Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Xiberoland - ex CLP64
  • Xiberoland - ex CLP64
  • : Ce blog est celui d'un ex-correspondant local de presse des Pyrénées Atlantiques vivant en Soule, écrivaillon, gribouilleur et web-addict à ses heures. Mais surtout très casse-pieds...
  • Contact

Un peu de pub perso...

 l'infection

"L'infection T1 : Contage",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

EN SOLDE! 9 euros, 378 pages, format 11.5x20

Le blog officiel du livre


Genre : roman fantastique

 

Résumé : Patrice est tombé amoureux de Mathilde, une jeune femme qui vient d'arriver en Soule. Lui est tout sauf un Don Juan, mais il a plus d'un tour dans son sac, malgré les apparences...
Il va contourner ses défauts rédhibitoires grâce à Internet. Mais il va vite apprendre que tout se paie, en ce bas- monde.
Rencontré dans un monde virtuel en trois dimensions, un génie digital exauceur de voeux va se charger de le lui rappeler, en l'entraînant dans une spirale cauchemardesque sans fin...


Commander le livre

 mauvais-berger

"Mauvais berger!",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

10 euros, 90 pages, format A5

Le blog officiel du livre


Genre : tranche de vie

 

Résumé : Afin de s'installer en tant que berger, Etienne suit une formation agricole qui le conduit à effectuer des stages dans l'exploitation d'un berger éleveur en estives, dans les Pyrénées.
Mais petit à petit, le rêve de notre héros "néo-rural" s'émiette : les conditions de vie dans la bergerie sans confort sont difficiles, et le travail harassant est nullement reconnu.
Mais tout ceci ne serait rien sans les brimades de... la bergère!

 

Ce qu'en dit la presse :

 

Journal du Pays Basque, 12 avril 2008 : "(...) le style descriptif et le langage parfois cru donnent un ton réaliste à ce récit sans concession".

SudOuest, le 17 avril 2008 : "(...) un texte illustré par l'auteur lui-même, plein d'humour et d'autodérision (...)".

 

La Rébublique des Pyrénées, le 24 avril 2008 : "Une tranche de vie où toute ressemblance avec des personnages et des faits ayant existés n'est pas fortuite..."

Magazine Vent d'Oc, septembre 2008 : "Une lecture qui se fait à la vitesse de la lumière, tant l'on veut savoir à quelle sauce sera mangé ce néo-rural!!!"


Commander le livre

Rechercher

DARK XIBEROA

 

18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 18:30

Si tu aimes lire des histoires de robots psychopathes qui massacrent des millions de personnes, ma trilogie fantastique "L'infection" est faite pour toi !
Je viens de terminer d'écrire le tome 2 : "Pandémie" (le tome 1 : "Contage" est sorti en 2012 aux éditions Astobelarra - Le Grand Chardon) et j'ai l'intention de le sortir pour l'automne 2017. Seul souci : ma maison d'éditions associative traverse en ce moment un creux de la vague financier et il est fort possible qu'elle ne soit pas sortie du marasme d'ici là. C'est la raison pour laquelle, en concertation avec le bureau de l'association, j'ai décidé de lancer cette campagne de souscription sur HelloAsso.com (clique sur le lien pour avoir toutes les explications et souscrire). 
Je vais maintenant répondre aux cinq questions que tu te poses sans doute, sans oser les poser : 

 

Pourquoi faut-il souscrire maintenant (là, tout de suite), plutôt que d'attendre que le livre soit sorti ? 
 

D'abord parce que sans argent, mon livre (ainsi que celui des auteurs qui suivent) ne sortira jamais. Et je parle bien d'une souscription (tu auras VRAIMENT le livre quand il sera publié) et pas d'un don désintéressé de type mécénat, même s'il t'est aussi possible de faire un don désintéressé avec HelloAsso !
Donc si tu as lu (et aimé) le premier volume et si tu attends la suite avec impatience (ça fait 5 ans quand même : l'attente n'a que trop duré, non?), il ne faut pas hésiter une seconde ! VA SOUSCRIRE ET VITE ! (merci)

 

Si tu fais ça, c'est que ça doit te rapporter du fric, non ?
 

Non : pas un radis ! Non seulement je n'ai jamais touché un centime sur mes oeuvres précédentes, mais en plus, si par hasard il y avait du bénéfice à la fin de la campagne, tout irait à l'association qui pourra ensuite le réutiliser pour aider les publications des autres auteurs. Ce sont les règles que j'ai choisies pour les divers contrats que j'ai signés avec Astobelarra.
Comprends-moi : dans l'absolu, je n'aurais rien contre quelques royalties, voire une juteuse avance sur contrat, hein? Mais il faut être réaliste : si je pouvais vivre de mes écrits, j'arrêterais de travailler et je n'aurais probablement pas besoin de lancer une campagne de souscription.
En fait, rien que le fait de savoir que je suis lu (et que mes élucubrations sont appréciées - même par un tout petit panel de lecteurs), ça suffit à mon bonheur.  
Mais si tu veux aider une petite asso (en sérieux danger de disparition) à poursuivre ses activités, alors ne te gêne pas : SOUSCRIS ! (merci)

 

Qu'est-ce qui va m'arriver si jamais il me prenait l'idée de ne pas souscrire à ton livre ? 
 

