis arrivé à la cabane de Pista Pekoa à 13h45. L'heure de passer à table! La cabane était vide et je n'avais que l'embarras du choix pour poser mon matelas autogonflant et mon sac de couchage -10°. Il y a des matelas (4) en assez bon état sur les bas-flancs au fond de la pièce unique, mais j'ai préféré me coucher sur un bas-flanc vide, face à la porte d'entrée. Plus pratique pour aller pisser en pleine nuit, si besoin, que de jongler avec le mobilier et les poutres traitresses de la bicoque. Surtout avec un petit 75cl de Rioja dans le cornet... J'ai croisé un certain nombre de randonneurs ou de simples promeneurs ce jour-là (une bonne dizaine en tout). Pista est un lieu qui commence a voir de plus en plus de touristes débouler sur ses praries envahies d'orties. 

 

Certaines de mes connaissances s'ennuieraient ferme, seules dans une cabane, à regarder le ruisseau s'écouler, à suivre le vol erratique des abeilles, ou à écouter le chant du vent essayer de rivaliser avec celui de la cascade. Pas moi. La méditation, il n'y a que ça de vrai. On se réfugie au plus profond de soi pour en ressortir connecté avec son environnement, voire avec l'univers tout entier. L'effet ne dure qu'une fraction de seconde, mais il est garanti d'essence divine! (si ça peut vous rassurer, à la minute où j'écris ces lignes, je suis complètement à jeûn

 

Le loup géantDonc j'ai médité, lu beaucoup, pris un paquet de photos, picolé (un petit peu), j'ai même cru voir un loup géant dans le brouillard, au crépuscule... Et puis j'ai dormi d'un sommeil un peu agité (mais c'est le cas depuis un certain nombre de mois, donc rien de nouveau) jusqu'à 8h36 du matin, lorsque la porte du cayolar a laissé filtrer un rayon de soleil. Je suis sorti encore un peu vaporeux de mon sac à viande, et là, au dehors : m'attendait le GRAND BEAU TEMPS tant attendu depuis des semaines! Après un petit déjeuner frugal (quelques poignées de baies de cannerberge séchées, une compote à boire et une boisson énergisante) j'ai rangé mes affaires, chaussé mes godillots et suis reparti sur la piste, en direction du vallon d'Ardane.

Je suis repassé au bord de la cascade, pour faire une photo avec les lueurs matinales, puis j'ai quitté le sentier balisé pour suivre une piste de brebis qui passe au dessus de la chute. C'est vertigineux par moment... Cascade de Pista le 30/6/13J'ai ramassé une plume de vautour, qui traînait par là, et j'ai légèrement contourné le cayolar de Pista Gagnekoa, histoire de ne pas embêter le berger. Il était encore trop tôt pour voir des être humains, de toute façon... De même, j'ai soigneusement évité de croiser plusieurs 4x4 qui venaient sans doute au ravitaillement. Je me suis arrêté devant un gouffre, me rappelant étrangement celui de Carkoon, dans lequel reposaient encore quelques névés, puis j'ai rejoint le sentier officiel et suis descendu sur le plateau d'Ardane, qui est un petit joyau couleur émeraude à lui tout seul. 

J'ai contourné Ardane Gagnekoa, le cayolar du berger (c'était toujours trop tôt pour les civilités) et me suis dirigé vers le refuge d'Ardane, une petite cabane ouverte au grand public que j'ai toujours prise pour celle d'Ardane Pekoa. Il y a de quoi dormir pour au moins 8 personnes ici. C'est certes propre, avec ce sol en béton, beaucoup plus "clair" que Pista Pekoa, mais ça n'a pas le même cachet, la même sauvagerie... Et puis c'est gavé de moutons sur ce plateau. Des paquets et des paquet de moutons grégaires, trouillards et pleurnicheurs. C'est vrai que le son des cloches et l'odeur du caca, ça a aussi son charme, mais je ne sais pas pourquoi, je ne peux plus voir ces bêtes en peinture, depuis quelques temps!
En essayant de les contourner, elles aussi (c'était définitivement trop tôt pour affronter ces damnées bestioles), je les ai fait fuir. On ne se refait pas : mauvais berger un jour... 

