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  • : Xiberoland - ex CLP64
  • : Ce blog est celui d'un ex-correspondant local de presse des Pyrénées Atlantiques vivant en Soule, écrivaillon, gribouilleur et web-addict à ses heures. Mais surtout très casse-pieds...
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Un peu de pub perso...

 
 

"L'infection T2 : Pandémie",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

15 euros, 306 pages, format 11.5x20

Le blog officiel du livre


Genre : roman fantastique

 

Résumé : Tandis que Patrice végète à l'hôpital psychiatrique, que Sébastien est tombé en disgrâce et que Pascal se morfond à Paris, Beau Smart revient de plus belle, causant de terribles dégâts sur toute la planète. 
Mais cette fois-ci, le président Obaba – à qui l’intelligence artificielle a eu la mauvaise idée de s’attaquer – est bien décidé à la traquer et la détruire coûte que coûte. Pendant ce temps, un autre tueur monstrueux et insaisissable est lui aussi entré en scène…

Cette fois-ci, exit les mondes virtuels en trois dimensions : le thriller fantastique écolo et nihiliste se déroule majoritairement aux États-Unis d’Amérique, en Soule et dans le monde réel !


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 l'infection

"L'infection T1 : Contage",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

16 euros, 378 pages, format 11.5x20

Le blog officiel du livre


Genre : roman fantastique

 

Résumé : Patrice est tombé amoureux de Mathilde, une jeune femme qui vient d'arriver en Soule. Lui est tout sauf un Don Juan, mais il a plus d'un tour dans son sac, malgré les apparences...
Il va contourner ses défauts rédhibitoires grâce à Internet. Mais il va vite apprendre que tout se paie, en ce bas- monde.
Rencontré dans un monde virtuel en trois dimensions, un génie digital exauceur de voeux va se charger de le lui rappeler, en l'entraînant dans une spirale cauchemardesque sans fin...


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 mauvais-berger

"Mauvais berger!",
par Etienne H. Boyer


Éditions Astobelarra - le Grand Chardon

10 euros, 90 pages, format A5

Le blog officiel du livre


Genre : tranche de vie

 

Résumé : Afin de s'installer en tant que berger, Etienne suit une formation agricole qui le conduit à effectuer des stages dans l'exploitation d'un berger éleveur en estives, dans les Pyrénées.
Mais petit à petit, le rêve de notre héros "néo-rural" s'émiette : les conditions de vie dans la bergerie sans confort sont difficiles, et le travail harassant est nullement reconnu.
Mais tout ceci ne serait rien sans les brimades de... la bergère!

 

Ce qu'en dit la presse :

 

Journal du Pays Basque, 12 avril 2008 : "(...) le style descriptif et le langage parfois cru donnent un ton réaliste à ce récit sans concession".

SudOuest, le 17 avril 2008 : "(...) un texte illustré par l'auteur lui-même, plein d'humour et d'autodérision (...)".

 

La Rébublique des Pyrénées, le 24 avril 2008 : "Une tranche de vie où toute ressemblance avec des personnages et des faits ayant existés n'est pas fortuite..."

Magazine Vent d'Oc, septembre 2008 : "Une lecture qui se fait à la vitesse de la lumière, tant l'on veut savoir à quelle sauce sera mangé ce néo-rural!!!"


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DARK XIBEROA

 

14 avril 2019 7 14 /04 /avril /2019 12:12
Mon kit léger de randonnée.

J'en ai déjà parlé à maintes reprises (ici par exemple), mais la randonnée en montagne est un sport qui ne s'improvise pas et nécessite donc d'être bien préparé. Je rappelle que la montagne n'épargne pas les imprudents et ne pardonne pas aux présomptueux... 
Dans cet article, je vais vous montrer comment moi, je me prépare physiquement et mentalement et surtout quel matériel j'utilise. 

Comme vous le savez, je m'intéresse de très près au "prepping". J'ai un instinct de conservation assez développé et je suis donc un de ces adeptes de kits de survie en tout genre. J'adapte ces kits en fonction de mes activités. Par exemple, mon kit de rando léger (voir image ci-contre) n'a rien à voir avec mon kit de randonnée d'été (dont on parlera dans un autre article). D'abord parce que je change de milieu (piémont basque - haute montagne), ensuite parce qu'en hiver et au printemps, je ne quitte pas ma maison plus de quelques heures. Mes randonnées excèdent rarement les 18km (ça arrive, mais faut vraiment que je sois en grande forme et que j'aie du temps libre). En été, il m'arrive de partir plusieurs jours d'affilée. Le matériel est donc sensiblement différent, mais les contraintes également. 

On va dire que mon kit d'hiver/printemps est plutôt destiné à la remise en forme et à l'entraînement. Et alors on y trouve quoi, dans ce fameux kit ? 

 

D'abord les indispendables :

 

Une partie de ma tenue de randonnée d'hiver.

- Des chaussures de randonnées. Pour ce kit, j'utilise des baskets de trail de la marque Mizuno, le modèle Ascend 8 (qui a 3-4 ans déjà). Comme on est sur un terrain connu et relativement proche de la civilisation, j'ai pris le parti de "voyager léger", de façon à pouvoir courir dans les descentes et si jamais je suis en forme. J'aime bien ces chaussures car elles sont respirantes et ont une bonne semelle qui agrippe bien le roc mouillé. Le fait qu'elles ne tiennent pas à la cheville pourrait être pris comme un défaut. En réalité, c'est un plus : cela permet justement de muscler la cheville, qui serait trop assistée si j'utilisais tout le temps des pompes de rando classiques. 

- Un bâton. Partir en montagne (même petite) sans bâton, c'est pour moi inenvisageable. Le bâton est une troisième jambe. Il aide à stabiliser le bonhomme dans les endroits un peu aériens et venteux, il est un gouvernail indispensable dans les descentes rapides. En cas de blessure à la cheville, il sert de béquille. Il permet de tenir à distance tout animal un peu agressif (serpent, chien, frelon asiatique - oui oui, même ça...).
J'ai opté (depuis le début) pour un grand bâton de noisetier taillé à même l'arbre, que j'ai ensuite pelé et poli à la main, à force de manipulations. Je trouve le bois plus fiable que le carbone de tous ces bâtons de rando télescopiques vendus en magasins de sport. Et pour ceux qui argueraient que j'ai tué un arbre pour l'obtenir, je réponds que le mien date de 2007 et est toujours aussi efficace. Je n'en prélève pas tous les jours, quoi...
Je l'ai personnalisé en gravant XIBEROA dessus, avec mon couteau suisse.

- Un chapeau. J'ai opté pour une casquette souvenir de type Baseball, achetée au Pentagone en 2013. J'aime bien les casquettes car la visière protège mes yeux (et mon crâne chauve) du soleil et mes lunettes de la pluie (quand il m'arrive de partir sous la pluie). Quand je pars plus longtemps, je prends un chapeau de randonnée à bords souples, qu'on peut éventuellement relever et clipser. 