Sois sans crainte : RIEN.
Je ne vais pas te rayer de ma liste d'amis facebook, ni bloquer ton compte Twitter. Je n'irai pas raconter à ton voisin que tu es un gros enculé et que mieux vaut ne pas avoir d'ami du tout que d'en avoir un comme toi. Je ne vais pas brûler une poupée vaudou à ton effigie et te maudire sur 7 générations ni t'envoyer un email contenant un rançongiciel bien pourri qui détruira toutes tes photos de famille, même si tu raques. Je ne vais pas payer des thugs pour t'attendre avec des battes de baseball sur le parking à la sortie du boulot, tout comme je ne vais pas venir te trucider (toi et ta petite famille) à la machette (ou au couteau suisse - à défaut) pendant ton sommeil.
Et je ne donnerai pas non plus ton adresse IP à Beau Smart pour qu'il vienne te faire fondre le cerveau à grand coup de microondes pendant que tu mates du porno en cachette (quoi que ça, ce serait sûrement marrant ^^). 
Mais si tu souscris, en plus d'avoir le livre sur ta table de chevet avant Noël prochain, tu auras droit à ma reconnaissance éternelle (et ça te fera une super belle jambe !).

 

J'ai déjà acheté ton livre à l'avance, lors de ta première campagne de dons en 2013, tu veux quoi de plus ? 
 

On va dire que TOI, tu es dispensé ^^.
Quoi que tu sais : j'en connais qui l'ont acheté en double (si, si ! Merci à eux, d'ailleurs) !  Donc si tu le veux vraiment (même en triple ou en quadruple exemplaire), TU PEUX SOUSCRIRE, je ne vais pas t'en empêcher... (merci)

 

OK, mais quelles sont les contreparties, si je souscris ? 
 

Il y en a cinq possibles (six avec le montant libre - sans contrepartie : je suis généreux, hein?). Je les mets ci-après. A toi de voir celle que tu préfères. Mais surtout, outre la "super belle jambe" spécifiée plus haut, tu auras la satisfaction du devoir accompli. De celle qu'éprouve le bon samaritain lorsqu'il a fait une bonne action, une action qui compte pour la communauté, pour l'humanité, pour l'univers.
L'effet papillon, tu connais? Eh bien voilà : tu vas permettre à des auteurs locaux d'être publiés (et lus) alors que sans Astobelarra, leurs livres seraient sûrement restés à jamais coincés dans leur tête. Sans ton petit coup de pouce, qui sait... peut-être que ça aurait fini par les aigrir et qu'ils auraient tué des gens en vrai, pour se venger ? 

Hum... Voilà, voilà... (Va souscrire, va... et encore merci !) ^^
 

Propulsé par HelloAsso
Propulsé par HelloAsso
Repost 0
Published by E.H.BOYER - dans "L'INFECTION" ÉCRITURE
commenter cet article
25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 23:43

Je voudrais bien dormir.

Dormir sans rêve.

Dormir, et me réveiller propre comme un sous neuf.

L'esprit lavé de toute cette merde en fusion qui me pollue...

 

...Pour pouvoir à nouveau ressentir quelque chose de beau.

Quelque chose d'authentique, de vrai, de pur.

Quelque chose comme de l'amour?

Il n'y a rien de plus effrayant que l'obscurité d'un coeur vide.

Repost 0
Published by E.H.BOYER - dans ÉCRITURE
commenter cet article
21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 14:36

ken

Une petit conte de Noël, pour les amateurs :

 

Il était une fois, une petite princesse qui vivait dans un joli château.

La petite princesse possédait un paquet de poupées Barbies (une qui fait la vaisselle, une qui fait le ménage, une qui fait la cuisine, une qui torche les mômes, une qui séduit, une qui joue la comédie, une qui fait du cheval, une qui baise...), mais pas de Ken.


Un jour, il y a très longtemps, la petite princesse s'est fait offrir un Ken. Un beau Ken avec un sourire éclatant et un brushing parfait, on aurait dit un vrai lord anglais manufacturé en Chine.

Elle en était fière de son Ken, la petite princesse. Au début, elle l'emmenait partout avec elle. Elle exhibait fièrement son bel étalon à ses petites copines, dont certaines étaient sûrement un peu jalouses. Et puis, le temps a passé.

 

Le belle peinture jaune des cheveux de Ken s'est écaillée, sa peau de pêche s'est tâchée à force d'être tripotée par des mains malhabiles et pas toujours très propres. 

Bref, la petite princesse a commencé à s'en lasser de son Ken, et même à le délaisser. Un jour, elle l'a carrément oublié dans le jardin pendant une semaine.

