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  • : Xiberoland - ex CLP64
  • : Ce blog est celui d'un ex-correspondant local de presse des Pyrénées Atlantiques vivant en Soule, écrivaillon, gribouilleur et web-addict à ses heures. Mais surtout très casse-pieds...
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Un peu de pub perso...

 
 

"L'infection T2 : Pandémie",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

15 euros, 306 pages, format 11.5x20

Le blog officiel du livre


Genre : roman fantastique

 

Résumé : Tandis que Patrice végète à l'hôpital psychiatrique, que Sébastien est tombé en disgrâce et que Pascal se morfond à Paris, Beau Smart revient de plus belle, causant de terribles dégâts sur toute la planète. 
Mais cette fois-ci, le président Obaba – à qui l’intelligence artificielle a eu la mauvaise idée de s’attaquer – est bien décidé à la traquer et la détruire coûte que coûte. Pendant ce temps, un autre tueur monstrueux et insaisissable est lui aussi entré en scène…

Cette fois-ci, exit les mondes virtuels en trois dimensions : le thriller fantastique écolo et nihiliste se déroule majoritairement aux États-Unis d’Amérique, en Soule et dans le monde réel !


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 l'infection

"L'infection T1 : Contage",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

16 euros, 378 pages, format 11.5x20

Le blog officiel du livre


Genre : roman fantastique

 

Résumé : Patrice est tombé amoureux de Mathilde, une jeune femme qui vient d'arriver en Soule. Lui est tout sauf un Don Juan, mais il a plus d'un tour dans son sac, malgré les apparences...
Il va contourner ses défauts rédhibitoires grâce à Internet. Mais il va vite apprendre que tout se paie, en ce bas- monde.
Rencontré dans un monde virtuel en trois dimensions, un génie digital exauceur de voeux va se charger de le lui rappeler, en l'entraînant dans une spirale cauchemardesque sans fin...


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 mauvais-berger

"Mauvais berger!",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

10 euros, 90 pages, format A5

Le blog officiel du livre


Genre : tranche de vie

 

Résumé : Afin de s'installer en tant que berger, Etienne suit une formation agricole qui le conduit à effectuer des stages dans l'exploitation d'un berger éleveur en estives, dans les Pyrénées.
Mais petit à petit, le rêve de notre héros "néo-rural" s'émiette : les conditions de vie dans la bergerie sans confort sont difficiles, et le travail harassant est nullement reconnu.
Mais tout ceci ne serait rien sans les brimades de... la bergère!

 

Ce qu'en dit la presse :

 

Journal du Pays Basque, 12 avril 2008 : "(...) le style descriptif et le langage parfois cru donnent un ton réaliste à ce récit sans concession".

SudOuest, le 17 avril 2008 : "(...) un texte illustré par l'auteur lui-même, plein d'humour et d'autodérision (...)".

 

La Rébublique des Pyrénées, le 24 avril 2008 : "Une tranche de vie où toute ressemblance avec des personnages et des faits ayant existés n'est pas fortuite..."

Magazine Vent d'Oc, septembre 2008 : "Une lecture qui se fait à la vitesse de la lumière, tant l'on veut savoir à quelle sauce sera mangé ce néo-rural!!!"


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DARK XIBEROA

 

22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 09:26

Haha, je vous ai bien eus : aucun rapport avec la célèbre plateforme de Linden Lab ! Ni avec l'excellent album éponyme de Riverside, du reste.

En fait, je vais vous parler du confinement et de la façon dont il affecte ma vie (mais aussi celles de nombre de mes congénères, à n'en point douter). En effet, depuis 5 semaines maintenant, nous sommes tous confinés chez nous sur ordre du gouvernement (ce que j'en pense ici n'a pas changé d'un iota) avec cette foutue auto-autorisation à remplir à chaque fois qu'on veut faire pisser les chiens (et seulement une fois par jour, la bonne blague !!!) ou aller se ravitailler en Corona... Bref, mais là n'est pas le sujet. 

