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  • : Xiberoland - ex CLP64
  • Xiberoland - ex CLP64
  • : Ce blog est celui d'un ex-correspondant local de presse des Pyrénées Atlantiques vivant en Soule, écrivaillon, gribouilleur et web-addict à ses heures. Mais surtout très casse-pieds...
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Un peu de pub perso...

 l'infection

"L'infection T1 : Contage",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

EN SOLDE! 9 euros, 378 pages, format 11.5x20

Le blog officiel du livre


Genre : roman fantastique

 

Résumé : Patrice est tombé amoureux de Mathilde, une jeune femme qui vient d'arriver en Soule. Lui est tout sauf un Don Juan, mais il a plus d'un tour dans son sac, malgré les apparences...
Il va contourner ses défauts rédhibitoires grâce à Internet. Mais il va vite apprendre que tout se paie, en ce bas- monde.
Rencontré dans un monde virtuel en trois dimensions, un génie digital exauceur de voeux va se charger de le lui rappeler, en l'entraînant dans une spirale cauchemardesque sans fin...


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 mauvais-berger

"Mauvais berger!",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

10 euros, 90 pages, format A5

Le blog officiel du livre


Genre : tranche de vie

 

Résumé : Afin de s'installer en tant que berger, Etienne suit une formation agricole qui le conduit à effectuer des stages dans l'exploitation d'un berger éleveur en estives, dans les Pyrénées.
Mais petit à petit, le rêve de notre héros "néo-rural" s'émiette : les conditions de vie dans la bergerie sans confort sont difficiles, et le travail harassant est nullement reconnu.
Mais tout ceci ne serait rien sans les brimades de... la bergère!

 

Ce qu'en dit la presse :

 

Journal du Pays Basque, 12 avril 2008 : "(...) le style descriptif et le langage parfois cru donnent un ton réaliste à ce récit sans concession".

SudOuest, le 17 avril 2008 : "(...) un texte illustré par l'auteur lui-même, plein d'humour et d'autodérision (...)".

 

La Rébublique des Pyrénées, le 24 avril 2008 : "Une tranche de vie où toute ressemblance avec des personnages et des faits ayant existés n'est pas fortuite..."

Magazine Vent d'Oc, septembre 2008 : "Une lecture qui se fait à la vitesse de la lumière, tant l'on veut savoir à quelle sauce sera mangé ce néo-rural!!!"


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DARK XIBEROA

 

29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 13:50

Je l'ai déjà dit dans un article précédent, je ne suis pas un survivaliste. Porter un couteau de poche ne fait pas de vous un "prepper" et encore moins un serial killer. Je ne me prépare pas pour la fin du monde (quoi que... peut-être devrais-je m'y mettre ?) et suis plutôt un non-violent, même s'il m'arrive de piquer des colères homériques (généralement contre moi-même, d'ailleurs). Mais à titre d'info, les seules personnes que j'aie jamais blessées, tuées avec des objets tranchants (ou tabassées à mort) sont les personnages de mes romans. Heureusement, ce n'est pas encore illégal. ^^

Mon ex m'a souvent reproché (dans les derniers temps, surtout) de porter une lame sur moi en permanence ; mais pour moi, un couteau de poche, c'est juste un outil du quotidien, une extension de mes dents ou de mes ongles, rien de plus. Bon, j'avoue que quand j'étais ado, j'avais une fascination pour les poignards de survie (le Jungle King 2, de chez Aitor, restera mon plus grand regret d'achat manqué) et les sabres japonais. A priori, j'ai transmis ce virus à mon gamin (un jour, je vous exhiberai ma collec' de couteaux, promis !).
Mais en vieillissant, je me suis rendu compte que ce genre d'outil ne serait pas franchement utile ni discret dans la vie de tous les jours d'un citoyen vivant dans le monde occidental civilisé. Donc pas franchement en milieu hostile ni en situation de survie... 

