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  • : Xiberoland - ex CLP64
  • Xiberoland - ex CLP64
  • : Ce blog est celui d'un ex-correspondant local de presse des Pyrénées Atlantiques vivant en Soule, écrivaillon, gribouilleur et web-addict à ses heures. Mais surtout très casse-pieds...
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Un peu de pub perso...

 l'infection

"L'infection T1 : Contage",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

EN SOLDE! 9 euros, 378 pages, format 11.5x20

Le blog officiel du livre


Genre : roman fantastique

 

Résumé : Patrice est tombé amoureux de Mathilde, une jeune femme qui vient d'arriver en Soule. Lui est tout sauf un Don Juan, mais il a plus d'un tour dans son sac, malgré les apparences...
Il va contourner ses défauts rédhibitoires grâce à Internet. Mais il va vite apprendre que tout se paie, en ce bas- monde.
Rencontré dans un monde virtuel en trois dimensions, un génie digital exauceur de voeux va se charger de le lui rappeler, en l'entraînant dans une spirale cauchemardesque sans fin...


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 mauvais-berger

"Mauvais berger!",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

10 euros, 90 pages, format A5

Le blog officiel du livre


Genre : tranche de vie

 

Résumé : Afin de s'installer en tant que berger, Etienne suit une formation agricole qui le conduit à effectuer des stages dans l'exploitation d'un berger éleveur en estives, dans les Pyrénées.
Mais petit à petit, le rêve de notre héros "néo-rural" s'émiette : les conditions de vie dans la bergerie sans confort sont difficiles, et le travail harassant est nullement reconnu.
Mais tout ceci ne serait rien sans les brimades de... la bergère!

 

Ce qu'en dit la presse :

 

Journal du Pays Basque, 12 avril 2008 : "(...) le style descriptif et le langage parfois cru donnent un ton réaliste à ce récit sans concession".

SudOuest, le 17 avril 2008 : "(...) un texte illustré par l'auteur lui-même, plein d'humour et d'autodérision (...)".

 

La Rébublique des Pyrénées, le 24 avril 2008 : "Une tranche de vie où toute ressemblance avec des personnages et des faits ayant existés n'est pas fortuite..."

Magazine Vent d'Oc, septembre 2008 : "Une lecture qui se fait à la vitesse de la lumière, tant l'on veut savoir à quelle sauce sera mangé ce néo-rural!!!"


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DARK XIBEROA

 

10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 19:30

Instant de pure nostalgie que cette petite anecdote métaphorique familiale...

Je vous ai sûrement déjà raconté comment "je m'endors au volant" régulièrement. En fait, je ne m'endors pas vraiment. C'est juste mon esprit qui vogue dans les méandres de mon passé, qui reconstruit ou réinvente son histoire (ou son futur, parfois), tandis que je conduis (au radar). 

L'autre jour, pendant un de ces fameux moments, je me remémorais un souvenir du temps où je jouais aux Big Jim / Action Joe avec mon petit frère. C'était avant la naissance de mon second frère, autant dire que j'avais moins de 11 ans (ce qui me donne une excuse valable pour mon comportement :D ).
Donc nous jouions avec nos bonshommes articulés. Forcément, comme j'étais l'aîné, j'étais le héros : Jim, le plus fort de tous les agents secrets, le tireur d'élite qui ne mourait jamais, même quand il se faisait tuer.
Ou alors j'étais Actarus, prince d'Euphor, ça dépendait de l'histoire. Et comme on gérait plusieurs personnages en même temps, j'étais aussi Grattus, le méchant et cruel Action Joe aux doigts mâchouillés et à l’œil crevé (on le lui avait colorié avec un crayon à papier).

Quant à mon frangin, il n'avait pas trop le choix et officiait souvent en tant que second rôle : celui du faire-valoir, tant chez les gentils que chez les méchants. Lui, il avait hérité du Professeur OBB (qu'il voulait utiliser comme un gentil - Hahaha, avec sa gueule de vieux vilain !), d'Alcor (also known as "le gros nullos avec sa soucoupe qu'on dirait un pot de chambre") et de "Zeyzza", une ridicule autant qu'affreuse petite poupée, toujours toute nue, avec sa touffe de cheveux hirsutes qu'on aurait dit fabriquée à partir des poils de cul de Chewbacca.
(On avait aussi un autre personnage qu'on avait appelé "Cacatutu", mais je vous en causerai une autre fois...)

Comme de bien entendu, la destinée du faire valoir est souvent de mourir sous les coups du méchant, pour donner le beau rôle au héros (qui le vengera par la suite - enfin normalement...). Et fatalement, cela arrivait au bout d'une heure (parfois moins). Cela coïncidait comme par hasard avec le moment où j'en avais marre de jouer avec mon frère. La vie est bien faite, quand même... 

Je m'évertuais donc régulièrement à tuer (de façon plus horrible à chaque fois - et ça ne m'a pas quitté puisque je continue à le faire dans mes romans) les personnages de mon frangin qui, au bord des larmes, accablé par mon immense sadisme, allait chercher son nounours (un chien en peluche géant portant un pantalon à carreaux, qu'il avait appelé "Jimmy" et qu'il avait appris à tenir toujours à portée de mains, au cas où) pour écraser mes personnages ou, selon l'humeur du moment, ressusciter les siens "magiquement".
En général, il ponctuait le geste par un frénétique : "mais non, parce que tout à coup, on aurait dit que Jimmy le gentil chien géant serait venu pour sauver Alcor !"
C'est qu'il incarnait parfaitement son personnage, le faisant marcher comme Godzilla, chaque pas faisant trembler le sol de la salle de jeux : Brouf ! brouf ! brouf ! 