J'ai la chance d'être depuis tout ce temps en télétravail, dans des conditions on va dire très confortables : je suis chez moi, si j'ai envie de bosser en pyjama, rien ne m'en empêche (et je ne m'en prive pas). Plus besoin de me raser, je mange quand je veux, comme et ce que je veux et le café est tel que je l'aime. Ça ne m'empêche pas d'être efficace dans tout ce que je dois accomplir. Et j'ai pas pris d'essence depuis le 13 mars (là où d'habitude, je fais un plein par semaine - Y'a bon la décroissance !).
Non, Le télétravail, pour moi, c'est vraiment le fonctionnement idéal. A vrai dire, le problème est tout autre...

Je vais vous parler des symptômes du confinement sur ma personne : 

Depuis le début de cet enfermement forcé, je mène comme une double vie dans mon sommeil. D'ordinaire, je dors comme un bébé et je me rappelle très rarement de mes rêves. Ils n'ont pas nécessairement une rémanence particulière. Je ne dis pas que ça n'arrive jamais, mais disons que c'est au maximum une fois toutes les deux semaines. Or, depuis le 17 mars, changement de programme : je vis une seconde vie TOUTES LES NUITS. En gros dès que je ferme les yeux, c'est comme si j'intégrais le corps d'un autre (parfois c'est moi, parfois c'est quelqu'un d'autre) et qui vivrait sa propre existence, tandis que mon vrai moi, dans ma vraie réalité, serait aux abonnés absents. 

L'autre jour par exemple, je rêvais que je jouais du trombone à coulisse dans un groupe de musique appelé "les ARN Cousins". Ça m'a tellement marqué, déjà le fait que je joue d'un instrument de musique (lol) mais surtout ce nom tellement idiot, que je l'ai noté dans un petit carnet (que j'ai toujours sur ma table de nuit pour ces occasions, justement) lorsque je me suis réveillé. Je me disais : "bizarre quand même ! Où tu as pu inventer un truc pareil ?" Alors j'ai fini par le googler et devinez ce que j'ai trouvé comme occurrence ? Cet article des échos (que je n'ai jamais lu) et qui parle du... Coronavirus.
J'ai envie de dire, selon la formule consacrée par les twittos complotistes : "Coïncidence ? Je ne crois pas non..."

Evidemment, les rêves sont différents à chaque fois (personnages et lieux) et ne sont pas non plus toujours extrêmement réalistes (je me retrouve cul-nu au boulot, tirant le plus possible mon Tee-shirt pour couvrir mes parties génitales et ma raie des fesses en même temps mais personne n'a l'air de s'en rendre compte - pour n'en citer qu'un), mais ils ont l'air si vrais qu'ils me laissent des souvenirs malaisants, comme si je les avais vraiment vécus. Pour vous dire : des fois, j'ai même du mal à faire la part des choses entre le réel et le rêvé... Et du coup, j'ai l'impression de ne pas m'être reposé et d'accumuler de la fatigue, nuit après nuit. Aujourd'hui, j'ai un mal de chien à me lever et il me faut au moins 5 cafés pour me sentir à peu près opérationnel, contre 2 d'habitude.

Depuis 5 semaines, j'évite les miroirs dans la mesure du possible : le type hirsute, bouffi et blanc comme un pet qui y soutient mon regard avec ses yeux inhabités me fait peur.
En fait, j'ai l'impression que mes rêves/cauchemars sont comme des vampires qui boivent ma force vitale pendant mon sommeil. Bientôt, mon corps physique ne sera plus qu'une enveloppe vide et flasque. Tout le reste aura été aspiré dans un monde onirique débile où tout peu arriver. 

Vivement la fin du confinement, moi je vous dis !

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 20:30

AVERTISSEMENT : Cet article ne va parler qu'à ceux qui ont suivi les saisons 1, 2 et 3 de la série Twin Peaks.

Alors qu'on approche de la season finale (les deux derniers épisodes seront diffusés ce week-end), je ne sais toujours pas dire si Twin Peaks the return est une totale réussite ou un raté complet. En fait, mon cœur oscille entre les deux, tout comme Dale Cooper / Dougie Jones oscille entre le monde réel et la loge noire. La question ne m'était même pas venue à l'esprit pour les 2 premières saisons qui sont tout bonnement géniales...