Alors j'ai opté pour des couteaux dits "tactiques". Mais pour le coup, la tête inquiète des gens (mes collègues, mes potes, ou des personnes lambda qui me croisent, etc.) quand ils me voient sortir un Spyderco Harpy ou un RUI à ouverture assistée de ma poche n'est pas spécialement incitative. A chaque fois, je me sentais un peu obligé de préciser que je n'allais pas les égorger avec... Enfin pas tout de suite ! :D

Aujourd'hui, l'idée c'est de passer inaperçu et surtout d'avoir plus qu'une simple lame sur moi. Donc je préfère utiliser des "couteaux de gentleman pratique" comme le suisse Victorinox Pioneer Alox ou le Nontron Navette N° 38 multifonctions

D'ailleurs, à propos de ces deux couteaux, mon cœur balance. Comme je ne sais pas du tout lequel choisir, j'emporte le Pioneer dans ma poche et le Navette dans mon sac d'écrivaillon. Comme ça : pas de jaloux !
Il faut dire que ce sont tous les deux de chouettes petits canifs utilitaires multitools, mais simplifiés à l'extrême. Dans la vie urbaine de tous les jours, on n'a pas besoin de beaucoup de choses. Personnellement, j'ai juste besoin d'une lame simple, d'un décapsuleur et éventuellement d'un tire-bouchon. C'est tout ce que comporte le Navette et c'est amplement suffisant dans la majorité des cas. L'inconvénient principal du Nontron (de tous les Nontron), hormis qu'il peut vite devenir un objet de convoitise (parce qu'il est très beau et artisanal), c'est son prix assez dissuasif (dans les 80€). C'est presque "un bijou" et on a vraiment pas envie de le perdre ou de se le faire piquer.
Le Pioneer est plus fonctionnel : il comporte plus d'outils (comme un ouvre-boite, un poinçon, deux tournevis plats et une surface agrippante), est plus petit et plus plat que le précédent, pour un poids approximativement équivalent. Il coûte aussi moins cher (autour de 30€). Son principal défaut c'est qu'il n'a pas de tire-bouchon. Et ça, pour un petit gars du sud-ouest comme moi, c'est presque criminel ! Mais bon... Comme je ne bois pas du vin tous les jours (j'alterne avec la bière, le Rhum ou le Bourbon), ça peut passer. ^^

Sinon, lorsque je pars en randonnée, là je m'équipe un peu plus. En général, je troque le Pioneer pour un Huntsman (offert par mon ex - c'est ça qui est marrant !) ou équivalent, et j'embarque aussi une plus grosse lame (fixe si possible), comme ce MoraKniv Companion très sympa et pas cher du tout (moins de 20€). C'est sûr, il faut aimer les étuis rigides en plastique et le orange fluo...
Ah, et j'oubliais : parfois, j'emporte aussi (au fond du sac) un Leatherman Wingman. C'est une assez bonne marque de pinces multitools, et bon... On sait jamais ! Si je perdais le premier...

Mais à part ça, je ne suis pas un survivaliste !

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 13:00

Depuis quelques temps, "sévit" en Soule une WebTV du nom de Xibero Telebista.

Xibero Telebista, c'est un peu l'aboutissement de ce que j'aurais voulu faire pour Euskobizia, il y a quelques années. Je suis très heureux que quelqu'un se soit donné les moyens d'aller au bout de l'idée.

Cela dit, en relisant certains articles de ce blog, je m'aperçois que cette chaîne est un peu son antithèse. Je veux dire par là que Philippe Etchegoyhen (photographe de la rue Victor Hugo à Mauléon et directeur de ce projet) s'attache à ne montrer essentiellement que les points positifs de la vallée, avec un oeil poétique, je dirais même presque "amoureux". Les reportages de son équipe (souvent axés sur la culture et le sport) sont très rafraichissants, souvent amusants et montrent une Soule vivante, pleine d'énergie et d'entrain. L'usage de la caméra sur drone permet par ailleurs de donner un point de vue inégalé sur les trésors extraordinaires de la vallée, ses villages encaissés, ses paysages magiques... Bref, rien à voir avec mon dossier photo "Dark Xiberoa", qui serait plutôt la poussière cachée sous le tapis de verdure par une femme de ménage pas très scrupuleuse... 

Mais moi aussi j'aime la Soule, à ma manière... Un peu comme un grand frère légèrement psychotique, adepte du comique de répétition et qui passerait son temps à cacher des mygales en plastique dans la chambre de sa petite soeur arachnophobe. Mais si : c'est une forme d'amour (un peu perverse, je vous l'accorde) ! ;-)

Alors oui, ça se sent bien que Philippe et son équipe aiment la Soule et veulent la porter vers le haut. Et c'est tout à leur honneur, car la Soule le mérite, vraiment. Je vous recommande donc chaudement leur chaîne sur Facebook, si vous avez besoin de baume au coeur, ou juste de prendre une décision concernant vos futures vacances.  