- De l'eau. Il y a 20 ans, j'avais acheté chez Décathlon une gourde Le Grand Tétras de 1L en métal émaillé. On n'en trouve plus des comme ça depuis, mais elle me sert toujours !
Partir sans eau, c'est stupide ! Même pour un petit trajet. Rappelons la règle des 4 x 3 de la survie : en conditions optimales, on peut vivre 3 minutes sans oxygène, 3 heures exposé aux éléments (en hyper ou hypothermie), 3 jours sans eau, 3 semaines sans nourriture.
En admettant que vous partiez sans eau et que vous vous cassiez une jambe en tombant dans un ravin... Comment vous faites pour survivre en attendant les secours ? Ça peut arriver à n'importe qui : un moment d'inattention et zou ! Un type en parfaite santé devient un banquet inespéré pour les vautours...

Le contenu de ma trousse de secours.

- Une trousse de secours. Toujours pareil : on ne sait pas ce qui peut arriver, en montagne. On glisse sur un caillou, on tombe dans une touffe d'orties ou d'ajoncs, on se fait déchirer l'entrejambe par du fil barbelé, ou mordre par une vipère, encorner par une vache, piquer par une guêpe, tirer dessus par un chasseur alcoolisé... Il faut envisager tous les cas de figure, même les plus improbables et adapter sa trousse à son cas personnel. Par exemple moi, je suis allergique aux pollens de graminées. Il faut donc que j'emporte avec moi des antihistaminiques et du Ventoline...
C'est du bon sens : on prend ce dont on a besoin car en montagne, on est souvent seul face à la Nature. Et quand on n'a pas été assez vigilant, Dame Nature se rappelle à vos bons souvenirs avec toute la cruauté dont elle est capable.

Dans ma trousse, j'ai un Aspivenin, des pansements, de quoi faire un bandage sommaire, des antiseptiques, du sérum physiologique, et des antidouleurs, des antichiasses, un briquet, une microboussole, une couverture de survie, un sifflet d'alerte... Bref, à peu près ce que j'ai dans mes kits de survie habituels. C'est toujours perfectible, évidemment. Et comme il ne faut jamais lésiner sur la sécurité, vérifiez régulièrement où vous en êtes du contenu de cette trousse de secours (quantités suffisantes, dates de péremption...). 

- De quoi se couvrir dans le cas où le temps changerait subitement, ou si jamais je devais passer une nuit dehors. Comme les risques sont quand même assez réduits, j'emporte juste un genre de K-Way sans capuche et jaune fluo (pour être vu de loin par les porteurs de fusils - ou les secours), acheté chez Décathlon (D4) au rayon cyclisme (il est près du corps et ventilé, il n'est pas trop long non plus. En grande randonnée, je lui préfère un poncho en bâche sombre, pour protéger le bonhomme et son attirail. Sans oublier que tout ce fluo, ça n'aide pas trop aux rencontres insolites avec des animaux sauvages...).
J'ai aussi un gilet en polaire et lycra sans manches, qui va avec ma tenue en lycra (c'est pas parce qu'on va suer comme un porc qu'on peut se passer d'être classe, quand même !). L'idée, c'est de ne l'utiliser qu'en cas de force majeure. Si je suis immobilisé et/ou trempé, par exemple. Car si je bouge, j'ai déjà chaud. Pas besoin d'en rajouter une couche (sauf si on est en dessous de zéro, ce qui est rare en journée) !

- Mon téléphone portable, sur lequel je ne manque jamais d'activer la 4G. C'est vrai qu'on aurait tendance à vite devenir esclave de ce petit outil, qui se transforme peu à peu en une extension de notre cerveau. Mais en situation d'accident, sa présence (ou non) dans le kit peut s'avérer décisive. Je l'utilise aussi pour tracer mes parcours (avec l'application Strava) ou faire les photos qui illustrent ce billet. Je songe également à installer une version offline de Wikipedia dans ma carte mémoire, ça peut toujours servir...

 

Voilà pour la partie à ne - ABSOLUMENT - pas négliger. Pour moi, c'est carrément une question de vie ou de mort. Pour le reste, mon kit de rando léger se compose de : 

 

- Une tenue en lycra (pantalon, tee-shirt, sweat-shirt). J'ai choisi cette matière pour son côté léger, thermolactyl, près du corps, qui sèche vite, colorée, anti-UV, anti-tiques... A l'époque où je courrais pas mal (entre 2013 et 2016), j'en avais acheté 3 différentes chez D4. Une bleue, une rouge et une jaune fluo. Elles me servent aujourd'hui pour randonner autour de chez moi. Son principal inconvénient, c'est que si je tombe, ça ne protège pas beaucoup des cailloux. Et on sent bien les ronces et les ajoncs à travers la maille polyester... Pour les grandes randos d'été, je préfère les pantalons en grosse toile avec des renforts sur les genoux et les fesses, qui protègent davantage des agressions extérieures et des chutes malencontreuses. 

La Soule : le genre de paysage dans lequel je m'entraîne...

Et divers accessoires, parmi lesquels :

- Un calepin avec un stylo (au cas où il faudrait noter l'heure à laquelle j'ai fait un garrot, ou juste si j'avais une subite inspiration pour écrire le tome 3 de L'infection...),
- Un mini garde-manger (avec des barres de céréales, un mix de noix, une pomme) pour le cas où je me retrouverais coincé quelquepart avec une cheville en vrac...
- Deux couteaux : un Victorinox "Camping" qui m'accompagne partout depuis 25 ans et avec lequel je peux pratiquement tout faire, et un  couteau de chasse Mora pour "le gros oeuvre", au cas où... 
- Une lampe frontale et trois piles AAA de secours, pour si jamais je rentrais de nuit (ce qui arrive souvent en hiver),
- Un rouleau de papier toilette dans un sac en plastique (pour éviter qu'il ne s'humidifie). Normalement, je prends mes dispositions avant de partir en balade (j'ai une sainte horreur de chier dehors), mais on n'est jamais à l'abri d'une chiasse intempestive. J'ai déjà eu à affronter cette situation en faisant le tour du pic d'Ossau, il y a une vingtaine d'années. Grand moment de solitude... 
- Enfin, un grand sac en tissus, au cas où je tomberais sur des champignons, ou tout simplement s'il me prenait l'envie de ramasser les déchets abandonnés par d'autres randonneurs moins scrupuleux que moi de laisser la nature propre après leur passage...

 

Les orchidées sauvages poussent partout actuellement.