Voici pourquoi je doute : 

Rien que le fait que cette suite existe est une réussite en soi. Comme tous les fanboys, je l'attendais depuis 25 ans. Et comme toutes les œuvres de Lynch, cette saison est esthétiquement parfaite mais elle a aussi quelques longueurs. A mon avis, si l'idée de terminer presque chaque épisode sur un concert au Roadhouse est très bonne, David Lynch aurait pu se passer de les faire durer 5 minutes (voire plus) à chaque fois (l'épuisant clip de Nine Inch Nail dans l'épisode 8, par exemple).

Puisque j'en parle, cet épisode 8 est complètement taré. Je pense qu'il va falloir que je le regarde plusieurs fois d'affilée pour en comprendre le sens, si sens il y a... Mais je redoute de m'y mettre tellement il est malaisant, long, ennuyeux et opaque. J'ai même failli arrêter la série après cet épisode, que j'ai jugé beaucoup trop nébuleux... (Ou alors c'est moi qui ai mal vieilli ?) 
Finalement, comme je remonte aussitôt à cheval lorsque je tombe, je m'y suis remis sans trop le regretter...

J'ai pris plaisir à retrouver les acteurs (vieillis) des premières saisons et j'ai adoré la plupart des nouveaux personnages récurrents (Tammy - WOW! - Preston, Janey-E, les Mitchum brothers, Ike the Spike et même Charlie, l'hideux "mari" d'Audrey Horne.) Cependant, je pense que certains personnages ne sont là que pour la galerie. Notamment Diane, qui aurait pu rester un mystère, au lieu d'être incarnée par Laura Dern. Bob manque aussi cruellement (l'acteur Franck Silva est mort en '95), ainsi que le man from another place, mangeur de maïs à la crème. 

Une autre chose qui me chagrine un peu, c'est le fait que globalement, l'action ne se passe plus à Twin Peaks mais un peu partout aux States (notamment à Las Vegas). Et rien que ça, ça enlève une bonne part de la magie de la série.
Ce qui me plaisait dans les saisons précédentes, c'est que la ville de Twin Peaks incarnait à elle seule la loufoquerie absolue de Lynch et Frost. C'était en quelque sorte une porte ouverte sur un monde déjanté, une autre dimension où tout à l'air bizarre et malsain (weird). Là, c'est carrément tout le pays qui a l'air complètement à la masse. Voilà pourquoi je trouve que la "magie" a disparu. Par magie, j'entends "enchantement", parce que de la magie (genre "David Copperfield", "Gérard Majax" voire "Garcimore" par moments), il y en a bien assez dans Twin Peaks the Return. Mais c'est un peu too much, du coup.
On a toujours du mal à comprendre le sens des évènements et des effets spéciaux chez Lynch. Pourtant, on sent confusément qu'il y en a un, de sens, mais lequel ?

Beaucoup de choses restent en suspens. Par exemple, qui est le propriétaire de cette boite en verre bizarre qu'on ne voit que dans le premier épisode ? Qui est cette femme nue et sans yeux qu'Andy trouve dans la forêt ? Quel est le rôle exact de ces vagabonds aux visages noircis ? Combien y-a-t-il de niveaux dans la loge noire ? C'est quoi la bestiole dégueulasse dans l'épisode 8 ? La vieille station d'essence enfumée qu'on voit sans arrêt, elle sert à quoi ? Qu'est devenue la fille de Shelly Johnson ? Et Jacobi, c'est quoi son putain de trip avec ses pelles en or ? C'est quand qu'il se passe un VRAI truc au Roadhouse ? Que sont devenues les boîtes à putes des frères Horne ? Où est passé Richard Horne dans l'épisode 16 ? D'ailleurs, c'est qui son père, à lui ? Bref...
Il y a tout de même beaucoup de moments savoureux : la scène de rupture entre Big Ed et Nadine Hurley, suivie de l'officialisation de la relation entre Ed Hurley et Norma Jennings... Le type avec sa main verte qui casse tout... La scène de la prison avec Chad, la femme aveugle et l'alcoolo qui répète tout... Ah, et j'oubliais la cultissime scène du casino, lorsque Dale / Dougie gagne jackpot sur jackpot ! Juste énorme !