Et là, gargarisé d'une mauvaise foi absolue, je prenais un plaisir malsain à lui expliquer que décidément : "non, c'est impossible : la magie ça n'existe pas pour de vrai" (à part dans les émissions de Garcimore ou de Gérard Majax). "Quand t'es mort, t'es mort, point. Tu t'appelles pas Jésus !".
Et, sans scrupule, je lui assénais le coup de grâce en le sermonnant sentencieusement : "il faut être réaliste dans la vie : les gentils chiens géants qui viennent vous sauver la mise au dernier moment, ça n'existe pas non plus, na !"
Quand ça ne marchait plus avec Jimmy, il invoquait un Dieu quelconque, qui finissait invariablement comme le gentil chien géant : vaporisé dans le néant du "ça s'peut pas". 

J'avoue, sur ce coup-là, j'étais vraiment un salaud de grand frère de merde, même si je romance un peu tout ça (déformation professionnelle) !

En général, tout cela se terminait en pugilat et j'avais souvent le dessus (privilège de l'âge). Suite à quoi mon pauvre frère, dépité et jurant ma perte, partait rager dans sa chambre.
Mais, ça, c'était uniquement les fois où mes parents ne venaient pas nous séparer en nous forçant à nous faire la bise, avant de nous renvoyer chacun dans nos chambres respectives, pleurant et rouges de colère. 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 14:00

Le logo des Anonymous porte une cravateC'est pas encore aujourd'hui que je vais me faire des amis. En effet, je vais vous entretenir céans d'un colifichet vestimentaire qui me fait horreur et que vous ne me verrez PLUS JAMAIS porter. J'ai nommé : la cravate

Encore une fois, ce n'est que mon opinion et comme vous le savez, "une opinion, c'est comme le trou du cul : tout le monde en a un". Donc inutile de faire vos mijaurées. Je ne prétends pas et n'ai jamais prétendu détenir la vérité universelle. Cela dit, si vous arrivez à me donner des arguments contradictoires qui prouvent que la cravate est un objet utile/non-élitiste/etc., je serais à l'écoute...

Et donc même si le logo officiel du collectif des Anonymous (que j'admire évidemment, en tant qu'anarcho-gauchiste) en porte une, je vais vous développer ma théorie contre cet ustensile qu'est la cravate en seulement 3 points : 

1) c'est un symbole phallique (et donc sexiste) très fort. Une grande tige avec un noeud au bout et qui pointe comme une flèche vers la braguette, désolé, mais c'est la description la plus simpliste qu'on puisse faire d'une grosse bite. Je vous laisse la responsabilité d'aller chercher dans Google Image à quoi correspond l'expression "cravate de notaire"...
Bref, on associe souvent la cravate à la virilité, et fort est de constater que très peu de femmes en portent... D'où mon second argument : 

Photos de L'express2) c'est parce que c'est moche, démodé et élitiste. Allons donc ! Pour que même Bruno Le Maire n'en porte pas lors du premier débat télévisé des primaires de la droite, c'est que franchement... C'est totalement Has Been.
La cravate, c'est LE symbole de la vieille France jacobine, bien coincée dans son Marcel, lui-même étant bordé au carré dans son slip kangourou, comme il se doit. Elle n'a plus rien de classieux, mais véhicule bien une image de "classe sociale supérieure", forcément aisée et bien insérée dans une société gérée "à la papa". Ce qui m'amène à mon troisième point :

3) C'est LE symbole de l'inféodation à notre système capitaliste, consumériste, productiviste, et tout cela au mépris de l'éthique et des règles élémentaires de la survie sur notre planète. La preuve : Gattaz, Sarkozy, Hollande, Macron, Valls, Obama, Trump, Hitler et jusqu'à Bill Gates en portent une. Ce qui ne veut pas dire que Steve Jobs, Richard Branson ou Al Baghdadi, qui n'en portent pas, sont (ou étaient, pour ceux d'entre eux encore en vie) de grand philanthropes altermondialistes, hein ? 
Mais la cravate, c'est la corde au cou qui nous pendra, la métaphore la plus parfaite de notre société occidentale onaniste jusqu'au suicide, obnubilée qu'elle est par les faux-semblants, l'apparence et les artifices.
La cravate, c'est le couteau suisse du gendre idéal. Dans nos codes sociaux, si tu mets une cravate (Armani) pour un entretien d'embauche ou pour rencontrer le père de ta future épouse, "tu fais distingué" et "on te respecte", même si tu n'es qu'une enflure psychopathe de la pire espèce. 

Moi, je suis comme Ronald McDonald (qui est bel et bien une enflure psychopathe mais qui n'a pas de cravate) ou comme Nirvana (je préfère cette référence, en fait) : c'est "come as you are".
Alors ôtez-moi cet accessoire d'un autre temps qui signifie exactement le contraire de ce qu'il voudrait encore nous faire croire. Libérez vos cous délicats de ce joug pesant, de cette extension de pénis flappi et laissez vous respirer pleinement l'air nauséabond du XXIème siècle. Amen.

Crédits photo : Wikipedia et L'express

EDIT : ai-je besoin de préciser que cet article est une brève de comptoir, donc une grosse connerie d'alcoolique ? 

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 19:45

J'aime la viande. Je l'ai toujours aimée. Toutes les viandes, même celle de cheval (que je ne mange plus depuis plus de 10 ans, parce qu'un cheval, c'est tellement plus que de la viande ^^ - marrant comme culturellement, on arrive à faire la différence entre un chien ou un chat ou un cochon d'inde, et un boeuf ou un poulet ou un putain de mouton).
On pourrait même dire que la viande sous toute ses formes fait partie intégrante de mon régime alimentaire. A tel point que mon ex-épouse - qui voulait réduire la consommation de viande de notre ménage et qui m'avait pour ce faire plus ou moins forcé à stopper le saucisson, le steak, le canard au profit de quinoa, boulgour et autres tofus répugnants - avait dû jeter l'éponge au bout de quelques mois. Car en vérité, il n'y a rien qui me fasse autant plaisir que d'aller déguster une bonne côte de boeuf de 500g bien juteuse chez Tintin (à Mauléon-Licharre, en Soule, province du Pays basque dans laquelle je rappelle à mes lecteurs que je vis), ou encore un méga steak tartare parfaitement assaisonné, préparé par le cuistot du Trinquet (à Oloron), le tout accompagné d'un gouleyant trois-quart de vin rouge.