A la merci des intempéries et de la tondeuse, son beau costume s'est abîmé. Sous le soleil, ses plastiques et caoutchoucs se sont déformés, ses articulations autrefois solides et toniques se sont ramollies. Ken ne tenait plus debout tout seul. Il n'avait plus la classe de ses débuts. Il lui faisait même un peu honte, à dire vrai.

D'autant plus que de tout nouveaux Ken tout neufs et encore plus beaux trônaient dans les étalages de Noël des supermarchés, attisant son envie irresistible de changement.

 

Alors elle a commencé à le maltraiter, son Ken. Elle le jetait régulièrement au plafond, le laissant retomber lourdement sur le parquet, pour voir combien de temps il tiendrait. elle l'oubliait pendant des jours, des semaines, des mois dans le coffre à jouets. Et puis elle l'a brulé avec un briquet, lui a machouillé rageusement les doigts, lui a tapé dessus avec un marteau. Mais il était solide, malgré tout, ce vieux Ken. Il encaissait sans mot dire, conservant un semblant d'intégrité, malgré les cicatrices indélébiles.

 

Et ainsi, pendant des semaines, des mois, des années, il a résisté bravement, jusqu'au jour où la petite princesse à ouvert la fenêtre de sa chambre et l'a balancé de toute ses forces sur les graviers en contrebas. Sous le choc, le thorax de Ken s'est fracturé et son corps s'est désarticulé. Dans son visage - qui conservait son sourire d'un autre temps - de minuscules cailloux se sont incrustés.

 

Son jouet enfin cassé, la petit princesse a éprouvé de la satisfaction. Elle a pris les restes pulvérisés de la poupée et les a jetés aux ordures. Une semaine plus tard, un nouveau mannequin flambant neuf est arrivé au château. La petite princesse était heureuse.


Dans la poubelle, sous l'évier de la cuisine, accolé à une vieille carcasse de poulet mal curée, la face grêlée de Ken continuait de sourire béatement, attendant que l'éboueur fasse son office...

Repost 0
Published by E.H.BOYER - dans ÉCRITURE
commenter cet article
5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 13:25

coeur-de-neant.jpgHier soir, je suis une fois de plus allé à l'atelier d'écriture de Mauléon-Licharre. Ce coup-ci, toujours dans le cadre du projet commun avec Astobelarra et les artistes de l'atelier Uztaro, c'est chez ces derniers que s'est déroulée la séance.

J'avais apporté deux textes de mon cru pour les peintres (lire ici et ). Eux nous ont proposé un grand nombre de peintures très diverses, allant du figuratif à l'abstrait. La peinture ci-contre m'a tapé dans l'oeil. Elle m'a fait penser à Beau Smart, le vilain virus de "L'infection T1 : Contage" et m'a inspiré ce dyptique très manichéen sur la dualité de l'être :

 

Au premier abord, c'est un corps de glaise, blafard et glabre, sans forme, sans personnalité, froid, vide et effrayant. Sa surface translucide est dévorée par la lumière crue et n'exprime rien de plus que l'inachevé, la vie primaire et archaïque, fragile et maléable, inodore et sans saveur. Son existence semble laborieuse, cruelle et bien vaine.

Mais en réalité, ce n'est que la surface extérieure et très superficielle des choses. Rien qu'une enveloppe légère comme le crépon, qui cache un être incandescent, lumineux et en quatre dimensions. Il suffit seulement de se donner la peine de gratter le vernis fade, la fine surcouche d'albâtre qui recouvre son âme d'or massif et de se laisser éblouïr par ses mille reflets éclatants.

 

*****

Au départ, c'est une silhouette ardente qui éclipse tout, un tempérament radioactif qui consume les étourdis un peu trop tactiles, car la passion ou la folie l'habitent. Son costume de lumière hypnotise les regards naïfs qui osent se poser sur ses formes mouvantes ou flatter ses aspérités incendiaires. C'est une créature vibrante, vivante et d'essence quasi-divine.

Mais ce n'est qu'une apparence, un genre qu'elle se donne afin de camoufler les tréfonds de sa véritable nature. Car en dedans, elle n'est qu'un désert mort, un esprit dépouillé de toute substance, inexpressif et sans relief. Un coeur de néant...

 

Je pense que ce texte est plutôt un genre de pêle-mêle, un jeter d'idées complètement instinctif et sauvage qui pourra probablement encore évoluer. Only time will tell...

Repost 0
Published by E.H.BOYER - dans ÉCRITURE
commenter cet article
27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 13:30

tatie-danielle.jpgLa routine, c’est une vieille peau qui commence d’abord par venir de temps en temps frapper aux carreaux de votre maison.
Et puis elle vient tous les jours, essaye à toutes les fenêtres, toutes les heures, toutes les minutes, toutes les secondes, jusqu’à ce que – de guerre lasse – vous finissiez par lui ouvrir la porte.

Alors, dûment invitée, la sale garce se sent chez elle et vous suit partout,
dans toutes les pièces, comme un Yorkshire affamé, avec son haleine méphitique et ses radotages incessants. Où que vous posiez l’œil ou la main, elle est là, elle vous juge de son regard froid.