Voilà pour l'essentiel du kit. Sinon, j'essaie, dans la mesure du possible, de sortir entre 3 et 4 fois par mois (sur des parcours de 9, 12 ou 18 km que j'effectue en long en large et en travers - en compagnie de mes chiens) pour "garder un semblant de forme".
Quand l'été se rapproche (comme maintenant), je commence à sortir plus souvent, plus haut et avec des charges plus lourdes sur le dos et un pique-nique. On n'imagine pas à quel point tout est plus compliqué au dessus de 1000 mètres. Surtout quand on est soi-même pas loin des 120kg et qu'on est déjà essouflé rien qu'à monter un escalier classique de 30 marches, au boulot ! L'idée, c'est de rester le plus "fit" possible pour ne pas trop souffrir lorsque je prendrai le gros sac à dos, la tente et 30kg de matos sur le dos pendant 5 jours, le tout sous une chaleur infernale !
Il n'y a pas de secret : plus on s'entraîne et moins on prend de risque (au niveau santé, j'entends), et plus on a la capacité mentale de tenir, de se forcer à continuer dans les moments les plus difficiles. 

Cela dit, en vertu de mon instinct de conservation, je suis TOUJOURS prudent. J'essaie de ne jamais faire quelque chose d'idiot que je pourrais regretter... Quand je sens que j'étouffe, que j'ai trop chaud ou qu'une crampe se prépare, je sais m'arrêter pour récupérer. Le timing, je m'en tape. Je vais à mon rythme et je ne force que si je m'en sens capable. En vrai, ce qui compte, c'est de survivre assez longtemps pour vous raconter mon exploit. Et les prochains smiley !

Et vous, c'est quoi votre petit secret pour une rando réussie ? 

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5 mars 2019 2 05 /03 /mars /2019 09:28

Aujourd'hui, on va rester dans le thème Prepper (mais sur un ton plus léger) avec cette petite anecdote rigolote. Je réalise que j'ai le virus du prepping depuis très longtemps sans le savoir, en fait. 

L'histoire que je m'apprête à vous conter date du début des années 80, c'était le bon temps des Goonies : je devais avoir entre 11 et 12 ans. A l'époque, j'étais au collège Elysée Mousnier, à Cognac. Je n'y étais pas heureux. A vrai dire, je n'ai jamais été heureux dans le milieu scolaire, que ce soit à la maternelle, à l'école primaire, au collège ou au lycée, ni même à la fac. J'ai toujours considéré le système scolaire tel qu'il a été pensé comme un moule rigide et froid fait pour formater l'esprit fantasque et spontané des enfants, afin d'en faire de bons citoyens dociles et endormis. L'école nous prépare depuis toujours à devenir de parfaits petit suppôts du macronisme !
Certains s'adaptent à la perfection à ces contraintes, beaucoup jouent le jeu pour survivre mais n'en pensent pas moins. Et puis il y a les autres, ceux qu'on appelle les "médiocres", les "paresseux", des qualificatifs moyennement sympathiques qui revenaient souvent dans les appréciations de mes bulletins de notes. 

Ces notes (mauvaises) qui ne servaient qu'à instaurer complètement ce système de compétition et qui m'écrasaient littéralement, m'ôtant toute envie de faire des efforts (le courage ne m'a jamais étouffé, faut dire)... Sans oublier les profs sectaires, ou élitistes, et/ou détestables (pas tous, heureusement)... Les cours de sports où, depuis le banc de touche sur lequel j'étais régulièrement consigné (la faute à mon incompétence et à mon rejet absolu des jeux collectifs), je devais regarder des heures durant deux équipes de couillons en short se disputer une pauvre baballe... Et puis la cour de récré, où il fallait se faufiler le plus discrètement possible afin d'éviter de tomber sur les "bandits" qui vous agressaient pour un jean acheté chez Leclerc au lieu de chez Carnaby (ou l'inverse) ou pour un bouton jaunâtre dans l'aile du nez qui ne leur revenait pas... Bref, Vous l'aurez compris, j'ai vécu l'école comme un long cauchemar (ce qui est relativement triste, pour un fils de profs...). 
L'école, c'est mon Vietnam à moi. Ça m'a tellement traumatisé que j'en rêve encore parfois la nuit, lorsque je suis habité par un grand stress. A ces occasions, je me retrouve à déambuler cul-nu (ou en pantoufles, si ce n'est les deux en même temps) parmi les autres élèves - tous habillés, eux -, dans la cour de récréation. J'essaye de planquer mon intimité comme je peux en tirant sur mon tee-shirt devant et derrière, même si ça n'a aucun sens puisque personne ne semble remarquer quoi que ce soit de ma situation délicate ! En général, je me réveille de ces rêves idiots avec un sentiment profond de honte et d'incompréhension. Je vous rassure : ça passe sous la douche... ^^

Et comme s'il fallait rajouter du stress au stress, le soir en rentrant, j'étais noyé de devoirs insipides et fatigants quand il ne fallait pas, en plus, que je ruse pour cacher mes mauvaises notes à mes parents. Pour ce faire, j'ai dû user (sans succès) d'à peu près tous les stratagèmes imaginables. A chaque fois, j'ai fini par me faire gauler ! Avoir des parents profs, ça peut être un avantage (ils ont la capacité - et le désir - de vous aider à progresser) mais aussi un inconvénient : ils connaissent tous vos trucs tordus et sont surtout très exigeants. Pour eux, votre échec scolaire n'est pas une option envisageable : vous DEVEZ réussir, point. Question d'honneur ou question d'époque ? Je ne saurai dire. 
Attention, je ne suis pas en train de leur reprocher quoi que ce soit, hein ? Je pense que mes parents ont fait ce qu'ils ont pu (avec les moyens du bord) pour mes frères comme pour moi. Ils l'ont fait avec amour et nous n'avons été privés de rien. Certes, ils étaient exigeants. Ça, je ne peux pas le leur enlever. Mais en même temps, comme dirait Macron (encore lui !?), sans leur investissement quotidien pour essayer de me sortir de ma médiocrité, sans leur insistance pour que je réussisse un minimum à l'école, qui sait ce que je ferais aujourd'hui ?  Sûrement pas écrire cette bafouille, j'en suis persuadé !

Longue introduction pour poser le décor... Mais revenons au début de ce billet !

🎼  PARTIR UN JOUR, SANS RETOUR (gnagnagna...), SANS SE RETOURNER, NE PAS REGRETTER...  🎤

Tout cela constituait beaucoup trop de pression pour mes frêles épaules de pauvre petit adolescent, qui commençait à être affolé par ses hormones, qui plus est. Quand je vous parlais de cauchemar tout à l'heure, je n'exagérais pas. Je le vivais vraiment comme tel et ne voyais pas d'autre échappatoire que la fugue. Fuir, plus pour faire prendre conscience de mon mal-être à mes parents que pour réellement disparaître de la surface du monde. Je ne nierai pas : comme tout ado en crise, il m'est arrivé de penser au suicide. Mais  le côté définitif de l'entreprise a quelque peu bloqué ma réflexion à chaque fois que j'ai été tenté. C'est pour cela que l'idée de la fugue a peu à peu germé dans mon esprit perturbé, et s'est fait de plus en plus précise. Un mercredi après-midi de grosse colère (ma mère, qui venait de découvrir ma dernière "caisse" en français, malhabilement supprimée de mon carnet à l'effaceur, m'avait puni en me consignant dans ma chambre) j'ai décider de sauter le pas : j'allais partir pour de bon !