 

Cabane d'Ardane PekoaJ'ai fini par arriver au bout du plateau, suis passé sous le fil de fer barbelé qui court au dessus du ruisseau, et ai entamé ma redescente via le vallon d'Ardane. C'est assez encaissé, par là. Exit la piste balisée ou l'ombre rafraîchissante des arbres ; on suit (et on perd, parfois) une sente caillouteuse souvent cachée dans le chaos, qui longe le ruisseau sur la gauche. Après quelques circonvolutions, on arrive en vue d'un nouveau plateau où trône : tiens, oui : la cabane d'Ardane Pekoa ! C'est le grand luxe, presque une maison, refaite à neuf par le groupement pastoral d'Ardane. On retrouve toujours ces toitures en bardeaux, ces murs de grosses pierres du gave et à l'intérieur, des murs blancs, un sol en béton, un bas-flanc qui peut porter au moins 12 personnes, un foyer, deux tables... Trop top, cette cabane! (EDIT 11/2017 : ATTENTION, cette cabane est PRIVEE ! Les randonneurs sont invités à utiliser la cabane du plateau en priorité, dans la mesure du possible)

Là, le paysage est différent de celui du vallon de Pista. Très peu d'arbres, une grande prairie fleurie, presque pas d'orties, et le ruisseau qui passe à 10 mètres, brillant comme un solitaire tout juste taillé... Bref, le paradis sur terre est bien là! La prochaine fois que je viens m'isoler en montagne, ce sera ici! Par contre, je n'ai pas eu le temps de fureter à la recherche d'une source d'eau potable. Il n'y a rien d'indiqué en ce sens sur la carte IGN. Et il est hors de question que j'aille boire ce qui descend du plateau... Vous avez compris pourquoi, non?

 

gorges-d-holzarte.jpgJ'ai pris mon déjeuner (j'ai vidé mes dernières réserves), puis vers 12h30, suis reparti vers le bas du vallon. Le chemin est relativement facile à trouver, toujours à gauche du ruisseau. très vite, on entre dans la forêt. C'est vertigineux par moments : on commence à retrouver la particularité géologique des gorges d'Holzarté. Au bout de 45 minutes à tourner et virer, dans une descente assez abrupte (mais moins que celle d'Utzigagne) j'atterris sur la piste qui va du pont d'Amubi à celle qui monte à Pista. Retour au point de départ. Les deux sentiers sont distants d'à peine quelques mètres! Mais celui qui monte à Ardane n'est pas indiqué. Et pour cause : ce paradis doit absolument être préservé!

 

Je m'étais dit que j'allais retourner à Logibar par la piste débouchant sur le village de Larrau, alors zou, en avant! C'était dur car le soleil avait bien tapé sur les cailloux et le goudron, mais j'ai poursuivi le long des gorges jusqu'à une ferme, quelques 3-4 kilomètres plus haut. Là, j'avais la possibilité soit de continuer ainsi jusqu'à Larrau, soit de prendre un chemin de traverse passant par le col de Jauréguiber (une boucle décrite dans les "Sentiers de Soule" édité par l'office de tourisme). J'ai pris la seconde option. Le sentier est très boueux, sur plusieurs centaines de mètres, pas très bien balisé (je me suis trompé deux fois de route) mais reste praticable pour une famille.