Oui mais voilà. Pour faire une bonne viande, il faut d'abord tuer un animal. Et pour le tuer dans les règles d'hygiène imposées par les normes européennes et surtout le faire dans "le respect de l'animal" (les règles de l'art de tuer quoi), il faut un abattoir agréé. Et il faut des mecs payés à tuer et découper la bête, bien avant que les sucs poivrés qui s'écoulent de ce morceau d'onglet bien charnu revenu un aller-retour à la poêle ne viennent embaumer dans mon assiette. C'est comme ça : on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs ; et la faim justifie les moyens...

Soyons honnêtes, pour une fois : que celui qui croyait que les tueurs en abattoir sont des gens délicats emplis de compassion envers les animaux (qui recommandent l'esprit de  chaque agneau au grand manitou avant de le saigner et qui l'étripent avec tendresse) aille se jeter immédiatement dans le gave. A commencer par Stéphane Le Foll, qui s'offusque et fait comme s'il ne savait pas... Il croyait quoi, le ministre de l'agriculture, sous son casque poivre et sel? Qu'un abattoir intercommunal, c'est mimi comme une agence matrimoniale? Et après, on traite les écologistes de bisounours? Mais même les gosses le savent, qu'un abattoir, c'est pas Disneyland!

Tuer, ce n'est JAMAIS propre. C'est un acte violent pour la bête qui se débat parce qu'elle sait, parce qu'elle sent qu'elle va crever dans d'atroces souffrances et violent pour l'homme qui l'égorge sans autre forme de procès. Et c'est JAMAIS facile, même si ça le devient techniquement parlant, avec le temps, avec l'expérience... Soyez sûrs que dans certains contextes, un honnête père de famille finit par banaliser la violence et perdre très vite son sens de la normalité et de la morale, ainsi que toute notion de respect pour la vie, toutes les vies. Croyez-en mon témoignage d'ancien ouvrier agricole!
J'ai l'air blasé quand j'écris ça, non? Mais en fait, je ne suis pas surpris. Quand les conditions sont réunies, quand l'exemple est montré, n'importe qui peut péter un câble et tomber dans l'extrême. Surtout quand en plus des caractéristiques déshumanisantes du job, la pression de l'encadrement et du rendement s'en mêlent... 

Ce qui m'amène à cette réflexion : clairement, là, les responsabilités sont partagées. Comment cela pourrait-il en être autrement? 
Car enfin, on ne me fera pas croire que dans cet abattoir (comme dans tous les autres qui ont été incriminés ces derniers mois), l'encadrement ne savait pas que le pistolet d'abattage ne permet pas de tuer l'animal sans le faire souffrir mais ne fait que l'étourdir, ce qui fait qu'il est égorgé vif et conscient de l'être. De même qu'on ne me fera pas croire que la direction ne savait pas que ses salariés entassaient plusieurs animaux paniqués dans une cage avant de les étourdir les uns à la suite des autres, pour aller encore plus vite. Les vidéos sont plus que parlantes sur ce point...
 Mais bon... Pas vu à la télé, pas pris!

BOURREAUX ET VICTIMES DANS LE MÊME PANIER

Mais la majorité des amateurs de viande cloisonne cet état de fait dans un coin de son cerveau. On se délecte de chair fondante et gouteuse à souhait tant qu'on ne voit pas les immondes images tournées en caméra cachée par L214. Or, la réalité, c'est celle-là, mec : avant, ton roti façon Orloff, c'était un petit veau qui caracolait joyeusement aux pieds de sa mère. Et ta tranche de gigot pascal bien saignante, ben c'était un agneau qui têtait vigoureusement et qui ne s'imaginait pas une seconde qu'on allait l'enlever, puis le malmener comme un sac à patates avant de l'écarteler vif. Car avant, c'était un être vivant, comme toi, comme moi. Oh, pas une lumière, hein? Peu de chances qu'il soit un jour capable d'inventer le fil à couper l'eau chaude, évidemment, mais enfin une vie quand même et qui ressentait des choses, fussent-elles très basiques. 

La sagesse populaire a coutume de dire qu'il n'y a pas de sot métier, mais il y a bien des boulots de merde. Je le sais : j'en ai commis ma part, en mon temps. Tuer en abattoir, ce n'est pas ce qu'on peut appeler une activité professionnelle épanouissante, sauf si on a autant de sensibilité que notre Francis Heaulme national, ce Dieu de l'opinel. Mais voilà : ça paie les factures. Et vue la demande (et l'offre) grandissante(s) de barbaque, il en FAUT un paquet de gens qui n'ont pas les moyens de se poser trop de questions d'éthique, pour exercer ce métier ingrat qui ne devrait être réservé qu'à des machines sans état d'âme...
La frontière entre l'être humain et le monstre est très ténue : il s'en faut de peu pour la traverser, parfois même sans en avoir réellement conscience... 

Reste que ce scandale, qui est du même niveau que celui de la viande de cheval dans les lasagnes au boeuf, constitue un coup dur pour la Soule. Si l'abattoir ferme, c'est une trentaine de personnes qui perdent leur job directement, mais aussi l'activité de centaines d'agriculteurs qui pâtira de sa disparition. Sans compter l'image négative que cette triste affaire va véhiculer dans l'inconscient collectif. Notre petite vallée enclavée n'avait vraiment pas besoin de ça...

Là, j'en vois plein qui se demandent où je veux en venir... 