Je ne peux m'empêcher de me demander si Lynch avait déjà cette idée de suite à la fin de la saison 2, en 1991, ou s'il est carrément passé à autre chose, 25 ans plus tard. En fait, je trouve qu'il y a une trop grande différence entre cette saison 3 et les deux premières. J'ajoute le film Fire Walk With Me (tourné en 1992), qui restait tout à fait dans l'esprit de la série (malgré la présence dispensable de David Bowie et de Chris Isaak).
Au final, je trouve que tout cela est un peu incohérent et abscons. Alors peut-être que Lynch va tout dénouer dans les deux derniers épisodes ? 
S'il ne le fait pas, vais-je trouver la force de regarder la suite, s'il y en a une un jour ? 

EDIT [SPOILER-ALERT] : Je viens de lire quelques forums de fans et cet article devient caduque si - et seulement si - l'intégralité de l'histoire de cette saison n'est qu'un Tulpa, causé par un Dale Cooper revenu cinglé de la Black Lodge en 1991. Dans ce cas-là, tout s'explique. Et dans ce cas-là, c'est juste génial. 

Merde... Vivement la fin !

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 12:12

Le cancer généralisé, c'est ça...Voter... Pour qui? Et surtout pourquoi? Voilà la question existentielle que je me pose tous les jours depuis janvier 2015. J'entends bien les gens qui essayent de me culpabiliser en répétant à l'envi qu'il faut le faire "pour tous ceux qui se sont sacrifiés en 1789", que "celui qui ne vote pas perd le droit de se plaindre" ou encore que "qui ne dit mot consent"... Mais là, j'en suis arrivé à un tel niveau de lassitude, de dégoût, que plus aucune justification ne me sied. 

Regardez cette capture d'écran (ci-contre) des résultats des dernières élections régionales par cantons. On dirait la parfaite illustration d'un cancer généralisé, bouffé de métastases frontistes. Une horreur sans nom. 

Même le village de Gurs (424 habitants au recencement de 2012) dans les Pyrénées Atlantiques, qui a abrité un camp de concentration pendant la seconde guerre mondiale a voté FN en majorité et a atteint le score de 31.49%. 

Quand je vois ça, je me dis que je n'ai plus envie de me casser le cul pour des cons. J'ai envie que tous crèvent comme des chiens, puisque c'est ça qu'ils appellent de leurs plus chers désirs, visiblement.

Et tout ça après les tombereaux de merde qui se sont abattus sur nos gueules depuis Charlie...
A une époque où nous devrions être un modèle de réussite sociétale, où on devrait davantage se soucier de Liberté, d'égalité, de fraternité, d'éducation et d'écologie, tout ce qu'on est capable de faire, c'est de se replier sur nous-mêmes, de durcir les Lois sur les Libertés et de plébisciter le tout sécuritaire. Tout ça par peur et par ignorance. Par connerie. 
Et bien évidemment, la direction totalitaire qu'on prend va surenchérir dans cette peur et cette ignorance...

Et donc ce constat fait que j'ai de plus en plus envie de m'en foutre.
Se battre, mais pour quoi faire, diantre? A quoi bon aller voter si c'est pour que le clan LePen, avec ses cohortes de nazillons décomplexés arrive au pouvoir quand même? En outre, pourquoi voter pour un système qui ne bouge jamais (ou qui bouge au gré du vent qui le porte), nous obligeant au final à toujours remettre en place les mêmes partis, les mêmes idées, les mêmes promesses, les mêmes mensonges? A refaire les mêmes erreurs, inlassablement?

Alors je suis quand même allé voter au premier tour, sagement, comme un petit toutou bien dressé. J'ai voté pour la liste écolo, comme d'habitude, et ça m'a quand même fait mal au cul. Pourquoi? Parce que cette liste écolo va sûrement appeler à rallier le tenant du PS au second tour! Tous derrière Alain Rousset, moteur de la LGV, productiviste à souhait, digne représentant du système bien boulonné ; bref, le vote utile qui nous assure que rien ne va bouger.

Mais que tout cela est vain... Que tout cela manque de convictions, de courage, de vision... 

Alors je pense que je vais malgré tout aller aux urnes dimanche prochain. Plus par habitude que par réelle motivation. Mais auparavant, je vais imprimer ce bulletin de vote, volé dans un ancien numéro d'Astapito. Je l'insèrerai avec grand plaisir dans l'enveloppe bleu-République car il correspond parfaitement à mon état d'esprit du jour.