Alors, tout en pleurnichant de rage, je me suis préparé au grand départ : j'ai trouvé un petit sac en toile simili cuir dans lequel j'ai placé mon canif multifonction fétiche, une carte routière obsolète, une boussole pas super fonctionnelle et un vieux K-way. J'ai attendu que ma mère parte faire des courses, j'ai attrapé mon balluchon, un bâton et je suis parti en ânonnant quelque gros mot à l'attention du monde des adultes, de l'école, de la vie elle-même. "Tu vas moins faire la maligne quand tu vas rentrer et que je ne serai plus là, c'est moi qui te le dis ! Je m'en vais pour toujours, voilà ! Adieu et je ne reviendrai jamais !", me rabâchais-je, soudain épris de cette liberté nouvelle et prometteuse. Je me revois en train de marcher d'un pas décidé en direction de Châteaubernard, les poings serrés, tout en me congratulant de mon courage et de ma volonté soudains. J'étais Etienne sans famille ! Huckleberry Boyer ! Alexander Supertramp (bien avant Chris McCandless - avez-vous noté la référence ultime et cette savoureuse rupture du continuum spatio-temporel ?) !
Au bout du lotissement, j'étais déjà en train de réfléchir à l'endroit où j'allais dormir, une fois la nuit venue. Pas grave : un pont quelconque serait mon abri de fortune. "C'est pas ça qui va arrêter un Boyer, c'est moi qui vous le dis !"
Et pour manger, eh bien je... Gulp !

Et c'est à ce moment-là, alors que j'arrivais au pont de Dizedon (à environ 400 mètres de chez moi) que j'ai réalisé que je n'avais pas pensé à prendre ni eau ni nourriture pour survivre à la grande aventure de ma vie en solitaire. Mon estomac a gargouillé en suivant, rien qu'à cette pensée. En un éclair, j'avais oublié les raisons de ma colère originelle.
J'ai regardé ma montre : 16h30. C'était l'heure du goûter, comme pour me narguer... J'ai stoppé mon périple au beau milieu du pont, et j'ai réfléchi une poignée de secondes...
Derrière moi : la maison, ma chambre, le confort de mon lit, le goûter succulent qui m'attendait (et tous les suivants)... Mais aussi l'école, les notes, les parents qui ne me lâcheraient pas. Et devant moi : les vignes charentaises à perte de vue, l'aventure, la vraie vie, l'inconnu... Mais aussi le froid, la bouillasse, la solitude, la crasse et surtout la faim... Et peut-être les flics ou la morgue en conclusion. Cruel dilemme...
Je vous avoue que je n'ai pas mis longtemps à me décider. J'ai soupiré de dépit et j'ai rebroussé chemin en traînant des pieds. Pour la peine, une fois bien calé à la table de la cuisine, je me suis servi une double ration de pain et de chocolat abondamment arrosés de jus d'orange. Eh quoi ? Il fallait bien que je me console de ma déception (de moi-même) et de ma lâcheté, non ?!
Enfin rassasié, je suis remonté dans ma chambre pour méditer sur le sens de la vie au lieu de faire mes devoirs, mais pendant très longtemps, j'ai gardé le balluchon tout prêt sous mon lit, au cas où cette fois-ci, je partirais vraiment pour de bon et pour toujours.

Le soir-même, j'ai commis l'erreur de raconter cette histoire à mon frangin (celui du milieu) qui s'est ensuite bien foutu de ma gueule pendant des années à cause de ce "petit sac" de fugueur raté...
Par contre, mes parents n'en ont jamais rien su. Enfin je crois... J'espère qu'ils ne se sentiront pas culpabilisés à la lecture de cette anecdote. Le but de cet exercice n'était évidemment pas de jouer les "enfances malheureuses" mais juste de raconter ce petit souvenir de ma crise d'adolescence avec cette tendresse et cette auto-dérision qui me caractérisent...

Papa, Maman, je vous aime et merci pour tout. 

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21 février 2019 4 21 /02 /février /2019 15:25

Je lisais l'autre jour un article sur le port/transport du couteau en France. C'est marrant parce que tout le monde a son opinion bien tranchée (=>lol) sur la question, mais personne n'est d'accord. D'ailleurs, c'est presque impossible de trouver un texte de Loi actualisé et surtout sans équivoque. 

Certains prétendent que le port du couteau est interdit, peu importe le type ou la longueur de la lame ; d'autres racontent à qui veut bien les croire que seules les lames qui se bloquent (un simple Leatherman ou un Opinel, par exemple) et les poignards sont interdits. L'argument qui revient le plus souvent dans les commentaires des "sachants", c'est que c'est "à la discrétion des forces de l'ordre". En gros, s'ils ont envie de te faire chier ou s'ils trouvent ton couteau à leur goût, les flics peuvent te le confisquer. Mais peu importe la Loi. De toute façon, elles sont toutes faites pour être transgressées selon le vieil adage du "pas vu, pas pris", propre à l'esprit français...

Comme vous le savez sûrement, puisque vous êtes un lecteur assidu de ce blog , je suis un amateur de couteaux et ce depuis toujours. Je n'ai pas une collection exhaustive ni luxueuse, mais je marche au coup de cœur. Je devais avoir 11 ou 12 ans quand ce correspondant allemand que j'avais à l'époque m'a filé le virus en me donnant son minuscule canif rectangulaire noir, comportant une mini lame style Bowie, une lime-cure ongles, une paire de ciseaux et un décapsuleur. La base...
J'ai chéri ce petit couteau jusqu'à ce que je le perde (ou que je me le fasse voler). Après ça, j'ai perdu de vue le côté strictement utilitaire de l'objet au quotidien : je fantasmais littéralement sur les "gros calibres" (Aitor Jungle King 2) inspirés par Rambo. Quelque chose à compenser, sans doute ?

Certes, on restait dans le trip prepper/survivaliste, mais bon... Difficile de justifier le fait de se trimbaler en ville avec un couteau de survie à la ceinture... Je l'ai eu fait, bien entendu, mais je m'étais arrangé pour que le fourreau n'apparaisse pas sur mon pantalon, mais reste bien caché entre mon slip et mon pantalon. (Malin le lapin, non !?)

Eh puis, avec le temps, je suis redevenu raisonnable : j'ai fini par arrêter de penser aux "gros machins", pas très pratiques à porter et surtout d'une utilité relative en milieu urbain. J'ai commencé à loucher sur des couteaux pliants plus classiques, qui tiennent dans la paume de la main. Que ce soient de simples canifs "traditionnels" à la pépé (St Joanis Arbost, Nontron, Sauveterre...) ou carrément des lames un peu plus tactiques et/ou "agressives" (Fox Forest, Spyderco Harpy, Coldsteel Pocket Bushman...), entre toutes, mon cœur balance. Mais on est vite "calculé" par les autres quand on sort ce genre de lame en public : les regards effarés qui s'échangent, les murmures à peine audibles "mais c'est quoi ce taré ? Il veut buter quelqu'un avec ça, ou quoi ?" 