Le reportage suivant fait la part belle à Radio Mendililia, la radio souletine "francophone" qui fête ses 30 ans cet été. 

 

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 15:09

sentier-olhabubi.jpgBon les amis, comme vous pouvez le constater, j'ai du mal à écrire en ce moment. Mais je vous rassure, ça revient, tout comme "après la pluie, le beau temps"... Mais si je réapparais sur ce blog aujourd'hui, ce n'est pas pour vous noyer de ma prose aussi talentueuse soit-elle, mais pour vous parler randonnée (une fois n'est pas coutume)! 

Comme vous le savez, si vous me lisez régulièrement, ma vie a changé en profondeur depuis l'an dernier (ceci expliquant sans doute cela) et je me retrouve avec pas mal de temps libre les soirs et week-ends, notamment ceux où je n'ai pas la garde des enfants. Quand je n'ai pas un salon du livre à assurer pour Astobelarra, j'aime partir en montagne souletine, pour la performance sportive, pour découvrir de nouveaux coins, pour faire des photos, bref, ressentir quelque chose de physique, de beau, de libre. Je fais ça tout seul le plus souvent, mais j'aimerais bien trouver d'autres givrés de mon espèce pour faire découvrir et découvrir des coins dont je ne soupçonne même pas l'existence, et aussi parce que la solitude à la longue, ça finit par être chiant (faut dire ce qui est). 

Alors je pourrais intégrer une asso comme Bortukariak, c'est sûr. J'aime bien leur mentalité en plus. Et sans eux, pas de cabane à Pista ou Olhadubi... Mais je ne pense pas être assez régulier pour ça (une semaine sur deux, déjà, c'est pas possible : mes enfants ne sont pas de grands marcheurs). L'autre problème, c'est que je commence à avoir une forme du tonnerre, je trace pas mal et je ne voudrais pas les empêcher d'apprécier leur randonnée à leur rythme. Je marche même par temps de pluie (sauf déluge, évidemment), pendant des heures, et il m'arrive fréquemment de dormir en montagne.

hetre-copie-1.jpgC'est pour cela que je souhaite créer un groupe informel (donc pas une asso, ce qui laisse pas mal de liberté) de randonneurs motivés, peu importe le sexe ou l'âge de mes compagnons, à partir du moment où ils sont en relative bonne forme, correctement outillés (pas de sous-entendus scabreux s'il vous plait) et prêts à se la donner! Je vous rassure, on ne prendra aucun risque non mesuré. Je ne fais pas dans l'extrême. Donc pas de corde, pas de crampons, pas de saut à l'élastique, pas de parapente ni de spéléo et encore moins de wingsuit... Il y a déjà des structures professionnelles ou associatives qui proposent tout ça et le font très bien. Là, on est sur de l'aventure maîtrisée et modérée
Si vous restez prudent, les seuls bobos que vous aurez, ce sera des courbatures! Si ça vous intéresse, vous pouvez me contacter ici. Donc à bon entendeur!

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 20:00

MEMO-RANDO.jpgOn ne le dira jamais assez, partir en randonnée implique quelques consignes simples et logiques à suivre scrupuleusement. Des règles de civisme et de bon sens!

Pourquoi je me permets ce rappel? Tout simplement parce que je suis moi-même randonneur et que je trouve encore, à notre époque dite civilisée, des déchets divers qui jonchent les pistes : de la cartouche de fusil rouillée au sachet de nouilles vides, en passant par les innombrables feuilles de papier WC usagées, laissées négligemment à même le sentier. Ainsi, la voie d'Holzarte ressemblait à une décharge publique le Week-End dernier!
Ça, ça a le don de me mettre particulièrement en rogne. 


Alors REMPORTEZ TOUS VOS DECHETS, nom de Dieu!


Et si vous avez un besoin naturel pressant pendant votre balade, enterrez vos féces et votre PQ, ou mieux : faites comme avec le caca de vos toutous quand vous les promenez en ville, emballez-moi ça dans un sac en plastique et postez le tout dans la première poubelle que vous verrez! Ce n'est pas parce que la merde est biodégradable que c'est agréable (à regarder, à sentir, à marcher dedans), de même que ce n'est pas parce que moutons, vaches et autres équins chient partout et sans vergogne que vous devez vous sentir obligé d'en rajouter une couche!