Elle est dans le vaisselier dans la cuisine. Elle vous attend, impassible dans la soupe qui mijote sur le gaz. Elle est dans la boite à gants de la voiture, entre deux éthylotest périmés. Elle est dans le placard à balais et sous les escaliers ; elle est derrière toutes les portes et même dans la cuvette des WC, où son œil impitoyable se reflète dans l'eau trouble.
Elle s’installe dans votre vie de couple comme un enfant exclusif et capricieux ; sans scrupule, elle dort même dans le lit conjugal, entre le papa et la maman.

Peu à peu, elle prend la place de l’autre. Et, comme la grenouille dans sa cocotte minute d’eau chaude, vous vous habituez à son visage fripé et verruqueux, sa peau huileuse et son parfum de caveau.

En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, la routine a pris votre amour et vous n’avez rien vu venir…

Quand vous ouvrez enfin les yeux, vous êtes seul face au miroir poussiéreux de la salle de bain. Seul, avec des remords, des regrets et le cœur brisé.
Repost 0
Published by E.H.BOYER - dans ÉCRITURE
commenter cet article
19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 12:31

massacre-de-la-Saint-Barthelemy---Francois-Dubois.jpgJe ne vous ai pas parlé de l'atelier d'écriture mauléonais, qui a repris fin septembre dernier. J'aurais dû publier le texte que j'ai écrit pour la première séance, mais... Tant de choses à faire et si peu de temps...

Donc pour commencer, voici un petit CR de la séance de mardi soir dernier. Tout le monde n'était pas là, mais Sophie nous avait quand même réservé un petit sujet récréatif : chacun de nous devait écrire une période de l'histoire sur un bout de papier. Ensuite, comme d'habitude : tirage au sort et rédaction d'un texte sur la vie d'un personnage de l'époque. Et comme à chaque fois, j'ai été un peu vicieux : sur mon petit bout de papier, j'ai écrit "le jour où la vie est apparue sur Terre". Je pensais que ça allait faire caler celui ou celle qui allait tomber dessus. Mais le hasard aidant, c'est tombé sur Pierre Gastéréguy. Et l'on connait tous son imagination et son talent pour se sortir de tous les guêpiers... Il y avait aussi : "la préhistoire"; "les invasions barbares"; "le Moyen âge"; "la Renaissance" et "2100".

Moi, j'ai eu "les guerres de religion". Aussi, soyez indulgents avec les possibles anachronismes.
Voici ce que ça m'a inspiré :

 

stele-protestante-combe-des-loges.jpgNous marchons silencieusement sur le petit sentier de calcaire blanc, éclairé par la lune pleine. Nos torches sont éteintes et mon père, inquiet, serre un immense gourdin entre ses grosses mains gercées par le travail de la vigne. De temps en temps, il nous intime l'ordre de faire halte et silence absolu. Il semble que le moindre craquement de brindille soit prétexte à s'arrêter, l'oreille tendue.

Nous pénétrons enfin le bois de Saint-Preuil, où l'air est désormais plus humide et frais, sous les feuilles noires des grands chênes centenaires. Je me peletonne dans ma couverture de laine, tentant de faire fi de cette peur du noir qui m'étreint depuis tout petit, peur de toutes ces ombres et formes effrayantes, tapies dans la nuit.

Notre procession avance à pas feutrés. Une chouette hulule à quelques mètres, nous figeant tous dans une terreur indicible. Puis vient le soulagement, car si le rapace nocturne est dans les parages, c'est que nos ennemis, eux, n'y sont pas.

Nous bifurquons sur la gauche et empruntons une sente improbable, envahie de fragons et de fougères. Le sol est tout crotté à cet endroit légèrement en pente. Je glisse à plusieurs reprises, me piquant aux arbustes et manque même de m'étaler dans la boue. Mon père est tendu. Il me secoue rudement l'épaule, sans doute pour me faire comprendre que mon imprudence pourrait nous coûter la vie, à tous. Je ne le sais que trop : comme les autres, j'ai appris ce que ces chiens de catholiques ont fait à mes cousines de Segonzac, il y a deux nuits. S'ils nous surprennent ici, ils nous massacreront et tortureront à mort tous les survivants, hommes, femmes et enfants.

Nous arrivons enfin à la stèle huguenote, dressée dans le sous-bois qui nous sert de lieu de culte clandestin, depuis quelques temps. Une salamandre, symbole de François 1er - grand persécuteur de calvinistes - se faufile sous le tapis épais de feuilles mortes. J'aperçois ses rayures jaunes, se refléter dans un rayon de lune. Je ne dis rien. Elle est comme nous : elle se cache de ses prédateurs et sort chasser à la nuit tombée.

Le pasteur Garandeau émerge dans la clairière, par le chemin qui vient de Mortefonds. A sa suite, je vois les familles Bertaudeau, Godard et Bergeret au grand complet. Ce soir, ils ne sont pas plus fiers que nous autres, ceux-là. Plus tard, ce sont les Guillon, les Maillard et les Ranson qui nous rejoignent. Nous sommes tous là.