Eh bien en fait, je ne sais pas trop moi même. Bien sûr que j'ai été choqué par les vidéos tournées dans l'abattoir de Mauléon-Licharre. Mais je ne suis pas dupe : c'est dans la nature humaine que de traiter les animaux (et très souvent ses semblables) comme quantité négligeable, comme du consommable, du corvéable à merci. Et les salariés qui se sont rendus coupables de ces maltraitances intolérables ne sont que les conséquences de notre société productiviste, le reflet négatif de ce que nous sommes tous plus ou moins, au fond : des hypocrites, des rois de la mauvaise foi, des sangsues qui transforment tout ce qu'elles touchent en cadavres et vident la terre qui les porte de ses ressources. Tout ça pour produire plus, faire plus de business et plus de pognon. C'est notre modèle socio-économique et nos habitudes qu'il faudrait revoir intégralement.
Si on voulait faire preuve d'humanité, pour une fois, nous qui nous croyons supérieurs au reste de la création, peut-être devrions-nous tout simplement arrêter de manger de la viande, et également arrêter d'esclavagiser des animaux et des hommes pour produire de l'Etorki ou des blousons en cuir en série... C'est pas comme si on ne savait pas remplacer les protéines animales par autre chose d'aussi nourrissant, ni comme si on n'avait pas la connaissance technologique suffisante pour créer une fibre synthétique capable de nous faire affronter les affres de l'hiver aussi bien que dans une doudoune en plumes d'oie, hein? 

Je dis ça alors que je ne sais même pas ce que je vais faire à manger ce soir... Tout ce boniment de branleur écolo alors qu'au frigo, il reste une bonne grosse part de ce succulent boeuf bourguignon cuisiné avec amour par ma compagne... Je vais quand même pas tout jeter parce que j'ai des scrupules, ce serait gâcher!

Mais demain j'arrête la viande...

Ou pas...

 

 

PS : pour vous montrer à quel point j'ai de la volonté, Après 6 mois d'abstinence, je reprends les commandes de mon compte Facebook! Et ça va envoyer du steak! ^^

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 19:55

C'est amusant comme viennent les idées, parfois. Un rien suffit pour ouvrir les portes de la philosophie. Par exemple, récemment, j'ai cuisiné un poulet et des frites maison pour le dîner. Les trois gamins ont pris les blancs et une cuisse, et moi j'avais tellement la dalle que j'ai mangé tout le reste et même sucé la carcasse au cours du repas, devant leurs yeux incrédules.

- T'es un véritable Ogre, Etienne, m'a dit ma belle-fille, Alizée, écoeurée.

Oui, un "ogre", vous avez bien lu! Je suis en quelque sorte le Jeffrey Dahmer des gallinacées farcis aux gousses d'ail confites. Le Barb(ichett)e Bleue des Sot-l'y-Laisse bien juteux et tendres. Le Francis Heaulme des croupions croustillants et salés à point... C'est à peine si je ne casse pas les os (déjà complètement rongés - cartilage et tiraille inclus) avec mes dents pour en sucer la moelle, comme le cadavre zombifié de Rick Grimes (même s'il est encore vivant à l'heure où j'écris ces lignes - mais personne n'est dupe : sans spoiler, il finira forcément comme tous les autres à un moment donné)!

- Oui, tu sais, en certaines circonstances, je pense que je pourrais vous bouffer tous les trois! Et sans scrupule, en plus, surtout s'il s'agit de survivre.

Yeux ronds, échange de regards faussement semi-effrayés, incrédulité grandissante...
Jodie se lève de table, replace ses écouteurs sur ses oreilles et regagne sa chambre en secouant la tête. Elle préfère essayer de déchiffrer les ânonnements de Sia une énième fois plutôt que d'écouter déblatérer son grand débile de père...

De mon côté, je continue à jouer le jeu, sourire gras aux lèvres :

- Vous connaissez l'histoire des "survivants de la Cordillère des Andes"?

- Nan, c'est quoi, ça?

- Dans les années 70, un avion contenant 45 passagers s'est écrasé au sommet d'une chaîne de montagnes en Amérique du sud. Il y a eu des morts, des blessés, mais aussi des gens qui ont survécu sans blessure. Ils sont restés deux mois perdus là-haut, dans la neige. Le reste du monde croyait qu'ils étaient morts. Pour survivre et jusqu'à ce qu'on les retrouve, ils ont dû avoir recours au cannibalisme...

Déglutitions bruyantes, torsions bucales dégoutées... La dernière frite au Ketchup a du mal à passer dans le tuyau. Mais j'ai encore quelques bonnes cartes à allonger : 

- A l'époque, cette histoire d'anthropophagie avait choqué la population mondiale. Pour autant, ce n'était pas la première fois que ça arrivait. Du temps de la ruée vers l'or, un groupe de pionniers - l'expédition Donner - bloqué dans la Sierra Nevada avait dû faire la même chose pour survivre. Sans parler de certaines tribus de Nouvelle Guinée ou de l'Amazonie, dont c'était plus ou moins la tradition... Mais rassurez-vous. Moi je ne vous mangerai pas sans raison. Uniquement si c'est une question de survie, et uniquement si vous êtes déjà morts. 

- T'es dégueulasse! Pire que je pensais en fait!

- Mais non, voyons! C'est rien de personnel! C'est juste du pur instinct de survie. Tu comprends bien que si j'ai le choix entre "vous enterrer dignement et mourir comme un con après", ou "vous bouffer et avoir ne serait-ce qu'un mince espoir de m'en sortir", y'aura pas photo! Tu ferais pareil. Tout le monde ferait pareil. Qui sait ce dont on serait capables dans les cas les plus extrêmes? 

- Je suis sûre que je ne ferai jamais un truc pareil! 

- Si tu le dis... En attendant, j'ai encore un peu faim. Si j'étais toi, je fermerais la porte de ma chambre à clé cette nuit, juste au cas où... Finis-je, frottant la lame dentelée de mon couteau contre ma fourchette, encore luisante de gras de poulet divinement cuit et salé...