Respectez la Nature, si vous voulez qu'elle vous respecte!

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 12:33

Etienne H. Boyer devant la cascade de PistaJ'en avais vraiment besoin, de ce petit moment pour moi tout seul, en mode ermite. Fuir la civilisation, Internet, le supermarché, les bagnoles, les factures... Pas de responsabilité autre que celle de marcher et le cas échéant : survivre. Dans ma précipitation, j'ai quand même réussi à oublier un truc très important : le duo carnet et stylo pour essayer d'écrire un peu la suite de mon roman. Faut croire que ce n'était pas encore le bon moment? J'avais quand même pensé à emmener le tome 1 de l'intégrale du "trône de fer", énorme pavé que je lis actuellement. 

 

Enfin bref.
Je me suis garé au parking à Logibar (Entre Licq-Athérey et Larrau, pour ceux qui ne connaissent pas le coin) à 11 heures samedi matin, puis j'ai pris le sentier de la passerelle d'Holzarté, que j'ai franchie 40 minutes plus tard. Sans m'arrêter, j'ai poursuivi mon ascension jusqu'au croisement qui bifurque soit à gauche vers Olhadubi, soit à droite vers Pista/Larrau. Tout comme la dernière fois, j'ai pris à droite jusqu'à la bifurquation suivante qui permet de monter à la cascade de Pista. Le ruisseau a nettement baissé de régime depuis le 5 mai, alors j'ai pu passer à gué, sans avoir à enlever mes chaussures, cette fois-ci. J'y ai gagné au moins 20 minutes! 

 

Cabane de Pista PekoaLa montée vers Pista dans la forêt est très rude, d'autant qu'on sent bien les effets de l'altitude (et de la faim). Alors j'ai ramé, soufflé, mais j'ai tenu bon. Je suis arrivé à la cabane de Pista Pekoa à 13h45. L'heure de passer à table! La cabane était vide et je n'avais que l'embarras du choix pour poser mon matelas autogonflant et mon sac de couchage -10°. Il y a des matelas (4) en assez bon état sur les bas-flancs au fond de la pièce unique, mais j'ai préféré me coucher sur un bas-flanc vide, face à la porte d'entrée. Plus pratique pour aller pisser en pleine nuit, si besoin, que de jongler avec le mobilier et les poutres traitresses de la bicoque. Surtout avec un petit 75cl de Rioja dans le cornet... J'ai croisé un certain nombre de randonneurs ou de simples promeneurs ce jour-là (une bonne dizaine en tout). Pista est un lieu qui commence a voir de plus en plus de touristes débouler sur ses praries envahies d'orties. 

 

Certaines de mes connaissances s'ennuieraient ferme, seules dans une cabane, à regarder le ruisseau s'écouler, à suivre le vol erratique des abeilles, ou à écouter le chant du vent essayer de rivaliser avec celui de la cascade. Pas moi. La méditation, il n'y a que ça de vrai. On se réfugie au plus profond de soi pour en ressortir connecté avec son environnement, voire avec l'univers tout entier. L'effet ne dure qu'une fraction de seconde, mais il est garanti d'essence divine! (si ça peut vous rassurer, à la minute où j'écris ces lignes, je suis complètement à jeûn

 

Le loup géantDonc j'ai médité, lu beaucoup, pris un paquet de photos, picolé (un petit peu), j'ai même cru voir un loup géant dans le brouillard, au crépuscule... Et puis j'ai dormi d'un sommeil un peu agité (mais c'est le cas depuis un certain nombre de mois, donc rien de nouveau) jusqu'à 8h36 du matin, lorsque la porte du cayolar a laissé filtrer un rayon de soleil. Je suis sorti encore un peu vaporeux de mon sac à viande, et là, au dehors : m'attendait le GRAND BEAU TEMPS tant attendu depuis des semaines! Après un petit déjeuner frugal (quelques poignées de baies de cannerberge séchées, une compote à boire et une boisson énergisante) j'ai rangé mes affaires, chaussé mes godillots et suis reparti sur la piste, en direction du vallon d'Ardane.