Si nous sommes ici cette nuit, ce n'est pas pour célébrer Jésus et ses apôtres, mais pour pleurer nos morts et crier vengeance. L'appel à la fraternité du sermon de dimanche ne nous sera d'aucune aide. Le pasteur n'essaye d'ailleurs même pas de nous dissuader. Ce n'est plus "aimez-vous les uns les autres" que nous voulons entendre, mais "oeil pour oeil, dent pour dent".

Les gourdins et les fourches sont fourbis. Le farouche père Guillon porte une hache bien affûtée à la ceinture. Sous les reflets de la lune, on dirait un ogre sanguinaire prêt à en découdre. Et même ma mère, d'ordinaire si effacée, arbore un faciès sombre et malveillant. Je l'ai vue dissimuler une vieille faucille sous son châle, tout à l'heure.

Il y a d'autres enfants de mon âge dans l'assistance. Je retrouve Bérenger et Jean, mes deux camarades de classe. Si nous sommes ici, nous aussi, c'est parce que nos parents nous jugent assez grands pour comprendre et participer à la curée qui va suivre. Cette nuit, en réponse à l'ignominie perpétrée contre nos familles, nous allons brûler le village de Bouteville et raser son château prétentieux. Puis nous irons saigner à blanc tous les catholiques de Grande Champagne.

 

(Je précise que - comme à chaque fois ou presque - j'ai légèrement corrigé, agrémenté, amélioré le texte écrit en 1h30 lors de l'atelier. Faute avouée...)

Repost 0
Published by E.H.BOYER - dans ÉCRITURE
commenter cet article
10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 13:49

texte-atelier.jpgLe 5 mai dernier, j'ai participé à mon dernier atelier d'écriture de la saison. Sophie Pavlovsky nous a particulièrement assaisonnés, faut dire : elle nous a refilé un texte coupé en son centre, qu'il nous a fallu compléter.

Difficile. Très difficile, comme exercice de style, j'avoue. Je pense pouvoir affirmer sans honte que je me suis lamentablement vautré. Il faut dire que le texte en question était déjà gratiné, à la base. C'était un genre de monologue sans queue ni tête, farci de points d'interrogation (voir ci-contre).

Le genre de tirade qu'on pourrait facilement entendre à l'heure de l'apéro, au comptoir de chez Dédé le samedi matin.

Cette fois-ci, malgré un brainstorming du feu de Dieu, je n'ai pas du tout réussi à trouver l'inspiration. Impossible de faire un truc cohérent.

J'ai donc scindé mon travail en plusieurs parties (entre crochets [ ]) et voici le résultat : soyez indulgents, c'est vraiment très nul!

J'assume ça du bout des lèvres, vraiment

 

[Nous atteignons le bouge, au bout de la rue. "Pov fille", dit-il.

"Pov fille", et après ? D'abord, ses bijoux en or, c'est même

pas des vrais, c'est des enluminures rajoutées avec Photoshop.

Eh bien! oui, mais de celles dont on fait les crocs de

boucher. C'est bien ce qu'elle voulait nous faire croire,

vous ne savez pas ?] [Il y a de longues années, il en avait

porté à Saint-Pierre.] [Vous agenouiller ainsi

devant un type qui est mort depuis des lustres, c'est pas joli, et

d'une, mais le respect, c'est la moindre des choses, même si

c'est pas gai ! Non, tout se perd, dans cette foutue

République ! Eh ben ! vous le saviez qu'il s'en mor-

drait les doigts.] [On a jamais osé parler comme ça à ma

fille ! C'est mauvais, la mysoginie ! Mais il réagissait ainsi surtout parce

qu'il était gros ! Et qu'y refoulait du goulot comme un tuyau d'échappement mal

embouché ! Ah ! mais riche à crever, ça il était!

Mais il était vieux.] [L'avarice n'est pas une fatalité,

non, quand même ! C'est bien trop facile, que je lui ai dit!

Personne y croirait ! C'est par un petit verre qui vous

soignera ? C'est pas avec une mentalité pareille que vous aurez des amis ! Vous irez

boire dehors ! Si c'est ça, allez vous plaindre à messieurs les

agents ! Eh ben ! vous verrez que vous allez très vite dé-

chanter ! Les riches, y font vraiment chier !]