- Papa... Louis lève les yeux au ciel. Il en a assez entendu pour la soirée, lui aussi! Il sort de table et part sans un mot lire "Maus", d'Art Spiegelman dans son lit. 
Je me sens dur, comme père : c'est vrai que c'est un peu chaud à leur âge, la philo...

Et vous, jusqu'où seriez vous prêts à aller, s'il le fallait? Pourriez-vous manger vos proches? Je vais être plus précis : pourriez-vous manger votre bébé, votre pépé, ou l'insupportable voisin avec sa musique de merde? Est-ce que vous arriveriez à surmonter cet acte? Parce que quand on est capable de dévorer le cadavre de son gamin pour sa propre survie, de quoi est-on capable de plus odieux? Que reste t-il de notre supposée humanité? Et dans le cas où la situation s'améliorerait, pourrait-on redevenir "civilisé"? 

Voilà, c'était la minute philosophique du professeur Boyer. Vous pouvez éteindre votre ordinateur et retourner vous abrutir devant les "Princes de l'Amour", "Chasseurs d'apparts" ou "Pawn Stars"...

(Me ferais bien une petite côte de boeuf, là...)

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 19:05

Cette nuit, je me suis réveillé vers 3h40 du matin avec une énorme envie de pisser. Rien d'extraordinaire me direz-vous, si ce n'est que j'avais cette image (<==) très nette dans la tête. Si nette que j'aurais pu la décrire à la perfection sans même l'avoir revue depuis... plus de 20 ans.
L'expression hagarde et la coiffure "casual" de Suzanne Vega, cette obscure chanteuse américaine à voix asthmatique, auteure de deux uniques tubes dans les années 80 ; ses gants noirs autour de sa petite face triangulaire, les tons sépia, le flou artistique... J'aurais même pu vous décrire les traits lisses de son visage rehaussés par cette fossette légèrement asymétrique au menton !

Pourquoi? Je n'en sais foutre rien. Je n'ai pas jamais particulièrement aimé ce morceau (que je connais quand même pour l'avoir écouté à la radio un paquet de fois - et ce bien
malgré moi) et ses paroles navrantes dignes d'une première leçon d'anglais au collège. Je vous assure que je n'ai jamais acheté ce single de ma vie et encore moins l'album. Mais alors, pourquoi cette image et pourquoi à ce moment-là? Voilà une question qui me chagrine, surtout que j'ai mis un temps fou à me rendormir, après. 

A côté de ça, je suis généralement incapable de me rappeler de ce que j'ai fait au boulot la veille (c'est comme si tout s'effaçait de mon cerveau au moment même où je quitte le bureau - et ça alors même que j'adore mon job...), ou même de ce qu'il y avait sur la liste de courses (évidemment oubliée sur un coin du buffet de la cuisine) alors que je suis au supermarché du quartier, accoudé à mon caddie et pensif... Impossible de me souvenir des trucs importants (voire vitaux) alors que mon cerveau sature de conneries qui se télescopent à longueur de journée...

Je ne sais pas : soit je suis un vrai jean-foutre, comme a l'air de penser la plupart des gens normaux que je côtoie, soit je suis précocement atteint de la maladie d'Alzheimer. Reste une troisième voie possible : on est tous fait pareil (au moins les mecs) mais je suis le seul à l'avouer publiquement. On va dire que par confort personnel (et mauvaise foi absolue), c'est celle que je vais retenir. ^^

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 13:32

J'ai halluciné hier, en découvrant que mon collègue le plus troll d'Immersive Lab, Romain, voyait tous mes statuts Facebook s'afficher dans sa timeline, en temps réel. Ce que je publie, mais pire encore : ce que je like et ce que je commente! "Etienne, va falloir que t'arrêtes Facebook!", il m'a dit. "Je vois QUE toi, si bien que je n'ai plus l'impression d'être Romain L., mais Etienne Boyer, tsé?". Et Yannick (un autre développeur de la boite) de rajouter, comme si ça ne suffisait pas : "Eh ouais, c'est ça quand on est imbu de sa personne... On cherche toujours à imposer sa vie privée aux uns et aux autres..." Gna gna gnaaa...

Alors, intrigué quand même, j'ai voulu vérifier. Et là : WHAT THE FUCKING FUCK! C'était vrai!
Pour garder la face, j'ai charrié Romain en le traitant d'espion à la solde du patronat. Puis j'ai tenté un: "en vrai, t'as pas d'ami à part moi, c'est pour ça, hein?" qui n'a fait rire que moi. Je me suis demandé s'il ne m'avait pas mis en favori par erreur, mais après contrôle : même pas, en plus! Le constat est sans appel : Facebook me traque et informe tous mes "amis" de ce que je fais, dis, pense, regarde, écoute, aime... Je suis sûr qu'il peut même en déduire quand je vais aux chiottes grâce au temps d'inactivité entre mes publications de statuts

Tenez, rien qu'aujourd'hui, je me suis dit : "je vais rien faire, pour l'expérience. Je ne vais liker personne ni commenter personne et surtout ne rien publier!" Mais ô surprise, ce midi, tandis que je regardais tranquillement le premier épisode de la deuxième saison de Z Nation, un de mes contacts a liké (aimé) une photo que j'avais publiée en juillet dernier (c'est vrai qu'elle est classe, cette image : voir ci-après). Aussitôt, comme si c'était LA nouveauté du jour, THE BIG THING, tout le monde se met à la liker et à la commenter! Qu'on soit clairs : je suis content que mes amis Facebook aiment ce cliché. Mieux vaut tard que jamais ^^.

Mais ça veut dire que quoi que je fasse - ou ne fasse pas d'ailleurs, tous mes contacts ont vu cette photo PARCE QU'elle avait été likée! Par contre, mon article ultra-chiadé d'hier, lui, il semble avoir laissé plein de monde indifférent. Et ça... ça, ça me... Grrrrr!!!