Je suis repassé au bord de la cascade, pour faire une photo avec les lueurs matinales, puis j'ai quitté le sentier balisé pour suivre une piste de brebis qui passe au dessus de la chute. C'est vertigineux par moment... Cascade de Pista le 30/6/13J'ai ramassé une plume de vautour, qui traînait par là, et j'ai légèrement contourné le cayolar de Pista Gagnekoa, histoire de ne pas embêter le berger. Il était encore trop tôt pour voir des être humains, de toute façon... De même, j'ai soigneusement évité de croiser plusieurs 4x4 qui venaient sans doute au ravitaillement. Je me suis arrêté devant un gouffre, me rappelant étrangement celui de Carkoon, dans lequel reposaient encore quelques névés, puis j'ai rejoint le sentier officiel et suis descendu sur le plateau d'Ardane, qui est un petit joyau couleur émeraude à lui tout seul. 

J'ai contourné Ardane Gagnekoa, le cayolar du berger (c'était toujours trop tôt pour les civilités) et me suis dirigé vers le refuge d'Ardane, une petite cabane ouverte au grand public que j'ai toujours prise pour celle d'Ardane Pekoa. Il y a de quoi dormir pour au moins 8 personnes ici. C'est certes propre, avec ce sol en béton, beaucoup plus "clair" que Pista Pekoa, mais ça n'a pas le même cachet, la même sauvagerie... Et puis c'est gavé de moutons sur ce plateau. Des paquets et des paquet de moutons grégaires, trouillards et pleurnicheurs. C'est vrai que le son des cloches et l'odeur du caca, ça a aussi son charme, mais je ne sais pas pourquoi, je ne peux plus voir ces bêtes en peinture, depuis quelques temps!
En essayant de les contourner, elles aussi (c'était définitivement trop tôt pour affronter ces damnées bestioles), je les ai fait fuir. On ne se refait pas : mauvais berger un jour... 

 

Cabane d'Ardane PekoaJ'ai fini par arriver au bout du plateau, suis passé sous le fil de fer barbelé qui court au dessus du ruisseau, et ai entamé ma redescente via le vallon d'Ardane. C'est assez encaissé, par là. Exit la piste balisée ou l'ombre rafraîchissante des arbres ; on suit (et on perd, parfois) une sente caillouteuse souvent cachée dans le chaos, qui longe le ruisseau sur la gauche. Après quelques circonvolutions, on arrive en vue d'un nouveau plateau où trône : tiens, oui : la cabane d'Ardane Pekoa ! C'est le grand luxe, presque une maison, refaite à neuf par le groupement pastoral d'Ardane. On retrouve toujours ces toitures en bardeaux, ces murs de grosses pierres du gave et à l'intérieur, des murs blancs, un sol en béton, un bas-flanc qui peut porter au moins 12 personnes, un foyer, deux tables... Trop top, cette cabane! (EDIT 11/2017 : ATTENTION, cette cabane est PRIVEE ! Les randonneurs sont invités à utiliser la cabane du plateau en priorité, dans la mesure du possible)

Là, le paysage est différent de celui du vallon de Pista. Très peu d'arbres, une grande prairie fleurie, presque pas d'orties, et le ruisseau qui passe à 10 mètres, brillant comme un solitaire tout juste taillé... Bref, le paradis sur terre est bien là! La prochaine fois que je viens m'isoler en montagne, ce sera ici! Par contre, je n'ai pas eu le temps de fureter à la recherche d'une source d'eau potable. Il n'y a rien d'indiqué en ce sens sur la carte IGN. Et il est hors de question que j'aille boire ce qui descend du plateau... Vous avez compris pourquoi, non?

 

gorges-d-holzarte.jpgJ'ai pris mon déjeuner (j'ai vidé mes dernières réserves), puis vers 12h30, suis reparti vers le bas du vallon. Le chemin est relativement facile à trouver, toujours à gauche du ruisseau. très vite, on entre dans la forêt. C'est vertigineux par moments : on commence à retrouver la particularité géologique des gorges d'Holzarté. Au bout de 45 minutes à tourner et virer, dans une descente assez abrupte (mais moins que celle d'Utzigagne) j'atterris sur la piste qui va du pont d'Amubi à celle qui monte à Pista. Retour au point de départ. Les deux sentiers sont distants d'à peine quelques mètres! Mais celui qui monte à Ardane n'est pas indiqué. Et pour cause : ce paradis doit absolument être préservé!