Repost 0
Published by E.H.BOYER - dans ÉCRITURE
commenter cet article
19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 16:52

Voici le rendu de ma dernière participation aux ateliers d'écriture de Mauléon. Sophie Pavlovsky nous a fait écrire des suites de mots sur le mode du scrabble et sans aucune relation entre eux. Il fallait ensuite écrire un texte à partir du résultat. Pas si facile, en somme... Voici les mots choisis par chacun des six participants de cette session (les miens sont ceux en gras) : Anniversaire, tactile, alambic, versatile, sceptique, énergumène, redevable, brise-lames, pick-pocket, invention, kangourou, rouquin. Il m'a bien fallu 5 minutes pour faire le vide en moi, puis trouver une méthode. J'ai choisi la méthode "scolaire" en faisant deux groupes : les noms avec les noms, les adjectifs avec les adjectifs. Ensuite, j'ai établi des correspondances entre chaque élément de groupe, à l'intuition. J'avais déjà un bon début. Le reste s'est calé tout seul, sans effort.
Et voilà le résultat :

 

Ça, pour un anniversaire pourri, c'en était un beau! Ma femme s'était mis en tête de me faire une petite surprise; elle avait organisé une fête à mon insu, pour me faire plaisir, sans doute. Elle avait d'abord invité un panel de personnes dont elle pensait qu'elles étaient de mes amis. Manque de chance, tous ceux qui me gravitent autour ne sont qu'énergumènes versatiles ou pick-pockets un peu trop tactiles. Bref, des gens peu fréquentables, si vous voulez mon avis. D'ailleurs, je le lui aurais bien donné, mon avis très sceptique, si elle me l'avait demandé... Qui a dit qu'on devait obligatoirement fêter ses 40 ans ?

Passée la stupeur de cette invention grotesque autant que convenue et triste, les convives eurent la bonne idée de me faire participer à leurs jeux stupides. Les yeux bandés, on me conduisit jusqu'à un endroit venteux. Des embruns salés fouettaient mon visage.

̶  Aie confiance en nous, mon chéri, tu vas faire ton premier saut à l'élastique en aveugle. C'est un de tes cadeaux. Tu vas adorer : c'est la grande mode en ce moment, fit mon épouse tandis qu'on m'arnachait dans tous les sens.

̶  Ça y-est, tu es bien arrimé. Avance doucement jusqu'au bord de la planche, glissa celui de mes collègues, réputé pour sa témérité et son attrait irrésistible pour les sports dangereux, que je reconnus à la voix.

̶  On aurait quand même pu me demander mon point de vue, avant de me mettre devant le fait accompli, ralais-je, pour la forme. Je peux enlever ce foutu masque maintenant ?

̶  Surtout pas, mon chéri. C'est ça qui donne le piment.

̶  Elle a raison, tu sais ? Et puis il n'y a que 150 mètres en dessous. Tu ne risques rien : on tiens à toi, tu sais ?

Tout, plutôt que de supporter ces simagrées une minute de plus. J'avançais jusqu'au bout du plongeoir et, les bras écartés tel un Jésus suicidaire, me laissais tomber dans le vide.

PLOUF!

"Très drôle", pensais-je, tout en remontant à la surface, tandis que j'ôtais la cagoule détrempée de mon visage blême pour voir toute la bande d'abrutis se bidonner sur le brise-lames. J'avais fait un plongeon de 150 centimètres dans l'eau de mer. Trempé jusqu'aux os d'une eau à 13°, je fis néanmoins mine de trouver la blague à mon goût, lorsque Richard, le grand rouquin à l'humour tordu, me tendit son ridicule trophée en s'esclaffant :

̶  Un saut unique au monde ! Tu mérites bien ton Kangourou d'or !

"Rigolez, rigolez, mais quelqu'un me sera redevable de ce mauvais tour, croyez-moi", me jurais-je alors!

Et croyez-le ou non, monsieur le gendarme, ça n'a pas traîné ! Arrivé à la maison, j'offris ma tournée générale d'eau-de-vie de "première chauffe", tout juste sortie de l'alambic. 70°, c'est idéal pour se réchauffer le corps après pareille aventure ! Lorsque tout le monde fut enfin saoûl, je refermai le chai et y mis le feu. Cela fit un magnifique feu d'artifice au parfum de cognac flambé, à rendre jaloux n'importe quel technicien de Lacroix-Ruggieri!

Finalement, avec le recul, je crois que je n'ai jamais fêté plus bel anniversaire... 

Repost 0
Published by E.H.BOYER - dans ÉCRITURE
commenter cet article
10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 21:56

Petit conte amoral - princesse sophie, par Etienne H. BoyerHier soir, à l'atelier d'écriture de la bibliothèque de Mauléon-Licharre, nous n'étions que 5 (en comptant Sophie Pavlovsky, notre "guide"! Ça fait pas bézef, mais on a quand même pu travailler. Le sujet : écrire un petit conte à partir de données rédigées sur des petits bouts de papier (on commence à avoir l'habitude du principe). Cette fois, chacun d'entre nous jouait le rôle du héros. Nous devions aussi inventer une quête, un pouvoir (ou un objet plus ou moins magique), un personnage secondaire qui jouerait le rôle de "l'aide", et un méchant. Ensuite, comme toujours, on mélange tout, et hop! Chacun tire un petit papier dans chaque catégorie. Puis zou! A vos stylos! 

Comme à chaque fois, j'ai fait mon vicelard : comme quête, j'ai écrit sauver l'ours. Comme aide, j'ai mis une fourmi. Pour l'objet magique, j'ai choisi le panier à salade (Ben quoi?). Et pour le méchant, j'ai écrit Gnégné l'araignée.