"Ce bulletin est nul... et vous?" Je crois que si ça continue, je vais devenir punk, avec l'âge...
Oui, le prochain palier sera de ne plus aller voter... et Fuck You All! 

 

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 12:33

Ça vous arrive, parfois, de sentir une odeur insoutenable flotter dans l'air et de vous surprendre en train de renifler vos propres vêtements, histoire d'être sûr qu'elle ne vient pas de vous, non? J'en connais même qui passent leur temps à vérifier leur haleine... C'est assez comique, en fait, comme gestuelle. Bref...
En ce moment, je ne sais pas ce que j'ai, je me sens un peu comme si TOUT puait la merde. Soyons clairs : ça ne sent pas vraiment pire qu'avant, hein? Dieu merci, personne n'a encore chié sur mon siège de bureau, dans ma boite à gants ou dans mes pompes. Mais le ressenti est le même. C'est une odeur virtuelle résiduelle, un peu comme si j'avais visité une station d'épuration il y a trois jours et que je sentais encore ses effluves poisseuses incrustées dans mes poils de nez.
Je me sens sale jusque sous la dure-mère, sauf qu'évidemment c'est faux, vous voyez l'idée?

C'est une odeur pourrie de société en pleine déliquescence, mais qui, noyée dans la technologie et la superficialité, ne s'en rend même plus compte. Au fil des siècles, on s'est tellement reproduits entre nous qu'on ne se voit même plus tel qu'on est, on ne s'entend même plus dire et écrire des obscénités (comme ces maires qui clament qu'ils veulent bien des réfugiens syriens seulement s'ils sont chrétiens) et les répandre sans aucun scrupule sur la toile (comme ces sites complotistes qui prétendent que la mort d'Aylan Kurdi est un montage), tout ça de façon exponentielle. Car c'est de pire en pire chaque jour, comme si on faisait le concours du plus con, du plus monstrueux. C'est même vertigineux.
On est en 2015 et j'ai l'impression d'assister, impuissant, à l'inexorable chute de Rome. C'est quoi le prochain stade? C'est quand le climax? Va t-on enfin se réveiller? Va t-on oser s'arrêter dans cette course funeste au plus abruti?

"Ça sent le sapin" et je me dis : que reste t-il à sauver? L'effort en vaut-il la peine?

Assis sur l'horizon du trou noir, témoin mal à l'aise dans mon costume étriqué de misérable humain, ému et honteux jusqu'à la nausée, tantôt indigné tantôt incrédule, j'observe notre vieux monde au bord de l'implosion.

Comme un subtil parfum de station d'épuration...

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 12:30

Plus je prends de l'âge, et plus je trouve que je "me ramollis".

Physiquement déjà, c'est un fait avéré ; mais là, je parle surtout de ma capacité à m'indigner, à m'engager, à ruer dans les brancards comme je le faisais encore avec brio il y a moins de 10 ans. Il n'y a qu'à voir la fréquence à laquelle je publie sur ce blog aujourd'hui, ou les sujets que je traite...

Alors, sagesse ou vieillesse? Lacher-prise salutaire ou lâche embourgeoisement? Clairvoyance ou égoïsme cynique? Un peu de tout ça, je présume...

Il se trouve que je n'ai presque plus envie de me battre ou de défendre des idées. Parfois, je ressens comme un soubresaut, c'est vrai. Je vais réagir à tel ou tel acte/commentaire qui me gênent. Mais très vite, l'excitation va retomber comme un soufflet et je vais préférer tourner tout ça en dérision, même si le second degré n'est pas toujours bien compris. L'humour permet en général de trouver une échappatoire saine à un conflit stérile.

Mais je suis tellement atterré par ce que je lis - de plus en plus souvent - sur les réseaux sociaux ou dans la presse, par la désinvolture des gens, leur manque de logique, de culture, d'empathie et d'humanisme peu importe leur âge que ça me décourage complètement de faire des efforts. Je préfère boire pour oublier. 

Vous voulez un exemple concret? Quand j'entends des propos extrémistes de gens qui s'offusquent (à juste titre) parce qu'un de leurs congénères a enterré son chien vivant pour s'en débarrasser, mais qui parallèlement trouvent que "la corrida c'est sympa", et qui ne comprennent pas que je trouve ce spectacle aussi lamentable que l'esclavage ou l'excision. Un exemple parmi tant d'autres...