 

Je m'étais dit que j'allais retourner à Logibar par la piste débouchant sur le village de Larrau, alors zou, en avant! C'était dur car le soleil avait bien tapé sur les cailloux et le goudron, mais j'ai poursuivi le long des gorges jusqu'à une ferme, quelques 3-4 kilomètres plus haut. Là, j'avais la possibilité soit de continuer ainsi jusqu'à Larrau, soit de prendre un chemin de traverse passant par le col de Jauréguiber (une boucle décrite dans les "Sentiers de Soule" édité par l'office de tourisme). J'ai pris la seconde option. Le sentier est très boueux, sur plusieurs centaines de mètres, pas très bien balisé (je me suis trompé deux fois de route) mais reste praticable pour une famille.

 

larrau-Hourdespary.jpgJuste avant d'arriver à Larrau, je suis tombé sur un papy et son chien et nous avons eu une longue conversation de plus de 20 minutes portant sur "les choses de la vie", les écolos, le gypaète barbu, l'ours... Je ne me suis pas laissé troller, mais c'était marrant. J'aurais aimé que mon pote Laurent Caudine soit là, parce que lui, c'est sûr qu'il aurait réagi au quart de tour! J'en ai profité pour admirer les fantastiques roches pourpres de Hourdespary, et puis je suis arrivé à Larrau, en passant juste derrière le camping. Là, je n'ai pas pris une seconde de repos : la pause avec le papy m'avait refroidi les muscles et j'ai souffert le martyre pour redémarrer.  Alors j'y suis allé vaillamment par la route d'Iraty, jusqu'à Logibar. A 16h20, j'étais à la voiture...

 

A l'heure où j'écris ces lignes, tout ce que je peux vous dire, c'est que j'ai trouvé ce périple trop court même si j'ai terriblement mal aux fessiers et aux genoux ; ça m'apprendra à vouloir faire le cake! Mais je recommencerai à la première occasion! Plusieurs de mes connaissances m'ont dit que j'étais fou de partir tout seul en montagne, comme ça. "On ne sait jamais ce qui peut arriver. Une cheville tordue et pouf! Le paradis peut se transformer en enfer..." C'est vrai. Mais c'est idem quand je prends la voiture tous les matins pour aller embaucher : une plaque de verglas, un tracteur fou, un jeune qui rentre de boite bourré comme un cochon et pouf!
Je suis prudent en montagne, bien plus qu'en voiture. Mais si je dois dévisser ou croiser un ours en rut, eh bien que dire de plus : c'est le destin, voilà tout! Je préfère mourir en montagne et être dévoré par les vautours que de me manger un platane à bord de ma Logan!

Non, je ne me sens pas particulièrement immortel ou plus fort que la montagne. Je ne me sens pas l'âme d'un aventurier non-plus, mais il y a une force qui me pousse à accomplir ces choses (qui ne relèvent pas du miracle, hein?), c'est un besoin, une intuition que mon salut passe par là.

 

Je ne sais pas si j'aurais le temps de remonter à Ardane Pekoa avant de partir aux USA (il ne me reste plus que 11 jours), mais je sais que là bas, je vais randonner comme un malade! En ville (ouf!), dans le désert d'Arizona, et dans les rocheuses. Je vous tiendrai au jus régulièrement sur mon autre blog : http://etiennehboyer.free.fr.

Stay tuned!

 

rando-pista-ardane.jpg

 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 19:00

Aujourd'hui, j'ai profité du dernier jour de grand beau temps de la semaine (paraît-il...) pour repartir à l'assaut des gorges d'Éhujarre, mais en solitaire, cette fois-ci. Et ce malgré les courbatures et l'envie très modérée suite à la rando de la veille... Je suis parti de l'église de Sainte Engrâce à 10h30 et arrivé au plateau d'Errayzé deux heures et vingt minutes plus tard. Autant dire que j'y suis allé à un rythme plus que soutenu. Je suis content, parce que j'ai bien géré l'effort, les provisions et l'eau.

Après avoir ingurgité mes sandwiches, je suis reparti à 13h30 et arrivé deux heures et dix minutes plus tard à l'église, complètement fourbu, crasseux, suant et assoiffé. Pas de taons cette fois-ci (les animaux ne sont pas encore montés), mais des névés un peu partout, et notamment dans la forêt de hêtres, entre le cayolar d'Errayzé et celui de Ligoleta.