Je précise que je n'ai JAMAIS tué personne en 47 ans d'existence... Un exploit, non ? laugh

Le choix de l'utilité, pour que ma passion des lames passe inaperçue...

Et plus le temps a continué de filer à l'anglaise, plus je me suis rendu compte qu'un canif - aussi beau soit-il - ne m'était pas d'une grande utilité dans ma vie de tous les jours (à part pour couper la viande, et encore...). Je me suis donc rabattu sur les couteaux de l'armée suisse Victorinox. Il n'y a pas à dire : rien ne vaut la qualité suisse et c'est valable pour les montres comme pour les couteaux. L'avantage de ces multitools c'est justement qu'ils comportent plein d'outils autres que la seule lame. Et ça va de la pince à la scie, en passant par le ciseau à bois, le cure-dents ou le stylo à billes. Certains ont même des porte-embouts Torx, Phillips et Allen, une lampe à led, une clé USB, un coupe-cigare et même un coupe ongles ! Il en faut pour tous les goûts, tous les usages... Je mets un point d'honneur à me servir du mien tous les jours, à la moindre occasion.
Une Leffe à déboucher ? COUTEAU SUISSE ! 
Un bout de saucisson coincé entre les dents ? COUTEAU SUISSE ! 
Un cuticule douloureux ? COUTEAU SUISSE ! 
Un poil de nez disgracieux à ôter ? COUTEAU SUISSE !
La branche de mes lunettes à revisser ? COUTEAU SUISSE ! 

Un bout de bois à scier ? COUTEAU SUISSE ! 
La Pink Lady de 10 heures à peler ? COUTEAU SUISSE !
Je peux continuer comme ça toute la journée, si vous voulez... Je suis un genre de McGyver du monde réel, mais sans le background scientifique ni le mulet. J'ai même intégré un groupe Facebook de passionnés, c'est vous dire si le sujet m'intéresse !

Autre avantage qui découle des Swiss Army Knives (SAK pour les initiés) : comme ils jouissent davantage d'une image "d'outil de gentleman" auprès du grand public que de celle d'un simple couteau, il me semble qu'ils éveillent moins les soupçons de la gent féminine, souvent prompte à voir le psychopathe qui sommeille en vous.

(Quoi "c'est sexiste" ? Non, c'est factuel et basé sur l'expérience !) 
Pour en revenir au début de ce billet, qui a l'air un peu décousu comme ça (mais qui ne l'est pas, bien entendu), il me semble que se faire contrôler par la police avec un Swisschamp (mon #EDC du moment) dans un étui est quand même moins suspect que de se faire toper avec un Harpy dans sa poche... Mais là encore, la tolérance ne s'applique que si l'on prend soin de s'adapter à son milieu. Moi je vis dans la campagne où ça ne choque pas grand monde, un type qui se trimbale avec un canif. Les anciens en ont tous un dans leur bleu de travail sans que ça ait jamais posé de problème.
Cela dit, je laisse évidemment mes joujoux au clou si je dois prendre l'avion ou aller à un concert en ville, ou dans une manif. 

Enfin, et sans renoncer à ce qui constitue ma personnalité, comme tout bon prepper, je fais également très attention à mon apparence. Inutile d'attirer l'attention sur moi en portant des vêtements ostensiblement voyants ou choquants. Le look casual inoffensif, c'est pratique et c'est aussi une sorte de camouflage dans notre société basée sur les artifices et l'apparence. La preuve : en 47 ans, je n'ai JAMAIS été contrôlé par la police. Pourtant, j'ai presque toujours un couteau sur moi et je ne vais pas changer mes habitudes par peur d'un hypothétique rappel à la Loi, c'est moi qui vous le dis... 

EDIT 6/3/19 : Depuis que j'ai publié cet article, j'ai eu la chance de tomber sur ce site : www.gouvernement.fr. Evidemment, lorsque le gouvernement lui-même encourage la population à s'équiper d'un kit de survie (et notamment d'un couteau multifonctions) pour le cas où elle devrait affronter une situation de crise, ça change pas mal de choses... 

 

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23 janvier 2019 3 23 /01 /janvier /2019 15:25

Bonjour ! On peut dire que ça faisait un bail, hein ?
Bon, on va dire que pas mal de choses ont changé côté boulot, et du coup je ne sais plus trop où donner de la tête. Pas que je me touchais allègrement la nouille avant, hein ?  Mais bon... La découverte d'un nouveau métier, tout ça... Eh, ça va hein, c'est rien. C'est que du bon stress ! ^^

Bref, si je reviens aujourd'hui, c'est pour vous parler une fois de plus de ma marotte du moment : le survivalisme prepper. Rappelez-vous, j'ai déjà abordé le thème ici, et . C'est une doctrine qui consiste à se préparer pour s'en sortir,  le jour où ça va bien merder partout (de l'expression survivaliste When Shit Hits The Fan, ou WSHTF). Bref, En ce qui me concerne, je ne me prépare pas spécifiquement pour la fin du monde, mais juste pour les conneries de la vie qui arrivent parfois, qui sont stressantes et souvent complexes à gérer, si on n'a rien prévu. 

Par exemple, il y a quelques semaines, dans le cadre de mon nouveau job, j'avais un rendez-vous avec une équipe opérationnelle à Cambo-les bains. Je suis parti autour de 6h00 du matin de chez moi, en espérant arriver un peu avant 8h00. Ça me laissait une marge pour répondre à mes mails, facebooker une ou deux conneries... La routine habituelle, quoi. Eh bien croyez-le ou pas, je venais à peine de passer le rond-point de Larceveaux que je me suis aperçu que j'avais un pneu crevé. En pleine nuit, en pleine cambrousse, alors qu'il pleuvait à seaux. J'avais tout gagné ! 

J'ai commencé par m'arrêter quelque part le long de la départementale 933, histoire de constater les dégâts. Heureusement, j'avais eu la présence d'esprit de placer une lampe torche dans un compartiment de la voiture. Pneu droit crevé baignant dans la gadoue, le tout arrosé de trombes d'eau : impossible de changer la roue ici, ou il aurait fallu que je retourne chez moi pour me changer, après coup. J'avais besoin d'un abri. Pas d'autre choix que revenir jusqu'à Larceveau pour trouver quelque chose qui ferait l'affaire. Coup de bol, il était encore tôt et le parking de l'hôtel restaurant Espelle était vide. La bâtisse comporte un balcon sous lequel j'ai pu garer la voiture. J'avais déjà quasiment résolu quelques-uns de mes problèmes : l’étanchéité, un sol à peu près propre et une vague luminosité ambiante. 