Aussi, à quoi bon réagir? A quoi bon râler, vexer les autres au point de se faire plein d'ennemis?

C'est du temps perdu. Je ne sauverai pas l'humanité de sa bêtise, de ses turpitudes, de ses croyances, de ses traditions stupides et de sa propension à surproduire, à croître, à tricher et à vouloir systématiquement détruire ou dompter tout ce qu'elle ne maîtrise pas. De même que je ne changerai pas le système, la société, l'argent roi, la corruption, le manque d'éducation des autres... J'ai réalisé que je n'avais pas ce pouvoir ni plus la volonté d'user ce qui reste de ma vie dans des combats perdus d'avance. Je n'y crois plus. J'abandonne...

Si j'arrive à sauver mes propres enfants de la misère intellectuelle et du néant culturel, de ce "No Future" béant qui semblent s'ouvrir juste sous nos pieds, ce sera déjà une bonne chose. Les autres...

Ben les autres, je vais désormais les laisser vivre (ou mourir) comme ils l'entendent. Tout ça n'a aucune espèce d'importance dans l'absolu, car en réalité, nous ne sommes rien.

Nous sommes même des moins que rien!

Alors restons zen, Peace and love.
Ne prenons pas les choses personnellement et surtout : n'oublions pas d'en rire... 

Photo Pixabay.com

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 12:19

Desert-solitaire-Ed-Abbey - GallmeisterIl faut avoir lu ce livre d'Edward Abbey au moins une fois dans sa vie. Je vous ai déjà parlé de ce grand auteur américain, à qui l'on doit l'excellent "le gang de la clé à molette".

 

Pourquoi j'estime qu'il est indispensable? Tout simplement parce que c'est un chef d'oeuvre de littérature! C'est de la pure musique, de la poésie pour l'âme...

 

C'est aussi un gros pamphlet contre notre société occidentale consumériste, productiviste, croissante, aliénante, destructrice, égoïste, esclavagiste, xénophobe écrit en 1968, mais toujours bien d'actualité. 


Voici trois phrases parmi tant d'autres, extraites du texte, et qui m'ont frappées pour toujours :

 

"un système économique qui ne peut que croître ou mourir est nécessairement traître à tout ce qui est humain".


"(...) La croissance pour la croissance, c'est l'idéologie de la cellule cancéreuse".


"Le monde sauvage n’est pas un luxe, mais une nécessité de l’esprit humain, aussi vitale pour nos vies que l’eau et le bon pain. Une civilisation qui détruit le peu qui lui reste du sauvage, du rare, de l’originel, se coupe de ses origines et trahit le principe même de la civilisation."

 

Nous sommes à l'aube de 2013. Notre société est responsable - entre autres - de tout ça :


http://blogmtl.com/wp-content/uploads/2011/07/7cac2fea5aalie_8.jpg.jpg  http://img.timeinc.net/time/photoessays/2009/e_waste/e_waste_01.jpg  http://marineinsight.com/wp-content/uploads/2010/11/great-pacific-dump.jpg

http://comtheory.springnote.com/pages/10907148/attachments/5850890  http://nsa02.casimages.com/img/2008/08/21/0808211134574198.jpg  http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2011/01/deforestation_940x705.jpg 

http://harita.sitesi.web.tr/galeri/3/068.jpg  http://ressec.files.wordpress.com/2011/11/60703-usine-sables-bitumineux-suncor-alberta.jpg  http://wordpress.outthereradio.net/wp-content/uploads/2010/01/9-11-rubble.jpg

 

Demain, elle aura engendré/détruit quoi si elle continue comme ça? Si ON continue comme ça? Parce que ne nous leurrons pas : NOUS sommes responsables de tout cela parce que NOUS nous sommes rendus esclaves de nos modes de vie, parce que nous avons élus des gens qui ne veulent pas envisager un autre programme.


Consciemment ou non, nous filons droit vers notre destruction, à une vitesse vertigineuse. Le message d'Abbey n'était qu'un avertissement. Son inhumation dans un lieu anonyme du désert du Colorado en est un autre, pour l'humanité. Peut-on / veut-on encore éviter notre destinée?

 

En attendant, ce livre est disponible au prêt à la bibliothèque de Mauléon-Licharre. Lisez-le!