Je me souvenais que la redescente par le bois d'Utzi était assez pénible, mais je ne me rappelais pas à quel point! C'est très pentu, glissant, technique, presque extrême. Il y a un paquet de cailloux qui roulent et pètent les orteils, de la boue glissante cachée par des feuilles mortes, des millions de racines tordeuses de chevilles... Bref, tous les ingrédients pour un retour par hélicoptère de la sécurité civile. Heureusement, je suis prudent! Pas eu besoin d'utiliser de kérozène. 

Je comptais emmener mon frère et sa copine sur ce trail cette semaine, mais je ne suis vraiment pas certain que ça va le faire. C'est assez dangereux, quand même... Surtout s'il pleut. 

 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 19:08

Voilà presque 16 ans que je vis en Soule, et je n'avais encore jamais "fait" la passerelle d'Holzarte. Aujourd'hui, enfin, j'ai traîné mes potes Pette, Carine, Maaatch et Karine là-bas! La passerelle d'Holzarte, c'est un peu la tour Eiffel de la Soule. C'est gavé de touristes en espadrilles (!!!) et c'est vertigineux. On peut juste s'arrêter là bas pour le frisson, ou poursuivre plus loin (pour les plus courageux). Il y a une grande boucle qui permet de faire le tour de la gorge et de rejoindre Larrau. Mais on peut aussi faire des extras.

Je ne vous cache pas que le but final était quand même d'accéder à la cascade de Pista, ce que nous avons presque fait. Je dis "presque", parce qu'il ne nous restait que 2 à 300 mètres à parcourir avant d'arriver au cayolar de Pista Pekoa. Mais tout le monde était fourbu et affamé (je m'inclus dans ce "tout le monde") et les nuages menaçants nous ont dissuadés d'aller plus loin. Dommage, mais bon... On s'est quand même bien donnés et on a même traversé un ruisseau glacial pieds nus (deux fois, donc). Rien à regretter, finalement.

Je ne vous ferai pas l'affront de vous raconter tout par le détail (surtout parce que j'ai la flemme), mais voici quelques photos, pour l'ambiance :

 

passerelle1.jpg

 

passerelle2.jpg

 

passerelle4.jpg

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 17:28

zaboze-1.jpgPourquoi ce titre? Tout simplement parce que le Pic de Zaboze (qui se trouve dans le massif des Arbailles) ressemble de loin à un temple aztèque en ruine et de près à une grosse verrue. Et pourquoi le roi? parce qu'il se voit de loin (depuis Mauléon) et qu'il donne envie de le gravir. Bref, cherchez pas...

Cela faisait un bail que j'en parlais, que je disais que j'allais me le faire un jour, ben voilà! C'est fait et pas plus tard qu'aujourd'hui! En solitaire et en autonomie (lol). Depuis que je suis un "homme libre", j'ai perdu mes cartes IGN (En fait, je les ai laissées à mon ex-femme et il va falloir que j'en rachète). Alors j'y suis allé un peu au culot, sans carte, juste en ayant vaguement visionné la configuration des lieux sur Google Maps. Ce n'est pas une longue randonnée : une fois la voiture posée, j'ai mis un peu moins de deux heures pour atteindre le sommet, et presque une heure pour redescendre au parking. Donc rien d'infaisable.

Arbre 13.jpgJe suis donc parti depuis le Cayolar d'Eltzarre, directement à flanc de la montagne, dans une vieille fougeraie couchée par la neige à peine fondue.

La montée est assez physique car très pentue, et la descente est assez technique (ce qui n'est pas évident avec les jambes qui tremblent après l'ascension préalable et l'orage qui gronde au loin et se rapproche) parsemée de ronces et de racines traitresses, de karst tranchant caché par les fougères et les herbes sèches, de failles et de fissures diverses et d'innombrables murets naturels de calcaire moussu qu'il faut franchir, d'une façon ou d'une autre.