Bon, je vais pas cracher dans la soupe, hein, mais j'avoue que c'est un peu gênant quand même. J'ai l'impression de ne rien maîtriser. C'est comme si je me trimbalais à poil dans les rues de Mauléon! Sans compter que ça fait vraiment "type qui ne fout strictement rien de sa vie à part Facebooker"! Je comprends mieux pourquoi mon gamin répond toujours "glander sur Facebook" quand on lui demande ce que je fais comme job... Bref, c'est tellement gênant que j'ai songé (une nouvelle fois) sérieusement à virer de ma vie cette saloperie chronophage et envahissante (je parle de Facebook, pas de mon fils...)Je suis sûr qu'on serait nombreux à y gagner ^^. 

Mais du coup, je risque de reperdre de vue de vrais amis que j'ai retrouvés (ou des nouveaux amis que j'y ai trouvés) et dont je suis les statuts à présent, grâce à ce "réseau social" fourbe. Sans compter que ça me permet aussi de garder un oeil sur mes gosses, sans en avoir l'air...
Chuis piégé : fait chier, tiens!

Carla et moi à la cascade de Pista. Instant de félicité fixé dans l'éternité du web.

Carla et moi à la cascade de Pista. Instant de félicité fixé dans l'éternité du web.

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 19:33

Etienne-McFly.jpgQuand c'est le moment de la pause clope, il arrive que mes collègues et moi-même entrions dans des débats "hautement philosophiques" : ça va des tracasseries quotidiennes liées au boulot (ou pas) à l'inutilité flagrante de Krilin, en passant par les souvenirs nostalgiques de la préhistoire d'Immersive Lab.
 

Aujourd'hui, Romain (le développeur le plus troll de la boite) m'a branché sur les "voyages dans le temps". Il faut dire que j'ai fait sensation au bureau, en arrivant avec ma casquette "Retour vers le futur 2" achetée au festival de Science Fiction oloronais, "Armageddon", premier du nom. Ceci expliquant sans doute cela... Bref!

Romain est arrivé avec cette affirmation péremptoire : "les voyages dans le temps, ça n'existe pas!". "Et pourquoi ça, je te prie? Einstein l'a plus ou moins prédit dans la théorie de la relativité, et des pointures comme Thorne ou Hawking ont écrit des bouquins sur les trous de vers, qui seraient des passages dans le temps et l'espace, tout ça...", ai-je répliqué, sourcil gauche en l'air, en tirant avidement sur mon filtre.

"Parce que si ça avait existé, tu penses bien qu'on aurait remarqué des types du futur débarquer à notre époque! Et ça depuis longtemps, Gus!" (Gus, c'est mon surnom là-bas...). "Et puis tu crois pas que si des visiteurs du futur existaient, ils auraient buté Hitler, par exemple?" Joli point Godwin, mais pas faux, ceci dit... Mais j'ai rebondi avec ma mauvaise foi caractérisée, très scientifique : "Mais non! Ils auraient pas pu flinguer Hitler, en vertu de la sacro-sainte Loi sur le paradoxe temporel que même Doc Emmet Brown la suit à la lettre. Enfin presque. Okay, si tu tues Hitler avant qu'il ne commette ses horreur, tu sauves des millions de vies, mais pareil tu crées un paradoxe qui change le cours de l'histoire et le futur de l'humanité, peut-être même le tien! C'est pour ça que si des visiteurs du futur débarquaient, ils n'auraient pas du tout le droit de modifier le cours du temps. Trop risqué pour eux-même!"

J'ai vu Romain ciller une fraction de seconde. Il accusait le coup, le bougre, j'en suis sûr! Je me suis dit "là je t'ai calmé, mon cochon!" Mais ce serait oublier que ce gars est un troll de haute voltige, comme je vous disais. Il a cette faculté de contrôler la conversation et de retourner les arguments comme des chaussettes sales. C'est très énervant...

 

Du coup, il me sort une théorie fumeuse (normal, c'est pause clope) sur le moyen de savoir à coup sûr si le voyage dans le temps existera un jour ou pas : "Pas compliqué! Tu écris une lettre à tes descendants, dans laquelle tu demandes à ceux qui seront vivants lorsque le voyage dans le temps sera possible de te faire un signe explicite. Comme ça tu sais!" Hey, pas con le Romain... Sauf que le papier et l'encre, ça s'altère avec le temps. Et comme on ne sait pas dans combien de temps exactement le voyage spatio-temporel sera possible, autant faire un truc plus durable! Sans compter les étourderies : imaginez que je ne voie pas le fameux signe et que je déchire la lettre de dépit : mes futurs petits-petits-petits fillots ne sauront jamais dans quel état de confusion j'errais en 2013, puisque la lettre censée leur être transmise n'existera plus; ils n'auront donc jamais l'idée de me faire le signe qui va bien... Quel casse tête! Rhaaaaa!

 

Mais au fait, il y a Internet!

Partons du postulat que le jour où Internet disparaît, c'est le jour où l'homme n'est plus de ce monde ; auquel cas, on n'aura sans doute jamais pu voyager dans le temps... Avec Internet, vous le savez, les écrits restent pour toujours! Et puis pourquoi se limiter à la descendance, hein? Qui sait si elle aura accès à cette technologie?
Alors soyons fous!
C'est là que je me suis dit que j'allais de ce pas laisser un message à l'attention de tous les voyageurs du futur, sur ce blog! Puisqu'ils peuvent circuler librement dans le temps, je pouvais très bien leur donner rendez-vous pour... demain, par exemple...

 

Alors voilà : "Voyageur du futur, si tu veux me prouver que le voyage spatio-temporel existe, fais-moi un signe ostensible demain, le 5/11/13 à 12h13, heure française! Je serai à la caisse régionale du Crédit Agricole Pyrénées Gascogne à Serres Castet, dans le bureau des Tookets-Boyz!" Je peux pas faire plus précis!
Voilà, c'est chose faite!

 

Je me demande s'il n'y avait que du tabac dans cette cigarette...