Ce qui est complètement injuste, puisque moi, je suis tombé sur Sophie, qui devait sauver le vieux roi qui n'aimait plus le vin, avec l'aide d'une magicienne-vigneronne (ben tiens!) et d'un diamant; l'ennemi n'étant autre que la marâtre! Trop facile!

 

Voici le résultat de cette heure d'écriture :

 

Il était une fois, une petite princesse prénommée Sophie, qui vivait dans un château dans un pays fort, fort lointain. Son père, le vieux roi, était très malade et se mourrait petit à petit, depuis qu'il n'aimait plus le vin. Ce qui n'était pas terrible pour un disciple de Bacchus tel que lui. La mère de Sophie était morte en couches, mais le roi avait repris femme après des années d'une souffrance solitaire, qu'il compensait en vidant dans son gosier des hectolitres de Bordeaux, importés par paquebots. Mais la belle-mère de Sophie était - comme il se doit - une marâtre acariâtre qui, bien entendu, ne rêvait que d'accéder au trône à la place de l'héritière légitime, avec laquelle elles se comportait de manière inique.

Le roi était comme par hasard tombé bien malade peu après que ce remariage fut consommé. Et pour cause : à l'insu de tous, l'odieuse belle-doche versait chaque matin deux gouttes de gelée de carton ensorcelée dans le bol de céréales de son époux, si bien que le souverain perdit le goût à tout aliment, y compris à sa nourriture de base, issue de la culture de la vigne.

Sophie était malheureuse pour son pauvre père, mais elle avait aussi très bien compris qu'une fois parti, rien n'empêcherait sa marâtre diabolique de l'écarter du pouvoir, à tout jamais. Alors elle résolut d'aller quérir les conseils avisés de la magicienne, enfermée à double tour au cachot depuis l'arrivée au palais de sa belle-mère, qui ne supportait pas la concurrence.

― Il se trouve, Sophie mignonne,

que je suis aussi de formation vigneronne.

L'art du vin et celui de la magie sont frères

et j'ai peut-être la solution pour redonner le goût de la vie à ton père!

Tu vas prendre ce diamant;

il t'indiquera ce que tu devras accomplir au bon moment.

 

Sophie aurait bien voulu obtenir davantage de détails, mais ne put lui tirer un mot de plus. Elle se contenta d'emporter le diamant de la taille d'un oeuf de poule, qui brillait de mille feux. Tellement fort, d'ailleurs, que la belle-mère en aperçut ses reflets baladeurs dans les couloirs sombres et humides du chateau et, toutes griffes dehors, somma la princesse de lui donner le joyaux, séance tenante. La petite fut bien vite acculée dans quelque boudoir, tandis que l'horrible bonne femme s'apprêtait à lui fondre dessus en riant à gorge déployée.

C'est là que Sophie eut une révélation. Ou plutôt, que l'âme du diamant magique lui dicta une intuition :

― Vous la voulez tant que ça, cette pierre? Et bien la voici, cria la princesse, tout en la lançant au visage de sa marâtre, qui n'eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait!

La bouche encore toute grande ouverte à force de s'égosiller, la diablesse avala le gros solitaire d'un seul coup. Mais ce dernier, tout en angle, eut du mal à passer et se bloqua en plein milieu de sa gorge. La reine vénale mourut étouffée par la pierre precieuse tant convoitée, tomba par la fenêtre et disparut à jamais dans les douves puantes du château.

 

Le bon roi fut bien malheureux d'avoir perdu sa seconde épouse, mais curieusement, le goût de la nourriture lui revint le lendemain même, et il se remit à aimer le vin!

Sophie, quant à elle, libéra la magicienne-vigneronne qui, en toute logique, épousa son père quelques semaines plus tard.

Les heureux mariés passèrent le restant de leur vie à picoler plus que de raison, si bien que Princesse Sophie ne tarda pas à devenir reine à son tour, régnant sur un royaume en ruine, aux caves remplies de fûts et de barriques... vides!

 

Et alors? Depuis quand un conte doit-il toujours finir bien ?

Repost 0
Published by E.H.BOYER - dans ÉCRITURE
commenter cet article
29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 20:30

jonquilles-etxekortia.jpgHier, le sujet de l'atelier d'écriture de Mauléon était un vrai challenge pour moi. J'aurais pu j'aurais dû m'essayer à quelque chose de nouveau, de différent. Au lieu de ça, par facilité (et manque flagrant d'inspiration) j'ai fait du "Etienne" pur jus.
Ce coup-ci, il fallait écrire le nom d'un végétal sur un bout de papier puis choisir dans le tas, au milieu de la table et écrire son histoire.
Maïtena a eu "l'immortelle", Marguerite "le poireau", Marc "le perce-neige", Pierre (Gastéréguy) "le saule pleureur", Michelle "la digitale pourpre", Sophie "l'asperge", Samuel a tiré "la jonquille", mais, pas inspiré, a décidé de faire un hors sujet sur "l'éphémère" (qui n'est pas un végétal, mais un insecte). Moi je suis aussi tombé sur "la jonquille", qui avait été écrite en doublon.
Chacun s'en est remarquablement tiré, comme d'habitude.