Sur le chemin, j'ai eu la vanité de croire que le dernier homme qui était passé par là devait reposer dans quelque monument protohistorique local. Mais ça, c'était avant de tomber sur des gros hêtres marqués pour la coupe et plusieurs cabanes en bois (en assez mauvais état, malheureusement). Au creux d'un vieux tronc, j'ai retrouvé des boites de conserves vides et rouillées ainsi qu'une petite bouteille de Kro (vide aussi - dommage). Y'a t-il un endroit dans cette forêt des Arbailles, où la main de l'homme n'ait encore jamais posé de déchets?

zaboze-3.jpg

Dans les pierriers, au pied du sommet, on trouve de drôles de cailloux. D'abord, on remarque l'omniprésence de coquillages et autres moules fossilisés dans le roc, signe qu'autrefois, le pic de Zaboze devait se situer sous la mer! Même si on sait que l'écorce terrestre s'est soulevée à une certaine époque (elle le fait encore, il parait...), c'est toujours rigolo de retrouver des coquilles dans des endroits pareils, à plus de 1178 mètres de haut...

On trouve aussi des variétés de lichens roses qui poussent à même le calcaire. Et puis à cette époque de l'année, tout un paquet de fleurs de printemps, comme les fritillaires, les primevères et même quelques pieds de jonquilles qui ne sont pas encore sorties poussent un peu partout où il y a de l'espace disponible : sur la mousse, entre les bruyères...

Pour atteindre le sommet de Zaboze, il faut soit être très bien équipé pour l'escalade, soit être malin et contourner le pic pour grimper par un petit couloir placé à l'ouest. C'est bien entendu ce que j'ai fait, parce que je suis certes courageux, mais pas téméraire! La roche est friable et je doute qu'elle apprécie mon poids, même si j'ai remarquablement maigri ces derniers temps.

Une fois arrivé au sommet, on a un point de vue dégagé à 360°, avec vue sur la basse Soule (Mauléon au loin) et vue sur la chaîne des Pyrénées, et notamment les Pics d'Orhi et d'Anie. zaboze-2.jpgTout près, on peut aussi contempler "l'arête dorsale" du Pic de Behorlegi (un autre endroit que je compte bien gravir, un de ces 4, même si ça a l'air beaucoup plus simple, techniquement parlant...).

Trois grands cairns indiquent que vous êtes bien arrivé. Je serais bien resté pour pique niquer si je n'avais entendu un grondement caractéristique qui m'a incité à la prudence. De gros nuages sombres étaient en train de déverser leur purée grise sur le pic des Escaliers au sud, et je savais que tôt où tard ils passeraient par mon beau pic verruqueux, enfin vaincu...

Alors j'ai remballé mon matériel et mes restes de Pizza de la veille, j'ai remis mes vêtements lourds, froids et puants de sueur, et j'ai entamé la redescente. Je me suis payé le luxe de finir le tour de la verrue et je suis repassé peu ou prou par le même chemin qu'à l'allée.

lichen.jpgC'était du sport (pour les raisons exposées plus haut), Je n'aurais jamais pu le faire avec les enfants et j'ai manqué de me tordre la cheville à plusieurs reprises ou de glisser sur les herbes sèches (pour me fracasser le crâne en contrebas, dans les rochers). Heureusement que je ne pars JAMAIS sans mon vieux bâton de noisetier, ma baguette magique, ma béquille, mon chercheur de cèpes, mon défenseur contre les grands prédateurs souletins!

Je suis arrivé à la voiture alors que les premières gouttes de l'orage commençaient à tomber. Le temps d'enlever les chaussures de randonnée, et ce sont de véritables trombes de grêle qui se sont abattues sur les Arbailles, avec des grêlons de la taille de M&M's.

La vanité (encore elle) me faisait me dire que Zaboze était en train de me faire payer mon audace.

Beh oui mon vieux, mais tu vois : c'est moi qui t'ai eu!

 

mauleon.jpg  orhi.jpg  zaboze-4.jpg  behorlegi.jpg

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 21:18

Comme l'an dernier, avec Laurent, Nous avons tenu le stand d'Astobelarra - Le Grand Chardon au marché nocturne de Mauléon Licharre hier soir. C'est une bonne animation, ce marché d'été. Il y a eu un sacré paquet de monde, d'autant qu'il faisait une chaleur à crever sous un ciel dégagé.

J'ai pris quelques clichés pour le fun. En dehors de ma trombine, vous y verrez ce que j'apprécie particulièrement ici, en Soule : enjoy!

 

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 21:49

Bienvenue dans le côté obscur de la Soule...

 

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