 

(Pour les gros drogués du web (comme moi) je vous propose de découvrir cette excellente série sur le thème...)

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 20:17

Qu'est-ce qui peut pousser les gens (certains, pas tous) à s'inscrire sur un site de rencontre, à opter pour le choix d'une compagne ou d'un compagnon en ligne, comme on va chercher une vulgaire tranche de saumon d'élevage sur l'étal du supermarché du coin? La solitude? Le désespoir? La timidité?  Le manque de temps à consacrer à la réalité? Un goût prononcé pour le poisson pas frais? Un peu de tout cela, j'imagine...

 

Car, eh oui, j'ose l'avouer (et je n'en ai même pas honte) : depuis que je suis célibataire, je me suis (temporairement) inscrit sur plusieurs plateformes de rencontres.

Bon, le but premier n'était pas de pondre un article d'investigation, je le confesse... Je l'ai fait parce qu'après 20 ans de vie accompagnée, il m'était - dans un premier temps - très difficile de concevoir l'immédiat (voire la suite) tout seul.

Le plus compliqué, quand on est dans ce cas-là, c'est de supporter le grand lit soudain vide et froid, de se réveiller les nuits de cauchemar (c'est à dire presque toutes les nuits) et de n'avoir personne à serrer dans ses bras. Personne avec qui échanger un regard complice, partager un passage de son livre le soir, un mot ou un geste tendre à tout moment et je n'ai pas besoin d'aller plus loin dans un premier temps. Pas par pruderie : s'il faut parler de cul, je ne serai pas le dernier. Evidemment que le sexe joue un rôle essentiel primordial dans une relation de couple, mais curieusement, ce n'est pas la première chose qui m'a manqué, même si...

C'est surtout la présence de l'autre, celle qui complète (au mieux) son propre soi, que je recherchais.

 

Alors j'ai essayé Meetic Affinity et eDarling, pour voir... Mais c'est nul : c'est tout payant pour les mecs. Et vu que ma nouvelle situation ne me permet pas de dépense inconsidérée, j'ai vite lâché l'affaire. Je me suis donc inscrit sur Badoo, qui est vaguement moins l'arnaque. A l'origine, c'est censé être un site de "rencontres amicales", c'est à dire pas spécifiquement pour niquer. Mais bon, l'un dans l'autre, hein...

Dans un premier temps, je me suis fait un profil tout ce qu'il y a de plus sincère. C'est à dire avec un descriptif "objectif" de ma personne et de ce que je recherchais. J'ai choisi des photos sur lesquelles j'avais l'air à peu près normal, et zou, je suis parti à l'aventure.
Enfin pas si vite : en règle générale, je suis assez timide lors des premiers contacts avec les filles. Donc j'ai un peu attendu avant de me lancer. Mais ne voyant rien venir au bout d'un mois, j'ai essayé de laisser quelques messages à des femmes qui me semblaient compatibles (géographiquement ainsi qu'en terme de goûts communs, ou de qualités morales - bien que ces dernières soient difficiles à jauger d'après un profil Internet, parfois très sommaire. Et puis si ça se trouve, c'est un vieux pervers shooté au Viagra qui se cache derrière une photo agréable et fémine? Hum, ça s'est déjà vu : pas besoin d'écrire des livres fantastiques pour intuiter ça).

 

Si tu es blonde à forte poitrine...

 

Sexy bachelorEn fait, il faut savoir que ces dames ne répondent presque JAMAIS aux messages qu'on leur envoie, et ce même si elles vous invitent ardemment à les contacter. C'est normal et on les comprend, me direz-vous : car comme dans la vraie vie, une femme qui s'offre a beaucoup plus de chances d'avoir plein de prétendants, qu'un homme d'être submergé de partenaires potentielles. Il lui suffit de clamer haut et fort : "eh, chuis libre!" et les candidats (sérieux ou non) se bousculent au portillon grand ouvert et bien huilé (désolé pour l'image), postant des commentaires tous aussi stupides et évidents les uns que les autres (du genre : "eh, madame, vous êtes bien charmante! OK pour un dial privé?" - je n'exagère même pas).


Pour un mec, par contre, l'inverse est très rare car il est communément admis, dans notre société judéo-chrétienne (et ce malgré la soi-disant égalité des sexes), que les dames ne doivent pas faire le premier pas, au risque de passer pour d'ignobles catins jouisseuses.

Alors lorsqu'on n'a pas le physique de Brad Pitt, l'intelligence de Sartre ou le mandrin de Rocco Siffredi, il faut se montrer extrêmement inventif et/ou particulièrement malhonnête pour attirer le sexe opposé, ce que bien entendu, je me refuse à faire, puisqu'à la base, je ne cherche pas un (ou plusieurs, tant qu'à faire) petit(s) coup(s) "viteuf" d'un soir, mais une relation stable avec de vrais sentiments et un projet d'avenir durable...

Si je regarde les photos des hommes, un grand nombre d'entre eux pose torse-nu et bronzé (avec la chaîne qui brille, les lunettes de soleil ou le tatoo tribal géant), le plus souvent allongé et dans des positions ridicules, semblant vouloir dire : "viens caresser ce corps divin, femme! Et suce moi la bite (au passage)."

Bon, ça doit plaire, je présume ; sinon ces mecs-là auraient changé de recette, non?

 

Pretty woman...


GalsChez les femmes, c'est guère mieux : beaucoup illustrent leur profil par des photos d'actrices (porno ou pas, d'ailleurs) ou d'innombrables déclinaisons d'elles-mêmes la bouche en coeur (mais sous des angles très avantageux ou flous, ou prises en des temps jadis, lorsqu'elles étaient encore de jolis brins de filles, quoi) et prétendent chercher (ou inversement : ne pas chercher) l'improbable prince charmant. Je les soupçonne d'avoir coché la case "navigation sécurisée" afin qu'on ne puisse pas pister leurs visites intempestives sur nos profils masculins.