Sauf que j'en avais créé un autre. J'avais haché mon pneu en roulant tout doucement (pourtant) sur les 2 kilomètres qui me séparaient du parking, si bien qu'il n'y avait plus aucun espoir de pouvoir le réparer... Du pain béni pour Euromaster ! ^^

Autre souci : je m'étais garé en dévers. Du coup il a fallu que je monte le cric à fond et que je pousse comme un âne pour poser la roue de secours. Il m'a fallu 45 minutes pour venir à bout du démontage et remontage de la roue, toujours dans la pénombre et l'humidité, mais j'ai fini par l'avoir, c'te garce ! J'étais plein de cambouis, mes pantalons et mes bottes étaient sales comme si je revenais de randonnée, mais je suis arrivé avec seulement 20 minutes de retard à mon rendez-vous. 

Un sac pour être toujours prêt mais, peut-on être prêt à tout ? 

Voilà la raison pour laquelle j'ai décidé de réactualiser mon what-if-bag (sac de "au cas où"). J'ai essayé de lister toutes les conneries qui pourraient m'arriver pendant un trajet ou au boulot, ou n'importe où en fait, et de trouver des solutions d'urgence en attendant mieux. Déjà, je voulais réduire ce sac à sa plus simple expression, et surtout faire en sorte qu'il n'attire pas l'attention. J'ai donc acheté un sac Eastpack noir en promo sur Amazon, et je me suis mis à cœur de ne le remplir qu'avec des choses utiles, ou susceptibles de le devenir, et pas forcément onéreuses. Voici ce que j'y ai rassemblé : 

- Dans la poche centrale, une tenue de rechange complète : un caleçon, une paire de chaussettes, un pantalon de tous les jours (gris avec des poches sur les côtés de chez Décathlon), une ceinture, un tee-shirt noir (levi's), un sous pull chaud gris (acheté chez Lidl), un pull en polaire noir (Décathlon), une paire de chaussures marron (Aigle Arizona), un shemagh kaki (TOE), une paire de gants fins gris (Lidl) et un poncho (Décathlon). Rien de trop cher ni de trop coloré. C'est vraiment le genre de fringues que je mets tous les jours.

- Dans la même poche, j'ai rajouté un sac à boire d'un litre (à remplir) et une couverture de survie (Decathlon). J'ai depuis rajouté 2 bandes cohésives (Lidl).

- Dans la poche frontale, j'ai pris du petit outillage divers : forcément un couteau suisse (Victorinox Tinker Deluxe, qui a la particularité d'avoir un tournevis cruciforme et une pince - en plus d'autres outils standards) et son étuis, une lampe de poche à dynamo et une lampe frontale à piles (Décathlon). On y trouve aussi une boite en fer de bonbons Altoïds (vide) dans laquelle je range un sifflet d'alerte (Décathlon), une clé USB plate de 2Go (marquée Immersive Lab - #Nostalgie) contenant divers fichiers cryptés que je considère comme importants (papiers d'identité, etc.) et trois piles AAA emballées dans du film alimentaire. Il y a aussi une clé à pipe avec 6 embouts (Victorinox), une boite en plastique contenant divers autre embouts pour la clé à pipe, un paquet de mouchoirs jetables et un carnet publicitaire avec son stylo, récupéré au boulot. Il y a également une boite en fer Seresto, dont je vous décris le contenu ci-après. 

- Dans la boite Seresto donc, j'ai placé essentiellement une mini trousse à pharmacie avec quatre pansements (deux tailles différentes), une lingette désinfectante, une pipette de désinfectant et une autre de sérum physiologique, le tout de la marque Mercurochrome. J'ai rajouté deux pansements seconde peau, un préservatif, une paire de bouchons d'oreille récupérés pendant un concert Metal, et une boite d'allumettes publicitaires d'un restaurant La Boucherie. Pour la partie strictement médicale, j'ai mis deux comprimés d'Advil, deux comprimés de Doliprane, trois pilules d'Imodium et quatre Zirtec. Scotchée au couvercle de la boite, on trouve une lame de rasoir. Enfin, pour éviter que la boite ne s'ouvre de façon intempestive mais aussi pour l'étanchéifier, je l'ai entourée de ruban adhésif électrique. 

J'aurais pu rajouter une ou deux barres de céréales à tout ce fourbi, mais ça se périme et comme j'ai des "réserves", je pense que je peux tenir au moins 24 heures sans manger... (pourvu que je n'aie pas à tester ça !!!) De temps en temps, il m'arrive de tomber sur un objet ou autre qui pourrait compléter le sac, mais comme je l'ai écrit plus haut, l'idée ce n'est pas de transporter sa baraque sur son dos mais uniquement le nécessaire, l'urgent. 

Vous voyez : il n'y a rien d'extraordinaire, somme toute, dans ce what-if-bag. Le but ici n'était pas de se préparer à l’Armageddon (ce sera l'objet d'un autre sac, peut-être, quand les Gilets Jaunes auront renversé Macron et la société ?), mais en tout cas, si jamais j'ai encore une crevaison ou n'importe quel autre ennui mécanique, me voilà paré ! 

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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 13:07

J'ai toujours été un type prévoyant. Ceux qui me connaissent bien savent que mon credo, c'est "prévoir le pire pour pouvoir apprécier le meilleur". De plus, j'ai toujours nourri une grande admiration pour ces mecs qui savent se sortir de n'importe quelle situation car ils y sont "prêts". Ces McGyver du monde réel <3 <3 <3

Et puis je rappelle que le thème principal du tome 3 de L'infection sera "la survie"... 

Et c'est ainsi que depuis quelques mois, j'ai décidé de mettre encore plus en pratique cette philosophie en rassemblant divers outils potentiellement utiles voire nécessaires à ma vie de tous les jours. On va dire que c'est un EDC amélioré, que je trimbale toujours avec moi. 

J'ai commencé par me documenter en achetant quelques livres généralistes sur le sujet (comme Aventures et survie de John "Lofty" Wiseman ou le guide de la survie extrême, de Bear Grylls), puis en regardant des vidéos de "preppers" sur Youtube. J'ai tout de suite été fasciné par le côté pratique de ces bonhommes "aware" (pas comme Jean-Claude Van Damme, mais presque). Les voir confectionner leurs boîtes à outils ultimes a quelque chose d'hypnotisant et de rassurant.

Alors je me suis dit que je pouvais moi aussi tenter l'exercice du mini kit de survie rangé dans une boite en métal Altoids. Et ce qui n'était au départ qu'une marotte, un jeu, un challenge est vite devenu indispensable à mon quotidien. Et comme je ne fais jamais les choses à moitié lorsque je suis passionné, je me suis carrément constitué deux boîtes Altoids dans lesquelles j'ai réparti mon matériel (à usage essentiellement urbain) et une autre boite (une boîte Seresto qui conditionnait le collier anti-puces de mon chat - #recyclage) dans laquelle j'ai rangé une trousse à pharmacie compacte adaptée à mes besoins spécifiques.  