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 13:34

Je viens de fermer mes comptes Google+ et Twitter. Je pense aussi à fermer mon compte Facebook, mais ce n'est pas à l'ordre du jour pour le moment. Pourquoi?

 

1) Après plus d'un an d'essai (pour Twitter, quelques mois pour G+), je n'ai pas trouvé ces services pertinents, du moins pour mon usage personnel.

2) l'utilisation de la somme de tous ces réseaux sociaux est TRÈS chronophage (car en plus de son propre profil à soigner -comme un petit tamagotchi- il faut également lire ce qu'écrivent les autres, voire y réagir), obsessionnelle, et favorise la procrastination (God knows I don't need that)...

3) trop d'info tue l'info! je ne pense pas que ce soit utile de se disperser à tout vent.

4) Ces services américains sont dans l'obligation de transmettre toutes vos données au gouvernement américain, s'il en fait la demande.

 

Concernant ce dernier point un peu tiré par les cheveux, vous me direz surement, "Mais qu'est-ce que tu t'en fous, toi? T'es qui pour te sentir concerné par ça? Qu'est-ce que tu as à cacher? Si tu ne veux pas être fiché sur le web, faut pas que t'y ailles!" Blah blah blah...


En effet, je ne suis pas un personnage public, ma petite vie n'intéresse pas spécialement les grands de ce monde, et je n'ai rien de particulier à cacher. Mais ce n'est pas pour ça que je souhaite que tout le monde sache tout sur moi. Il y a des choses de ma vie sur lesquelles je n'ai jamais communiqué, ni ici, ni ailleurs. Même mes proches ne savent pas tout. Je suis sûr que même moi, je ne sais pas tout de moi-même!

Bref, c'est le principe (d'être aux ordres de fumiers encravattés qui pourraient utiliser ces données pour vous classer, vous ficher, vous transformer en numéro ou en billet de banque) qui me déplait. 

 

Alors vous allez me dire, "pourquoi faire les choses à moitié? Si tu es si choqué que ça, tu n'as qu'à détruire ton compte Facebook aussi, et tes blogs, et ta messagerie Gmail... "
Vous n'avez pas tort.

Oui, pourquoi? Eh bien parce que je fais partie de ceux qui aiment vivre avec leur temps, mais qui aiment aussi choisir les produits qu'ils utilisent. Si vous n'avez besoin que d'une seule voiture, vous allez quand même en garder une en rab' pour rien, et payer l'assurance, vous? Non, hein?
Ben moi non plus! Les réseaux sociaux, c'est presque pareil, sauf que c'est gratuit.

Mais je ne suis pas non-plus pour systématiquement "prendre un truc PARCE QUE c'est gratuit". Il y a toujours une contrepartie, l'expérience de la vie m'aura au moins appris ça!
Par exemple, je refuse la pub papier dans ma boite aux lettres. Pourtant, c'est gratuit! Mais voilà : je n'aime pas qu'on essaye de m'imposer (de rendre obligatoire) des produits, des marques, des promos bidons, un style de vie dont je n'ai que faire. Et puis tout ce papier traité, imprimé, publiposté pour autant de merdes sans intérêt! Quel gâchis! Que de temps perdu pour rien...

Vous allez me dire : "Oui, mais ça fait travailler des gens, c'est ça, le business!". Ouais ouais... Si l'excuse pour faire n'importe quoi c'est que ça crée des emplois, alors on n'a qu'à remettre les bagnes en service! Casser des cailloux, c'est du travail! Et avec les beaux cailloux de Cayenne, on aura qu'à construire des EPR tout pourris pour embaucher encore plus, tiens (Ah merde, ça c'est déjà fait...) !