Mais bon, en ce qui me concerne, vous le savez, la poésie n'est pas mon fort. Voici ce que j'ai pondu :

 

J'aurais pu pousser dans un jardin fleuri, dans un massif ombragé, entre des roses et un buisson de lavande, repiquée par une mamie à la main verte. Mais le destin en a décidé autrement. Moi, je suis née sur les flancs d'une montagne de Soule que les gens du coin appellent Etxekortia. Ici, pas un humain irrespectueux pour me décapiter avant l'heure, pas un chien du quartier pour me baptiser de son urine. Non messieurs-dames, moi, j'ai droit au pipi du renard, à la bave du sanglier, aux fientes des vautours fauves et aux crottes de lapins! Heureusement, je ne serais plus là bien avant l'arrivée des cohortes de brebis estivantes.

Oh, je ne me plains pas de ma situation : c'est toujours la Nature, n'est-ce pas? Et puis, l'avantage d'être accrochée au karst des Arbailles, c'est que le vent de sud balaye régulièrement les mauvaises odeurs et rehausse mon propre parfum et celui de mes innombrables jumelles. Ici, je suis libre et ma blondeur peut rivaliser sans honte avec celle du soleil.
Oh, c'est vrai que je suis nettement moins belle, moins grande et moins prisée que le lys des Pyrénées, la fleur des rois, la reine de la montagne! Mais la jalousie est un concept que j'ignore. J'existe pour moi. D'ailleurs, le propre du "narcisse" n'est-il pas de n'avoir d'yeux que pour soi-même?

Mais n'allez pas croire que j'ai un égo surdimensionné : j'existe aussi pour les insectes, qui viennent s'abreuver à mon nectar. Sans moi, ce qui reste des abeilles sauvages devrait se contenter de faire le miel avec le pollen âcre des pâquerettes ou celui, insipide, des pissenlits!
Et je puis vous assurer qu'elles savent où trouver des produits de qualité, nos petites ouvrières du ciel.
Lorsqu'il pleut, il n'est pas rare que ma corolle orangée leur serve d'abri, pour se protéger des larmes meurtrières. Car oui, je suis aussi une héroïne qui s'ignore...

Je sais bien que je vais faner et mourir avant l'été, mais je sais aussi que je renaîtrai de mon bulbe au printemps prochain, et aux suivants si tout va bien. En fait, je suis bien plus forte que le lys : je suis éphémère, et immortelle à la fois!


Repost 0
Published by E.H.BOYER - dans ÉCRITURE
commenter cet article

Mes liens

Persos :

Etienne H. Boyer

Mon Flickr

Mon Dailymotion

Mon Facebook


Immersive Lab

Immersive Lab

E-commerçons

David Castéra

Pette Etcheverry

Richard Malterre

J-Pierre Etchegoyhen

 

CLP :

la vie rennaise (Blog de Manon)

Asso interdépartementale des CLP

Glossaire journalistique

Obtenir la carte de presse

Le droit et l'image

CLP : ce qu'en dit l'URSSAF

PresseNews

le site de GBR

Categorynet

Le site d'Estelle, écrivain public et CLP

Le BloG de Sharon

Le BloG de Flo

Le BLoG de Cadichon001

Le BloG d'un autre CLP énervé

Le BLoG de J-L. Modat

 

Écrire :

Dictionnaire

Encyclopédie libre

Synonymes

Conjugueur

Grammaire

Locutions

Proverbes

Traducteur universel

Ponctuation!!!

Retourne au CM1!

 

Pays Basque/Béarn :

Les éditions Le Grand Chardon - Atobelarra

Paroles d'écolos
Le forum du SAM

Pirenifoto

Barnekaldedik

La Communauté de communes Xiberoa

Karaté Mauléon

Le BLoG de Bil Xokoa

Ekhi Electronic

Langues au chat

Mairie de Mauléon-Soule

Commune d'Ordiarp

Radio Xiberoko Botza

 

Mes potes :

Le BloG de LaureG

L'autre BloG de LaureG

Le BLoG de Cyclotor

Le BLoG de Maaatch

Le BLoG de "monsieur"

Le BLoG de Laurent Caudine

PireniFoto BloG

Pruneau cuit, pruneau cru...

 

J'en suis fan :

Le BloG de Laurel

le site de Peggy Cardoso

le site de Peio Serbielle

Les "pensements" de Laurent Caudine

Le site de Marc Large

Xan de L'ours

Dessins de presse de Large

Sigrid Daune, aka Willow Ahn

Matthew Tyas

 

L'info, la vraie :

Rue89

AgoraVox

Médiapart

la Mèche

France Info

 

Ecolos :

Covoiturage 64

Collectif Anti-OGM du Pays Basque

Réduire nos déchets

La cuisine Amapienne!