Parce que oui : il faut savoir que lorsqu'on monte son kit Altoids urbain, c'est comme pour l'EDC : on pense d'abord à soi. Il est donc composé d'ustensiles divers dont vous avez (ou aurez peut-être) besoin à titre personnel, mais qui ne conviendront pas forcément aux besoins d'une autre personne. A noter : il ne faut pas tenter de se fabriquer un kit de survie classique dans une de ces boîtes : c'est quasiment impossible de réunir les 3 fondamentaux du survivalisme (abri, feu, eau) dans un si petit espace. Alors y ajouter de la nourriture et un outil de survie en plus !? Bref... 

Ici, l'enjeu est de faire rentrer un maximum de gadgets (de qualité et utiles, récupérés ici-et-là ou achetés) dans un tout petit espace. Alors c'est sûr que j'aurais pu faire plus concis en virant tout ce qui est redondant ou que je n'utilise que très rarement (voire jamais). J'aurais aussi pu me contenter de mon couteau suisse de poche Victorinox Spartan car c'est l'EDC minimaliste parfait pour un petit gars du sud-ouest, comme moi. Mais bon... Je suis joueur.

Voici ce que contiennent mes boîtes, elles-même rangées dans une pochette tactique noire avec d'autres petits joujoux essentiels : 

Tin 1 : (les bords sont imperméabilisés au scotch électrique)

1 briquet Bic
1 nano-boussole
1 anneau d'attache
1 clé Allen standard (Ikea) avec gaffer tape (attachée à l'extérieur de la boîte)
1 tablette Readyman (pour la pêche)
4 circlips
1 mini boite en fer avec 5 allumettes emballées, 2 boutons, 2 dure-dents coupés en 1 trombones, 1 épingle à nourrice, 1 punaise.
1 miroir de survie
1 pince multitool Leatherman Micra
1 worktool card
2 élastiques à cheveux (pas pour mes cheveux - lol - mais pour attacher des choses ou maintenir les boites fermées)

Scotchés dans la tin : 
1 lame de rasoir
1 bistouri
3 aiguilles
6 pièces de 2 euros

 

Tin 2 : (les bords sont également imperméabilisés au scotch électrique)

2 tablettes Readyman (lock-picks)
1 nanolamp led
1 adaptateur carte microSD
1 pince à épiler
1 mini tube de superglue et son bouchon
1 bobine de fil kaki
1 cure oreilles
1 mini boite en fer avec 3 recharges stylo, 1 carte SD 32 Go (contenant des sauvegardes de toutes les données que je juge importantes : cartes d'identité, permis de conduire, carte vitale, carte grise, mes bouquins...)
1 stylo rétractable
2 élastiques à cheveux
5 feuilles de papier Rite in Rain
1 lingette nettoyante 2 en 1

Scotché dans la tin : 
1 liste des numéros (famille) à prévenir en cas d'urgence

Il me reste encore un peu de place pour rajouter du fil de pêche, des plombs... Mais là, on dépasse largement le kit urbain, même s'il y a un gave avec du poisson à Mauléon. En plus, je ne pêche même pas...
Vous êtes curieux de savoir ce que j'utilise le plus dans ce double kit ? Le coupe-ongles (presque tous les jours), la pince à épiler (pour ôter des poils de nez intempestifs) et les pièces de 2€ pour la machine à café du boulot... Le reste, c'est pour le fun et pour le cas où...

Voilà, ce sera tout pour aujourd'hui. J'espère au moins que ça vous aura bien fait marrer de voir à quel point je suis taré (pour ceux qui ne le savaient pas déjà).

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 13:50

Je l'ai déjà dit dans un article précédent, je ne suis pas un survivaliste. Porter un couteau de poche ne fait pas de vous un "prepper" et encore moins un serial killer. Je ne me prépare pas pour la fin du monde (quoi que... peut-être devrais-je m'y mettre ?) et suis plutôt un non-violent, même s'il m'arrive de piquer des colères homériques (généralement contre moi-même, d'ailleurs). Mais à titre d'info, les seules personnes que j'aie jamais blessées, tuées avec des objets tranchants (ou tabassées à mort) sont les personnages de mes romans. Heureusement, ce n'est pas encore illégal. ^^

Mon ex m'a souvent reproché (dans les derniers temps, surtout) de porter une lame sur moi en permanence ; mais pour moi, un couteau de poche, c'est juste un outil du quotidien, une extension de mes dents ou de mes ongles, rien de plus. Bon, j'avoue que quand j'étais ado, j'avais une fascination pour les poignards de survie (le Jungle King 2, de chez Aitor, restera mon plus grand regret d'achat manqué) et les sabres japonais. A priori, j'ai transmis ce virus à mon gamin (un jour, je vous exhiberai ma collec' de couteaux, promis !).
Mais en vieillissant, je me suis rendu compte que ce genre d'outil ne serait pas franchement utile ni discret dans la vie de tous les jours d'un citoyen vivant dans le monde occidental civilisé. Donc pas franchement en milieu hostile ni en situation de survie... 

Alors j'ai opté pour des couteaux dits "tactiques". Mais pour le coup, la tête inquiète des gens (mes collègues, mes potes, ou des personnes lambda qui me croisent, etc.) quand ils me voient sortir un Spyderco Harpy ou un RUI à ouverture assistée de ma poche n'est pas spécialement incitative. A chaque fois, je me sentais un peu obligé de préciser que je n'allais pas les égorger avec... Enfin pas tout de suite ! :D

Aujourd'hui, l'idée c'est de passer inaperçu et surtout d'avoir plus qu'une simple lame sur moi. Donc je préfère utiliser des "couteaux de gentleman pratique" comme le suisse Victorinox Pioneer Alox ou le Nontron Navette N° 38 multifonctions

D'ailleurs, à propos de ces deux couteaux, mon cœur balance. Comme je ne sais pas du tout lequel choisir, j'emporte le Pioneer dans ma poche et le Navette dans mon sac d'écrivaillon. Comme ça : pas de jaloux !
Il faut dire que ce sont tous les deux de chouettes petits canifs utilitaires multitools, mais simplifiés à l'extrême. Dans la vie urbaine de tous les jours, on n'a pas besoin de beaucoup de choses. Personnellement, j'ai juste besoin d'une lame simple, d'un décapsuleur et éventuellement d'un tire-bouchon. C'est tout ce que comporte le Navette et c'est amplement suffisant dans la majorité des cas. L'inconvénient principal du Nontron (de tous les Nontron), hormis qu'il peut vite devenir un objet de convoitise (parce qu'il est très beau et artisanal), c'est son prix assez dissuasif (dans les 80€). C'est presque "un bijou" et on a vraiment pas envie de le perdre ou de se le faire piquer.
Le Pioneer est plus fonctionnel : il comporte plus d'outils (comme un ouvre-boite, un poinçon, deux tournevis plats et une surface agrippante), est plus petit et plus plat que le précédent, pour un poids approximativement équivalent. Il coûte aussi moins cher (autour de 30€). Son principal défaut c'est qu'il n'a pas de tire-bouchon. Et ça, pour un petit gars du sud-ouest comme moi, c'est presque criminel ! Mais bon... Comme je ne bois pas du vin tous les jours (j'alterne avec la bière, le Rhum ou le Bourbon), ça peut passer. ^^

Sinon, lorsque je pars en randonnée, là je m'équipe un peu plus. En général, je troque le Pioneer pour un Huntsman (offert par mon ex - c'est ça qui est marrant !) ou équivalent, et j'embarque aussi une plus grosse lame (fixe si possible), comme ce MoraKniv Companion très sympa et pas cher du tout (moins de 20€). C'est sûr, il faut aimer les étuis rigides en plastique et le orange fluo...
Ah, et j'oubliais : parfois, j'emporte aussi (au fond du sac) un Leatherman Wingman. C'est une assez bonne marque de pinces multitools, et bon... On sait jamais ! Si je perdais le premier...