Et puis, si ça ne vous suffit pas, j'ai un argument imparable de mauvaise foi à vous opposer : "Je garde FB (pour le moment) parce que tel est mon bon plaisir ;-)"

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 10:11

Quelques petites réflexions qui me sont venues à l'esprit ce matin, devant mon bol de céréales détrempées, tandis que France Inter ânonnait son lot de mauvaises nouvelles du jour :

 

fukushima.jpg- Bizarrement, Areva qui passe son temps à vouloir laver l'énergie nucléaire plus blanc que blanc a été la première à faire évacuer ses salariés du Japon... Va t-elle oser nous ressortir le célèbre "Le nucléaire, c'est pas dangereux" de derrière les fagots, après ça?


segolene-trop-royale.jpg- Ségolène Royal est une nouille qui ne voit pas plus loin que le bout de sa narine droite... Comme si les écolos avaient attendu la catastrophe japonaise pour réclamer le démantèlement des centrales nucléaires!!! Plutôt que de dire qu'on avait raison de s'inquiéter depuis des décennies, elle préfère lécher les boules d''Areva! Même pas la peine qu'elle se présente aux présidentielles, après ça...

 

sarkozy-copain-de-kadhafi.jpg- Et pendant que les japonais agonisent, que Ségolène s'offusque, que Sarkozy fait son coming out en désignant l'Islam comme responsable officiel des plaies du pays, les élus onusiens n'en finissent pas de ne surtout pas prendre de décision au sujet de la Lybie, et Kadhafi trace tranquillement sa route vers Benghazi et son retour au pouvoir...
 

 

Il me tarde presque le moment où je vais jubiler devant mon écran, lorsque Sarkozy le super héros plein de testostérone va devoir reconnaître le dictateur lybien comme véritable chef du pays! Ce jour là, c'est sur, on va bien se marrer!

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 12:21

hiberneAprès 7 ans et demi de présence quasi-permanente un peu partout en Soule (dans le cadre de mon ancien job de CLP), je suis désormais repassé dans le monde des invisibles. Ne nous leurrons pas : ça m'est comme qui dirait "imposé" de par la perte de mon réseau d'information (notez que je ne m'en plains pas!), et de par la distance de mon lieu de travail (Oloron Sainte Marie, où je reste en moyenne entre 9 à 10 heures par jour), mais c'est aussi largement voulu.
Je n'ai pas quitté la Soule, mais je me concentre davantage sur ma famille et sur moi même (et mes projets littéraires). Comme un ours en hiver, j'hiberne; je ne sors quasiment plus de ma "grotte" où je me sens bien et au chaud. J'essaye -dans la mesure du possible- d'éviter d'aller au dehors dans les lieux publics (bars, supermarché, boulangerie, marché, concerts...), où je suis susceptible de rencontrer des gens. Mon téléphone portable est constamment coupé, et je ne réponds qu'aux e-mails... Pas parce que je deviens encore plus mysanthrope qu'avant ou carrément agoraphobe, ou lunatique, avec l'âge mais parce que je m'ensauvage, et que je veux passer inaperçu (physiquement parlant, ce qui est un sacré challenge), comme un genre d'hermite ne communiquant plus qu'avec sa famille, ses amis proches et Internet.

 

Et puis, je finis par aimer la solitude de la nature, à l'apprécier davantage que le contact humain quotidien. A tel point, d'ailleurs, qu'en montagne, lorsque mon chemin croise par hasard celui de mes congénères, je n'hésite pas à faire un détour (voire à me planquer) si l'environnement me le permet. Sans doute que cela vous parait impoli, ou psychotique... Peut-être même que vous vous dites que je suis un sale con!
En vérité, je ne cherche pas à faire un affront à quiconque. D'ailleurs je pense que ce comportement renfermé, renfrogné, n'est que temporaire. Dites-vous juste que ça n'a rien de personnel, et que ça va passer...

Peut-être...

J'espère...

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 22:33

 

 

 

 

 

 

Très belles idées anarchistes auxquelles j'adhère complètement; mais ensuite, quand le pouvoir du "système totalitariste marchand" sera enfin détruit, on fera quoi? A quoi cela sert-il de faire la révolution, si c'est pour mieux reconstruire ce que l'on a tant combattu? Pourra t-on dépasser nos habitudes, notre esclavage, notre atavisme, notre besoin de compétition, de domination de tout et de tous? 

Après avoir regardé ces six épisodes du film "De la servitude moderne", je pense que l'auteur, Jean-François Brient, n'est pas allé assez loin dans sa réflexion. L'humanité n'évoluera jamais. C'est un cancer qui finira par tout calciner, et j'en viens à lui souhaiter de continuer à aller vers ce destin vers lequel elle fuit en avant, d'imploser et de disparaitre à jamais dans le néant et l'oubli.

Amen...

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