En gros, elles cherchent un homme, mais elles ne veulent surtout pas que ça se voie/sache. Elle semblent comme qui dirait attendre le "gros poisson". Si possible un jeune / beau / riche / avec de l'humour / bien monté / gentil / intelligent (optionnel) qui les emmènera au 7ème ciel, c'est à dire d'abord au restau chinois et chez Zara... Puis au Formule1 si affinité. C'est ce que j'appelle le "syndrôme de Julia Roberts" : Pretty Woman.

Barbie cherche Ken, en somme... On les calcule à 10 000, celles-là! C'est beau de rêver...

 

Mais des filles qui ont la tête sur les épaules, qui ont autre chose que du fromage blanc (ou un pois chiche) dans le crâne - je ne parle même pas du physique, faut savoir se contenter de peu dans ma situation - et surtout qui répondent aux messages, bordel de merde (même si l'interlocuteur ressemble à s'y méprendre à un tueur en série - ne serait-ce que pour lui dire "désolé, t'es pas mon type de mec" ou juste "casse-toi pov'con"), est-ce qu'on les trouve dans les sites de rencontre?

Grande question existentielle à laquelle je serais tenté d'émettre de sérieux doutes, parfois.

A mon avis, ces filles-là, elles sont déjà prises depuis longtemps ;-)

 

Du coup, je me demande si je ne ferais pas mieux de chercher à rester célibataire... Pareil il y aurait un marché pour un site de mecs qui veulent rester célibataires?

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 09:13

Entendu sur France Inter ce matin :

 

LA SNCF LANCE SA NOUVELLE OFFRE COMMERCIALE (Youpi!)

LA GARE ANTI VOYAGE!

 

gare-de-mauleon-licharre.jpg

 

TESTÉE AVEC SUCCÈS DEPUIS 40 ANS A MAULÉON-LICHARRE...

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 11:23

TwinPeaks-GuyAstic.JPGQuestion : Lorsque quelqu'un occupe les WC, comment fait-on pour déterminer s'il s'agit d'un homme ou d'une femme?

Réponse : L'homme est généralement la personne qui reste le plus longtemps aux toilettes.

Question : Et pourquoi donc?

Réponse : Parce que souvent, l'homme emporte un truc à lire pour s'occuper pendant qu'il effectue sa grosse commission...

 

Je ne déroge pas à cette règle, car pour nous les hommes, faire caca, c'est tout un programme! Oh, ce n'est pas par plaisir que nous restons de longues minutes la merde au cul, à baigner dans nos effluves pestilentiels! Mais c'est une chose naturelle qui doit être faite obligatoirement, quotidiennement (biquotidiennement pour certains d'entre nous) et surtout correctement.

Si nous nous concentrons sur l'acte de déféquer en lui même, cela va inévitablement occasionner des pressions (à prendre au "propre" comme au figuré) et ce sera forcémment raté. C'est pourquoi nous devons nous concentrer sur autre chose. La lecture (ou l'écriture dans mon cas) sont deux activités parfaites pour arriver à nos fins. 


Toute cette introduction scatophile pour vous dire que le choix du livre est important. Personnellement, j'ai un faible pour les comic-books. C'est graphique (pas besoin de réfléchir trop), et efficace pour s'immerger complètement dans autre chose que ce qu'on est en train de pondre. Les histoires de Spiderman, du Preacher, ou de Walking Dead, c'est vraiment l'idéal... C'est relativement rapide à lire (avec des épisodes courts), et on peut s'interrompre facilement, sans trop perdre le fil.

Ensuite, j'aime bien aussi lire des livres (des romans, des essais...), pourvu que le contenu soit passionnant et surtout que les chapitres ne soient pas trop longs. Eh oui, parce que passer plus de dix minutes accroupi sur le trône, outre le fait que ce n'est pas extrêmement productif en terme de travail (si on fait ses besoins au boulot, comme ça m'arrive fréquemment, puisque j'y passe en moyenne neuf heures par jour ouvré), ça donne des fourmis dans les jambes. Comme je lis, je repose mes avant-bras sur le bas de mes cuisses et ça me coupe le sang.

Alors forcément, quand j'ai fini, mes guibolles ne répondent plus et je suis obligé de me tenir aux murs pendant 2-3 minutes, si je ne veux pas m'affaler comme un paralytique qui se serait subitement mis à croire aux pouvoirs de guérison du Christ ressuscité...

Heh, autre avantage et non des moindres : c'est qu'on peut facilement couper à 20 minutes de temps de travail (ou de vaisselle, repassage, vidage de poubelles...) à ce rythme là !

 

Obama-frontere.jpgLe dernier "livre du caca" (je les appelle comme ça, pour les différencier des "livres du dodo") que j'ai lu, c'était un excellent essai cinématographique de Guy Astic sur ma série télé américaine fétiche, intitulé : "Twin Peaks, les laboratoires de David Lynch" et qui m'a fait passer de grands moments de bonheur. Tout en vidant mes intestins à gros bouillons dans la cuvette, j'ai compris des tas de choses longtemps restées obscures grâce à ce livre essentiel à tout fan. Je ne sais pas si j'ai fait une bonne pub au livre, là...

Mais passons...


Je viens juste de le terminer et il est hors de question que je transfère mon "livre du dodo" actuel ("Shibumi", de Trevanian, emprunté à la bibliothèque de Mauléon) dans la catégorie "livres du caca"; il va donc falloir que je me décide entre deux nouveautés que j'ai achetées : soit ce sera "je ne suis pas un serial killer", de Dan Wells, soit se sera "un lion au déjeuner", de Laurent Frontère. Mon hésitation tient au fait que je ne veux pas vexer ce dernier, qui pourrait penser qu'il a écrit un roman pourri. Mais ce n'est absolument pas le cas, car un "livre du caca", n'est pas forcément est rarement un livre de merde!

Tenez-vous le pour dit!

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