Mais à part ça, je ne suis pas un survivaliste !

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 13:30

Mes collègues ne perdent jamais une occasion pour se foutre de ma gueule (gentiment). En même temps, je leur tends beaucoup la perche. Si je voulais éviter ça, il me suffirait de ne jamais leur parler de ma vie privée, comme le font les autres, Yannick ou Henri, par exemple. Pette est un des premiers à m'avoir dit que je n'avais "pas de jardin secret" (ce qui est faux, bien entendu : je ne leur raconte pas tout - ni même dans ce blog - loin de là...).

Mais j'ai beaucoup trop d'anecdotes croustillantes pour les garder silencieuses et je sais que ça les fait rire. Si ça égaye leur journée, ça égaye la mienne ! Et puis en les racontant ou en les écrivant, je me libère de la mémoire pour autre chose. Enfin, je préfère que les gens sachent plutôt qu'ils ne découvrent par eux-même mes "honteux petits secrets". De fait, je suis toujours en train de me couper moi-même l'herbe sous les pieds. 

Il y a quelques temps, j'ai avoué à Simon (un autre de mes collègues de boulot) que j'avais en permanence dans mon coffre de voiture un sac contenant une tenue de rechange complète (en plus de tout un tas de petits trucs utiles comme une trousse de premiers secours, des ampoules neuves pour mes phares, des sacs de shopping, un rouleau de PQ, du paracétamol, etc.). Par complète, j'entends des sous-vêtements (caleçon et chaussettes), un pantalon, un tee-shirt, un sous-pull, un pull en polaire, une paire de chaussures et une chèche. Simon a ri. Il pense (et dit à qui veut l'entendre) que je suis un survivaliste. Mais je m'en défends carrément ! 

Même si le sujet m'intéresse (ne serait-ce que parce que ça peut me servir pour mes romans...), je ne suis pas un survivaliste. Il y a deux raisons principales à ce sac : 

1) ce sont des vêtements pratiques, confortables, secs et chauds qui pourraient se révéler utiles dans le cas où je rentrerai humide d'une randonnée, par exemple. Je sais, ça fait un bail que je ne suis pas allé marcher, mais je n'ai pas dit que j'y renonçais... Le fait que je les aie choisis dans des teintes plutôt kaki, terre ou sable ne tient pas du hasard. J'aime ces couleurs et en dehors du fait qu'elles ne sont pas spécialement remarquables dans la civilisation, elles sont aussi super efficaces pour passer inaperçu en pleine la nature. Bref, ce sont mes vêtements de tous les jours, mais en rab.

2) j'essaye d'être le plus autonome possible en cas de pépin. Et par "pépin", je ne veux pas dire - comme Francis Heaulme - que je compte massacrer de façon aléatoire des gens croisés sur ma route, avec cette possibilité de malencontreusement me salir avec leur sang et tripes. Je veux plutôt parler d'une de ces petites choses honteuses qui me sont déjà arrivées et qui font que la condition humaine est telle qu'elle est... (lire le 5ème paragraphe de ce billet). Comprenez-moi : je ne vis pas avec la peur absolue de me chier dessus à la suite d'un pet foireux. Mais comme c'est arrivé une fois (il y a 23 ans, certes), rien ne dit que ça n'arrivera pas une deuxième fois un jour. Un accident est si vite arrivé...

Ce n'est donc pas un sac de survie que j'ai dans ma voiture, ni un EDC (everyday carry - les objets qu'on porte tous les jours sur soi car ils sont utiles au quotidien, ou par simple croyance) ou un BOB (Bug Out Bag - sac d'évacuation en cas de catastrophe). Mon EDC, comme son nom l'indique, je l'ai en permanence sur moi, sauf le soir quand je rentre à la maison. Je vide tout dans un petit plat à gratin en grès qui trône sur l'îlot central de ma pièce à vivre. Mais sinon, chacun d'entre nous en porte un très personnel, et même Simon, ne l'en déplaise.

Les vêtements qu'on choisit font partie de l'EDC. Par exemple, moi, je porte des chaussures confortables pour la marche, généralement montantes. J'aime particulièrement les pantalons amples à poches (de type Cargo et pas forcément les treillis militaires ou les pantalons tactiques) parce que c'est confortable, ça laisse libre de ses mouvements et que ça permet d'y glisser le reste de mon EDC. Exit la banane ridicule que je portais au début des années 2000. Exit le baise-en-ville la sacoche qui ressemblait plus à un sac à main de femme (de par le bordel infâme qui y régnait) qu'à un véritable EDC. Aujourd'hui, tout cela est optimisé et loge dans mes poches.
Enfin, comme je suis un grand frileux, j'ai souvent, en plus de tout ça, une chèche et des gants à portée.

Qu'y a t-il d'autre, justement, dans mon EDC ? Il y a mes lunettes de vue, mes lunettes de soleil adaptées à ma myopie, ma montre, mon portefeuille avec mes moyens de paiement et mes pièces d'identité. Il y a aussi mon trousseau de clés diverses avec une clé USB (qui contient des sauvegardes - un truc de geek), un paquet de Fisherman's friend, un petit canif (avec de quoi ouvrir des bouteilles si besoin), mon smartphone et un carnet avec un stylo. Voilà pour les objets "utiles".
Ensuite, vient la partie "décorative" et/ou "superstitieuse", diront les mesquins. Je porte une chevalière en acier chirurgical qui représente l'emblème du crâne du Punisher (encore un truc de geek) et un collier porte bonheur tout simple (acheté à des indiens navajos sur le site de Monument Valley) avec un pendentif en os de buffle gravé représentant une pointe de flèche. 

Voilà. Vous voyez : pas de tarp, pas de machette Gator ni de katana, pas d'arbalète, pas de fusil à pompe, même pas un petit Jungle King 2 qui traîne... Pas de quoi faire un survivaliste, si ? 

Sinon, j'ai aussi un "EDC d'écrivaillon". Je vous le détaillerai dans un autre post sur l'autre blog, parce que là, c'est du lourd ^^

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