 

larrau-Hourdespary.jpgJuste avant d'arriver à Larrau, je suis tombé sur un papy et son chien et nous avons eu une longue conversation de plus de 20 minutes portant sur "les choses de la vie", les écolos, le gypaète barbu, l'ours... Je ne me suis pas laissé troller, mais c'était marrant. J'aurais aimé que mon pote Laurent Caudine soit là, parce que lui, c'est sûr qu'il aurait réagi au quart de tour! J'en ai profité pour admirer les fantastiques roches pourpres de Hourdespary, et puis je suis arrivé à Larrau, en passant juste derrière le camping. Là, je n'ai pas pris une seconde de repos : la pause avec le papy m'avait refroidi les muscles et j'ai souffert le martyre pour redémarrer.  Alors j'y suis allé vaillamment par la route d'Iraty, jusqu'à Logibar. A 16h20, j'étais à la voiture...

 

A l'heure où j'écris ces lignes, tout ce que je peux vous dire, c'est que j'ai trouvé ce périple trop court même si j'ai terriblement mal aux fessiers et aux genoux ; ça m'apprendra à vouloir faire le cake! Mais je recommencerai à la première occasion! Plusieurs de mes connaissances m'ont dit que j'étais fou de partir tout seul en montagne, comme ça. "On ne sait jamais ce qui peut arriver. Une cheville tordue et pouf! Le paradis peut se transformer en enfer..." C'est vrai. Mais c'est idem quand je prends la voiture tous les matins pour aller embaucher : une plaque de verglas, un tracteur fou, un jeune qui rentre de boite bourré comme un cochon et pouf!
Je suis prudent en montagne, bien plus qu'en voiture. Mais si je dois dévisser ou croiser un ours en rut, eh bien que dire de plus : c'est le destin, voilà tout! Je préfère mourir en montagne et être dévoré par les vautours que de me manger un platane à bord de ma Logan!

Non, je ne me sens pas particulièrement immortel ou plus fort que la montagne. Je ne me sens pas l'âme d'un aventurier non-plus, mais il y a une force qui me pousse à accomplir ces choses (qui ne relèvent pas du miracle, hein?), c'est un besoin, une intuition que mon salut passe par là.

 

Je ne sais pas si j'aurais le temps de remonter à Ardane Pekoa avant de partir aux USA (il ne me reste plus que 11 jours), mais je sais que là bas, je vais randonner comme un malade! En ville (ouf!), dans le désert d'Arizona, et dans les rocheuses. Je vous tiendrai au jus régulièrement sur mon autre blog : http://etiennehboyer.free.fr.

Stay tuned!

 

rando-pista-ardane.jpg

 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 19:00

Aujourd'hui, j'ai profité du dernier jour de grand beau temps de la semaine (paraît-il...) pour repartir à l'assaut des gorges d'Éhujarre, mais en solitaire, cette fois-ci. Et ce malgré les courbatures et l'envie très modérée suite à la rando de la veille... Je suis parti de l'église de Sainte Engrâce à 10h30 et arrivé au plateau d'Errayzé deux heures et vingt minutes plus tard. Autant dire que j'y suis allé à un rythme plus que soutenu. Je suis content, parce que j'ai bien géré l'effort, les provisions et l'eau.

Après avoir ingurgité mes sandwiches, je suis reparti à 13h30 et arrivé deux heures et dix minutes plus tard à l'église, complètement fourbu, crasseux, suant et assoiffé. Pas de taons cette fois-ci (les animaux ne sont pas encore montés), mais des névés un peu partout, et notamment dans la forêt de hêtres, entre le cayolar d'Errayzé et celui de Ligoleta.

Je me souvenais que la redescente par le bois d'Utzi était assez pénible, mais je ne me rappelais pas à quel point! C'est très pentu, glissant, technique, presque extrême. Il y a un paquet de cailloux qui roulent et pètent les orteils, de la boue glissante cachée par des feuilles mortes, des millions de racines tordeuses de chevilles... Bref, tous les ingrédients pour un retour par hélicoptère de la sécurité civile. Heureusement, je suis prudent! Pas eu besoin d'utiliser de kérozène. 

Je comptais emmener mon frère et sa copine sur ce trail cette semaine, mais je ne suis vraiment pas certain que ça va le faire. C'est assez dangereux, quand même... Surtout s'il pleut. 

 

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